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EAN : 9782070122257
192 pages
Gallimard (02/10/2008)
3.66/5   1325 notes
Résumé :
Je pense à Iris qui fut importante tout de même, à Émilie aussi, à Céline bien sûr, et puis d'autres prénoms dans d'autres pénombres, mais c'est Alice, toujours Alice qui est là, immuable, avec encore des rires au-dessus de nos têtes, comme si le premier amour était une condamnation à perpétuité.
Alice et Fritz s'aiment, et passent leur vie à se séparer. Les raisons : la cyclothymie des mouvements passionnels, les parents et les beaux-parents, le travail et l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (104) Voir plus Ajouter une critique
3,66

sur 1325 notes
David Foenkinos est indéniablement un auteur que j'aime lire comme un voyage à l'intérieur des mots, comme une ritournelle flottant sur les berges de l'émotion, comme une hirondelle dessinant mille contours enchantés avec ses ailes.

Alice et Fritz s'aiment mais c'est compliqué. Comme dans toutes histoires passionnelles, il y a entre ces deux-là beaucoup d'électricité et de crises de nerfs entre deux crises de fou rire. Ils passent donc leur temps à se séparer et à se retrouver dans le tumulte de leur vie construite loin de l'autre.

C'est un roman aussi doux que cocasse, un sourire, un pincement au coeur, un éclat de rire dans une bulle d'amour qui flotte entre nostalgie, regrets et espoir. Un livre qui donne autant envie d'être en couple pour rendre sa vie extraordinaire et autant envie d'être célibataire et peinard tout seul.

J'ai passé un bon moment dans cette tranche de vie beurrée d'amour toujours. J'aime cette écriture imagée tellement remplie, ce ton parfois léger pour faire germer les sourires quand tout part à l'eau. Et toujours des arabesques qui ornent avec douceur l'émotion.
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Le mouvement #MeToo permet aux victimes de harcèlement sexuel ou de viol de s'exprimer et parfois de dénoncer le prédateur qui n'est pas toujours un homme (ou un porc) comme le rappelle David Foenkinos en décrivant les dégâts provoqués par Céline Delamare, DRH d'une maison d ‘édition, qui abuse des stagiaires.

Maitresse, plutôt qu'amante, elle domine et possède son gigolo dont elle brise le mariage. Fritz sort étranglé de cette épreuve, de cette première séparation.

D'une plume légère, parfois caustique, souvent humoristique, le romancier montre l'instabilité affective créée par cette agression, et raconte les séparations qui en découlent.

Un roman original qui offre un regard décalé et libérateur sur les agressions sexuelles féminines dans le monde du travail.
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Le titre est à l'image du livre : léger et plein d'autodérision. Car 'Nos séparations' raconte avant tout une histoire d'amour, celle de Fritz et Alice, une histoire certes moderne et compliquée, mais pleine de douceur et d'ironie tendre.

On sent que David Foenkinos aime se moquer des gens, mais qu'il se moque en même temps de lui-même, et surtout qu'il les aime et les comprend. C'est cet humanisme qui m'a un peu réconciliée avec lui, après sa Délicatesse qui ne m'avait pas paru délicate du tout et m'avait laissée de glace...

J'ai beaucoup souri pendant ma lecture, me suis reconnue dans certaines disputes absurdes ou fuites aberrantes, et ai même compati à la difficile situation du héros lâche qui s'enferre tout seul... Pour autant, faisant mentir leur titre, ces séparations vont probablement très vite s'envoler pour moi comme des bulles de savon...
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Mon premier Foenkinos, avalé le temps d'un week-end pluvieux...

Comme son nom l'indique, la trame de ce roman suit les poncifs du rapport amoureux, le tango argentin de l'interaction entre deux épris, les heur(t)s et malheurs de la danse du couple et de la passion.

Mais David Foenkinos, dans un format adapté (200 pages) le fait avec une verve franche et un humour piquant qui m'ont fait penser à Alexandre Jardin et Astor Piazzola. On suit avec plaisir l'évolution des couples de danseurs, mûs par une rueda des émotions où les passes succèdent aux changements de partenaires.

Bien sûr, le thème des séparations est on ne peut plus sérieux, et le "coeur profond", plus lent que l'émotion passionnée, reste souvent en rade sur la piste de danse, quand la musique s'arrête... mais David Foenkinos désacralise ces mélos du quotidien par son humour, à mon avis inégal : ainsi dans Nos Séparations certains passages incisifs m'ont fait rire aux éclats, notamment ceux confinant à l'absurde -que j'affectionne toujours autant- , tandis que d'autres sont tombés complètement à plat ; certains procédés de style m'ont paru agaçants d'intellectualisme, tandis que d'autres sonnaient justes ; ainsi l'usage des notes de bas de page comme partie à part entière de la narration.

C'est à juste titre que Bernard Pivot écrit en 4ème de couverture "on est dans la plus jolie tradition française : s'amuser de ce qui serre le coeur" ; et les réponses amoureuses dans le livre envers Bernard Pivot ne sont pas sujettes à caution : décidément, David Foenkinos écrit bien, avec grâce et délicatesse, malgré des passages plus faibles, clichés.
c'est bien ainsi que j'ai lu et apprécié ce livre. Chez lui la légèreté, qui permet de s'adresser à tous, n'empêche pas la gravité et, si certains personnages semblent à peine esquissés, le style et les situations sont, eux, travaillés avec un art consommé de la peinture au couteau. le geste, épuré, est sûr et vigoureux.

Une rencontre sympathique donc, sans enthousiasme délirant, mais qui mérite bien que je mette aussi dans ma pal La Délicatesse.

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J'ai passé un très beau moment en compagnie de ce livre dont l'écriture m'a enchantée. David Foenkinos a encore sévi. Ce diable d'écrivain, auteur de "la délicatesse ", parvient une nouvelle fois à métamorphoser une suite d'aventures amoureuses somme toute relativement banales en un témoignage amoureux poétique, plein de simplicité et d'originalité, de gravité et d'humour.
David Foenkinos est un amoureux fou des mots et jongle avec eux à la façon d'un virtuose et parfois ......ceci en est le revers sans doutes......... il en fait un peu trop .... peut-être ?







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On gâchait des moments de bonheur, on vivait des jours entiers dans la puérilité, on rêvait de ne plus s’aimer, et pourtant on demeurait là, physiquement incapables d’échapper au monde clos de notre histoire
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Je me lève la nuit et je lis, des heures entières. Les mots sont souvent mon refuge, jusqu’à l’aube, et parfois les lettres se mélangent à mes rêves aux frontières de la somnolence. 
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N’aurais-je pas dû aussi inventer des détails de vie, créer des illusions pour le regard des autres, comme pour me protéger des trajectoires déviées, de la vie brutale et absurde ?
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Son regard ressemblait à celui de l’une de ces femmes peintes par Munch, et ses contours mêmes flottaient comme des vestiges de moments passés à se tordre dans la douleur. 
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Nous serions malheureux chacun de son côté, et peut-être éprouverions-nous du chagrin aux mêmes moments, comme unis dans ce que nous vivrions séparément.
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