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ISBN : 2080679511
Éditeur : Flammarion (24/08/2000)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Charles est veilleur de nuit dans un modeste hôtel du treizième arrondissement.
Une vie minuscule, que rythment les " bonjour-bonsoir " - ceux des clients, représentants ou étudiants fauchés, ceux de Malika la caissière, ceux de ses copains du Balto. Une vie entre parenthèses, une vie à l'abri de la vie. Puis un soir " elle " arrive, improbable dans son grand manteau blanc, anonyme derrière les verres fumés de ses lunettes, protégée par le casque de ses cheve... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
koalas
  16 mai 2016
"Vous la connaissez vous, la femme du 12 ?"
Charles la cinquantaine déprimée habite à Paris dans le XIIIe à proximité du métro Glacière. Il est gardien de nuit à l'hôtel Grand Vals. Un établissement bien tenu par sa propriétaire la rondouillarde Mme Tellier. Pas d'étoiles mais pas non plus de cafards. Charles mène une vie routinière arrosé par le petit jaune quotidien partagé chaque soir avec Raymond et André au bar du Balto. Depuis un séjour en prison, il a pris goût à la lecture et lit inlassablement le journal d'une femme de chambre... "Comme un académicien défunt, il se transforme en fauteuil et attend l'éternité."
L'arrivée d'une intrigante locataire de la chambre 12 va changer la donne pour le meilleur et le pire...
Chambre 12 de Pascal Garnier est un roman noir dans la lignée de Trop près du bord, Les insulaires, Flux qui met en lumière les êtres invisibles sur le carreau comme Charles veilleur de nuit qui n'en finit pas de traîner sa lassitude, sa solitude, une vie de flou au bout du rouleau....La chance sonnante et trébuchante quand elle frappe à la porte (du PMU) il s'en moque éperdument, "ça ne s'attrape pas facilement le bonheur".... Ce qu'il souhaite, reconstruire et terminer le puzzle de sa vie...avec l'aide de la femme du 12.
les personnages sont garnésiens : Uta belle comme un Giacometti, Nilos l'Albanais qui fait poivrons farceux, Arlette la rainette, Divan le terrible, Célestine, la femme de chambre qui prend vie...
"Le temps glissait sur eux comme une goutte d'huile sur une toile ciré".
Il a de l'empathie pour ses vies pas si minuscules.
Et de l'humour noir qui fait mouche à tous les coups !
Sa vision du mariage et de la confesse à ne pas louper
ainsi qu'une fin qui tombe à pic.
Chambre douze, une chambre...(vraiment) noire
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Commenter  J’apprécie          486
zazy
  04 mai 2015
Charles se réveille au son de son radioréveil et commence alors une journée morne qu'il continuera comme veilleur de nuit dans un hôtel du 13ème arrondissement parisien. Rien de fringant chez cet homme fatigué, qui vivote plus qu'il ne vit. Sa seule passion : la lecture. Passion qu'il a contractée en prison. Oui, c'est un ancien taulard qui se méfie de la vie. « Toutes les vies, même la plus nulle, lui paraissaient cent fois supérieures à la sienne. D'ailleurs, il l'avait oubliée. »
Charles vit entourés de paumés comme lui, sans passé, ou un passé à oublier, au présent terne rien à quoi se raccrocher. Quant à l'avenir, n'en parlons même pas, rien à dire, rien à signaler, ou si peu. Pourtant, ils auront leur petite étincelle de joie, leurs petits bonheurs. C'est peut-être ça qui leur permet de supporter leurs mornes existences… ou pas.
Rien de bien passionnant et pourtant, Pascal Garnier réussit à m'intéresser à Charles qui est l'archétype du raté. Ce que j'ai aimé dans ce livre ? C'est sa façon d'écrire, de décrire des riens, les gens, de son écriture imagée, sans jamais que ce soit vulgaire. Ainsi la description d'Arlette page 47 « Arlette portait une robe vert pistache auréolée de sueur sous les aisselles, une paire de lunettes noires à monture dorée et un sourire qui la faisaient ressembler à une grenouille épanouie accoudée au guéridon comme à une feuille de nénuphar. Ses chaussures, déformées par tant d'allées et venues, s'étalaient sous la table telle une paire de palme. C'est la description d'un monstre de vulgarité, mais à lire ces lignes, J'ai aimé Arlette. A l'opposé d'Uta, celle que nous attendons tous (4ème de couverture) « Elle était très grande, portait des cheveux blonds cendrés, presque argent, coupé au carré comme un casque, et des lunettes noires. Sa voix teintée d'un léger accent germanique, semblait venir de très loin, grave, plus grave que celle de beaucoup d'hommes. »
Un très bon livre dans la lignée de « La théorie du panda ».

Lien : http://zazymut.over-blog.com..
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Seraphita
  06 septembre 2009
Charles, 55 ans, ancien taulard, est veilleur de nuit dans un petit hôtel du 13e arrondissement de Paris. Il mène une existence routinière, veillant sur le sommeil et le confort des pensionnaires, jusqu'au jour où il fait la rencontre d'Uta Shaeffer, la nouvelle occupante de la chambre 12 qui compte rester quelques jours. Cette femme au physique singulier ne le laisse pas indifférent ; le voilà qui réorganise sa vie en laissant une place à cette étrange pensionnaire. Un jour, il largue les amarres et part avec la belle inconnue passer quelques vacances en bord de mer. Un voyage dont on ne ressort pas indemne…
Un roman noir dont il ne faut pas commencer la lecture si on a le moral dans les chaussettes… Les descriptions, toutes désespérantes, produisent cependant un effet parfois comique tant elles sont grinçantes. Au départ, notre héros s'inscrit dans une existence routinière, à l'image de celle qu'il menait lorsqu'il était en prison, protégée de tout événement marquant, de toute émotion superflue. Puis survient Uta qui bouleverse son quotidien en lui redonnant un tout nouveau sens. Mais c'en sera trop pour Charles ; le puzzle proposé par Uta se comblant au final, c'est son existence qui explose alors. L'ouvrage se termine sur une note démoralisante et, quoique assez inattendue, tout de même à prévoir. Une petite note grinçante et qui donne un dernier goût amer au récit clôt le roman.
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Noemie67
  30 décembre 2018
Charles, ex-taulard et veilleur de nuit dans un hôtel
Uta, intriguante cliente de l'hotel, une beauté glaçante et un caractère froid
Mme Tellier, la gérante, Arelette, la femme de chambre, et les « copains » du PMU
Le décor est monté.
Les personnages vont se télescoper dans un style grinçant et sombre. C'est délicieux et on se laisse porter.
Je ne vous en dis pas plus, à lire !!!
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
koalaskoalas   10 mai 2016
- Certains sont heureux.
- Ce sont les pires ! Ils se reproduisent, leur île devient un pays, grouillant de larves immondes qui n'ont d'autres ambition que de se faire la guerre pour obtenir un malheureux bout de terre et s'en croire les maîtres. C'est terrible comme le commencement du monde. Merde !
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SeraphitaSeraphita   06 septembre 2009
Charles déposa les deux bouteilles sur la table de nuit et se mit à positionner le lit comme la cliente le souhaitait, c'est-à-dire de biais face à la fenêtre.
- ça ne va pas être très pratique pour circuler, la pièce est petite.
- Je m'en fous, je n'y suis que pour dormir.
Uta Shaeffer, qui jusqu'à présent lui tournait le dos, se retourna vers lui. Elle ne portait plus ses lunettes noires. Son oeil droit était opaque, couleur d'huître pas fraîche, alors que l'autre brillait d'un éclat d'émeraude.
- Vous n'avez jamais vu de borgne ?
- Excusez-moi, madame. La lampe de chevet ne sera pas facile à atteindre.
- Qu'est-ce que j'en ai à foutre ! Je ne pensais pas l'allumer. Asseyez-vous et prenez une bière.
- Pardon ?
- Asseyez-vous et prenez une bière. Je déteste boire seule. Il y a un verre à dent dans la salle de bains. Moi, je bois à la bouteille, toujours.
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Noemie67Noemie67   30 décembre 2018
- Merci pour le café et le papier toilette. Je vous aime bien, Charles, vous ne dites jamais non, vous ne posez jamais de questions.
- J’ai trop peur des réponses.
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koalaskoalas   10 mai 2016
Il faisait bon traîner au rayon des surgelés.
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Noemie67Noemie67   30 décembre 2018
C’était comme dans ces reportages sur les SDF à la télé, sous les visages plus ou moins dévastés on n’inscrivait pas M.Untel, mais juste Paulo, Fred, Gillou...
Pas encore des choses, mais presque, des gens sans majuscule. Au fond, ça faisait toujours ça de moins a porter.
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