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Terje Sinding (Traducteur)
EAN : 9782330162924
88 pages
Actes Sud (09/03/2022)
3.91/5   38 notes
Résumé :

Est-il bon de révéler les secrets de famille ? Notre bonheur peut-il éclore si nous laissons sous silence les zones d ombres de notre passé ? Questions essentielles, intemporelles auxquelles Ibsen propose une réponse dans cette uvre troublante. Sur les hauteurs d un Fjord de la Norvège septentrionale, dans sa maison isolée, Mme Alving retrouve son fils Oswald qui rentre de Paris. L ayant tenu à l écart de la vi... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Bruidelo
  28 octobre 2018
« Je me demande si nous ne sommes pas tous des revenants, pasteur Manders. Ce n'est pas seulement l'héritage de nos parents qui revient nous hanter. Il y a aussi toutes sortes de vieilles idées et de croyances mortes. Elles ne sont plus vivantes, mais elles nous encombrent l'esprit et nous n'arrivons pas à nous en défaire. »
Mme Alving cherche à remettre en cause ces conventions et préjugés puritains qui font barrage à la vie, à la joie. Elle entrouvre des portes, ébauche des gestes de libération, de résistance au poids mortifère des convenances. Il y a de la beauté, de l'intelligence dans ses désirs d'émancipation, dans sa capacité à exercer son esprit critique face à l'idéologie dominante de son milieu, mais c'est un personnage beaucoup moins fort que d'autres femmes du théâtre d'Ibsen, beaucoup moins fascinant qu'Hedda Gabler par exemple.
Et puis ces revenants qui étouffent la vie, l'authenticité, le goût du bonheur, donnent à la pièce une atmosphère oppressante, et le sort s'acharne un peu trop je trouve sur ce personnage.
Une lecture intéressante mais un peu désespérante.
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Williamine
  10 juillet 2018
Cette pièce de théâtre pose le problème du mensonge, de la morale, de la religion, du puritanisme et de l'hypocrisie des règles morales sociales.
Quelle que soit la cause du mensonge : la morale, les conventions sociales, la religion, le souci de protéger l'autre … le mensonge aboutit toujours à la catastrophe, car tôt ou tard, la vérité « revient » (comme les revenants) hanter les survivants … et alors on ne peut plus se voiler la face.
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Lutopie
  14 juillet 2019
Les Revenants, les esprits des ancêtres et des disparus ; les vivants parce qu'il y a le retour de Paris du fils prodigue, malade, le retour du pasteur, conservateur, qui tente de détruire les germes de la corruption en échauffant et en refroidissant les coeurs (feu et glace). Il y a comme des tares héréditaires dans les relations entre les personnages en conséquence de quoi les pièces d'Ibsen sont les dignes héritières des grandes tragédies grecques. Ce qui revient beaucoup, ce qui hante les personnages, c'est aussi les préjugés, ces valeurs morales-immorales, ces paroles et ces actes qui ne permettent pas d'avoir la conscience libre. C'est très sombre ; on éclaire la scène à la bougie sans quoi la scène serait dans l'obscurité la plus totale. Il y fait froid dans cette pièce qui prend place au bord d'un Fjord de la Norvège désolée.
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kathy
  02 décembre 2018
Marit Moum Aune et Cina Espejord adaptent à la danse la pièce de théâtre Les Revenants - "Ghosts" - d’Henrik Ibsen.
Chorégraphie spectrale avec le Ballet National de Norvège
Oswald Alving laisse derrière lui la vie mondaine parisienne et revient dans sa ville natale en Norvège. Il traite avec ironie les gens qui ne sont pas disposés à communiquer avec lui et essaie de les éviter. Sa mère, qui a mal vécu la séparation avec son fils, est ravie de son retour. Mais elle se rend compte qu'il a changé... Les secrets refont surface et pèsent non seulement sur la famille, hantée par la figure d'un père disparu, mais aussi sur Oswald.
Histoire d’une famille sombre et tourmentée par l"absence...
Texte adapté à la danse.
Spectacle MAGNIFIQUE
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Elvira
  13 novembre 2011
La pièce est agréable à lire, même si ce n'est pas la pièce d'Ibsen que j'ai préférée. La critique sociale, le poids du passé et de l'hérédité sont très présents dans cette oeuvre et donnent à méditer (notamment par rapport aux préjugés et aux convenances sociales). Il vaut mieux lire une autre édition que la mienne, car celle-ci a été faite pour des acteurs, les autres éditions ont toutes des didascalies, qui sont, à mes yeux, essentielles à la pièce.
Lien : http://metamorphoses-de-psyc..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
ElviraElvira   13 novembre 2011
MADAME ALVING. J'y trouve comme une explication, une confirmation de bien de choses que j'ai coutume de penser, de ruminer en moi-même. Car, voyez-vous, pasteur, ce qu'il y a d'étonnant, c'est qu'à vrai dire on ne rencontre absolument rien de nouveau dans ces livres. Il n'y a que ce que la plupart des hommes pensent et croient. Seulement, la plupart des hommes ne s'en rendent pas compte ou ne veulent pas s'y arrêter. C'est tout.
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Vidéo de Henrik Ibsen
Dans le 121e épisode du podcast Le bulleur, on vous présente Un ennemi du peuple, que l’on doit à Javi Rey à partir d’une pièce de théâtre d’Henrik Ibsen, édité chez Dupuis dans la collection Aire Libre. Cette semaine aussi, on revient sur l’actualité de la bande dessinée et des sorties avec : – La sortie de l’album Londonish que l’on doit au scénario de Philippe Charlot, au dessin de Miras et c’est édité chez Grand angle – La sortie de l’album Ulysse Nobody que l’on doit au scénario de Gérard Mordillat, au dessin de Sébastien Gnaedig et c’est édité chez Futuropolis – La sortie de l’album Gabriel que l’on doit à Emmanuel Temps et aux éditions Des ronds dans l’O – La sortie de l’album Monsieur le commandant, adapté du roman de Romain Slocombe, scénario per Xavier Betancourt, mis en dessin par Étienne Oburie et édité chez Philéas – La sortie du 5e tome de la série Shi intitulé Black Friday, que l’on doit au scénario de Zidrou, au dessin de Josep Homs et c’est édité chez Dargaud – La réédition en intégrale de la série Juan Solo que l’on doit au scénario d’Alejandro Jodorowsky, au dessin de Georges Bess et c’est édité chez Les humanoïdes associés
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