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ISBN : 2070132188
Éditeur : Gallimard (20/10/2011)

Note moyenne : 4.4/5 (sur 48 notes)
Résumé :
Ce volume est organisé en miroir : à la place du traditionnel « Vie et œuvre » ou de la Préface, il s’ouvre sur des séquences de photos organisées chronologiquement. Le commentaire de ces photos est composé d’extraits du Journal secret inédit d’Annie Ernaux (elle en a interdit la publication de son vivant).

Les photos sont toutes des photos personnelles des proches, des lieux. Photos sans ambition esthétique, mais qui rendent parfaitement compte du p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Fandol
  20 mai 2017
Être édité dans la collection littéraire Quarto, chez Gallimard, est toujours une consécration pour un écrivain. le livre peut recueillir les oeuvres complètes de l'auteur mais aussi se limiter à des oeuvres choisies ou à la production arrêtée à la date de parution de l'ouvrage. C'est le cas ici pour Annie Ernaux qui, heureusement, continue à écrire avec toujours autant de talent.
Chaque livre commence par un dossier illustré consacré à la vie de l'auteur, intitulé ici Photojournal. L'écrivain livre des pages de son journal intime mais précise aussitôt : « Comment définir cette entreprise d'écriture commencée il y a quatre décennies ? Écrire est un présent et un futur, non un passé… Quel titre – qu'on me réclamait – pour la qualifier ? Brusquement, m'est venu, comme une évidence : écrire la vie ! Non pas ma vie, ni la vie, ni même une vie. La vie avec ses contenus qui sont les mêmes pour tous mais que l'on éprouve de façon individuelle : le corps, l'éducation, l'appartenance et la condition sexuelles, la trajectoire sociale, l'existence des autres, la maladie, le deuil. »
Les livres inclus dans ce Quarto, sont classés dans l'ordre chronologique, pas selon la date d'écriture et sont au nombre de douze. Photojournal débute à Lillebonne (Seine-Maritime), quand sa soeur, Ginette, meurt de la diphtérie, à 6 ans et demi, le 14 avril 1938, deux ans donc avant la naissance de l'auteure qui note : « Ici j'en pleure encore, à 50 ans bientôt. » Plus loin, elle reconnaît : « Je ne souhaite rien tant qu'une chose : revenir à la solitude, l'anonymat, l'indifférence au monde, retrouver l'indifférence de l'enfance… »
Annie Ernaux parle de son père, de l'impact qu'a eu sur elle la lecture de "La Nausée", de Jean-Paul Sartre, « Un livre-révélation, peut-être le seul pour moi. » Son enfance et son adolescence, à Yvetot, en Normandie puis ses années de fac, la poussent à revenir sur les lieux importants de sa vie, comme à St Hilaire-du-Touvet, près de Grenoble, où elle revoit « la grande terrasse du sana des étudiants face à Belledonne, en la voyant, j'ai été sûre d'avoir été là. »
Elle rappelle aussi son premier roman, écrit en 1963. Envoyé au Seuil, refusé ! Elle parle de son mari, du divorce, de ses enfants, des différentes maisons habitées, de ses parents, du Prix Renaudot en 1984, de ses voyages, du cancer du sein avec la perte de ses cheveux et enfin de ses petits-enfants, avant de finir sur une question : « Et si croire que je suis venue au monde pour écrire était une construction ? Au fil des années ?
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MarianneDesroziers
  08 janvier 2012
Annie Ernaux dit vouloir simplement "écrire la vie". Et c'est bien la vie quotidienne des Français depuis les années 50 qu'elle nous fait revivre à travers un mosaïque de tableaux où ses souvenirs intimes ( qui s'appuient souvent sur des photos qui jalonnent sa vie de femme) croisent la grande Histoire. Elle excelle à retranscrire sans fioritures, pathos ou lyrisme excessif la vie simple en province, dans les années 60, l'attrait irrésistible et perfide de la société de consommation et d'une vie de confort bourgeois. Mai 68, l'émancipation des femmes, la montée des idéaux de gauche... puis la désillusion, tout cela est évoqué avec une écriture blanche mais non dénuée de sensibilité.
Lire la suite sur le blog : http://lepandemoniumlitteraire.blogspot.com/2012/01/les-annees-dannie-ernaux-gallimard.html
Lien : http://lepandemoniumlitterai..
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claraetlesmots
  30 novembre 2011
"Non pas ma vie, ni sa vie, ni même une vie. La vie, avec ses contenus qui sont les mêmes pour tous mais que l'on éprouve de façon individuelle : le corps, l'éducation, l'appartenance et la condition sexuelles, la trajectoire sociale, l'existence des autres, la maladie, le deuil. Par-dessus tout, la vie telle que le temps et l'Histoire ne cessent de la changer, la détruite et la renouveler. Je n'ai pas cherché à m'écrire, à faire oeuvre de ma vie : je me suis servie d'elle, des évènements, généralement ordinaires, qui l'ont traversé, des situations, et des sentiments qu'il m'a été donné de connaître, comme d'une matière à explorer pour saisir et mettre au jour quelque chose de l'ordre d'une vérité sensible."
Ces phrases sont extraites de la préface ô combien magnifique où Annie Ernaux présente cette anthologie qui regroupe les armoires vides, la honte, l'événement, la femme gelée, la place, journal du dehors, une femme, je ne suis pas sortie de ma nuit, passion simple, se perdre, l'occupation et les années.Si Ecrire la vie reprend une partie des livres de l'auteure déjà parus, il est enrichi de photos personnelles et d'extraits du journal intime d'Annie Ernaux.
Depuis l'âge de seize ans, elle n'a jamais cessé d'écrire. La fille de l'épicerie-café d'Yvetot en Normandie devenue professeur a toujours cherché par l'écriture à dénouer ses sentiments vis-à-vis de ses parents et principalement de sa mère. A travers sa vie, il s'agit des chroniques sociales de notre pays et de ses changements sur plus de quarante ans.

La suite sur :
http://fibromaman.blogspot.com/2011/11/annie-ernaux-ecrire-la-vie.htm
Lien : http://fibromaman.blogspot.c..
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MarianneDesroziers
  13 janvier 2012
Annie Ernaux explore dans « La femme gelée » ce qu'elle appelle sa « ligne de fille ». Adolescente coquette, attirée par les choses de l'amour, elle a du mal à trouver sa place au milieu des jeunes filles très comme il faut éduquées pour devenir secrétaire, mettre le grappin sur un homme, avoir des enfants et s'occuper sagement et bourgeoisement de son petit intérieur avec tout les confort moderne de la fin des années 50. Annie, elle, lit beaucoup, rêve de devenir institutrice ou avocate, de vivre des aventures, d'expérimenter.
La suite sur le blog : http://lepandemoniumlitteraire.blogspot.com/2012/01/la-femme-gelee-dannie-ernaux-gallimard.html
Lien : http://lepandemoniumlitterai..
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Tu_vas_voir_ce_que_tu_vas_lire
  24 janvier 2019
Cet imposant quarto, paru en 2011, réunit douze des ouvrages majeurs d'Annie Ernaux. Emprunté au titre d'un séminaire d'Antoine Compagnon au Collège de France en 2009, Écrire la vie définit parfaitement la démarche littéraire entreprise par Annie Ernaux depuis quarante ans. "Non pas ma vie, ni sa vie, ni même une vie. La vie... : écrire la vie ...qui est muette et informe ...en se tenant au plus près de la réalité, sans inventer ni transfigurer", précise-t-elle dans la préface. En préambule nous est offert un séduisant photo-journal qui juxtapose extraits de son journal intime et photographies personnelles dont "la succession rend ainsi visible un milieu social et familial dans lequel [son] projet d'écriture s'est ancré ". L'ordre des textes ne suit pas l'ordre de leur parution mais celui des événements de sa vie : Des armoires vides, récit du passage d'une enfance insouciante à une adolescence assombrie par la honte sociale aux Années, ample et ambitieux parcours impressionniste de l'après-guerre à aujourd'hui, les livres se succèdent comme autant d'étapes et de figures qui jalonnent une existence. Des textes aux styles et aux formes contrastés qui tous, par cet inlassable travail de la mémoire, cherchent à dire la vérité impalpable d'une époque et d'un destin.
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critiques presse (2)
Actualitte   06 janvier 2012
[Annie Ernaux] a le talent, le courage, l'intelligence et l'envie de bousculer les conventions établies, d'aller contre l'humiliation, la honte, elle sait que, de cette façon, elle pourra tendre vers le réel. Vers une certaine vérité. Et pour cela, nous lui en sommes reconnaissants. Elle réussit par les mots à donner forme à la vie, dans le but de la comprendre, et peut-être, de sauver quelque chose. Nous n'oublions jamais tout ce qui est écrit.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Telerama   12 octobre 2011
Le rapport entre vie et écriture est au coeur des extraits du journal inédit de l'écrivaine, qui constituent le prélude à la présente anthologie. Une cinquantaine de pages, émouvantes, passionnantes, mêlant textes et photographies, qui mettent en lumière l'interrogation d'Annie Ernaux sur sa démarche et ses livres.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
claraetlesmotsclaraetlesmots   30 novembre 2011
Il ne s’agit pas d’un reportage, ni d’une quête de sociologie urbaine, mais d’une tentative d’atteindre la réalité d’une époque, - cette modernité dont une ville nouvelle donne le sentiment aigu sans qu’on puisse la définir - au travers d’une collection d’instantanés de la vie quotidienne collective. C’est, je crois , dans la façon de regarder aux caisse la contenu de son Caddie, dans les mots qu’on prononce pour demander un bifteck ou apprécier un tableau, que se lisent les désirs et les frustrations, les inégalités socioculturelles.
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claraetlesmotsclaraetlesmots   30 novembre 2011
Non pas ma vie, ni sa vie, ni même une vie. La vie, avec ses contenus qui sont les mêmes pour tous mais que l’on éprouve de façon individuelle : le corps, l’éducation, l’appartenance et la condition sexuelles, la trajectoire sociale, l’existence des autres, la maladie, le deuil. Par-dessus tout, la vie telle que le temps et l’Histoire ne cessent de la changer, la détruite et la renouveler. Je n’ai pas cherché à m’écrire, à faire œuvre de ma vie : je me suis servie d’elle, des évènements, généralement ordinaires, qui l’ont traversé, des situations, et des sentiments qu’il m’a été donné de connaître, comme d’une matière à explorer pour saisir et mettre au jour quelque chose de l’ordre d’une vérité sensible.
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EmylitEmylit   21 mai 2012
Journal du dehors :

"Rire encore en pensant aux moments où l'on a ri. Répéter les circonstances où a eu lieu ce qui a déclenché le rire, en rire encore plus fort parce que ce n'est déjà plus là. (De même se souvenir de tous les gestes de l'amour pour jouir dans le tête encore plus - la littérature est aussi ce redoublement du plaisir et de la douleur-)"
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Lea25Lea25   16 juillet 2013
Tout le passé est nécessaire pour aimer le présent.
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EmylitEmylit   06 mai 2012
"Revivre tout mais sans la douleur. Cette chose là n'existe que dans l'écriture, par l'écriture".
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Videos de Annie Ernaux (40) Voir plusAjouter une vidéo
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