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Marie Lunde (Traducteur)
EAN : 9782020413275
336 pages
Éditeur : Seuil (19/11/2003)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 66 notes)
Résumé :
L'inspecteur Konrad Sejer est soulagé lorsque Ragnild, 6 ans, est ramenée à son domicile saine et sauve après avoir disparu pendant plusieurs heures, provoquant la panique de ses parents. Une affaire qui aurait pu s'arrêter là. Mais le lendemain, la mère de Ragnild appelle le commissariat. Le fillette était en promenade autour de l'étang du Serpent avec le simplet du village, Raymond. Ils y ont vu une femme étendue nue dans la boue.
Le cadavre est celui d'une... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  04 février 2020
L'Etang du Serpent est un coin idyllique niché dans une forêt norvégienne, le genre d'endroit où l'on ne trouve d'ordinaire que des capsules de bière, des préservatifs usagés, des mégots et des emballages alimentaires qui prouvent à quel point l'on aime y passer des moments agréables. Mais ce jour là, c'est une fée sylvestre nue et morte, gâtée par son patrimoine génétique, jeune, belle, mince, longues jambes qui y est aperçue par Ragnhild, une gamine de 8 ans suspectée d'avoir été kidnappée avant de finalement rentrer chez elle saine et sauve après une absence inexpliquée de plusieurs heures.

Annie était âgée de 15 ans, unanimement appréciée par la petite communauté villageoise à laquelle sa famille appartient. Elève brillante, sportive accomplie, toujours disponible pour garder les enfants de voisins ou connaissances, tous les témoignages convergent pour la présenter comme une adolescente modèle, structurée, robuste, archétype de l'esprit sain dans un corps sain, qui s'est cependant quelque peu repliée sur elle-même quelques mois avant sa mort.

Ne te retourne pas est la seconde enquête menée par l'Inspecteur Konrad Sejer assisté par son jeune collègue Jacob Skarre et pour la seconde fois, j'ai été séduite par ses méthodes initiées par Karin Fossum. Sejer ne convoque pas au commissariat, il rend visite ; il n'arrive pas à bord de voitures de police voyantes et pimponnantes, le flingue à la main, les menottes entre les dents. Non, cet homme-là, demande s'il ne dérange pas, s'assied si on lui propose, questionne avec modestie et écoute avec respect. Si la chienne d'un témoin est sur le point de mettre bas, il repasse plus tard. En visite chez certains couples, il dénoue patiemment les milliers de fils entremêlés avec le temps qui ont fini par emprisonner les époux dans un piège dont ils ne savent comment s'échapper. Dans Ne te retourne pas, Sejer doit se contenter d'alibis et de témoignages qui reposent essentiellement sur les déclarations d'une fillette de huit ans pour qui toute voiture est normale, et celles d'un jeune homme trisomique dont certains habitants disent qu'il a une case en moins alors qu'il a un chromosome en plus. Sejer écoute la première et le second, tient compte de leurs particularités et recueille, sans jugement ou condescendance, leurs paroles au même titre que celles de n'importe quel autre personnage. Un beau et humaniste roman, qui contient des pages très émouvantes sur la vieillesse, ou sur la douleur de parents qui perdent un enfant, sur leur détresse au moment d'opter pour l'inhumation ou la crémation. Y a-t-il une méthode plus tolérable qu'une autre lorsqu'ils doivent lui dire adieu ?

Je ne tarderai pas avant de retrouver une nouvelle fois Konrad Sejer.
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Ziliz
  01 mars 2012
Si vous avez lu et apprécié d'autres ouvrages de la Norvégienne Karin Fossum (cf. 'La mort indienne'), vous retrouverez avec plaisir le duo d'inspecteurs placides, Sejer et Karlsen. Ils enquêtent cette fois autour d'une petite fille de six ans, d'un adulte trisomique, du mystérieux passager d'un bolide gris-vert (ou rouge ?) et d'une jeune joggeuse.

Malgré l'ambiance macabre - il y a bien évidemment un cadavre - l'atmosphère est toujours aussi sereine : pas de précipitation, d'action à outrance, de rebondissements spectaculaires. L'auteur prend son temps, tout son petit monde (restreint) est calme et pourtant le lecteur ne s'ennuie pas. Voilà un style de polar que j'affectionne particulièrement et qui rappelle certains auteurs nordiques comme Camilla Läckberg, Mari Jungstedt : on savoure la lente mise en confiance des témoins interrogés, la pertinence des dialogues pour trouver LE petit détail qui fera tilt. Et le petit plus ici : on ne s'encombre pas des problèmes familiaux et/ou conjugaux des enquêteurs.
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mesrives
  24 février 2015
Dans ce polar nous découvrons le mode de vie d'une communauté villageoise qui semble solidaire. Mais après la découverte du corps sans vie d'une jeune fille appréciée de tous (Annie Holland), l'inspecteur Sejer et son collègue Skarre vont s'immiscer dans le quotidien, la vie et le passé des membres de cette communauté pour tenter de reconstituer le puzzle de cette affaire.
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mfrance
  19 mai 2017
Karin Fossum a raison. Ne te retourne pas, lecteur, si tu ne veux pas découvrir des secrets familiaux inavouables, la sombre et sinistre vie des familles déchirées, la noirceur qui habite les âmes torturées, la candeur et la fraîcheur bafouées ….
Mais plonge sans hésitation dans ce polar norvégien, si tu veux découvrir un auteur de talent qui sait embarquer son lecteur dans les méandres d'une intrigue très simple en apparence
en prenant le temps d'analyser les âmes avec minutie et subtilité.
Un meurtre oui, mais pas d'effusion de sang spectaculaire, pas de violence gratuite et inutile. Seulement un flic obstiné qui cherche, réfléchit et trouve en étudiant patiemment l'entourage de la victime.
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5Arabella
  19 juillet 2016
Une petite fille disparaît. L'inspecteur Sejer est tout de suite sur l'affaire, mais cela semble être une fausse alerte, la petite revient d'elle-même, intacte. Mais la mère appelle l'inspecteur : au cours de sa promenade, sa fille aurait vu un corps de femme dans les bois. La police trouve bien un cadavre d'adolescente, proche voisine de la gamine. L'enquête se met en place dans le petit village pour retrouver l'assassin.
On ne peut pas dire que cela soit d'une originalité ébouriffante : un inspecteur nordique sympathique, avec une expérience douloureuse, et qui mène d'une manière efficace et humaine une enquête qui le plonge au sein d'une communauté. Avec une disparition d'enfant puis le meurtre d'une adolescente. On a déjà lu cela un certain nombre de fois. Mais c'est d'une grande efficacité. Tout au moins pour moi : j'ai vraiment accroché à cette lecture et j'avais du mal à l'abandonner. Tout au moins pendant les trois premiers quarts, après j'avais quand même trop eu la sensation de voir les ficelles. Et comme j'ai de plus en plus de mal à suivre un polar, ce fut donc plutôt une bonne surprise. Expérience peut être à renouveler.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
namelessnameless   02 février 2020
- Moi, il faut que j'aille à Legoland, au Danemark, murmura-t-il. Impossible d'y couper. La gamine nous harcèle depuis un bon bout de temps.
- Tu présentes ça comme une punition, remarqua Sejer. Legoland... Mais c'est un endroit magnifique ! Tu reviendras avec le double de ton poids en Lego et tu seras gagné par le virus, c'est garanti. Crois-moi, vas-y. Tu ne le regretteras pas.
- Tu y es déjà allé ?
- Oui, avec Matteus. Est-ce que tu sais qu'ils ont fait une statue de Sitting Bull entièrement en Lego ? Un million quatre cent mille pièces, avec des couleurs spécialement créées pour l'occasion. C'est dingue !
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namelessnameless   03 février 2020
- L'omelette est desséchée, dit Skarre, mécontent. Elle est restée beaucoup trop longtemps dans la poêle.
- Ah bon ?
- Ils devraient pourtant savoir que l'oeuf continue à cuire longtemps après qu'on l'a mis dans l'assiette. Il faut donc le sortir de la poêle pendant qu'il est encore liquide.
Sejer n'avait aucune objection à lui opposer, faute de compétence culinaire.
- En plus, ils ont ajouté du lait. Ca casse la couleur.
- Tu as fait des études de cuisine ?
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namelessnameless   03 février 2020
- Ça grouille de serpents sur le mont Fagerlund, il y a plein de cailloux. Pour s'en débarrasser, on met du beurre.
- Du beurre ! Pour quoi faire ?
- Les serpents s'en empiffrent jusqu'à entrer en léthargie. Il n'y a plus qu'à les ramasser.
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namelessnameless   02 février 2020
- Jusqu'au jour où il commet un meurtre, un meurtrier n'est pas un meurtrier. C'est quelqu'un d'ordinaire, comme toi et moi.
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mesrivesmesrives   24 février 2015
Le village était blotti au pied de la montagne, au fond de la vallée, tout au bout du fjord qui ressemblait à un étang aux eaux trop calmes. Tant il est vrai qu'on doit toujours se méfier de l'eau qui dort, le bourg passait pour le laissé-pour-compte de la commune.
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