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ISBN : 2843375193
Éditeur : Anne Carrière (05/11/2008)

Note moyenne : 3.17/5 (sur 167 notes)
Résumé :
Selon la "théorie des six", énoncée en 1929 par le Hongrois Frigyes Karinthy, tout individu sur terre peut être relié à n'importe quel autre par une chaîne de connaissances ne comptant pas plus de cinq intermédiaires. Ainsi, chacun de nous est à six poignées de main de n'importe quel habitant du fin fond de la Mongolie-Extérieure. Cet auteur ne s'attendait certainement pas à ce que sa théorie devienne un jour le mode opératoire d'un tueur en série. Julien Dussart la... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
Fredo_4decouv
  21 juin 2012
Julien Dussart souhaite assassiner une personne et pour cela, il va utiliser la théorie des six, qui prétend que chaque être humain est relié par n'importe quel autre via cinq personnes intermédiaires. Une fois sélectionné sa cible N°1, il va partir à l'autre bout de la France, assassiner au hasard une personne qui va être sa cible N°6 et tente de remonter la chaine de personnes jusqu'à sa cible.
Ce roman a un point commun avec Peur Aveugle de PF Husson : l'idée de départ est excellente mais le traitement est véritablement maladroit. Et comme Jacques Expert, je vais tenter de vous l'expliquer en 6 points.
N°1, un tueur cliché.
Le tueur, Julien Dussart, parle à la première personne. Jusque là, pas de soucis. Là où cela devient compliqué, c'est quand vous découvrez au chapitre suivant l'adversaire du tueur, Sophie Pont, Commandant de Police, qui elle aussi, s'exprime à la première personne. En plus de ça, vous rajoutez le fait que les changements de chapitres ne correspondent pas forcément à un changement systématique de narrateur et ça vous donne une idée du chantier : à de nombreuses reprises, vous vous retrouvez à entamer un début de chapitre sans savoir où l'on se trouve ni qui parle... Pourquoi utiliser deux narrateurs à la première personne au risque d'empêcher systématiquement le lecteur de s'identifier à l'un deux ? La réponse est simple, il suffit de voir le point 2.
N°2, une héroïne qui ne l'est pas.
Le tueur est une véritable tête à claque. Vous allez dire, c'est normal, c'est un psychopathe, donc autant charger la mule. Et l'auteur se retrousse les manches pour y parvenir : Dussart est égoïste, mythomane, narcissique, arrogant, raciste, prétentieux, nihiliste, homophobe, xénophobe, insupportable, mièvre, malade, agaçant, etc. Impressionnant, je sais, mais j'ai dû en oublier en route ... En toute logique, c'est Sophie Pont qui devrait équilibrer les forces, mais l'auteur prend son lecteur à rebrousse poile en proposant une autre alternative : il va rendre le personnage de l'enquêteur tout aussi insupportable que son tueur. Pont est une peste, un bourreau, un tyran, tout aussi égoïste, narcissique, arrogante, prétentieuse, agaçante que son adversaire.
Cela aurait pu être une alternative intéressante si l'on n'avait pas déjà le problème numéro du JE, qui brouille les cartes. À ce stade, les cartes ne sont plus brouillées, elles sont carrément cryptées ... On en arrive au troisième point.
N°3, le lecteur ne peut pas s'identifier.
Si les deux personnages principaux du casting sont détestables à ce point, il va falloir en trouver un troisième qui permettra au lecteur de s'identifier : dans ce cas, il va s'agir de la pauvre secrétaire de Sophie Pont, qui passe ses journées à être humiliée par sa supérieur. Elle va très vite montrer de biens meilleurs dispositions que sa chef pour découvrir et tenter d'assembler les différentes pièces du puzzle. L'ennui, c'est qu'une secrétaire qui joue les Sherlock Holmes en suggérant des idées à sa patronne, ce n'est pas crédible. On se demande ce qu'elle fait là si elle a autant de prédisposition à faire un travail d'enquêteur au lieu de subir le harcèlement moral dont elle est l'objet avec Sophie Pont. du coup, elle en devient crétine et perd au fur et à mesure de l'histoire la consistance qui aurait pu faire d'elle la clef du roman. À mon humble avis, une des erreurs majeurs de ce roman. Si le lecteur ne peut s'attacher à un personnage, alors il va se tourner vers la théorie en elle-même, personnage central de cette histoire.
[b]N°4, une théorie mal appliquée. [/b]
L'idée d'utiliser cette théorie et de l'appliquer à la trame d'un thriller est bonne, autant faut-il comprendre les tenants et aboutissants de cette théorie. C'est là que le bas blesse puisque le passage de la victime 3 à la 1 n'est qu'une succession d'incohérence. Je ne peux pas trop en dire pour ne pas déflorer l'intrigue mais le tueur éprouve des difficultés à sélectionner sa troisième cible alors qu'elle a des liens « inoubliables » avec la 2 et la 1. Psssshiiiiiiiiiiiit, c'est le bruit de l'intrigue qui se dégonfle. Parce que à partir de ce moment, le seul intérêt de l'histoire est de découvrir l'identité de la cible N°1. Mais quand on prend conscience que l'auteur ne maitrise pas sa création assassine, on commence à se douter que le final va être grand-guignolesque! Si le but est de nous surprendre, c'est réussit mais à quel prix ? Au point de se tirer une balle dans le pied et de sacrifier la crédibilité du raisonnement qui gère cette théorie! Alors, que reste-t-il ?
N°5, le but, le propos ?
Que nous reste-t-il d'agréable à dire sur le livre, si ce n'est que c'est écrit gros et qu'il se lit très vite ? Un casting antipathique, une trame narrative qui montre très vite ses limites, la question reste : quel est le but de l'auteur ? Proposer autre chose, une alternative, en jouant avec les codes du genre et créant la surprise ? Mais avant de jouer avec les codes, il serait bon de les maitriser. J'invite les gens qui ont déjà lu le livre à aller voir l'interview de l'auteur sur le site de son éditeur : Jacques Expert parle très bien de son livre, il le vend très bien mais au final, j'ai vraiment eu l'impression que l'on ne parlait pas de la même chose, tant le gouffre est énorme entre le pitch et la réalité de l'histoire.
N°6, l'originalité à quel prix ?
Comme je le disais au sujet de Peur Aveugle de PF Husson, j'ai vraiment l'impression que nous avons affaire à deux auteurs qui sont de bons pitchers (un pitch, c'est l'argumentaire d'un roman, son principe, son point de départ). Mais là où l'on découvre de grosses lacunes, c'est dans le développement. C'est louable de vouloir sortir du lot en proposant des choses différentes, des styles originaux avec des traitements visant à secouer les habitudes du lecteur mais le champ d'opération est très vite restreint quand on découvre que derrière cette manoeuvre, l'efficacité et la maitrise d'un simple conteur n'est pas au rendez-vous. Quand je pense que de jeunes auteurs ne parviennent pas à trouver un éditeur malgré d'excellents manuscrits, je me demande ce qu'il va leur falloir produire pour arriver à attirer l'attention, quand on voit que la chose semble devenir plus aisée pour un directeur des programmes de Paris Première ou un chef monteur, réalisateur de court métrage.
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Antyryia
  20 juillet 2016

Je ressors très partagé de cette lecture , mon quatrième Jacques Expert en un mois de temps.
On y retrouve sa plume qui , toujours simple , n'en est pas moins reconnaissable. le récit , bien que tiré par les cheveux , est toujours aussi ancré dans notre réalité. Dans le sens où les nombreux passages évoquant le sport ( football , journal l'équipe ) , les émissions et les présentateurs de télévision , les stations du métro parisien ( des thèmes récurrents apparemment ) nous donnent l'impression que cette histoire se déroule sous nos yeux dans une France contemporaine. Tout tueur en série qu'il soit , Julien Dussart est notre voisin ou notre collègue discret qu'on ne connaît pas bien. Ce rendu d'un monsieur tout le monde qu'on côtoie quotidiennement est presque toujours présent dans les oeuvres d'Expert , et c'est d'autant plus affolant de découvrir ce qui se passe dans les méandres de leur esprit.
Je l'ai trouvé presque attachant ce personnage. S'il m'avait planté de six coups de couteau comme il le fait avec un mendiant au début du roman , il est probable que mon empathie ait subitement diminué d'autant de crans mais c'est un personnage vrai , un peu fou ( il compte tout tout le temps ) , solitaire , qui s'invente une vie et qui s'invente également une quête macabre afin d'exister enfin. Au final il n'est question que de ça : ce besoin de reconnaissance , lui qui est si invisible pour autrui. D'où son idée de meurtre en série basée sur cette logique de relier les six victimes entre elles avec cette fameuse théorie des six de Frigyes Karinthy démontrant , je cite , que six connaissances au maximum séparent tout individu sur terre de n'importe quelle autre. Six poignets de mains. le jeu étant de relier ainsi sa première victime ( le mendiant ) prise au hasard à sa réelle cible.
Beaucoup d'humour jalonne ce roman. Notamment dans les provocations du personnage aux forces de l'ordre , son envie d'être médiatisé ou avec son desespoir quand sa quête semble prendre fin , les heureux élus ne pouvant finalement peut être pas reliés entre eux comme il le pensait ( "ce n'est pas ce que je veux qui est important , lui avez-vous serré la main oui ou non ?" ).
Ce qui a manqué à ce roman toutefois c'est à mon sens l'antipathie provoquée par le commissaire Pont , personnage influent et odieux auquel , pour le coup , je n'ai pas cru un instant. Et également , j'ai trouvé que la théorie des six n'était en aucun cas démontrée puisque la quatrième victime aurait tout aussi bien pu être la première tant remonter le fil s'est ensuite avéré complexe. le héros est intelligent , il a un plan établi , une logique monstrueuse et pourtant il tue longtemps au hasard en espérant simplement que son idée marcherait à la fin de sa mission. L'absence de préméditation dans le choix des victimes met à mal la théorie plus qu'elle ne la valide.
Au final , il vaut mieux prendre la théorie des six , aussi original soit son thème et sa façon unique d'aborder les meurtres en série , comme un prétexte au récit , un moteur permettant à Julien Dussart de passer à l'acte avec ces chiffres qu'il adore , une façon étrange et obsédante de réussir enfin quelque chose et de devenir enfin quelqu'un.
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la_fleur_des_mots
  09 février 2013
Dans ce roman, Jacques Expert met en scène un tueur en série qui s'appuie sur la théorie des six degrés de séparation pour choisir ses victimes. Partant d'un inconnu choisi au hasard, il veut, de crime en crime, arriver à une personne bien précise.
Le point de vue majoritaire dans ce roman est celui du tueur. C'est plutôt une bonne idée quand l'auteur parvient à donner un minimum de profondeur au personnage. Là on se retrouve avec une caricature absolument grotesque d'un psychopathe bourré de TOC à l'oedipe mal réglé. Parfois, l'auteur nous gratifie du point de vue du commissaire en charge de l'enquête, une femme arriviste et incompétente, odieuse et égocentrique, affublée d'une secrétaire callipyge niaise mais qui, grâce à ses réflexions, parvient à démasquer le tueur avant sa supérieure. Cliché, vous avez dit cliché ?
Ce livre manque de finesse aussi bien dans l'écriture que dans le récit. Tout est tellement prévisible que cela en devient pénible. du début à la fin, qui manque farouchement de crédibilité, ce livre est une purge !
Le théorie selon laquelle on ne peut pas être bon dans tous les domaines est donc vérifiée.
Lien : http://bloglavieestbelle.ove..
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rubisblue
  23 février 2013
Ah, la théorie des 6 ! Pour ceux qui connaissent ou qui se sont renseignés ça semble prometteur, n'est-ce pas ?!
Et bien grosse déception. L'auteur sait écrire, certes (ancien journaliste je crois). En revanche je me demande s'il a totalement compris le principe de la théorie des 6 : si on peut-être relié à n'importe qui sur la planète via 6 poignées de main, ça ne veut pas dire qu'en choisissant les maillons au hasard on va tomber sur la personne que l'on souhaite rencontrer.
Vous l'aurez compris, c'est pour moi le défaut majeur de cette histoire : ça tourne au grand n'importe quoi qui fonctionne au petit bonheur la chance avec une fin sans aucun rebond.
Malheureusement, ce n'est pas tout. Si la plongée dans l'esprit du psychopathe est intéressante en soit, en pratique, je n'ai pas vraiment accroché (pour ne pas dire que bon il est taré d'accord, mais il reste quand même imbuvable). Quant à l'enquêtrice, elle est tout bonnement insupportable (elle a du caractère, ça pas de problème !). Son assistante, c'est un peu pareil : la cul-cul la praline toute gentille qui est en fait pas si conne (on ne l'avait absolument pas vu venir *attention ironie*) ça passe moyen.
C'est peut-être parce que j'en attendais bien plus que je suis si amère; pourtant j'ai l'impression que même objectivement tout le livre est passé "à côté".
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gruz
  25 avril 2011
Une théorie fascinante (tout individu sur terre peut être relié à n'importe quel autre par une chaîne de connaissances ne comptant pas plus de cinq intermédiaires), un personnage (très à la mode) de serial killer. Les ingrédients d'un roman qui s'annonçait palpitant, mais... tout ca pour ca...
L'intrigue est faiblarde (je reste poli), le serial killer et le flic à ses trousses sont caricaturaux au possible, c'est écrit à la première personne mais avec un style compilant les lieux communs.
Ce roman n'a de thriller que le nom, il ne faut pas s'attendre à y ressentir le moindre frisson...
En résumé : une théorie mal exploitée et des personnages transparents.
Moralité : il ne suffit pas d'avoir une bonne idée pour écrire un roman...
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
la_fleur_des_motsla_fleur_des_mots   09 février 2013
— C’était pas le plus brillant de la promotion, Bidermann. Mais c’était un garçon sympathique et malin. Je parierais ma chemise qu’il a dû réussir. Vous savez ce qu’il est devenu, monsieur Radeau ?
— Il est mort.
— Mort ?
Il avait eu un bref sursaut.
Mais que voulez-vous à la fin ?
Il ne supportait plus de me sentir à ses côtés, debout. Il avait tenté de se lever, mais avec si peu de conviction qu’il avait suffi que je pose une main autoritaire sur son épaule pour qu’il y renonce.
— J’ai une dernière question, monsieur Bernard. Est-il envisageable qu’un jour vous lui ayez serré la main ?
— Serré la main ?
— Oui, serré la main. C’est très important. Je ne voudrais pas m’être déplacé pour rien.
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Anis0206Anis0206   14 août 2015
Maintenant, à ce stade du récit, je vous dois une explication. La théorie des six a été découverte
en 1929 par le Hongrois Frigyes Karinthy et modélisée par le statisticien américain Stanley Milgram en 1967. Elle démontre que six connaissances, au maximum, séparent tout individu sur terre de n’importe quel autre. Par exemple, afin de bien comprendre, chacun de nous est à six poignées de main de n’importe quel habitant du fin fond de la Mongolie-Extérieure, ou encore à six poignées de main de l’ex-président Bush ! Maintenant, faites vous-même le calcul et vous constaterez que cette théorie est juste. Obligatoirement juste…
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AntyryiaAntyryia   18 juillet 2016
C'est incroyable comme on devient inoubliable le jour de ses funérailles... Les louanges comme les fleurs, il vaut mieux les recevoir de son vivant...
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MyrabelleMyrabelle   28 novembre 2012
J'avais attrapé mon poignard dissimulé sous l'oreiller et je l'avais glissé dans mon pantalon. J'aimais rôder en sentant le contact de la lame glaciale le long de ma cuisse droite. Je portais toujours mon arme de ce côté-là.
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FauraFaura   23 janvier 2019
Reconnaissez-le : vous m?enviez ce droit de vie ou de mort dicté par le seul hasard de mon humeur du moment, en toute impunité ! Allez ! Avouez que c?est seulement la peur de vous faire prendre qui vous retient de supprimer un voisin trop bruyant, un supérieur hiérarchique qui vous mène la vie dure, un type avec qui vous êtes fâché, ou même votre chère épouse dans la seule présence vous est devenue insupportable.
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Videos de Jacques Expert (18) Voir plusAjouter une vidéo
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