AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782221216248
336 pages
Éditeur : Robert Laffont (07/06/2018)

Note moyenne : 3.21/5 (sur 269 notes)
Résumé :
" Personne ne vit ainsi... à moins d'avoir quelque chose à cacher. "
Quand Caroline et Francis reçoivent une offre pour échanger leur appartement de Leeds contre une maison en banlieue londonienne, ils sautent sur l'occasion de passer une semaine loin de chez eux, déterminés à recoller les morceaux de leur mariage. Mais une fois sur place, la maison leur paraît étonnamment vide et sinistre. Difficile d'imaginer que quelqu'un puisse y habiter.
Peu à peu... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (122) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  14 mars 2019
C'est un roman qui se lit gentiment , mais qui ne m'a pas touchée.
Caroline et Francis, (un couple qui va mal , qui visiblement essaient de rester ensemble sans trop savoir s'ils y arriveront ) , désirent partir en vacances sans que cela leur coûte trop cher . Ils reçoivent une offre pour leur appartement de Leeds, un échange contre une maison en banlieue londonienne pour une semaine.
Mais très vite Caroline se rend compte que la personne avec qui ils ont fait cet échange, la connait, des petits détails parsèment la maison , comme autant de petits cailloux .
Reste à savoir quelles sont ses intentions...Francis n'est au courant de rien bien sûr.
Alternant les périodes 2013 et 2015 , l'auteur remonte progressivement vers les secrets de Caroline, vers l'identité de la personne qui est à l'origine inquiétante de cet échange de domicile , sans pour autant arriver à installer un suspens… J'ai eu énormément de mal à croire à cet aspect, à cette coïncidence .
C'est un roman qui ne joue pas sur l'empathie vis à vis des personnages : Caroline est exaspérante…
Elle est également très ambivalente…
Elle aime visiblement son fils de deux ans mais le laisse tout le temps à la garde de son mari drogué et incapable de surveiller qui que ce soit , à commencer par lui même . Elle reproche ses insuffisances à son mari alors qu'elle est elle même aux abonnés absents .
L'auteur ne fouille pas non plus la psychologie des autres personnages on ne saura jamais pourquoi Francis est dépendant aux médicaments. On ne comprend pas pourquoi ce couple reste ensemble, tellement il n'y a "rien" entre eux .
On ne comprend pas que Caroline , en vacances pour, juste une semaine, avec son mari, accorde autant de temps à cette jeune femme , Amber, une voisine , qui au départ n'a aucun lien avec elle. Pourquoi commence t 'elle , à tisser des liens d'amitié avec cette jeune femme , alors qu'elle devrait se consacrer à son couple et aux visites de Londres…
Beaucoup de failles dans le portrait des personnages, dans leur réactions, beaucoup d'incohérences ont nuit à mon plaisir de lecture.
Ça se lit gentiment mais pas efficacement.
Sur le thème des échanges de maison, j'ai lu mieux , il n'y a pas très longtemps " Echange fatal" de Siobhan MacDonald : beaucoup plus de suspens…

Challenge Mauvais Genres
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          567
LanaTurner
  04 octobre 2019
"Il ne suffit pas d'avoir conscience du problème pour le résoudre !"
Je referme ce roman, avec beaucoup de nostalgies. J'ai pris soin de lire quelques autres critiques, et je peux presque comprendre chacun d'eux. Je pense, cela dit, que ce livre cible certains lecteurs plus particulièrement.
J'ai l'intime certitude, qu'il faut d'une façon ou d'une autre avoir été dans le cercle de l'adultère, que ce sois au rôle du trompé, du trompant ou de l'amant pour comprendre avec exacte précision, l'intensité d ''échange". Ressentir la douleurs. L'infinie cruauté, face aux besoin de survivre.
Caroline et Francis, tentent de sauver leur histoires, et démarre le roman sur un échange de maison avec une tierce personne. Un moyen de se concentrer sur eux, sans possibilité de fuite, pas d'excuse.
Francis veux réparé ce qu'il a brisé. Et sa détermination, l'acceptation de tout ce qui leurs arrive, est une leçon pour tous. Une vision de ce qu'est "l'amour". Capable d’erreur, coupable de destruction. Mais là... toujours là.
Nous retournons ainsi dans le passé, du point de vue de l'un comme de l'autre, tout en suivant leur aventures présentes. Mais aussi, un point de vu mystère, .... qui de toutes évidence, ne semble pas amicale.
Pourquoi Caro à trompée Francis? Pourquoi n'est-t-elle pas partie avec Carl, qu'elle semble avoir aimé profondément?
Sentiments contradictoire, poussés, décortiqués.
J'ai pu lire que certains lecteurs ne comprenaient pas pourquoi Caro laissait son fils avec son père, pour rejoindre Carl, alors qu'elle disait de but en blanc, ne pas faire confiance à son mari. Accroc aux médicaments.
Il a été précisé d'une façon claire, que celle-ci voyait son amant pas plus d'une fois par semaine. Elle attendait que le petit s'endorme, et en effet partait s’octroyer quelques heures de répits avant de rentrer dans ce qui était son enfers.
Atmosphère froide, mêlée d'ignorance, de déceptions, avec en première vu la déchéance d'un homme en qui elle avait cru.
Je ne pense pas que cela fasse d'elle une personne ambivalente ou contradictoire. Que lui restait-elle, hormis son rôle de mère, pour exister en tant que femme? Carl, était sa bouffée d'oxygène, la main tendu dans le noir. Je crois sans prétention qu'il faut ressentir le désespoirs et la douleurs d'une situations similaires pour comprendre.
Outre ça,... quelqu'un veux du mal à Caroline, son passé avec Carl resurgi. Le danger est présent. Proche. Pourquoi? Comment vas-t-elle survivre à cela, en plus de gérer ses propres émotions. Comment Francis va-t-il appréhender les démons de sa femme?
Je ne dirais pas mon avis sur le dénouement, car je pense que l'écrivain à suivis ses personnages, et qu'il n'y a aucun mot à dire, ni scénario à réinventer.
Je ne suis ni déçue, ni heureuse.
Je suis touchée.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          542
Antyryia
  16 juin 2018

Dès que j'en ai la possibilité, je rapproche mes critiques d'une anecdote personnelle à laquelle le roman m'a fait penser.
Je n'avais pas prévu de me livrer davantage, mais L'échange de Rebecca Fleet est un livre qui m'a parlé comme rarement, au point de m'identifier totalement à un personnage, de revivre des souvenirs teintés tant de bonheur que de souffrance.
Je ne peux donc pas parler avec beaucoup d'objectivité de ce roman qui m'a profondément ému, qui a même humidifié mes yeux parfois, parce qu'il ne fera pas obligatoirement remonter à la surface votre propre passé sentimental.
J'étais très sceptique en commençant ce roman. J'ai lu l'année dernière Echange fatal de Siobhàn MacDonald dont le thème, très original, était un échange de maison entre deux couples et leurs enfants, qui va bien sûr tourner au drame.
J'ai trouvé beaucoup moins inspiré de voir aussi rapidement un second livre sur un sujet en tous points similaires. Caroline et son époux Francis échangent pour une semaine leur maison de Leeds contre une demeure dans la banlieue de Londres appartenant à S. Kennedy. Ces congés sont censés leur permettre de se retrouver, de recoller les morceaux de leur couple déchiré après des erreurs commises des deux côtés.
"La famille qu'on a essayé de construire est en train de se casser la figure et je ne sais pas comment arranger les choses."
Mais hormis le point de départ, les deux oeuvres ne présentent que peu de similitudes et proposent des histoires très différentes.
Le roman de Rebecca Fleet ne se focalise quasiment que sur les personnages de Caroline et de Francis, qu'on va suivre par alternance dans leur passé trouble ou lors de leur semaine de tentative de réconciliation. Pendant ce temps, un mystérieux individu occupe donc leur propre maison, fouillant partout, lisant le carnet intime de Caroline, se connectant sur son compte facebook.
Qui est-il ? Et d'où vient cette animosité manifeste envers son hôtesse ?
La demeure qui attend Caroline et son époux leur réserve quelques surprises. Elle est en effet particulièrement spartiate.
"La froideur anonyme de cet endroit me rappelle le décor d'un film d'horreur."
Pourtant, quelques objets disséminés dans différentes pièces semblent ne pas être là par hasard. Un cd, une photo, une odeur de parfum. Des petits détails qui paraîtraient anodins mais qui la ramènent tous à un passé récent, comme s'ils étaient disposés ici à son attention, pour lui adresser un message qu'elle ne sait comment interpréter. Et elle ne peut pas en parler à son époux, qui semble avoir retrouvé un peu d'énergie et vouloir s'impliquer dans cette excursion, dans leur nouveau départ. Ils ont d'ailleurs laissé Eddie, leur petit garçon, en compagnie de sa grand-mère pour mieux se retrouver tous les deux.
"Qui est ce monsieur qui nettoie la cuisine et me propose de m'emmener à une expo ?"
Enfin, que penser de cette voisine bavarde, envahissante, qui lui ressemble tellement, comme une version plus jeune et plus jolie d'elle-même ?
"Amber me fait penser à moi, deux ans plus tôt, et j'ai du mal à ignorer les similitudes entre nous, aussi subtiles soient-elles."
Quant à ce qu'il s'est passé deux ans plus tôt, ça nous est progressivement révélé afin de nous permettre de faire le lien avec cet échange qui, de toute évidence, ne doit rien au hasard.
A cette période, Francis était effacé, dépressif, irresponsable, antipathique.
Drogué aux pilules lui permettant de voir sa vie sous un jour un peu meilleur. Un mari fortement perturbé dormant le jour et vivant la nuit, n'exerçant quasiment plus sa profession de conseiller conjugal.
Et dans ces déplorables conditions, rien d'étonnant à ce que rien n'aille plus avec Caroline. Qui est la seule à s'occuper de leur fils.
"Tout s'accumule : les nuits blanches, les disputes, la froideur avec laquelle il me regarde, le vide."
"Ces derniers temps, c'est lorsqu'il est près de moi que je ressens le plus son absence."
Et rien de surprenant non plus à ce que Caroline, malheureuse et délaissée, se rapproche de Carl, un collègue beaucoup plus jeune qu'elle.
A chacun sa dépendance. Francis s'abandonnera aux narcotiques et Caroline aux bras d'un jeune homme qui lui prête l'attention qu'elle mérite.
Cette relation, qu'on suivra depuis les prémisses d'un désir interdit par une morale trop bien pensante, m'a ramené quelques années en arrière.
J'étais tombée sous le charme d'une collègue mariée et mère de famille, un peu plus âgée que moi, autant dire que je ne me faisais pas d'illusions. Et pourtant, on s'est rapproché progressivement, et à ma plus grande surprise les sentiments étaient réciproques.
Je n'ai appris que plus tard l'enfer qu'elle vivait chez elle au quotidien, cachée sous le masque de la normalité.
Alors que faire quand notre éducation nous dit qu'aller plus loin serait répréhensible ? Que cet amour sera impossible à vivre au grand jour ?
Nous n'avions ni l'un ni l'autre de mode d'emploi.
Alors on a tâtonné. Longtemps. Nous permettions à nos mains de se joindre parce que c'était innocent. Nous recherchions constamment la compagnie de l'autre, la voix, les écrits. Et puis il y a eu un premier baiser, des étreintes, de timides caresses. Mais il aura fallu plusieurs mois d'indécision, d'appréhension, de culpabilité, de retours en arrière avant de franchir le point de non retour. Le reste appartenant à la sphère privée.
Ainsi, plutôt que d'insister sur l'aspect trop romantique parfois du roman, j'ai davantage envie de dire à quel point la lente évolution de la tendre relation entre les deux amants est décrite avec justesse tant je me suis parfois reconnu dans le personnage de Carl. Quant à Caroline, lorsqu'elle partage ses pensées avec le lecteur, j'ai reconnu les pensées qu'avaient également cette femme que j'ai sincèrement aimée. Si j'avais mes doutes, les siens la tiraillaient davantage encore au vu de sa situation délicate, de sa peur d'être jugée pour avoir simplement voulu renouer avec un bonheur qui avait fui sa vie depuis beaucoup trop longtemps.
"L'idée d'être une femme adultère me paraît soudain ridicule. Ce n'est pas ce que je suis. Ce n'est pas l'impression que j'ai."
Et que penser de la réaction d'autrui, de ceux qui se permettent de juger une situation sans en connaître les causes ?
"On attend plutôt de moi que je me flagelle et que je souffre."
A vous de voir, peut-être grâce à ce roman, si Caroline ou n'importe quelle autre femme dans une situation un tant soit peu similaire doit se contenter de subir, si envisager d'être heureuse de nouveau est si condamnable.
Particulièrement perturbé par ces similitudes, j'en oublierais presque d'évoquer l'aspect thriller psychologique du roman.
Sans en faire des tonnes au niveau des retournements de situation, L'échange arrive pourtant à surprendre le lecteur à plusieurs reprises.
Il y a peut-être quelques exagérations parfois dans les attitudes et les réactions des personnages, mais au moins toutes les questions trouveront leurs réponses, et elles sont beaucoup plus nombreuses que ne le laisse suggérer le début du premier roman de Rebecca Fleet.
C'est un livre qui commence doucement, mais qui nous entraîne avec lui malgré tout grâce à sa plume agréable, et qui parvient à distiller progressivement le doute et l'angoisse avant que le rythme et les révélations ne s'accélèrent dans la seconde moitié de l'histoire.
Les réponses à vos questions ne seront pas toujours celles auxquelles vous auriez pu vous attendre.
C'est donc sans aucun recul que je conclurais en disant avoir beaucoup aimé ce roman, en grande partie pour la justesse avec laquelle sont décrits les différents personnages, leur profondeur psychologique, l'analyse et l'ambiguïté de leurs relations.
Le côté Harlequin pourra en dissuader certains, en d'autres circonstances ça aurait pu être mon cas, mais exceptionnellement j'ai pu m'impliquer et m'intéresser aux prémisses d'une romance qui aura son importance dans le déroulé des évènements qui suivront.
Et même s'il ne s'agit au fond que d'un thriller psychologique de plus, sans prétention, Rebecca Fleet en maîtrise d'ores et déjà les codes et sait bien y faire pour instaurer le doute et surprendre son lecteur.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          4110
Ydamelc
  20 juin 2018
C'est une critique plus que négative qui m'a incité à découvrir ce thriller.
Comme quoi, elles ont aussi leurs intérêts.
J'étais assez certaine que le sujet allait intensément me toucher.
Je reste rarement insensible aux relations de couples dans la tourmente.
Caroline et Francis ont connu des moments difficiles.
Afin de se retrouver, ils décident de changer d'air, à deux, loin de leur jeune fils et du stress de leur quotidien, en échangeant leur maison.
Mais rapidement, Caroline va se sentir mal à l'aise dans ce nouvel environnement...
Objets, rencontres, situations, incidents, vont lui rappeler étrangement sa liaison amoureuse et adultère, avec Carl, un collègue, terminée dramatiquement 18 mois plus tôt...
L'ambiance devient malsaine... Les questionnements, nombreux...
Que s'est-il passé pour que Caroline puisse soupçonner son ancien amant d'être impliqué dans ces curieux événements ?
Le récit va alterner entre moments présents de l'échange et période de la liaison entre Carl et Caroline.
Les vies, les portraits de chacun, vont se dessiner progressivement, pour tâcher de nous faire comprendre ce qui les a tous amenés jusque-là.
C'est éprouvant, saisissant et a fait écho en moi profondément...
J'ai été complètement absorbée par l'histoire !
J'ai parfois eu le coeur serré, submergé par l'émotion.
Puis, un basculement, prévisible, mais nécessaire, va venir chambouler l'intrigue.
Il a eu pour conséquence de moins me toucher...
Malgré le fait que ce retournement soit absolument primordial à l'intérêt du roman, la tension psychologique s'est relâchée nettement pour moi.
Ca m'a quelque peu perturbée pour apprécier pleinement le dénouement de l'histoire, j'avoue...
Encore aujourd'hui, avec un peu de recul, je suis incapable de vous dire si cette fin m'a donné satisfaction.
Je vous encourage tout de même grandement à découvrir ce livre, pour vous faire votre propre opinion que je serai curieuse de connaître.
Je remercie Netgalley et les éditions La bête noire pour leur confiance.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          520
kade_read
  20 juin 2018
Bien que ce roman n'ait pas été un grand coup de coeur, sa lecture m'ait resté agréable. L'oeuvre se lit facilement et rapidement, tant l'écriture est fluide et légère. La force de l'auteur, selon moi, est de pouvoir nous plonger dans son intrigue qui n'a pourtant rien de très originale. Et, une fois qu'on a plongé, on éprouve quelques difficultés à remonter à la surface.
Pourquoi ? Parce que, personnellement, j'adore ce style d'écriture qui donne voix à diverses personnes. Ici, pas moins de trois personnes nous livrent leurs ressentis, ce qui a pour effet de dynamiser l'intrigue alors que rien de particulier ne s'y passe. Ensuite, nous avons la psychologie des personnages qui est plutôt bien dessinée. Une Caroline, particulièrement égoïste à la limite de l'égocentrisme. Son personnage a « tendance » (pour moi, ce n'était pas qu'une tendance) à nous agacer et pourtant, la curiosité nous pousse à continuer pour savoir tout ce que son passé révélera d'elle. Et le résultat est toujours le même : cette femme ne pense qu'à elle. On comprend vite que le mal qu'elle fait à son entourage n'a que peu d'importance pour elle, du moment qu'elle en est préservée. Elle a constamment besoin d'être le centre du monde de quelqu'un. En vérité, son personnage m'insupportait tellement que j'ai fait une légère fixation sur elle. Je ne comprenais pas et je ne comprends toujours pas comment on peut être aussi lâche ! Et lâche est bien le mot, puisqu'elle n'assume absolument rien. Bien qu'elle m'a profondément énervé, il faut avouer que son personnage est fidèle aux instincts animaux des humains. Comme les animaux dans la nature, en choisissant un partenaire, la femme recherche avant tout des ressources (pécuniaires, physiques, intellectuelles …) qui lui permettront de donner vie à sa descendance et ainsi la protéger. Lorsqu'un homme n'émet plus de signaux de force suffisamment forts, instinctivement la femme s'intéresse à d'autres hommes capables de lui apporter les ressources nécessaires à sa survie. Ensuite, évidemment, il y a des gens plus instinctifs que d'autres. Et Caroline, elle, elle est très très instinctive. Dans tous les domaines … Francis, quant à lui, est sympathique malgré ses travers. Toujours compréhensif … Trop compréhensif, peut-être. N'oublions pas que la bêtise n'est jamais loin de la gentillesse. Si Caroline avait du mal à oublier sa propre personne pour le bien de son entourage, lui, c'est absolument tout l'inverse. Il s'est largement oublié. On se demande s'il va, un jour, se réveiller … On ne peut pas être aussi conciliant, non ?
Je regrette toutefois que l'intrigue de ce roman ne soit basée que sur une histoire de couple. Ça n'a vraiment rien d'original. Et en plus, le doux suspens qui y est instauré n'a pas vraiment fonctionné. L'auteur a placé ses cartes plutôt maladroitement en insistant lourdement sur certains faits. de ce fait, elle a tué le peu de suspens qu'il aurait pu y avoir. On devine malheureusement vers quoi va l'histoire bien avant le dénouement. 
Ce roman nous ramène à nouveau à l'image du couple dans notre société actuelle. Aujourd'hui, un couple se gère comme un simple produit de consommation : je l'ai « acheté », j'en ai profité, je me suis lassé, je l'ai « échangé », j'en ai profité, je me suis lassé, je l'ai « récupéré ». Quand autrefois, le couple était uni presque en une seule et même entité, aujourd'hui, il ne reste plus que l'association de deux êtres différents. Il n'y a plus de véritables unions … Pour le meilleur et pour le pire … Maintenant, aux premières contrariétés, l'un des deux tire sa révérence… Comme si être en couple ne devait être synonyme que de joie et de bonheur. Ce qui est d'autant plus drôle, c'est que cette distinction de personnes au sein du couple est importante aux yeux de tous … Pourtant, à la moindre incartade de l'un, le couple devient une entité entière : « Je ne suis pas tout(e) seul(e) dans ce couple, la faute nous revient à tous les deux. » - En gros, on ne veut plus ne faire qu'un pour s'aimer, mais on accepte de ne faire qu'un pour se dédouaner … 
En résumé, je dirais que c'est un thriller apaisant puisqu'il n'y a pas ici un suspens et un sentiment d'inquiétude très présents. C'est léger, c'est rapide. Une petite lecture agréable sans avoir besoin de se torturer les méninges. On ne ressent pas le « plein de tension et de rebondissements » annoncé par Lee Child en quatrième de couverture, mais ce n'est pas très dérangeant (même si j'aurais préféré quelque chose d'un peu plus tordu qu'une petite romance qui tourne mal).
Un grand merci à l'équipe de Babelio et aux éditions Laffont, qui, grâce à la masse critique, m'ont permis de donner mon avis sur l'oeuvre qui m'a gentiment été envoyé.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          290
Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
diablotin0diablotin0   22 octobre 2018
Cinq à dix séances de colère et de méfiance mêlées de déni, où il se raccrochera à la moindre lueur d'espoir. Puis surviendra l'épiphanie qui le forcera à ouvrir les yeux et à accepter la réalité de a situation. Et retour à la case départ. Parfois, il vaut mieux fermer les yeux pour éviter de sombrer dans la folie.
Commenter  J’apprécie          190
iris29iris29   13 mars 2019
Je vais lui dire que je veux qu'on soit ensemble, que je ne vais plus jamais partir en pleine nuit pour retourner m'étendre auprès d'un autre. Je vais lui dire tout ça ce soir.
Les mots restent pourtant coincés dans ma gorge et je demeure silencieuse.
Commenter  J’apprécie          220
fertiti65fertiti65   28 mars 2020
Il a recommencé à prendre ses comprimés. Cette pensée me plombe le ventre comme une pierre. J'ai tenté de dissimuler la poussière sous le tapis, mais je ne peux pas continuer à faire comme si de rien n'était. C'est une spirale infernale : le déni inutile, les pertes de contrôle croissantes, son refus d'admettre qu'il ne vas pas mieux. Mes larmes, reproches et supplications incessants qui comptent pour du beurre, parce qu'essayer de raisonner un toxicomane, c'est comme vouloir retenir la marée avec la paume de la main.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
ZilizZiliz   15 mai 2019
- Vous savez quoi, conclut [ma patiente] après avoir épuisé la liste des torts qu'elle reproche à [son mari], je regardais la télé l'autre jour et je suis tombée sur une vieille interview de la princesse Diana parlant de son mariage. Vous savez, celle où elle expliquait qu'ils étaient trois et que c'était un peu trop. […] Et je me suis dit : « Putain, je préférerais encore qu'il me trompe ! » Le problème, c'est qu'il n'y a qu'une seule personne dans notre mariage : moi. Le contraire de 'trop'. Notre mariage est… vide.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
brinvilliersbrinvilliers   12 août 2018
Les lettres se brouillent ; il m'est désormais impossible de faire comme si de rien n'était. Ce que ces deux mots accolés signifient, ce qu'ils me remémorent. La nuit où tout a basculé... Je prends mon téléphone et y entre les données de connexion. J'ouvre ma boîte électronique et tape l'adresse laissée par le propriétaire en cas de problème. J'ai la tête vide et pleine à la fois. Les pensées s'y bousculent. Je rédige les seuls mots qui me viennent à l'esprit.
Est-ce que c'est toi ?
Et j'appuie sur "envoyer".
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Video de Rebecca Fleet (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Rebecca Fleet
L' Echange - Rebecca Fleet
Présentation par les Editions Robert Laffont
autres livres classés : adultèreVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Autres livres de Rebecca Fleet (1) Voir plus




Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1867 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre
.. ..