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ISBN : 2843044650
Éditeur : Zulma (08/01/2009)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 179 notes)
Résumé :
Martial et Odette viennent d'emménager dans une résidence paradisiaque du sud de la France, loin de leur grise vie de banlieue. Les Conviviales offrent un atout majeur: protection absolue et sécurité garantie - pour seniors uniquement. Assez vite, les défaillances du gardiennage s'ajoutent à l'ennui de l'isolement. Les premiers voisins s'installent enfin. Le huis clos devient alors un shaker explosif : troubles obsessionnels, blessures secrètes, menaces fantasmées d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (53) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  06 février 2017
Les Conviviales... La brochure vantait moult avantages : le soleil à longueur d'année, un club-house, une piscine, un gardien-régisseur, de la tranquillité, des maisons de plain-pied pour plus d'accessibilité... Comme des vacances toute l'année ! Odette s'est aussitôt enthousiasmée, Martial a cédé. le marché conclu en à peine un mois et voilà ce jeune couple de retraités installé dans cette résidence. Pour ce qui est de la tranquillité et de la sécurité, ils n'ont rien à craindre, étant les premiers résidents et le gardien, un certain monsieur Flesh, veillant au grain. Des résidents impatients d'accueillir de nouveaux voisins car, il faut bien se l'avouer, ils s'emmerdent un peu. Pour ce qui est du temps, Martial déprimerait presque à voir toute cette pluie tomber depuis plusieurs jours.
Enfin arrive le mois de mars, ses quelques rayons de soleil et les Node... Maxime et Marlène. de nouveaux voisins avec qui le couple sympathise aussitôt. Léa, une femme assez mystérieuse, viendra, peu de temps après, s'installer. Une ambiance pour le moins étrange et pesante s'installe alors...

Bienvenue aux Conviviales... Dans cette résidence pour jeunes retraités, l'on fait la connaissance de personnages hauts en couleur, que ce soit Maxime et son sourire ultra-bright, la taciturne Léa, l'énigmatique et presque terrifiant monsieur Flesh et une animatrice blasée. Des personnages qui se dévoilent petit à petit, des blessures et des peurs qui se font jour. Pascal Garnier nous offre un huis-clos oppressant où les caméras de surveillance scrutent les moindres faits et gestes de ces résidents coupés du monde. Après les sourires jusqu'aux oreilles, les embrassades chaleureuses, les apéros dinatoires et les discussions animées, s'ensuivent des regards en coin, des messes basses, une ambiance plombante et paranoïaque. L'auteur décortique, non sans un certain humour, l'âme et les relations humaines. Un roman saisissant, acide, cynique et malin, un style direct et maîtrisé et des dialogues aux petits oignons...
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koalas
  04 septembre 2016
Bienvenue à la résidence Les Conviviales
Une résidence ultra sécurisée dans le sud de la France, le soleil...et l'ennui toute l'année.
C'est là qu' Odette et Martial ont décidé de poser les premiers leurs valises
rejoints très vite par un autre couple Marlène et Maxime
puis Léa une femme seule que l'on dit veuve...
Pour assurer leur sécurité, un vigile bourru et pour mettre l'ambiance dans cette branlante équipe Nadine, la pétillante animatrice du nouveau club senior qui va rallumer... leurs braises.
D'une plume acide, Pascal Garnier signe là un huis clos des plus cinglants et déjantés dans une maison de retraite de haut standing.
Une belle retraite dorée au soleil du midi, c'est ce que vantent les agences.
Mais tout ne va pas se dérouler paisiblement
Au fur et à mesure les personnages se précisent,
les langues se délient, les comportement se délitent
et composent une palette basse en couleurs
avec leurs travers et leurs peurs
y'en a qui chopent la mouche presque qu'à tout les coups, qui planent , prennent des râteaux, mangent des gâteaux hallucinants, pètent les plombs, portent des chaussettes avec des sandales, perdent peu à peu la boule, radotent ou encore sont allergiques aux chats ou aux étrangers...
Forcément ce mélange explosif ne peut que mal finir...
Lune captive dans un oeil mort, un roman noir...super convivial
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nameless
  11 novembre 2016
L'heure de la retraite a sonné pour Odette et Martial, et Suresnes, où ils ont passé leur vie ne correspond plus pour Odette, à son rêve de soleil, de mer, de piscine, de sud, de farniente, à son envie de vacances jusqu'à ce que mort s'en suive.

Mûrs pour signer n'importe quel contrat immobilier qui promet un paradis artificiel, Odette et Martial sont aisément harponnés par un commercial hâbleur et deviennent les premiers résidents des Conviviales, village-ghetto au milieu de nulle part pour retraités aisés, entouré d'un haut mur, équipé d'un portail électrique et doté d'un gardien-vigile qui assure la sécurité, argument-massue pour les seniors survendu par le marchand de mensonges. La tranquillité est garantie par le règlement : les animaux et les gosses sont interdits, mais on a le droit de recevoir ses enfants et petits-enfants 15 jours par an. Pour faire les courses, il faut une voiture car il n'y a aucun commerce dans ce no man's land. Question météo ? Bof... Martial et Odette emménagent en hiver et quand il ne pleut pas, les promenades à la plage sont un combat contre le vent et le sable qui crible tout.

Martial est rapidement nostalgique de son quartier Suresnois, de son boulanger et de son boucher qui tutoyait ses clients, de son marché du samedi, de cette liberté qu'il ressentait en se promenant dans la rue, de ses virées dominicales au Mont Valérien. Il s'ennuie. Heureusement, d'autres résidents arrivent, Maxime et Marlène, rejoints par Léa, une femme mystérieusement seule. Veuve ? Célibataire ? A son âge ?
Lorsque Nadine, jeune femme dans la dèche et sous substances psycho-actives, chargée d'organiser des activités pour “vieux”, entre à son tour en scène, tous les ingrédients sont réunis pour un huis-clos jubilatoire et cynique dont le seul épilogue possible apparaît, tôt dans la lecture du roman, forcément horrible.

Pascal Garnier part une fois encore d'une situation et de personnages banals, et dès les premières pages met la pression sur le lecteur en faisant planer une menace à l'origine imprécise tout en donnant libre cours à son humour noir féroce.

A lire, pour rire (jaune), pour le talent de conteur et le sens de l'observation aiguisés de l'auteur. A lire pour comprendre le sens du titre “Lune captive dans un oeil mort”, a priori tellement poétique. A lire surtout si l'âge de la retraite est proche pour vous. Ca calme !
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viou1108
  26 juillet 2015
Les Conviviales, résidence pour seniors hyper-sécurisée flambant neuve dans le sud de la France, accueille son premier couple de retraités. Martial et Odette (surtout Odette) se sont laissé convaincre par un agent immobilier aux dents longues et une brochure sur papier glacé rutilante.
Et tout semble parfait : les maisons, le mobilier, le jardin, le gardien, le club-house et sa panoplie d'activités épanouissantes.
Tu parles… Pendant de nombreuses semaines, Martial et Odette sont seuls, et l'attrait de la nouveauté laisse bien vite la place à un désoeuvrement aussi pesant que les nuages qui cachent le soleil vanté par le catalogue.
Enfin, l'arrivée d'un 2ème couple est annoncée, et c'est l'excitation. Maxime et Marlène débarquent, et les deux couples font connaissance et s'emploient à se lier d'amitié malgré les différences sociales. Puis c'est Léa qui vient, seule, s'installer dans ce petit paradis. Elle intrigue les 4 autres : célibataire, veuve,… ?
Maintenant qu'ils sont 5, ils vont pouvoir réclamer l'ouverture du club-house. On leur parachute Nadine, animatrice « cannabisée » et pas vraiment enchantée de son nouveau job. La galerie de personnages est complétée par le gardien, plus inquiétant qu'aimable, mais bon, on ne lui demande pas de vendre des aspirateurs…
On assiste alors à un huis clos dans un décor de rêve où, par petites touches, par petits riens, lentement mais sûrement, des tensions naissent, des comportements bizarres apparaissent… La pression monte jusqu'au dénouement, quasiment apocalyptique.
Une phrase pour illustrer l'ambiance: "Oui, c'était comme de vivre en vacances, à la différence près que les vacances avaient une fin alors qu'ici il n'y en avait pas. C'était un peu comme s'ils s'étaient payé l'éternité, ils n'avaient plus d'avenir. Preuve qu'on pouvait s'en passer".
Livre court, facile à lire. L'humour est noir, le ton cynique, et la critique de nos peurs féroce (peur de vieillir, peur des étrangers,…). L'air de rien, l'auteur dépeint le glissement d'une apparence de normalité vers une folie pas si douce.
La brièveté du livre est aussi son défaut : je reste un peu sur ma faim, tant de choses auraient pu être approfondies, les personnages en auraient été moins caricaturaux.
Malgré tout, c'est une lecture agréable, parfaite pour les vacances.

Lien : https://voyagesaufildespages..
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Malaura
  09 septembre 2011
Les "Conviviales", c'est le nec plus ultra en matière de résidences seniors : sécurité, clôture, gardiennage, club de rencontres et d'animation, piscine...c'est l'endroit rêvé pour tout retraité en attente d'un endroit où passer sereinement sa fin de vie...
Du moins c'est ce que pensaient Martial, Odette et les trois autres propriétaires de cette résidence aussi déserte qu'uniforme, avant que l'isolement, l'ennui et la peur ne mettent le feu aux poudres et fassent exploser leur petit paradis.
Les romans de Garnier sont comme ces bonbons acidulés, doux et sucrés à l'extérieur et explosifs dès qu'on les croque.
Ne pas se fier à "son air de ne pas y toucher" et son faux flegme de série noire, Garnier aiguise ses couteaux et nous concocte un cocktail détonant qui fera boum avant qu'on ait pu dire ouf.
Ici, ce sont les seniors qui vont trinquer sévère en croyant se la couler douce dans leur petite résidence !
Pétage de plombs assuré, gare à la sénilité car chez Garnier, paradis égal enfer !
Domicilié dans un petit village ardéchois où il s'adonnait également à la peinture, Pascal Garnier, décédé en Mars 2010, laisse une oeuvre abondante, souvent comparée aux écrits de Simenon par ce sens aiguisé de l'observation des travers du genre humain, par cet humour noir et incisif néanmoins dépourvu de méchanceté, par cette faculté à la fois simple et lumineuse de camper décors et atmosphères, par cette volonté de mettre en scène des personnages ordinaires confrontés aux dures réalités de la vie, enfin par cette capacité pleine de finesse à nous faire entrevoir un monde certes désenchanté, mais aussi baigné de poésie…
Le romancier disait : « Ne s'évadent que ceux qui sont incarcérés, et d'une certaine manière c'est mon cas. Je n'ai plus le choix, ma seule issue c'est le format 21 x 27 d'une page blanche. J'y creuse laborieusement mon trou sur un coin de table de cuisine. Je meuble mon vide. »
Alors…évadons-nous avec lui….
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   11 février 2017
C'est que ces deux-là s'aiment, enfin, disons que la complicité qui les unit a pris avec le temps les nobles rides des vieux amants. Ils pourraient s'entretuer qu'ils ne s'en voudraient pas. C'est la vie, n'est-ce pas ? À force de voyager dans ce wagon qui pue des pieds, on finit par y faire son petit trou d'intimité, on se comprend. D'odeur à odeur, de coups tordus en coups tordus, on se cannibalise l'un l'autre. C'est dans l'habitude que tout réside, plus besoin de réfléchir, de choisir, on s'y retrouve les yeux fermés, chez l'autre comme chez soi. Les pantoufles avachies, la tignasse du matin, les cheveux sur le peigne, les coulisses de cet exploit de vivre qui nous étonne chaque matin. D'accord, pas toujours exaltant ce reflet dans le miroir, c'est vrai qu'il y a des jours où l'on voudrait le briser mais on ne le fait pas, parce que alors on se retrouverait le nez au mur et que le mur a encore une plus sale gueule que soi.
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marina53marina53   10 février 2017
Odette avait envie d'apprendre quelque chose mais elle ne savait quoi. L'Italien, l'ikebana, le yoga, la danse orientale, la cuisine turque...N'importe quoi du moment que ce fût quelque chose de nouveau. Tout ce temps à présent... C'était comme la traversée d'un long dimanche. Le temps lui appartenait, à elle, rien qu'à elle, elle pouvait en faire ce qu'elle voulait. Cependant, cet immense territoire vierge dont on lui faisait cadeau n'était qu'un gros glaçon flottant sur un océan de vide qui fondait davantage chaque jour. C'était un peu angoissant, elle avait peur de gâcher. Elle n'avait pas l'habitude, c'est encombrant la liberté.
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marina53marina53   08 février 2017
- Pourquoi êtes-vous si triste ?
- Vous savez, parfois il m'arrive d'avoir envie de me recoucher avant même d'être sortie de mon lit. Hier soir, j'étais assise là, à la même place, je regardais les étoiles. J'aurais voulu tirer le ciel à moi, comme une couverture et m'endormir pour longtemps, très longtemps...
- Vous êtes malheureuse...
- Non. Pourquoi faudrait-il être malheureuse pour avoir envie de mourir ?
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marina53marina53   06 février 2017
- Tu sais ce qu'ils mangent, les gitans ?
- Non ?
- Du hérisson ! Parfaitement, du hérisson. C'est normal. On en voit beaucoup écrasés au bord des routes... Gitans, route, hérisson... C'est logique.
- C'est idiot ce que tu dis... On trouve aussi des enjoliveurs au bord des routes, ils ne bouffent pas des enjoliveurs...
- Non, ils les volent.
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marina53marina53   06 février 2017
- Imaginez qu'on soit sous surveillance, qu'on nous observe comme des cobayes de laboratoire ? Qu'on nous filme à notre insu, qu'on nous étudie comme des rats ?...
- Pourquoi nous ? Nous n'avons rien d'exceptionnel, nous sommes des gens normaux.
- Vous en connaissez, vous, des gens normaux ? Chacun protège son misérable petit tas de secrets.
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