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ISBN : 2207109658
Éditeur : Denoël (02/11/2012)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 40 notes)
Résumé :
Omale...
Imaginez une sphère de matière ultra-dense, englobant un soleil. À l'intérieur de cette coquille de dizaines de millions de fois la surface terrestre : de l'air et de la vie ; des espèces intelligentes, aussi. Là, sous un soleil à jamais immobile, les Humains, arrivés par une éphémère porte de Vangk, ont dû repartir de zéro. Au fur et à mesure des âges, alors que l'univers extérieur se muait en simple mythe, ils ont dû tisser une histoire avec leurs... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
finitysend
03 juin 2014
Sur une sphère de Dyson ...
Quand Omale est sorti on avait vraiment l'impression , à en croire certains avis autorisés , que l'auteur venait d'inventer la poudre !
C'était pourtant prévisible que dés-lors qu'il aurait l'opportunité de s'affranchir du cadre de publication de la collection anticipation , il offrirait aux amateurs de space op et de planète opéra , une magnifique virée de derrière les fagots à la dimension « Dysonienne « ...
Et la lumière fut , et Omale parut , vécut et : disparut !
Et ce superbe cycle fut à mettre au nombre des romans de SF épuisés dont les exemplaires d'occasion valaient de l'or alors qu'ils devenaient aussi rare que ce métal précieux qui sert à faire des bijoux non moins précieux que ce cycle ( j'exagère et je blague , mais bon ! c'est unique en SF francophone et c'est très bon ) .
La pan structure , cet univers aux artefacts immenses souvent squattés et utilisés par l'humanité acquière ici une hallucinante dimension .
Sur ses confins semble-t-il , et oublié de tous prospère un immense espace peuplé de trois races , aussi extraterrestres les unes pour les autres que l'imagination de l'auteur le permet ( et elle est abyssale ) .
Une sphère de Dyson est une sorte de point culminant de l'ingénierie spatiale , de la prospective scientifique comme de l'imagination .
Il faut imaginer une étoile totalement englobée dans une sphère à la surface plane immense , une surface tellement grande qu'une planète , même immense , ressemblerait à un petit continent , tout à fait négligeable comparé à l'espace habitable disponible et matérialisé par une sphère de Dyson .
L'immensité est un paramètre qui alimente constamment ce roman et tout ce cycle ...
Le lecteur sait et sent à tous moments , qu'il est ici et que tout autour et dans toutes les directions s'étirent des ailleurs qui sont immensément loins et inconnus et dans leur globalité inconnaissables du fait de la distance , du fait des fossés ethniques , du fait de ce que la connaissance et l'information , s'apparentent souvent à des bruits ou à des rumeurs plus qu'à du tangible . .
Trois espèces occupent des aires immenses et les habitants de ce monde ont de la difficulté à cohabiter ensemble .
Ces difficultés prennent source dans les conflits et différents qui traditionnellement blessent entre sociétés humaines , mais ici les différentes espèces extraterrestres apportent leur écho à cette difficulté du fait de leurs natures dissemblables et envisagées par l'auteur sous toutes les coutures , même dans les aspects les plus intimes ...
La guerre a fait rage et peut-être continue-t-elle ailleurs , loin ? Qui sait ? et qui peut savoir ?
Et six individus , d'espèces différentes , devront se lancer dans une quête qui tournera autour de la création et du sens de cet univers , tellement opaque dans son immensité pour ses habitants aux préoccupations et aux univers mentaux tellement différents .
Les habitants d'omale disposent de technologies « relativement primitives « , assemblées selon un « mixte « et selon des logiques tout à fait singulières qui plairont énormément au amateurs de Jack Vance ( versus le cycle de Tschai ou Les chroniques de Durdane ) .
Le dépaysement est total et on est assez perdu . C'est vraiment agréable ...
Perdu au point de se demander s'il fait jamais nuit sur Omale par exemple ? quand ses habitants emploient ces termes sans que le lecteur ne parvienne vraiment à saisir ce qu'ils signifient , alors qu'ils renvoient manifestement à des réalités différentes des situations planétaires traditionnelles .
Mais qu'est-ce-donc que Omale ?
Une question entêtante et lancinante qui ne manque pas d'obséder le lecteur tout au long de la lecture .
Tellement d'étrangeté délicieuse et de constantes découvertes surprenantes que l'on en perd son latin !
Je devrais peut-être dire que l'on en perd son Chile ou son Hodgqin par exemple ? - ( sourires ) -
Enfin et pour finir disons que cet univers superbe est un tissage méticuleux qui mélange des fibres aux matières variées comme la sociologie , comme la biologie , comme l'ethnologie , la planétologie et d'autres que le lecteur découvre souvent de plein fouet et : « au fil d'Omale « .....
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ildibad
24 septembre 2014
Omale de Laurent Genefort fait partie de ces bouquins denses et passionnants qu'on a du mal à lâcher.
Ce qui est chouette, c'est qu'on sait déjà qu'il y a de la suite ...
Au départ tout commence comme une trilogie classique, avec ce premier opus consacré à la création de la compagnie. Un petit air de déjà vu qui fait douter de l'envie d'aller plus loin.
Heureusement, très vite, Genefort déploie son talent pour la xenobiologie et pour les bifurcations déroutantes dans le fil du récit.
C'est une aventure sans temps morts, mouvementée qui nous est contée.
En arrière plan, il exprime ses réflexions sur l'humanité et sa nature sans que cela ne soit pédant ou ennuyeux.
C'est au travers de l'action et du comportement de ses personnages que le lecteur est amené à formuler ses propores conclusions.
Il réussit le tour de force de créer un jeu, le fejij, d'en esquisser juste les contours et de nous faire vivre la partie.
Les réminiscences sont nombreuses, la construction du monde d'omale, de ses civilisations et cultures se fait sur une analyse poussée et sans complaisance de notre monde.
Le seul bémol que j'adresserai au roman est le goût immodéré de Laurent Genefort pour les noms imprononçables.
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euphemie
27 juin 2016
Se glisser dans un "univers monde", demande souvent un temps d'adaptation. Surtout quand on est du genre à tiquer un peu dés qu'il faut calculer pour appréhender les distances et les mesures, en jals, Gaia etc, et que les indications de conversion au début semblent un peu foireuses...
Passé cela, c'est à dire en imaginant toute seule comme une grande l'envergure des nefs et autre engins, territoires etc, si bien décrits, enfin décollage assuré.
L'aspect des autres Reh ( race) et leurs particularités sociales devient naturel et même sympathique, enfin vite dit parce qu'en réalité...pas facile quand même ( genre insectes géants les "copains").
Toujours les sempiternelles préoccupations des "premiers "en haut de l'évolution...toujours plus, de territoire, de reconnaissance, de pouvoir...
Toujours le même sens de l'honneur et du devoir des "bons petits soldats" que la société produit...Bien sur la condition dite féminine, est pas au top, normal la religion est toujours là pour s'en mêler...ah reproduction quand tu nous tiens...à deux pattes ou à six les mâles ne changent pas...On n'a quand même rien d'inventé de mieux que la guerre pour passer le temps sur n'importe quelle planète, monde, qu'il soit rond , plat ou sans fin ...Seul bémol, cet opus regroupe les deux premier tome...le troisième reste à trouver pour connaître la fin de l'histoire de ce monde sans fin...connue.
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S-aureus
26 mai 2013
Trois peuples enfermés depuis des temps immémoriaux au milieu d'un monde gigantesque : Omale... Les humains, les puissants et orgueilleux chill et les mystérieux sages hodqins doivent maintenant vivre ensemble, bon-gré mal-gré...
Voilà ce que raconte ce livre. Curieusement, ces peuples ne sont pas forcément avancés technologiquement, ils semblent même parfois en retard, comme si le fait de vivre dans l'immensité de la coquille d'Omale, que beaucoup croient infini, les avait fait régresser.
Nous suivons donc deux récits relevant de l'histoire d'Omale, un monde étrange dont l'auteur ne se lasse pas de nous décrire les particularités. le premier texte raconte la quête d'un groupe d'aventuriers/savants appelés à un rendez-vous mystérieux et le deuxième relate un épisode d'une grande guerre entre les humains et les chill ainsi que quelques événements se déroulant en même temps (une mystérieuse obscurité qui semble devoir engloutir Omale et un complot orchestré par l'armée humaine).
Le thème est bien maîtrisé et l'histoire nous prend souvent par surprise par des rebondissements inattendus. Cela suffit à donner son intérêt au livre... sans effacer quelques défauts.
Ainsi, certains personnages sembleront un peu terne au premier abord, heureusement, leur personnalité va en se complexifiant au fil de l'histoire. Mais le principale problème, c'est la longueur du récit. C'est comme si l'auteur avait voulu nous restituer l'immensité d'Omale à travers le texte. L'histoire tourne toujours autour d'un voyage interminable, sur des milliers voire des dizaines de milliers de kilomètres, et cela entraine des longueurs dans l'histoire. On se dit que la même chose aurait pu être racontée avec quelques centaines de pages de moins.
Heureusement, on n'est pas déçu à la fin ! Parfois surpris, mais pas déçu.
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Beatson
21 avril 2017
Un univers clos bien pensé avec trois espèces bien différenciées que ce soit sur le plan physique ou les plans culturels, mentaux etc... , cohabitant de manière conflictuelle mais apprenant progressivement à vivre de manière plus pacifiée. Un scénario bien construit qui fait se rencontrer de manière mystérieuse 7 personnages à forte personnalité, poussés à participer à une quête dont l'objectif leur reste caché longtemps.
J'ai été séduit par l'imagination débordante de Laurent Génefort mais j'ai aussi été un peu perturbé parfois par le style d'écriture en particulier par des ruptures de rythme sur le déroulement temporel ou même lors des descriptions de paysages.
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Citations & extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
ildibadildibad28 septembre 2014
Nous ne pouvons plus nier que nous formons une communauté
de monstres. C'est ce que nous sommes, chacun à notre manière. Moi
la première, qui aurais dů procréer ainsi que le devoir me l'ordonnait. Est-ce cela, le but de notre voyage: constituer un cirque de phénomènes ? Peut-être un riche oisif un peu fou a-t-il décidé de collecter ce qu'il jugeait le meilleur dans chaque reh... le meilleur, ou le pire.
Je suis sure de ne pas être la seule à avoir imaginé cette éventualité.

Mais elle savait que, de son côté, sa propre histoire n'avait rien de
passionnant, au regard de ce qu'elle avait déjà entendu.
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euphemieeuphemie18 juin 2016
"Tu as beaucoup vécu, pas vrai, ma belle. Ta bouche a plus mordu qu'embrassé."
Elle lui mordilla l'index, qui s'attardait nonchalamment sur sa lèvre inférieur.
" Tss. Quant à toi , tu dois embrasser souvent".
"Tu es jalouse?"
Elle se dressa sur un coude. "Perspicace. Et je ne suis pas jalouse, bien au contraire. Je n'oublie pas que j'ai quinze ans de plus que toi . C'est même pour ça que mon choix c'est porté sur toi : parce que je n'ai pas à te raconter mon histoire. Aucun lien sérieux ne sera tissé entre nous, au moment de la séparation."
Son compagnon produisit une moue boudeuse qui plissa ses fines moustaches . " Qu'est ce que tu en sais?"
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finitysendfinitysend17 février 2016
Les Chiles avaient au moins un point commun avec les Humains : la peur de tout autre que soi .
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BeatsonBeatson23 avril 2017
Igpuselenïm lui avait souvent posé cette question : devaient-ils s’élever par la morale, ou par la compréhension du monde qui les entourait ?
Même s’il n’avait pas de réponse toute faite, Hanlorfaïr avait choisi.
Son choix se fondait sur la conviction qu’en aucun cas l’ignorance de la réalité matérielle, circonscrite dans l’espace et dans le temps, ne constituait une réponse décente.
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BeatsonBeatson22 avril 2017
— Les Hodgqins ne sont pas racistes. Vous ne l’avez jamais remarqué ? Pas plus que les Humains, je veux dire au départ. Croire que la haine raciale est une donnée inscrite dans les gènes, à cause de son caractère immémorial, violent et spontané, est une profonde erreur. Non, le racisme est culturel à cent pour cent ! D’ailleurs, des enfants des bordures élevés ensemble ne font jamais preuve de discrimination par la suite, sauf si elle est imposée.
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Videos de Laurent Genefort (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Laurent Genefort
Entretien public avec l'écrivain Laurent Genefort, interrogé par Richard Taillet, professeur de physique à l'université Savoie Mont Blanc. Cet entretien constituait la seconde partie du « quart d'heure insolite » du 14 décembre 2016 consacré la physique d'Omale, cycle de science-fiction écrit par Laurent Genefort.
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