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ISBN : 2234085373
Éditeur : Stock (03/04/2019)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Monsieur Henri, le charismatique patron du restaurant le Relais fleuri, s’est toujours opposé sans explication à ce que son fils Julien devienne cuisinier. Quand il sombre dans le coma, Julien n’a plus qu’une obsession : retrouver le cahier où, depuis son enfance, il a vu son père consigner ses recettes et ses tours de main. Il découvre alors d’autres secrets et comprend pourquoi Henri a laissé partir sa femme sans un mot. Avec ce roman, Jacky Durand nous offre le m... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
hcdahlem
  30 avril 2019
Après le remarqué «Marguerite» Jacky Durand nous revient avec un roman aux forts accents autobiographiques qui rend hommage à un père disparu. Un cuisinier qui lui aura laissé «Le cahier de recettes».
Ce joli roman, dans lequel on retrouve l'écriture sensible qui avait déjà fait merveille dans Marguerite, pourrait être sous-titré «ce que je dois à mes parents» ou encore «naissance d'une vocation». Car l'histoire de Julien, un jeune garçon qui rêve de suivre les traces de son père cuisinier et qui décide de suivre des études de lettres pour se rapprocher de sa mère, a tout du récit autobiographique. Rappelons que Jacky Durand est aujourd'hui chroniqueur pour Libération («Tu mitonnes») et France-Culture («Les mitonnages de Jacky»), qu'il marie à merveille son expérience en cuisine, sa connaissance des produits et des petits plats à un style qui met en éveil tous les sens, à commencer par le goût et l'odorat qui ont accompagné son enfance et son adolescence.
Au moment où il fait ses adieux à son père, emporté par une longue maladie, Julien se souvient de ses années durant lesquelles il s'immisçait dans la cuisine du restaurant, observant son père aux fourneaux puis tentant de lui apporter son aide, fasciné par son savoir-faire: «Pour moi, tu es le maître du feu; un magicien quand tu fais gonfler la brioche; un perceur de coffre-fort quand tu ouvres les huîtres; un roi mage quand tu fouettes la crème Chantilly et que tu fais fondre pour moi du chocolat noir. La cuisine embaume la brioche qui dore et l'orange pressée. C'est la saison des sanguines. Tu les pèles à vif et me laisses placer les tranches sur une assiette. Tu ajoutes quelques gouttes d'eau de fleur d'oranger. Tu dis que ça te rappelle l'Algérie.» 
L'Algérie, c'est l'autre part – mystérieuse – de cet homme qui se livre peu. On comprend entre les lignes combien cette expérience l'a changé. Il y aura beaucoup appris sur l'âme humaine, y aura découvert des villages «où personne ne savait ni lire ni écrire», mais aussi la fraternité. Lucien, l'ami inséparable, l'accompagnera du reste à son retour et le secondera dans son restaurant du Relais fleuri.
C'est là, du côté du Jura, qu'un jour s'installe Hélène. Elle sera séduite par la cuisine du patron avant de l'être par le chef venu lui expliquer que chez lui «on aime beaucoup ou pas du tout». La prof de français, «l'intello bourgeoise», et l'artisan s'apprivoisent et offrent chacun au petit Julien de partager leur passion. Cuisine et littérature, tendresse et tours de main. On suit Cinq colonnes à la Une ou Les Animaux du monde de Frédéric Rossif à la télé. La vie suit son cours paisible, aux effluves de paupiettes de veau, d'un fromage de tête à nul autre pareil, de vol-au-vent ou encore de cette brioche à la fleur d'oranger. Jusqu'au jour où Julien est envoyé quelques jours à Dijon, chez Gaby et Maria.
À son retour, Hélène a disparu. «Pour étouffer la douleur, je sors ton cahier de recettes. Je l'ai récupéré dans le tiroir de la table de nuit de maman avant que Nicole s'installe dans votre chambre. Je le feuillette souvent sous les draps. Pas tant pour lire les recettes que pour retrouver maman à travers son écriture. Je m'attarde sur chacune des lettres, imaginant le grain de beauté sur son doigt alors qu'elle tient son crayon. Elle a une façon bien à elle de former les "e". Elle les termine par un trait qui se jette dans le vide au lieu de s'arrondir. "C'est mon côté rebelle", m'avait-elle dit en riant.»
Ce cahier de recettes est en quelque sorte le condensé de toute l'histoire de Julien. Derrière les ingrédients et l'explication de la préparation des plats sont rassemblés la savoir-faire de l'un et l'écriture de l'autre, l'idée de transmission tout autant que celle du changement de statut social et les deux pôles qui vont présider à la vie du jeune homme un fois son bac en poche.
Jacky Durand nous a mitonné un roman émouvant, fleurant la nostalgie. Une déclaration d'amour et quelques recettes… de vie.

Lien : https://collectiondelivres.w..
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myriampele
  12 mai 2019
C'est le premier roman de Jacky Durand que je découvre. Celui-ci commence et finit par la mort du père du narrateur, auquel celui-ci s'adresse à la deuxième personne. Et c'est, tout au long des pages, une déclaration d'amour d'un fils à son père, qui ne se sont pourtant pas toujours bien compris et dans la vie desquels rôde un non dit pesant. C'est aussi un hymne au métier de cuisinier, et c'est un délice de se plonger dans les coulisses de ce restaurant, avec images et odeurs tellement présentes. Un grand merci pour cette découverte à l'amie qui m'a offert ce livre.
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motspourmots
  08 avril 2019
J'avais beaucoup aimé Marguerite, le premier roman de Jacky Durand et, j'apprécie énormément ses papiers dans Libération, autour de la cuisine et surtout de cet art du bon produit et du bien manger.
Marguerite, déjà, en pleine seconde guerre mondiale trouvait moyen de mettre en valeur le moindre cadeau offert par la terre. Dans ce deuxième roman, l'univers de Jacky Durand est cette fois clairement au centre du propos et il en profite pour exalter les sens du lecteur par ses descriptions alléchantes et parfois poétiques d'un geste, d'un arôme, d'une onctuosité, d'un goût, ou du croquant d'un légume. On le sent à son affaire.
C'est une histoire de transmission. L'histoire d'amour d'un fils envers son père, cuisinier à l'ancienne, doté de l'envie de faire plaisir en régalant ses hôtes. L'histoire d'amour d'un fils grandi dans la cuisine du restaurant de son père et à son tour saisi par le virus de la bonne recette. L'histoire d'une émancipation aussi. Bien sûr, le père voudrait que son fiston ait un "vrai métier", pas comme lui. Alors Julien s'éloigne, pour mieux revenir.
Ici, la cuisine dans ce qu'elle a de meilleur pour unir, pour réunir, faire plaisir et rendre heureux. Ici la cuisine, la nourriture comme lien entre les générations, sentiment d'appartenance. C'est souvent ce qui rappelle à un exilé son pays, ses racines. C'est ici ce qui unit par-delà les caractères, les drames ou les incompréhensions un fils à son père.
Un bien joli roman, tendre et gourmand. Et une ode aux terroirs et aux magiciens qui savent si bien les sublimer.
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Leslecturesdemystic
  18 avril 2019
C'est l'histoire de Julien, fils d'Henri un patron de restaurant qui se nomme "Le Relais Fleuri".
Henri ne veut pas que son fils devienne chef cuisinier, il ne lui a jamais donné d'explications sur ce refus.
Lorsque Henri sombre dans le coma, Julien n'a plus qu'une seule idée en tête, retrouver le cahier ou son père noter toutes ses recettes et astuces de cuisine.
Lors de sa quête, il découvre de nombreux secrets, les raisons du départ de sa mère et pourquoi son père ne l'a pas retenue.
Mon avis : j'ai savouré chacune de ces pages, la cuisine est au centre de ce récit mais pas que ... C'est aussi une déclaration d'amour d'un fils pour son père.
Julien retrace son enfance auprès de son père, à passer des heures à regarder ses gestes, son savoir-faire et son amour pour la cuisine française mais tout en se demandant pourquoi il refuse catégoriquement de lui apprendre le métier.
Ce roman est écrit à la première personne, ce qui pour moi en fait un roman intimiste et rend cette écriture particulièrement émouvante.
Des passages entiers sont un plaisir gustatif, on se régale de cet amour pour la bonne nourriture, Henri est un cuisinier d'antan, il aime faire plaisir avec ses bons petits plats simples mais délicieux.
Dans chaque phrase, nous avons des descriptions gourmandes qui nous met l'eau à la bouche et fait frétiller nos papilles.
Des souvenirs et des odeurs d'enfance m'ont empli la tête, comme la délicieuse tarte aux pommes de ma grand-mère ou encore son pain perdu qui était un régal.
Les personnages sont très émouvants, simples et vrais. Cette relation père-fils assez conflictuelle cache en réalité un lourd secret.
Henri sous son air bourru et sévère aime Julien plus que tout mais ne sait pas l'exprimer. Il veut le meilleur pour son fils et qu'il réussisse dans la vie.
Julien, personnage principal et narrateur, est au coeur de ce livre, on ressent son besoin de trouver ce cahier pour comprendre tous ces non-dits. Il admire son père et sa passion pour le métier.
Conclusion: c'est un roman émouvant autour d'un amour filial père-fils infiniment touchante.
La cuisine y est parfaitement représentée et émoustille notre palais dans cette écriture culinaire si poétique.
Je ne pensais pas ressentir autant d'émotions dans ce livre, tous mes sens étaient en éveil.
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LaRousseBouquine
  07 mai 2019
Où et quand naît une vocation ? Peut-on retrouver précisément dans ses souvenirs le moment où tout fait sens, et où l'on sait à quoi l'on veut destiner sa vie, sans que plus rien d'autre ne soit envisageable ? le Cahier de recettes de Jacky Durand est le récit d'une enfance passée entre les marmites et les faitouts d'un bistro de province, à écouter le beurre chanter et le sucre fondre.
Monsieur Henri est sur le point de mourir. C'est le point de départ de ce roman qui vous touche de suite en plein coeur. Son fils Julien vient lui rendre visite à l'hôpital. Face à lui, un homme qui n'est plus que l'ombre de lui-même ; un corps usé par le temps allongé et raidi dans un lit d'hôpital, et des mains si ridées qu'elles rappellent difficilement celles qui ont tant cuisiné. Entre eux se dessine l'ombre d'un cahier de recettes, qui au-delà d'un vieux grimoire de cuisine recèle finalement de nombreux secrets de famille.
Julien a grandi dans le restaurant de son père, le Relais Fleuri, dans l'est de la France. Il a toujours été dans ses pattes dans l'arrière-cuisine, à goûter à tout et à regarder son père qu'il considère alors comme un véritable magicien. A défaut de le rendre riche, ses plats donnent du bonheur aux gens et Julien aime les sourires de ceux qui viennent de dévorer une bavette sur une nappe à carreaux. le jeune garçon grandit dans les odeurs de cuisine, les fesses sur le plan de travail à côté du gros fourneau, et grandit en lui une vocation qui ne s'éteindra jamais vraiment. Mais pour son père qui voit dans son métier plus de contraintes que de plaisir, Julien a un bel avenir devant lui, mais comme ingénieur ou employé de bureau.
Comment grandir et réaliser ses rêves sans décevoir ceux qui nous ont tout appris ? Jacky Durand nous propose ici un roman juste sur la vie, et en prime une belle leçon d'humilité.
S'agissant d'un roman consacré à la cuisine, il est difficile de ne pas évoquer les saveurs qui traversent ce roman et mettent nos papilles en éveil, même par procuration. Jacky Durand qui est d'ailleurs journaliste culinaire à Libération réussit ici l'exploit de nous donner faim à travers quelques lignes seulement, sans odeur ni la vue. Il restaure par là-même cette cuisine qu'on considérerait aujourd'hui comme un peu vieille France, celle des blanquettes de veau et des pêches de vigne au sirop, celle des bistrots de campagne où on mange avant tout le plat du jour, celle qui contient autant de calories que d'amour.
Lien : http://laroussebouquine.fr/l..
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
myriampelemyriampele   12 mai 2019
C'est plus facile de rouler son père qu'une paupiette, hein?
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hcdahlemhcdahlem   30 avril 2019
Pour étouffer la douleur, je sors ton cahier de recettes. Je l’ai récupéré dans le tiroir de la table de nuit de maman avant que Nicole s’installe dans votre chambre. Je le feuillette souvent sous les draps. Pas tant pour lire les recettes que pour retrouver maman à travers son écriture. Je m’attarde sur chacune des lettres, imaginant le grain de beauté sur son doigt alors qu’elle tient son crayon. Elle a une façon bien à elle de former les "e". Elle les termine par un trait qui se jette dans le vide au lieu de s’arrondir. "C’est mon côté rebelle", m’avait-elle dit en riant. 
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Olivia-AOlivia-A   17 avril 2019
Avec Amar, j'apprends que la cuisine peut être à la croisée de tous les chemins. Il me fait cuisiner la saucisse de Morteau en cassoulet avec les épices de sa mère ; m'apprend à préparer la graine de couscous pour accompagner le boeuf bourguignon ; me fait découvrir sa recette de pastilla de canard à l'orange. Quand je noue mon tablier de commis, je ne sais jamais si je vais avoir droit à une leçon de choses sur son eau de fleur d'oranger ou à son interprétation des patates en cocotte qu'on dirait sorties d'une cuisine vosgienne et qu'il enlumine avec le curcuma. Chez lui, l'épice n'est pas la cerise sur le gâteau, elle raconte l'histoire d'hommes qui vivent entre la rue Battant et l'autre côté de la Méditerranée. Amar rigole de ceux qui n'ont toujours pas compris : "Quand je suis au bled, on me dit : "Tu fais des pizzas", et quand je suis ici, on me dit :"Tu fais du couscous."" De lui, Agrîn dit qu'il est comme le figuier : il grandit sans jamais renier ses racines tentaculaires.
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hcdahlemhcdahlem   30 avril 2019
INCIPIT
Je n’en finis pas de fixer tes mains sur la couverture de l’hôpital. Elles sont diaphanes comme du papier de soie. On dirait des racines échouées dans le lit d’un ruisseau. Moi qui les ai connues si vives et chaleureuses, même esquintées de la paume à la pulpe de l’index. Tu disais en riant que tu étais « le roi des brûlures ». Tu avais beau avoir toujours un torchon coincé dans ton tablier, tu l’oubliais au moment du coup de feu pour empoigner trop vite ces poêles dans lesquelles tu retournais avec les doigts les côtes de veau et les filets de perche. Et tu te brûlais sans rien dire, maintenant quand même tes mains dans l’huile bouillante ou démoulant tes gâteaux au sortir du four.
Tu disais qu’une brûlure chassait l’autre, que tu tenais ça du vieux boulanger qui t’avait appris, gamin, à faire du pain. Et tu riais quand je touchais tes cicatrices calleuses. J’aimais aussi jouer avec la dernière phalange de ton index, noueuse comme un cep de vigne, et je voulais que tu me racontes encore l’histoire de sa difformité. Tu me disais que tu n’étais alors guère plus âgé que moi. Tu étais assis à la table où ta mère venait de poser son hachoir pour préparer une terrine. Il te fascinait, cet engin en fonte dont tu avais le droit de tourner la manivelle tandis que ta mère y introduisait des morceaux de porc. Sauf qu’un jour, alors qu’elle était partie, tu avais mis ton index dans le hachoir. Il avait fallu chercher le docteur à pied sur la grand-route puis revenir avec lui dans sa carriole. Le toubib avait observé ton doigt. C’était encore l’époque où il était inconcevable de poser une question à un médecin. Il avait ordonné à ton père de tailler deux planchettes dans un morceau de peuplier. Tu avais serré les dents quand il les avait plaquées sur ton doigt. Puis il les avait maintenues avec des bandes taillées dans une ceinture en flanelle de ton père. Il avait dit qu’il reviendrait dans un mois.
Quand il avait ôté l’attelle, ton index était tout rose avec la dernière phalange pointant vers la gauche. Le docteur avait dit que ton doigt était sauvé mais que tu serais peut-être recalé au service militaire. Ton père avait froncé les sourcils en déclarant que tu ferais ton armée comme tout le monde. Et toi, tu secouais la tête en me racontant cela et en soupirant : « S’il avait su que je ferais vingt mois d’Algérie. » Tu continuais de gratter le fond des casseroles avec l’ongle de ton doigt difforme, tu disais qu’il était bien pratique pour récurer des endroits difficiles d’accès.
Je me souviens de ton index posé sur le dos d’un couteau, sur une poche de pâtissier. Tu t’appliquais comme si tu étais en train de passer ton CAP. Là, tout de suite, je le soulève, il me semble léger et minuscule comme un os de poulet de batterie. J’ai souvent eu envie de tordre ta phalange pour tenter de la remettre droite. L’idée même de ce geste m’a toujours terrifié. Non, je ne peux pas te faire cela. Et quand bien même tu serais déjà mort, je ne le ferais pas. Parce que je suis toujours hanté par cette histoire qu’on se racontait gosses à l’école primaire. Une histoire de croque-mort. Lors d’une toilette mortuaire, le père d’un copain avait tenté de redresser la jambe d’une défunte atrophiée par un cancer. Le membre avait cassé, le croque-mort avait été viré.
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Olivia-AOlivia-A   17 avril 2019
C'est un dimanche matin d'hiver, je dois avoir cinq ans. Un jour ensoleillé darde à travers les persiennes. Tu as beau marcher sur la pointe des pieds, tu fais grincer l'escalier de bois en descendant dans ta cuisine. Tu allumes la cuisinière à charbon, tu cognes le grand faitout dans l'évier en le remplissant, il te faut toujours de l'eau chaude quand tu es aux fourneaux. On a beau te répéter que le chauffe-eau est là pour ça, il faut que on eau frémisse sur la cuisinière. "Frémir, pas bouillir, tu dis. A cent degrés, ça tue tout, la flotte." Puis il y a le bruit du moulin à café rugissant. Tu détestes les expressos du percolateur servis aux clients en salle. Il te faut ton "jus de caserne", comme tu dis. Un mélange d'arabica et de robusta qui donne un café acide au goût de brûlé. Tu en fais toujours pour un régiment dans une grande cafetière en métal. Tu la tiens au chaud sur le bord du piano jusqu'à ta dernière tasse, avant de monter te coucher. Il n'y a que toi pour boire ce café "raide comme la justice", dit Lucien en faisant infuser son thé.
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Videos de Jacky Durand (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jacky Durand
Chaque vendredi matin, Valérie Expert vous donne rendez-vous avec Gérard Collard pour leurs coups de cœur... Voici les références des livres présentés dans l'émission du 26 avril 2019 :
Le cahier de recettes de Jacky Durand aux éditions Stock https://www.lagriffenoire.com/146941-...
Les os des filles de Line Papin aux éditions Stock https://www.lagriffenoire.com/146805-...
Une déflagration d'amour de Tina Kieffer aux éditions Robert Laffont 9782221221693
Mes maisons d'écrivains: D'Aragon à Zola de Evelyne Bloch-Dano aux éditions Stock https://www.lagriffenoire.com/1001212...
Madame Zola de Evelyne Bloch-Dano aux éditions Livre de Poche https://www.lagriffenoire.com/14853-p...
Madame Proust de Evelyne Bloch-Dano aux éditions Livre de Poche https://www.lagriffenoire.com/15018-p...
Un petit coup de jeune de Thierry Bizot aux éditions Seuil 9782021425901
Le vin et la guerre - Comment les nazis ont fait main basse sur le vignoble français de Christophe Lucand aux éditions Armand Collin https://www.lagriffenoire.com/71869-d...
Les Délices de Tokyo - Prix des Lecteurs 2017 de Durian Sukegawa aux éditions Livre de Poche https://www.lagriffenoire.com/79237-d...
L'Enfant et l'oiseau de Durian Sukegawa et Myriam Dartois-Ako aux éditions Albin Michel https://www.lagriffenoire.com/1001195...
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