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EAN : 9782702160176
680 pages
Éditeur : Calmann-Lévy (06/09/2017)
3.99/5   65 notes
Résumé :
Vendée, automne 1920. La Grande Guerre vient de se terminer avec son lot de morts, de destructions et de malheurs. Dans le village minier de Faymoreau, un accident grave se produit lorsqu'un coup de grisou provoque l'effondrement d'une galerie, causant la mort de trois travailleurs. Deux autres malheureux, dont Thomas Marot, sont prisonniers dans les entrailles de la Terre et les chances de les sauver sont minces. Lorsqu'elle apprend la tragédie qui frappe l'homme q... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
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paolinna
  05 novembre 2017
Début septembre, Calmann-Lévy m'a proposé de découvrir sa nouvelle trilogie, une réédition de cette série, La galerie des jalousies, de Marie-Bernadette Dupuy. Bien que cette auteure semble très connue pour certains, moi... je n'en avais jamais entendu parler. Mais j'ai quand même dit oui, parce que je suis curieuse et que le thème de ce récit m'intriguait.
La mine, le charbon, les gueules noires... Ce sont des choses qui me sont assez familières car je suis née et j'ai grandi dans une région minière. Bien sûr, l'exploitation était terminée à ma naissance, mais cela laisse des traces, des souvenirs, des histoires. Alors je me sentais proche de ce roman. Pourtant... je n'ai pas du tout été sensible à l'histoire au départ. Bien que je connaisse un peu le sujet, j'ai été perdue dès les premières pages. On est directement plongé dans le récit sans vraiment connaître ni les lieux, ni les personnages, ce qui est assez déstabilisant. Toutes les informations nous sont fournies d'un seul coup et il est difficile de tout assimiler.
Cependant, une fois les premiers chapitres passés, j'ai été emportée par le récit. Pour vous expliquer rapidement l'histoire, le village minier de Faymoreau a subi un coup de grisou, une catastrophe qui vient secouer tous les habitants. D'autant plus que, parmi les victimes des éboulements, on découvre que l'un des miniers a été assassiné d'une balle dans le dos. Surprise, horreur, qui donc a-pu tirer sur ce brave Boucard ? Un assassin court-il dans le village ? À cela s'ajoute le retour de la belle Isaure, jeune fille partie étudier à La Roche-sur-Yon dans le but de devenir institutrice, qui vient semer la zizanie chez la famille Marot. Amoureuse depuis des années de l'aîné des garçons, Thomas, elle se sent prête à tout pour intégrer cette famille et vivre des jours paisibles au côté de son amour de toujours. C'était sans compter la fiancée de Thomas, Jolenta, des restrictions de son père, de la colère de sa marraine la comtesse Madame de Régnier, ou encore du triste destin d'Anne, la cadette de la famille Marot.
En soi, je ne peux pas vous en dire beaucoup plus sur l'histoire sans vous en dévoiler l'intrigue. le récit est assez plaisant, l'enquête assez bien ficelée et j'ai plutôt bien aimé suivre le quotidien des habitants de Faymoreau, mais ne vous attendez pas à d'incroyables rebondissements dans ce roman.
Par contre, j'aimerais faire un point sur le personnage d'Isaure. Je pense que j'ai rarement lu un livre où un personnage évolue autant au fil des pages et de façon aussi bien travaillée. La jeune fille ne change pas du jour au lendemain. Non, au contraire, elle expérimente des événements plus ou moins difficiles, elle se retrouve confronter à des dilemmes, à des enjeux importants qui vont marquer plusieurs tournants dans sa vie. Elle passe véritablement de petite fille capricieuse à femme autonome et indépendante. du départ, elle n'était déjà pas très appréciée des habitants de Faymoreau, ceux-ci la trouvant trop lunatique, étrange et impulsive. Cependant, bien qu'elle n'ait pas grandi dans une famille aimante, elle a reçu une bonne éducation grâce à sa marraine, ce qui fait d'elle une jeune fille intelligente et instruite, capable de penser par elle-même et de faire ses propres choix. le problème, c'est qu'au début du siècle dernier, la femme était encore vue comme femme au foyer qui ne peut pas s'accomplir sans l'aval de son père ou son mari. Mais Isaure ne voit pas les choses de ce point de vue là. Elle est curieuse, elle veut voyager, apprendre, découvrir le monde qui l'entoure, savoir ce que c'est d'être une vraie femme et non pas la fille de ou l'épouse de. À la fin de ce premier tome, il y a un changement radical dans sa façon de penser et de voir les choses. Elle ne vit plus pour les autres, mais pour elle. Elle s'émancipe complètement de sa famille, du regard des autres, de la religion. Elle devient une femme à part entière.
Les autres personnages sont aussi intéressants à étudier. Si Isaure voue presque un culte à Thomas Marot, pour moi il n'en n'est rien. Certes, il est le seul à vraiment accepter Isaure telle qu'elle est et à l'encourager dans ses choix, mais quelque chose m'a gêné. Je pense qu'il ne voit que ce qu'il a envie de voir. de manière générale, la famille Marot, bien que très attachante et d'une gentillesse profonde, à une vision assez réduite de la vie et de la façon dont elle doit être menée.
Autre personnage assez récurent, celui de Justin Devers, l'inspecteur de police qui enquête sur l'accident de la mine. Un peu agaçant au départ, j'ai fini par bien apprécier sa répartie et son sarcasme. Par ailleurs, il va beaucoup aider Isaure dans son émancipation, notamment parce que lui, parisien, a une tout autre vision de la femme, et qu'il la voit bien plus qu'en tant que simple institutrice ou mère au foyer.
Honnêtement, je pourrais vous parler de tout un tas d'autres personnages qui ont leur intérêt dans cette histoire, mais cela serait trop vous en dévoiler. Mais c'est ce que j'ai aimé dans le style de Marie-Bernadette Dupuy : d'un style clair et fluide, elle arrive à nous emporter au coeur de chaque foyer pour y découvrir les secrets les plus enfouis. C'est le genre d'histoire où tout est minutieusement travaillé et où chaque détail compte.
Je suis curieuse de voir ce que les prochains tomes me réservent, étant donné que l'enquête, qui prend une majeure partie du roman, est résolue dans les dernières pages. Mais une chose est sûre, c'est que j'ai vraiment hâte de continuer à suivre Isaure dans son émancipation !
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linagalatee
  30 septembre 2017
Isaure Millet a à peine 18 ans mais elle est déjà en passe de devenir institutrice dans son petit village de Faymoreau en Vendée. Pour l'heure, elle vit à La Roche sur Yon où elle est surveillante dans une école privée.
Ses parents sont métayers à Faymereau, sur les terres d'une châtelaine, Madame de Régnier, et elle a pu suivre des études et obtenir ce poste grâce à la bienveillance de celle-ci.
Mais en ce samedi, jour de congé, alors qu'elle flâne, elle voit un article, il y a eu un coup de grisou à la mine de Faymereau, trois morts et deux hommes sont vivants sous les décombres. Sans réfléchir aux conséquences, elle fait son sac et prends le premier train. Il faut qu'elle sache pour Thomas !
Thomas Marot, Son Thomas, qu'elle aime tant, et qui ne lui a même pas envoyé une carte pour son anniversaire. Son Thomas qu'elle aime en secret depuis toujours, lui qui l'a toujours défendue contre les autres enfants qui ne faisaient que la rabrouer et la rabaisser, comme chez elle d'ailleurs.
Thomas, qui pansait ses blessures, qui la consolait, quand son père avait la main ou la ceinture trop leste, et qu'elle ne pouvait pas compter sur la tendresse de sa mère.
Isaure n'est pas une enfant aimée, son père aurait voulu un troisième garçon et sa mère est bien trop soumise pour s'opposer à son mari, alcoolique et violent envers Isaure. La situation s'est encore dégradée après la guerre, les deux fils sont morts et Bastien Marot est devenu encore plus violent, obligeant Isaure et sa femme, à exécuter des travaux dignes d'hommes robustes, Isaure a vu son départ en ville, comme une véritable délivrance.
Thomas fait partie des deux hommes coincés au fond de la mine, sous les gravats, il est en compagnie de Piotr Ambrozy, son futur beau-frère. Il s'est fiancé avec la belle Jolenta, fille d'immigrés polonais, en l'absence d'Isaure.
Thomas n'a pas vu Isaure grandir, elle est toujours pour lui, la petite fille qu'il protégeait, sa petite soeur, et il ne sait rien des sentiments qu'elle lui porte, même s'ils se voient comme le nez au milieu de la figure, même si tout le monde l'a deviné depuis longtemps.
Isaure a tout quitté sur un coup de tête pour venir auprès de Thomas, qui elle l'apprend, s'est destiné à une autre. le choc est violent !
La vie reprend doucement. Thomas et Jolenta se marient, et Isaure reprend sa vie de fille de métayer. le dur labeur, les coups, et Thomas qui n'est plus autant disponible pour elle.
Mais il y a un autre homme au fond de la mine, qui n'est pas mort du coup de grisou, il a pris une balle dans le dos, et la police en la personne de Justin Deversa été détaché pour résoudre ce crime.
L'enquête s'annonce très difficile, le meurtrier est-il également mort au fond de la mine ou a t'il réussi à s'enfuir avant l'éboulement ? Et Justin Millet va être confronté à un autre problème de taille : le silence des gueules noires, ce qui se passe au fond de la mine reste au fond de la mine, et on ne dénonce pas un collègue. Bref, ils n'ont pas du tout l'intention de l'aider, mais parfois à ne pas dire les choses, on fait quand même des aveux !
Vous dire que j'ai dévoré ce premier tome serait un euphémisme, je ne l'ai pas lâché, profitant de chaque seconde libre pour en lire quelques mots.
Isaure est devenue mon amie, je suis devenue sa plus proche confidente, j'ai souffert avec elle à chaque coup dur, j'ai détesté Jolenta, comme elle, j'ai haï son père et désintéressée de sa mère, pleuré de la perte de ses frères et du manque d'intérêt de Thomas, son personnage est si bouleversant qu'on ne peut qu'être près d'elle tout au long de la lecture.
Elle est bouleversante d'innocence, de naïveté, de colère brute, de rage et de haine.
Mais tous les personnages du roman sont remarquables, dévoués, aimants, taquins, mais aussi intéressés, fourbes, menteurs.
La famille Marot a également eu son lot de souffrance, si Thomas est revenu de la guerre sans blessure physique, Jérôme lui est revenu sans ses yeux, leur petite dernière Anne est atteinte de tuberculose, elle vit désormais au sanatorium de Saint-Gilles sur Vie, et les deux autres filles Zilda et Adèle sont entrées dans les ordres. Honorine et Gustave, les parents, ont toujours eu une tendresse particulière pour Isaure, qui fait presque partie de la famille, c'était encore chez eux qu'elle venait quémander un morceau de pain quand elle avait trop faim.
Je pourrais vous en parler pendant des heures, tellement j'ai adoré cette magnifique et sombre histoire d'après-guerre, mais il faut que je vous laisse également la découvrir, vous en imprégner, la vivre. Sentir toutes les odeurs des terres d'automne, du froid piquant de l'hiver, de la chaleur d'un bon feu ou des bras de l'homme que l'on aime.
Il s'agit là d'une réédition, les couvertures sépia sont magnifiques, le second tome est prévu pour une parution le 11 octobre, et le troisième le 8 novembre 2017.
J'ai laissé Isaure sur le quai d'une gare de Vendée, mais on s'est promis de se retrouver très vite, elle a tant à me raconter encore.

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coquinnette1974
  12 novembre 2017
Encore un roman découvert grâce à net galley, et cette fois-ci les éditions Calmann-Lévy.
J'adore les romans se déroulant dans ma chère Vendée, et je suis donc ravie d'avoir pu lire le tome 1 de la galerie des jalousies.
Nous sommes en 1920, en Vendée. Nous découvrons Isaure, 18 ans, une jeune fille qui est surveillante à La Roche sur Yon, en attendant d'avoir un poste d'institutrice dans son village minier de Faymoreau. Quand elle apprend que son cher Thomas, dont elle est amoureuse, a été victime d'un accident dans la mine, elle accourt dans son village. Mais Thomas est promis à une autre jeune femme... Et parallèlement à cet accident, un mort est découvert dans la mine, mais un homme mort non pas à cause du coup de grisou... Un homme assassiné par balle !
Nous suivons donc Isaure, une jeune fille très intéressante, un personnage très fouillé et vraiment très intéressant. Elle évolue beaucoup, et je me suis évidemment attaché à elle !
Nous suivons également l'enquête autour de la mort de cet homme dans les mines.
La galerie des jalousies est une très bonne saga, ce premier tome m'a captivé, et je lui mets avec plaisir quatre étoiles.
J'espère avant l'occasion de lire le second tome :)
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LadyRomance
  20 novembre 2017
Autant vous le dire tout de suite, La galerie des jalousies est un joli coup de coeur.
Je me suis régalée.
Il s'agit du premier tome d'une série assez récente de Marie-Bernadette Dupuy.
Je ne pensais pas en lisant la quatrième de couverture que ce roman me plairait particulièrement mais c'est en parcourant quelques chroniques enthousiastes à son sujet que je me suis dit qu'il pourrait me plaire. Et ce fut le cas à ma grande satisfaction.On ne s'ennuie pas une seule seconde.
Isaure, une jeune femme de 18 ans est, pourtant, une héroïne assez atypique, du moins au regard de celles auxquelles je suis habituée. Isaure est maltraitée et rabaissée constamment par son père. Sa mère et ses deux frères ne lui sont d'aucun secours. Ses parents la négligent ne la nourrissant pas suffisamment et lui octroyant la seule chambre qui n'est pas chauffée. Son histoire a tout de même fait qu'elle a pu s'instruire. Sortie de l'Ecole Normale, elle doit prendre un poste d'institutrice au village à la prochaine rentrée scolaire dans un an. En attendant, elle travaille à la ville quand elle revient précipitamment au village où un accident à la mine vient d'avoir lieu. Son ami d'enfance, Thomas, dont elle est secrètement amoureuse depuis toujours, s'y trouve enseveli. Il est le seul à s'être toujours soucier d'elle, à lui avoir apporté soutien et attention. Tout le monde, à part Thomas, trouve Isaure étrange et un peu folle. Mais ce qui plonge Isaure dans le désarroi maintenant qu'elle le sait sain et sauf, c'est qu'elle apprend que Thomas doit épouser une jeune polonaise qu'il a mis enceinte.
Ce roman est donc un joli coup de coeur qui mêle histoires d'amour, jalousies et enquête policière dans le monde de la mine en Vendée en 1920. Car un homme mort dans l'accident de la mine a reçu en réalité une balle dans le dos. L'éboulement dans la mine aurait été intentionnel. le désabusé mais charmant inspecteur venu de Paris mène l'enquête rendue difficile par la communauté secrète et soudée des mineurs.
C'est passionnant, on ne s'ennuie pas une seconde et on a l'impression de suivre une histoire vraie. L'héroïne, à la beauté singulière, est très attachante et vit une vraie évolution avec ses fragilités mais aussi ses qualités. Les personnages secondaires sont loin d'être en reste. de très beaux personnages ! Je lirais bien la suite avec grand plaisir.
Une superbe histoire passionnante !
www.ladyromance.over-blog.com
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Biancabiblio
  30 octobre 2017
11 Novembre 1920, puits du centre dans la mine de Faymoreau en Vendée. C'est une journée de travail comme les autres pour Thomas Marot et son camarade Piotr Ambrozy lorsque survient le coup de grisou. Les deux hommes se retrouvent prisonnier et les premières pensées de Thomas sont pour Jolenta, sa future femme qui attend leur enfant et qui se trouve être la soeur de Piotr. Il n'est pas blessé et s'active pour dégager Piotr, en vain. le jeune homme âgé de 15 ans, a une jambe coincée sous les décombres.
13 novembre 1920, à La Roche-sur-Yon, Isaure Millet, vient de fêter ses 18 ans. Elle attend que le poste d'institutrice de Faymoreau soit vacant et en attendant a trouvé une place de surveillante dans une pension tenue par Mr et Mme Ponsonnier. Lors de sa promenade, elle découvre les titres du journal local et court séance tenante prendre un train pour son village. La jeune fille, amoureuse depuis l'adolescence de Thomas, brûle de savoir si il est toujours en vie.
Arrivée sur place, elle constate que Thomas et Piotr sont toujours coincés au fond de la mine mais le directeur met tout en oeuvre pour qu'ils soient sauvés. Les deux hommes sont finalement extraits de la mine mais si Thomas n'a pas une égratignure, Piotr doit être amputé.
Soulagée que l'homme qu'elle aime est sain et sauf, elle apprend par Honorine Marot, la mère de Thomas, qu'il va épouser sa fiancée trois semaines plus tard. Anéantie et sans emploi, Isaure décide de rester et doit s'installer à la métairie du comte et de la Comtesse de Regnier, pour lesquels ses parents travaillent, le coeur dans l'âme, car depuis le décès de ses frères Ernest et Armand en 1915, elle est encore davantage le souffre-douleur de ses parents qui lui reprochent sa trop grande beauté.
Le lendemain du sauvetage, on retrouve trois autres victimes du coup de grisou. Deux sont mortes de façon naturelle mais Alfred Boucard, le porion, a été retrouvé une balle dans le dos. L'inspecteur Devers et son adjoint arrivent à Faymoreau pour mener l'enquête mais ils butent sur le mutisme des gueules noires…
Marie-Bernadette Dupuy est une romancière prolifique, connue pour ses sagas familiales, que je découvre à l'occasion de ce premier tome de la galerie des jalousies. Cette lecture fleuve de 600 pages s'est révélée très prenante et plutôt passionnante car, au-delà de la romance impossible et mièvre entre Thomas et Isaure, elle aborde des thématiques très intéressantes.
En premier lieu les mineurs de fond, leurs conditions de travail et de vie. Un aspect qui aurait mérité d'être approfondi davantage mais Marie-Bernadette Dupuy montre bien la difficulté de ce métier et la solidarité entre les gueules noires qui n'est pas un vain mot. L'immigration polonaise à travers les personnages de Piotr, Jolenta et leur père qui ont fui une vie misérable pour la France pendant la première guerre mondiale.
La condition féminine avec l'héroïne Isaure Millet, belle et instruite grâce à la générosité de la comtesse de Regnier, sa marraine, qui subit l'indifférence de sa mère et les coups de son père depuis son plus jeune âge. Souffrant du froid, sa chambre est la seule pièce non chauffée ; et de faim car régulièrement privée de nourriture par son père, elle a souvent trouvé refuge chez les Marot au fil des ans, Thomas l'ayant pris sous son aile.
C'est une jeune fille belle, fantasque mais aussi courageuse à laquelle on s'attache sans peine, révolté par sa vie faite de brimades, totalement dépourvue d'amour maternel et paternel, qui souffre de voir l'homme qu'elle adule se marier à une autre qu'elle.
L'autrice n'oublie pas non plus de revenir sur le sort réservé aux invalides de guerre avec Jérôme Marot devenu aveugle sur les champs de bataille et Armand Millet, blessé de la face, qui se retrouve avec un trou béant en plein milieu du visage. L'impossibilité pour eux de retrouver une vie normale : c'est-à-dire avoir un travail, ils doivent se contenter d'une pension d'invalidité versée par la patrie reconnaissante ni d'avoir une épouse car même si certaines femmes ne sont pas réticentes à l'idée d'unir leur destin à un invalide, leur entourage a tôt fait de leur faire changer d'avis.
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
meknes56meknes56   12 août 2019
Soudain, son cœur se serra à l’idée qu’il aurait pu ne jamais connaître l’enfant que portait sa fiancée. Le destin en avait décidé autrement. Par miracle, il était vivant. Son devoir lui apparut ; il devait aider ses frères d’infortune en prodiguant des soins à ceux qui en avaient besoin. Pour cela, il lui fallait d’abord franchir l’éboulis qui l’entourait.
– Pierre ! Piotr ! appela-t-il. Eh ! mon gamin, où es-tu ? Passe-Trouille, tu es par là ?
Les hommes de la mine se donnaient souvent des surnoms en rapport avec certaines anecdotes qui étaient racontées à l’heure de la pause, moment béni où l’on pouvait casser la croûte. Le plus souvent, cela se limitait à une pessaille2 agrémentée de haricots cuits dans la graisse, persillés et aillés, et d’un gobelet d’eau, la consommation de vin ou de quelque alcool que ce fût étant strictement interdite.
– Thomas ! fit une voix assourdie par la distance. Au secours, Thomas !
– Pierrot, mon p’tit gars, tiens bon ! J’arrive !
C’était bien le jeune frère de Jolenta, dont l’accent polonais prononcé ne pouvait pas prêter à confusion. On l’avait vite rebaptisé Pierre, au lieu de Piotr, la forme polonaise du prénom que ses compagnons de labeur trouvaient difficile à prononcer.
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Annabelle31Annabelle31   21 mai 2018
Isaure descendit de la calèche. Ses pieds foulèrent l’allée semée de gravillons blancs. Malade de chagrin, elle avança vers le château. L’image ensoleillée de Thomas, qui l’escortait si fidèlement d’ordinaire, ne la réchauffait plus. Prisonnier de la mine et captif de la blonde Jolenta, celui qu’elle aimait échappait à ses rêves.
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dupuydupuy   18 mai 2016
tome 1 d'une nouvelle série.
Le tome 2 devrait sortir septembre 2016. Le tome 3 fin d'année, début 2017.
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meknes56meknes56   12 août 2019
De son côté, Jolenta Ambrozy réclamait également le secours des puissances célestes. Le dos voûté et le front incliné en avant, elle murmurait des suppliques du bout des lèvres, habitée qu’elle était par une ferveur véhémente. Elle adorait Thomas, mais il s’ajoutait à sa détresse une sourde angoisse. « Seigneur, ne permettez pas que je sois couverte de honte, que je déshonore le nom de mon père. Celui que j’aime m’a promis le mariage, car nous avons péché et je porte le fruit de ce péché. Un bien doux fruit, un bien doux péché… Seigneur Jésus, Vous qui enseignez le pardon des offenses, pardonnez-nous notre faute. »
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Annabelle31Annabelle31   22 mai 2018
Devers se leva, submergé par une sourde tristesse. Ce pays de brouillard, de ciel bas et de bois sombres le déprimait. Depuis son arrivée, il n’avait pas vu le soleil, mais du gris, du noir, de la poussière.
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