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ISBN : 2818967007
Éditeur : Bamboo Edition (30/10/2019)

Note moyenne : 4.56/5 (sur 17 notes)
Résumé :
L’époque des cow-boys tire à sa fin. Bientôt, ce sont les trains qui mèneront les vaches jusqu'aux abattoirs de Chicago. Accompagné de Benett, un jeune simplet de 20 ans, Russell a décidé de raccrocher ses éperons pour devenir fermier dans le Montana. En route, ils font halte à Sundance. Au petit matin, on retrouve Benett mort. Le maire préfère penser à un accident plutôt qu’à l'éventualité d'avoir un assassin parmi ses concitoyens et chasse Russell de son village. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  08 novembre 2019
Le chemin de fer avance vers l'Ouest, et l'époque des cow-boys tire à sa fin. Les trains vont remplacer les vachers pour acheminer le bétail vers les abattoirs des villes de l'Est, et le vieux Russell compte bien tirer sa révérence avant que les managkillers hypercapitalistes et ultralibéraux qui ne voient les gens que comme des ressources à exploiter jusqu'à leur extinction n'obligent les cow-boys à entrer dans une ère de compétitivité où ils se tireront tous dans les pattes et se tireront tous vers le bas pour ne pas faire partie de le prochaine fournée de ceux à perdre leur emploi (et oui, dans notre Monde de Merde plus les choses changent et plus elles restent les mêmes).
C'est ainsi qu'il décide de tout quitter avec son bras droit Kirby et son fils adoptif Benett (enfant simplet et orphelin de ses amis William et Martha Hathaway), pour passer de prolétaire éleveur à propriétaire agriculteur. Leur route passe par Sundance, et on retrouve rapidement le cadavre de Benett. Pour Russell c'est un meurtre et il réclame justice, pour les autorités et la communauté de Sundance c'est un accident et elles demandent à Russell de partir au plus vite poursuivre sa route… Sauf que Russell qui avec Benett a tout perdu décide de casser sa tirelire pour obtenir sa vengeance à défaut de sa justice ! C'est ainsi que commence le siège de la ville qui doit livrer un coupable où subir « jusqu'au dernier » la Colère de Dieu sur Terre !
Crépusculaire, impitoyable, magistral certes, mais sans doute plus un drame et/ou une tragédie qu'un western finalement. Avec la mort de Benett le vieux briscard Russell a tout perdu même et surtout l'espoir, et sa quête de vengeance ressemble plus à une quête de suicide qu'autre chose. Sauf que personne ne le comprend et que Kirby le valeureux cow-boy se dresse face à lui tandis que Miss Collins l'institutrice humaniste se dresse face à aux autorités et à la communauté de Sundance prêtes à tout et au reste pour remporter le jackpot promis par le dénommé Mr Clifton…
Dans tout ce torrent de sang et de larmes, le dénommé Mr Clifton, qui débite toutes les conneries thatchéro-reagano-macroniennes habituelles, ressemblent plus au Diable dans le Faust de Goethe qu'autre chose. Et bien sûr, les élites autoproclamées vont choisir l'argent plutôt que la justice et la morale… Depuis le temps qu'on les connaît, on est mithridatisés hein !
Le scénario et les dialogues de Jérôme Félix sont impeccables, et les graphismes de Paul Gastine artiste autodidacte qui ne sort d'aucune école sont plus qu'excellents. Ces deux artistes se heurtent toutefois au mur des limitations de la BD franco-belge car 70 pages ne suffisent pas pour aller au bout de leurs ambitions. Et ce même dans l'épilogue qui libère de la Boîte de Pandore ce bon vieil espoir…
Lien : http://www.portesdumultivers..
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saigneurdeguerre
  28 novembre 2019
Russel est un cow-boy qui a pas mal vécu. Il vient saluer son vieil ami… William Hattaway…
Les retrouvailles ne se passent pas vraiment comme il l'aurait espéré… William git à quelques pieds sous terre. En s'approchant de la ferme d'Hattaway, il tombe sur un gamin, Bennett. Russel souhaite voir Martha, l'épouse de William. En apprenant que cela fait trois jours qu'elle ne quitte pas le lit, Russel se précipite à l'intérieur de la maison…
Peu après une seconde tombe est creusée à côté de celle de William. Russel décide d'emmener Bennett avec lui puisque le gamin est maintenant orphelin de père et de mère. C'est un brave petit, très naïf et carrément simplet. Bennet n'avait pas de but dans la vie. Maintenant, il en a un ! Faire de Bennett un homme. Ce ne sera pas facile vu la faiblesse d'esprit du gamin.
Russel est un cow-boy. Un vrai. Il sait que sa carrière touche à sa fin. Les sociétés de chemin de fer bousillent le travail des cow-boys en transportant le bétail dans des wagons bien plus vite que si les bovidés devaient se déplacer à pattes. Russel a des économies. Assez pour acheter un lopin de terre et se doter d'un ranch. Il propose à son bras-droit, Kirby, d'être son associé, malgré que Kirby n'ait pas un rond. Tout ce que Russel attend de Kirby, c'est de prendre soin de Bennett quand son heure sera venue car Bennett ne sera jamais apte à se débrouiller tout seul. Pour la plus grande joie de Bennett, Kirby accepte.
Quelques temps plus tard, nos trois cow-boys s'arrêtent à Sundance, histoire de se procurer le nécessaire avant d'entreprendre le long voyage qui les mènera là où ils comptent s'installer. le village est aux abois. le sieur Clifton, jolie crapule endimanchée et très corruptible, vient de proposer au maire un marché : contre la « modique » somme de 6000 dollars, Sundance pourrait devenir la gare du Wyoming où l'on embarquerait tout le bétail de l'état. Contre cette somme qui représente tout ce que les habitants du coin ont comme moyens financiers, Clifton se fait fort de convaincre l'Union Pacific de choisir cette paisible bourgade ! Les habitants se mettent à rêver de lendemains qui chantent. Tout se présente pour le mieux jusqu'à ce que le corps de Bennett soit retrouvé, crâne fracassé…

Critique :
2019 m'a apporté beaucoup de satisfactions au niveau de la bande dessinée. Enormément d'histoires innovantes, de scénarios riches, de dessins et de mises en couleurs d'une qualité rare. « Jusqu'au dernier » fait partie de ces BD qui marquent. Tout y est ! Les dessins et la mise en couleurs de Paul Gastine sont dignes des plus grands. Mais toutes ces qualités du dessinateur se voient valorisées par un scénario digne de ce nom. Jérôme Félix nous offre une histoire très originale et touchante, où l'on découvre la grandeur et la petitesse de l'homme… Et le courage d'une femme ! L'aspect brut de décoffrage d'un Russel qui est largement supplanté par l'amour qu'il porte à ce gamin qui n'est pas le sien, qui n'est pas le fils parfait dont on pourrait rêver, démontre que derrière cet univers très dur, celui des cow-boys, certains individus peuvent avoir un sens de l'honneur complètement désintéressé. La tête de Bennett en dit long sur sa gentillesse, sur ses limites intellectuelles aussi, mais Russel est prêt à tout donner pour ce gosse. Par fidélité pour ses parents qui étaient ses amis ? Ou par simple humanité ?
Encore un petit mot à propos du dessin : les paysages dessinés par Gastine nous transportent sur un autre continent en un autre temps. La pluie, qui inonde plusieurs planches nous transperce jusqu'aux os tant le rendu est efficace… Et esthétique ! Quant aux personnages, leurs traits sont les reflets de leurs âmes. Clifton, le gominé de service, vous donnera envie de lui flanquer des dizaines de taloches. Il est le reflet du diable. le maire « soucieux de l'avenir de ses concitoyens », derrière ses traits de notable respectable, doit penser aux milliers de dollars dont il ne verra pas la couleur si les circonstances de la mort de Bennett devaient parvenir jusqu'aux oreilles de ces financiers qui investissent dans le chemin de fer sentant que celui-ci deviendra une poule aux oeufs d'or… Pour autant que la sécurité et la tranquillité de la ligne soient assurées…
Aucun amateur de BD réaliste ne peut faire l'impasse sur cette histoire ! Quant à ceux qui n'ont pas pour habitude de lire des livres avec des petites cases contenant des dessins et un peu de texte, c'est peut-être le moment d'essayer et de découvrir que cette BD raconte une histoire digne des prix littéraires sous une forme qui ne recourt pas qu'aux mots.
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Ogrimoire
  25 novembre 2019
Visuellement, cet album est une vraie réussite ! Les dessins embarquent le lecteur dans un grand voyage vers l'Ouest, alors que l'arrivée du chemin de fer dans les villes marque une véritable transition… que certains tentent de régler à coup de Colt. C'est finement fait ! Au niveau des illustrations, ce que j'ai particulièrement aimé, c'est l'abondance des éléments naturels, forêts, rochers, rivières, grandes plaines… tout y est pour faire voyager le lecteur. Les décors sont vraiment grandioses ! Les personnages eux aussi ne manquent pas de finesse, ainsi on peut lire sur le visage de Russell le temps qui passe, la vie que l'a usé, et, sur celui de Bennett, son côté simplet. Les dessins sont tellement explicites qu'à aucun moment de l'album les auteurs n'ont besoin de mots pour nous faire comprendre que le garçon est un simple d'esprit…
Côté scénario, le lecteur en a pour son argent – et, vu le prix d'une BD, heureusement – ! On va de rebondissement en rebondissement et il y a certaines morts que l'on ne sent pas venir !!! Les auteurs de cet album arrivent à nous faire osciller entre violence, amour, déception et rêve d'un avenir meilleur. Je trouve ça absolument formidable d'arriver en une soixantaine de pages à faire ressentir aux lecteurs toutes ces sensations, sans jamais perdre le fil conducteur de l'histoire ni que le lecteur soit perdu !
Un gros coup de coeur pour cet album à la cover splendide et à l'histoire captivante ! Vous savez que je n'aime pas attendre, que la patience n'est pas une de mes qualités donc en matière de BD je préfère les one-shot. Sauf qu'ici, j'en voudrais bien encore un peu, alors je me dis que deux tomes supplémentaires auraient permis de dérouler encore plus l'histoire et de répondre à la question que l'on se pose une fois la lecture terminée. En effet, que devient Tom ???
Une très bonne idée de BD à glisser sous le sapin. Surtout ne passez pas à côté !

Lien : https://ogrimoire.com/2019/1..
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rulhe
  18 octobre 2019
un western crépusculaire.
entre open range avec Kevin Costner et implacable avec Clint Eastwood.
pour les amoureux des grands espaces. et des histoires virile. 💘
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MassLunar
  03 décembre 2019
Jusqu'au dernier ... le souffle d'un puissant western vient rafraîchir brutalement le rayon BD en cette fin d'année. Un one-shot impressionnant remarquable par la justesse de ses dessins , sa colorisation intense, son cadrage cinématographique et tragique et son histoire.
Jusqu'au dernier rejoint la tragédie du changement : celui de la fin d'une civilisation brutale sauvage à une civilisation brutale civil. Ce one-shot possède l'aura iconique d'un Il était une fois dans l'ouest , le fameux et dense western de Sergio Leone. Il s'incarne pleinement dans une dimension tragique et brutale où les cowboys sont remplacés par des êtres fourbes et encore plus dangereux derrière leurs masques de fausse civilité. le train repose sur des rails tachés de sang et c'est là toute la force du scénario de Jérôme Félix.
Ce dernier dépeint véritablement un western crépusculaire loin de toute sauvagerie romantique. Un pari difficile devant les importantes productions westerns en bd mais que le scénariste a su relever en choisissant le bon procédé d'un format one-shot percutant. Son histoire est tragique mais ne s'enlise pas non plus dans le registre d'une vengeance pure et dure. de ce fait, j'ai trouvé que ce titre se montrait assez original sur certains aspects et quand au traitement de son sujet, là ou certains scénaristes auraient peut-être voulu se la jouer davantage Impitoyable façon Clint Eastwood.
Mais pour moi la palme revient à Paul Gastine.
Je ne connaissais pas du tout le travail de ce dessinateur et Jusqu'au dernier m'a fortement donné envie de lire son précédent travail : la série L'héritage du diable.
Son graphisme tout en réalisme est juste captivant. Les visages, les expressions des personnages du sourire benêt jusqu'à la lueur dangereuse du regard, tout y est , tout est façonné magistralement renforçant encore plus l'aspect cinématographique de ce titre en y ajoutant un découpage et une colorisation donnant de véritables qualités photographiques à ce titre crépusculaire mais ô combien magnifique. Il ne manquait plus que la musique d'Ennio Morriconne pour accompagner le voyage.
Je regrette de ne pas mettre une note maximale mais Jusqu'au dernier aurait mérité de bénéficier d'un peu plus de pages, d'une version augmentée, un peu comme Les Indes Fourbes , autre gros titre graphique de cette fin d'année. Juste un peu plus et ce titre aurait été pratiquement parfait. Mais avouons -le , en seulement 70 pages, les auteurs ont su donner un très bon coup d'éclat à la bd western.
Allez, on repart pour une seconde lecture avant que le train entre en gare...
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critiques presse (7)
Auracan   13 novembre 2019
En refermant l'album, on ne peut que se dire qu'une page s'est effectivement tournée dans l'histoire de l'Ouest, définitivement pour les personnages principaux. Et on mesure aussi toute la portée du titre de ce one-shot qui exige le détour !
Lire la critique sur le site : Auracan
BoDoi   13 novembre 2019
Jusqu’au dernier se pose comme une des très bonnes surprises grand public de l’automne, dans un genre qu’on pensait éculé, mais qui, arpenté par sa face la plus aride, a encore beaucoup de sueurs froides à donner.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDGest   12 novembre 2019
Que dire devant le réalisme poignant des protagonistes, la beauté des décors ou une direction photographique quasi cinématographique ? In fine, cette histoire ne se lit pas tel un album de bande dessinée, mais se regarde comme un film. Ce qui est suffisamment rare pour être mentionné.
Lire la critique sur le site : BDGest
Bedeo   12 novembre 2019
Jusqu’au dernier reste donc un western incontournable pour tous les amateurs du genre. Pour ceux qui aiment les récits sombres, les tragédies de la vie, c’est une histoire à ne pas rater. Une BD réussie que vous ne regretterez pas d’avoir lu, ou que vous regretterez de ne pas avoir lu...
Lire la critique sur le site : Bedeo
Actualitte   06 novembre 2019
One-shot sublime et très bien rythmé, Jusqu’au dernier souffle sur les braises récemment réchauffées du Western en bande dessinée. Violent, rapide et impitoyable, il emprunte autant au code du cinéma qu’à ce que la BD produit de mieux dans ce genre.
Lire la critique sur le site : Actualitte
ActuaBD   04 novembre 2019
Avec ce western flamboyant et crépusculaire, les deux auteurs signent l'un des albums les plus remarqués de cette rentrée.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BDZoom   04 novembre 2019
En 65 pages magistrales Paul Gastine propose un western poignant, humain, riche en protagonistes qui vous prennent aux tripes. [...] Personnages soigneusement campés par Paul Gastine qui de son trait élégant et soigné propose des décors superbes issus d’une documentation importante dont il assure la mise en couleurs lumineuse.
Lire la critique sur le site : BDZoom
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   02 novembre 2019
Tant que les cow-boys recevront leur paye dans des villes remplies de filles et d’alcool, l’argent coulera à flot pour les veinards qui y vivent !
Commenter  J’apprécie          140
OgrimoireOgrimoire   25 novembre 2019
– Si notre ami ou son compagnon repartent d’ici, ils raconteront partout que vous étiez tous prêts à sacrifier un marmot pour éviter d’avoir à vous battre, messieurs ! Une histoire pareille ferait de vous les pires lâches de tout l’Ouest et là… ce n’est pas votre gouverneur qui vous refusera le train, mais mes patrons !
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Vidéo de Jérôme Félix
Erwan Lebot et Jérôme Félix, installés sur la falaise de bousecours à Dieppe, nous parlent de la BD et de Dieppe.
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