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EAN : 9782810416141
406 pages
Editions Prisma (18/11/2015)
4.04/5   47 notes
Résumé :
À Hope Falls, petite ville américaine isolée au milieu d'une immense forêt, près de la frontière canadienne et des anciens territoires algonquins, tout est régi par Vernon Krueger. Maire, directeur de la plus grosse scierie de la région et propriétaire de la moitié de la ville, cet homme peu scrupuleux n'hésite pas à déforester sans aucune considération pour la nature environnante. Jed, son bras droit, cautionne de moins en moins ses pratiques douteuses, et tente va... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
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Une petite ville américaine du bout du monde perdue au milieu d'une immense forêt. Dès les premières pages, cette impression d'étouffement et de solitude.

Un potentat local, sorte de brute épaisse propriétaire de presque toute la ville et de la scierie, son premier employeur. Un véritable chefaillon qui se croit au-dessus de toutes les lois…

De vieilles légendes indiennes perdues dans la nuit des temps, mais qui ressurgissent quand notre tyran local, un barreau de chaise vissé à ses lèvres, décide de pousser un peu trop loin la déforestation.

Jed, le héros de l'histoire, si faible, déprimé, et désabusé. Déjà vaincu.

Des représentants de « l'Agence de la Protection de l'Environnement » qui jouent à Eliot Ness.

Puis la forêt, cet océan de verdure, qui vit, respire, à une âme, et souffre des blessures infligées par cette déforestation de plus en plus violente, agressive… Avec comme général en chef une grande feuille d'érable toute rouge, une forêt qui finalement se rebiffe, bien décidée à faire payer au centuple ce que les hommes lui font subir depuis des décennies. Sûre de sa puissance ancestrale, elle ricane, joue avec les hommes, en attendant d'entrer en scène.

La fin est véritablement apocalyptique. Mais pouvait-on s'attendre à autre chose quand la sylve se met en colère ?

Un bon polar fantastique qui pourtant n'est pas exempt de défauts, notamment par cette absence de choix entre le thriller classique et le fantastique. On est transbahuté de l'un à l'autre, ce qui nous laisse toujours un petit goût d'inachevé.

Personnellement, j'aurai préféré un petit peu plus de fantastique.

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Et si la nature, un jour, se vengeait volontairement ? Tel est le thème de ce thriller fantastique, premier roman d'un « médecin français passionné de littérature américaine ».

Le récit débute comme un roman policier : Vernon Krueger, patron d'une grosse entreprise spécialisée dans la coupe des arbres pour l'industrie du bois, règne en maître absolu sur la petite ville canadienne d'Hope Falls. Mais les coupes illégales et excessives qui se multiplient attirent l'attention des autorités qui envoient des agents enquêter sur les agissements du despote. C'est alors que des morts suspectes se produisent : qui est l'auteur de ces crimes ? Quels en sont les mobiles ?

Et puis d'étranges événements se produisent : d'énormes amas de feuilles recouvrent les rues, endommagent les installations électriques et téléphoniques, s'accumulent au point d'isoler la ville du reste du monde. Pour les habitants d'Hope Falls, le cauchemar ne fait que commencer...

Une écriture nerveuse, un rythme soutenu, une « catastrophe » originale : « Feuilles" est un thriller particulièrement efficace et Michael Fenris, qui depuis a publié deux autres romans, un auteur à suivre.

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Prêté par un ami accompagné d'un avis du genre "c'est génial je ne t'en dis pas plus", j'ai regardé ce premier roman d'un auteur français avec curiosité, mais aussi un peu peur d'être déçu !

L'intrigue est située dans l'Amérique profonde, au milieu d'une forêt menaçante... tient ! ça commence comme un Stephen King !

Et ça continue, on retrouve l'ambiance du monumental Dôme  : suspens, personnages cupides et corrompus, violence, horreur, mystère et bien sûr histoire d'amour, avec l'omniprésence du surnaturel ; un excellent thriller dont on ne décroche pas sans en connaître la fin. .

L'écriture est rapide, fluide, centrée sur l'action, les personnages, même secondaires sont crédibles, l'ambiance USA rural est bien rendue ! Il m'est arrivé de retourner lire la quatrième de couverture pour vérifier que l'auteur était bien de chez nous.

En plus il y a quelque chose de trumpien dans ce Vernon Kruger, sans scrupules et assoiffé de pouvoir et d'argent.

Bravo

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Il fallait bien que ça arrive, je viens de terminer Feuilles de Michael Fenris ...Moi triste...j'ai reculé autant que possible cette fin mais ....j'ai le bleu...Ce roman est absolument incroyable...Pour un premier roman quelle réussite ...Le récit est intelligent , très mais alors très intelligent, le verbe est pur , beau comme du cristal et le propos fascinant...Ce roman c'est comme tomber dans un tourbillon de références et clins d'oeil à la culture américaine ( littéraire, musicale, télévisuelle, cinématographique... )... Michael Fenris est passionné cela se lit, passionné par les USA, passionné par les grands espaces, passionné par les amérindiens...Il s'interroge sur l'emprise de l'homme sur la nature, sur les dégâts qu'il peut causer sur elle mais aussi sur ses congénères et nous offre une aventure fantastique qui ne se veut pas donneuse de leçon mais juste porte ouverte à la réflexion. Quand j'ai ouvert le livre, je me suis tout de suite mise à frissonner, dès la première page car je retrouvais une ambiance qui m'est très chère, celle des petites bourgades du nord des USA , proches de la frontière canadienne, où presque 100 % de la population vit grâce à l'existence de la scierie locale ( ou la la mais ça me rappelle furieusement ma série préférée : Twin Peaks )...Je savais que j'étais déjà tombée in love de ce livre... l'hôtel du coin s'appelle le Deer hunter et là j'ai cru que Michael Fenris faisait référence à l'un de mes films préférés : Voyage au bout de l'enfer de Michael Cimino, mais non gourdasse il faisait référence à Fenimore Cooper, c'est bien plus logique...Michael Fenris est donc un auteur doué et cultivé...miam miam...Son récit est truffé d'extraits musicaux ( à écouter en lisant !!!) et il place une chanson de Creedence Clearwater Revival...là j'avoue ...je fonds... écoutez cette chanson " have you ever seen the rain " et ça y est vous décollez pour l'Amérique ( Même si ma chanson préférée du groupe reste Bad Moon Rising à cause de John Landis mais là je décolle pour Londres lol ) ....de toute façon ce roman est une explosion d'images, de sons de couleurs , tout y passe Charlton Heston, le Doc de retour vers le futur, l'adorable Louis Jourdan, Apocalypse now ( c'est pour ça que finalement Michael Cimino c'était pas si con lol ) , Freddy Krueger, Duluth.....Festival du bonheur je vous dit...Il y a du Stephen King chez cet auteur , je pèse mes mots en disant cela...

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J'avoue! J'avoue que j'ai tardé à mettre à cette lecture, ce n'est pas que l'envie m'en manquait, mais tous les grands lecteurs le savent, les semaines ne comptent pas assez d'heures.

Mais bon! Comme on dit : "Mieux vaut tard que jamais". J'ai donc profité de quinze jours de soleil et de plage pour m'y plonger.

Pour un premier roman, l'auteur m'a totalement scotché, il nous emmène dans son univers et nous fait découvrir tout ce qui l'a influencé et lui a probablement donné envie d'écrire. Moi qui suis une fan des premiers romans de Stephen King, j'ai ici retrouvé une ambiance familière. Un univers qui oscille entre réalité et imaginaire, un sujet original, une écriture fluide et intelligente... Un petit côté écolo malgré ce qu'en dit l'auteur...ou en tout cas une constatation évidente de l'impact de l'homme sur la nature.

Lu en numérique en quelques heures, j'en redemande et je vais donc très rapidement me diriger vers le deuxième roman de Michael Fenris: le syndrome Noah. Un bilan de cette lecture, donc, on ne peut plus positif, un livre que je recommande sans modération.


Lien : https://livresque78.wordpres..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation

Quand les roues avant effleurèrent le tapis végétal, j'eus la désagréable impression de percevoir une sorte de bruit mou, comme si j'écrasais quelque chose de vivant. Comme à l'aller, je vis à travers le pare-brise les feuilles s'écarter devant ma voiture, tel un pare-brise fendant la banquise. Le SUV passa sans problème. Je retrouvai cette absence de bruit et cette odeur confinée, comme si j'avais plongé dans de la glu. Je m'avançai encore de quelques mètres, la Jackson Lake Road disparaissant de ma vue, puis je regardai par dessus mon épaule. Derrière moi, le tapis végétal se reforma, cette maudite feuille rouge trônant en son sommet. Ses nervures palpitèrent, comme animées de spasmes nerveux. Le crissement de son limbe sembla me souhaiter la bienvenue avec un ricanement moqueur. Je sus alors au fond de moi que plus jamais personne ne quitterait Hope Falls...

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Dans mes souvenirs, pour peu qu'ils fussent encore clairs, tout débuta avec l'arrivée de l'automne, et la mort de l'ancien vétéran Milton Hoggs.

Je n'avais jamais aimé l'automne, je détestais même cette saison. Peut-être pas autant que Milton Hoggs… Mais personne ne pouvait sentir ce type, ses manières brutales vis-à-vis des Indiens de la région, sa façon de tout braconner, sa tendance à la destruction gratuite.

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Nous nous assîmes en bordure de terrasse, pour profiter des dernières lumières naturelles de l'après-midi et des reflets de la rivière qui coulait un peu plus loin. Montant de la forêt, la brume s'élevait peu à peu et donnait l'impression que les troncs n'étaient plus solidaires du sol, mais flottaient librement dans l'espace. Dans le silence environnant, à peine troublé par le bruit des voitures dans la rue et celui plus ténu des engins forestiers plus éloignés, on aurait presque pu entendre le murmure de l'eau cheminant entre les galets polis. Tout aurait été parfait sans cette absence de vie animale et cette odeur de renfermé.

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C'est à ce moment que je la vis. La feuille d'érable rouge sang, comme un avertissement brillant sous le soleil matinal. Un danger ou une interdiction. Elle semblait m'avoir suivie depuis la scierie pour se reposer sur le monticule, étalée devant moi. À travers le pare-brise du GMC, je distinguais sa découpe régulière, son limbe bordé de petites dents, son pétiole recourbé tel un dard de scorpion, ses nervures dont la couleur plus sombre me fit penser à des vaisseaux sanguins. Il émanait d'elle une sorte de vibration intermittente, régulière, qui la secouait à chaque fois que je posais les yeux sur elle.

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- En quoi le fait d'être une femme serait un handicap, demandai-je.

- Réveillez-vous Lafkin !, répondit-elle. Nous vivons dans un monde d'hommes, fait par et pour les hommes. Même à notre siècle des types comme Krueger, Lockwood ou Dolbert pensent encore que les femmes ne seront jamais leurs égales. Vous avez vu l'attitude de votre patron à mon égard ? Et son avocat n'est pas en reste.

- Deux ordures, murmurai-je pour moi, mais elle entendit et me fixa d'un air interrogateur.

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