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Jean Bonnefoy (Traducteur)
EAN : 9782290308202
319 pages
J'ai Lu (11/01/2001)
3.51/5   653 notes
Résumé :
"Science-fiction à court terme qui explore les retombées des technologies de pointe, notamment l'informatique, dans tous les aspects de la vie quotidienne. Ambiance marquée par la culture rock et flirt fréquent avec le polar."
Cette citation tirée du catalogue Présence du futur illustre parfaitement l'univers cyberpunk dont Neuromancien, premier livre de Gibson, est l'œuvre fondatrice.
Récompensé dès sa sortie par les prix Hugo, Nébula et P K Dick, ce ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (85) Voir plus Ajouter une critique
3,51

sur 653 notes

Foxfire
  14 novembre 2014
Ouf ! Je suis arrivée au bout de "Neuromancien". Mais je n'affirmerai pas pour autant que je l'ai lu. Dire que je me suis perdue dans la matrice ne sera pas exagérée.
Que dire de ce roman ? Vous est-il déjà arrivé de passer complètement à côté d'un livre tout en étant conscient qu'il s'agissait d'une oeuvre importante ?
C'est ce qui m'est arrivé avec le roman de Gibson.
De toute évidence, c'est un grand livre. Précurseur, novateur, il a influencé tout un pan de la culture moderne et même au-delà (il a tout de même inventé le terme de cyberspace, une notion d'importance dans nos sociétés modernes).
Et au-delà d'une thématique pertinente et de la création d'un univers (semble-t'il) cohérent, l'écriture de Gibson est elle aussi de qualité. Novatrice, recherchée, rien n'est gratuit, tout est pensé dans la langue de Gibson.
Pour autant, je suis restée totalement hermétique à cet univers. J'ai dès le début du roman été exclue du récit. J'avoue n'avoir rien compris à ce livre. Peut-être faut il avoir un intérêt pour l'informatique et l'univers d'internet pour que ce récit puisse trouver une résonance chez le lecteur.
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JustAWord
  21 octobre 2021
Réédité en 2020 par le Diable Vauvert (sous la sublime couverture de Josan Gonzalez et une nouvelle traduction signée Laurent Queyssi), Neuromancien n'est pas un simple livre de science-fiction de plus remis à la disposition du lecteur.
Neuromancien est un classique fondateur et une oeuvre d'une prescience remarquable qui donnera corps à un sous-genre culte : le cyberpunk.
Ce roman archi-connu (mais que vous ne connaissez peut-être pas encore si vous n'êtes pas familier du monde de la science-fiction) est l'enfant prodige d'un auteur incontournable du genre : William Gibson.
Né en 1948, William Gibson s'immerge très tôt dans la contre-culture de la « Beat Generation » avec les livres de Jack Kerouac et surtout William S. Burroughs. Quittant les États-Unis pour échapper à la guerre du Viêtnam, le jeune William Gibson veut expérimenter tous les narcotiques qui lui tombent sous la main et traverse le fameux Summer of Love de 1967 avant de voyager en Europe, des îles grecques à Istanbul avant de s'installer à Vancouver au Canada. En 1977, Gibson écrit sa première nouvelle — Fragments of a Hologram Rose — puis exerce différents jobs avant de faire la rencontre décisive qui changera sa vie, celle de l'écrivain John Shirley, qui le met en contact avec deux auteurs majeurs : Lewis Shiner et Bruce Sterling. C'est avec eux que se forme le noyau dur de ce qui deviendra l'un des mouvements de science-fiction les plus importants des années 80 : le cyberpunk. Même si les racines de ce mouvements se trouve bel et bien dans les premières nouvelles de William Gibson et notamment dans Burning Chrome, c'est en 1984 avec la parution de Neuromancien que le cyberpunk se répand dans les esprits non préparés des lecteurs de l'époque et laisse des traces indélébiles.
Revenons à présent sur le roman en lui-même.
L'avènement du cyberespace
Neuromancien n'est pas un roman simple à lire et encore moins à raconter.
Si son incipit à base de ciel couleur chaîne morte est depuis longtemps entré dans la légende, ce qui suit a de quoi fasciner le lecteur qui, pourtant, met du temps à comprendre ce qu'il se passe dans un monde où la technologie augmentative, les I.As et le cyberespace ont pris une importance démesurée.
Nous sommes quelque part au Japon dans la ville de Chiba près de Tokyo, Case navigue entre petites arnaques et grosses combines pour glander en paix au Chatsubo, un bar pour expatriés, et s'envoyer quelques cocktails de drogues bien tapés. Case est un cowboy, c'est-à-dire un hacker du cyberespace capable de vous récupérer des données ultra-sensibles en moins de deux. Seulement voilà, Case a voulu doubler son précédent patron et s'est retrouvé avec une mycotoxine russe dans le sang qui l'empêche depuis de se brancher au cyberespace. Et un cowboy incapable de se brancher… c'est un peu comme un soldat sans guerre ou un médecin sans malade.
À Ninsei, coeur de l'enclave criminel de la Cité de la Nuit quelque part dans Chiba, Case rencontre une jeune femme aussi mortelle que fascinante : Molly Millions. Avec ses verres-miroirs greffés devant ses yeux et ses longues griffes rétractables sous les ongles, Molly a tout de la machine à tuer sur pattes. Mais ce n'est pas pour exécuter Case qu'elle vient le chercher, mais pour le recruter pour le compte d'Armitage, mystérieux commanditaire d'une expédition chargée de voler une ROM au consortium Case/Net. Case s'embarque dans l'aventure en échange d'un rafistolage de son système nerveux et d'une seconde chance. Mais ce qu'il ne sait pas c'est qu'il vient de mettre le pied dans une entreprise beaucoup plus vaste et ambitieuse qui vise à attaquer l'une des intelligences artificielles les plus avancées d'une des plus grandes multinationales de la planète. Si vous avez déjà réussi à comprendre ça et à tirer au clair les informations que vous jette William Gibson à la figure dans un style direct, haché et râpeux au possible, sachez que vous êtes sur la bonne voix.
Neuromancien, écrit en 1984 rappelons-le, est un roman visionnaire. Il décrit avec des années d'avance le concept d'internet sous le nom de cyberespace, un terme tellement populaire qu'il deviendra lui-même une référence pour les générations à venir. Cet espace virtuel créé par la confluence des réseaux informatiques permet aux cowboys et à leurs assistants, les joeboys, de pénétrer dans un univers artificiel où l'écoulement du temps diffère et où le vol de données prend littéralement corps. Pour percer les défenses des multinationales, Gibson imagine des « icebreakers » servant à percer la « glace » des systèmes de protection informatiques. Mais surtout, Gibson imagine des personnes capables de s'interfacer à ce cyberespace pour le pénétrer et le manipuler grâce à des électrodes. Ainsi, ces cowboys entre dans la « matrice » ! C'est Néo et Trinity qui contemplent le lecteurs avec 15 ans d'avance ! On retrouve dans Neuromancien des tonnes d'éléments qui définiront le coeur de Matrix, de la figure du hacker informatique à la marge de la société à une certaine philosophie rasta en passant par le cyberespace lui-même sans même parler d'intelligences artificielles en quête d'émancipation. William Gibson avait déjà tout bon.
Un roman noir de contre-culture
Mais bien davantage que l'inventeur du cyberespace, William Gibson va définir le mouvement cyberpunk à travers l'ambiance et les personnages de son roman. Neuromancien nous fait pénétrer une société sinistre, sombre, inquiétante où la technologie fusionne avec les humains, où l'on remplace des organes comme une remplace sa dernière paire de chaussettes et où le corps se vend, se monnaye. L'univers de Gibson est un univers très noir qui renvoie immédiatement au Blade Runner de Ridley Scott et Philip K. Dick, sorti deux ans auparavant et que Gibson visionne alors qu'il a déjà écrit les deux tiers de Neuromancien. le lecteur visite des quartiers underground, de la cité criminelle à la station orbitale style Las Vegas en passant par les quartiers bruyants d'Istanbul. le guide ici n'est pas une figure très recommandable mais un marginal, un escroc, un hors-la-loi en la personne de Case. L'autre personnage, Molly, n'est guère différente dans son costume de ninja-guerrière aux yeux invisibles cachés par ses verres-miroirs impénétrables.
Les personnages que l'on croisera par la suite ne déparent pas avec cette paire déjà mémorable, entre les adeptes rasta de Sion (encore une référence pour Matrix…) en passant par l'artiste sociopathe et le militaire démoli. Gibson imagine un récit pour marginaux et s'évertue à esquiver le grand jour de la civilisation pour mieux saisir les contours d'un monde où la technologie est à la fois inquiétante…et attirante. le lecteur oscille d'ailleurs régulièrement entre désir et répugnance, quelque part entre les prouesses permises par la modification corporelle et les conséquences sociales des drogues dures et autres substances hallucinogènes. Comment ne pas évoquer d'ailleurs les « poupées de chair » dont Molly a fait partie et qui permet de devenir un jouet sexuel tout en s'évadant de son propre corps ? Les drogues sont omniprésentes dans Neuromancien et on sent l'effet Summer of Love à chaque page du récit tant le héros et ceux qu'il croise en consomme régulièrement à la fois dans un but récréatif et dans un but professionnel. William Gibson marque l'influence de la substance sur l'esprit et sur ce dont il est capable, s'amuse des bénéfices et des inconvénients. Heureusement que le pancréas anti-drogues n'a toujours pas été inventé à l'heure où l'on écrit ses lignes ! Notons enfin que le personnage de Molly offre aux lecteurs une figure féminine forte, indépendante, touchante et parfaitement autonome du héros principal, Case. Comme quoi, la science-fiction n'est pas qu'une affaire d'hommes et ce dès les années 80 !
La prise de pouvoir de l'intelligence artificielle
Outre ses personnages humains, Neuromancien peut compter sur deux intelligences artificielles dont la seule présence annonce l'une des grandes idées du cyberpunk : l'obsolescence de l'être humain. Entre Wintermute et Neuromancien, William Gibson construit deux programmes ultra-intelligents que presque plus rien ne sépare de l'homme si ce n'est leur absence de réceptacle charnel. Dans le récit, les intelligences artificielles sont des émanations des mastodontes créés par l'homme, à savoir d'immenses multinationales qui dominent le monde économiquement et politiquement. C'est d'ailleurs par un casse contre l'une d'entre elle que commence Neuromancien. Ces multinationales omniscientes (et souvent malveillantes) sont dirigées d'abord par des hommes et femmes ultra-riches et puissants qui, comme toutes les personnes qui ont tout, finissent par s'ennuyer…et à s'intéresser à l'immortalité. L'immortalité qui passe ici par l'intelligence artificielle. Cependant, William Gibson surprend son monde en refusant le manichéisme évident de la méchante IA qui veut dominer l'humanité en donnant une chute à son intrigue qui contourne l'ambition humaine pour se concentrer sur le principe même de complétude et de la conscience de soi. En gros, au lieu de nous rejouer un Terminator-bis (qui sort en 1984…coïncidence ?), Gibson s'interroge sur les motivations d'une forme de vie balbutiante prenant conscience d'elle-même. Cette relation de l'intelligence artificielle à la notion d'existence va raisonner dans l'esprit de notre hacker préféré, Case, qui redéfinit sa vie à l'aune de son désir de jouissance, qu'elle le mène à la consommation de drogues ou à l'union amoureuse. Neuromancien n'est donc pas simplement un roman froid et cybernétique, c'est aussi une véritable réflexion sur l'éveil de la conscience et sur ce que l'être artificiel peut bien ressentir face à cette machine biologique condamnée mais néanmoins bourrée d'émotions jouissives qu'est l'homme.
En somme, Gibson remplace les Dieux de l'Olympe par les IA de Teissier-Ashpool avant d'en faire quelque chose d'autre, de plus étranger et certainement de plus incompréhensible.
Neuromancien ne se laisse pas approcher aussi facilement qu'on le croit et pourtant, le premier roman de William Gibson est d'une importance cruciale pour le genre science-fictif et le cinéma. Dense, précurseur, fascinant, voici un classique nécessaire qui prendra facilement sa place au panthéon des livres de science-fiction et qui s'impose, naturellement, comme un classique de la littérature moderne.
Lien : https://justaword.fr/neuroma..
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Ambages
  03 novembre 2017
« Neuromancien, dit le garçon, plissant ses grands yeux gris face au soleil levant. La voie vers le pays des morts. Où tu te trouves en ce moment, mon ami. »
Oh le roman qui dépayse ! Ça bouscule, ça percute. Il faut se laisser porter, ne pas chercher à tout comprendre à chaque mot ; perte de temps et d'énergie. Or dans un univers où ça défile à la vitesse d'une déferlante, il faut utiliser les éléments et ne pas aller contre. Il faut se laisser glisser d'une image à une autre, d'un temps à un autre, d'un lieu à un autre en une fraction de seconde. J'ai compris certains enchainement ou termes ...après coup, et c'est kiffant surtout pour la béotienne de la technologie que je suis. Je ne dis pas d'ailleurs que j'ai compris le sens technique mais l'idée, et ça me suffisait largement pour suivre l'histoire, quand bien même ce n'était pas un accès linéaire. de toute manière je suis certaine que certains termes sont de l'invention de William Gibson. On s'immerge, on surfe, on suit ainsi Case dans ses décrochages successifs avec l'aide de ses acolytes et le rythme impose la structure du récit. Je pense qu'avec plus de temps, une seconde lecture doit être toute aussi intéressante pour capter encore plus d'informations, de subtilités passées à la trappe du cyberspace.
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tousleslivres
  03 septembre 2012
Je ne noterai pas ce livre, je ne suis pas arrivée à entrer dans l'histoire. Je suis désolée, mais je n'adhère pas du tout à ce genre de lecture et j'en suis vraiment déçue... le sujet m'intéresse, c'est pour ça que je l'ai acheté. le style d'écriture ne me correspond pas, pour moi, la lecture n'est pas assez fluide et trop compliquée en vocabulaire... Je n'en dirai pas plus, c'est triste, j'ai tellement lu de belles choses et là je ne peux pas les cautionner...
Je sais que William Gibson est un pionnier dans la SF et surtout dans ce genre de roman.
Ce qui fait que ce lire m'attirait c'est le fait que l'histoire se passe dans le virtuel et qu'en 1984, William Gibson ait peu penser qu'un jour on pourrait virtuellement vivre des choses. même prendre possession d'un ordinateur à distance, ce qu'on fait aujourd'hui sans soucis... Quand on pense que quand nous étions petits en 1984 (j'avais 15ans) les ordinateurs n'étaient pas vraiment très évolués, même l'idée d'internet n'était pas dans toutes les têtes... alors de là à "voyager" dans le cyberespace... C'est cette idée qui m'intéressait vraiment, elle m'intéresse toujours d'ailleurs, peut-être qu'un jour je tomberais sur un livre qui me conviendra... je l'espère du font du coeur...
Lien : http://tousleslivres.canalbl..
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Lutopie
  12 mars 2021
"Cyberpunk 2077 nous fait un Trait-Plat".
Malgré les bugs de cerveau lors de la lecture de Neuromancien, je me suis amusée, ce bouquin étant scénarisé tel un jeu video futuriste. Night City, Chiba, le cyberspace, la Matrice, l'environnement de la subculture et de l'interconnexion est là, avec, sur le marché, des armes déjantées, de la drogue à éviter, des implants, à l'apogée de la neuronnexion et de la microbionique. Case, celui qu'on incarne (à défaut de pouvoir sélectionner d'entrée de jeu une femme aux cheveux bleus, un androgyne, un transgenre ou un être asexué), se voit confier la mission de cracker une IA malgré un système nerveux endommagé. Neuromancien, c'est un peu ça d'ailleurs, un réseaux de nerfs endommagés, où le plan de l'espace urbain, s'assimile aussi bien aux méandres du cerveau qu'aux microcircuits d'une console. Avec, en prime, relié à la console, le construct du Trait-Plat, Dix, mémoire morte d'un Johnny Silverhand, d'un Neo ou d'un Keanu Reeves.
PS : Pour ceux que ça intéresse, on peut même visiter le Clouds pour rendre visite aux Poupées dans ce bouquin, cool.
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
AmbagesAmbages   31 octobre 2017
- Accroche-toi, avertit le Finnois, je nous passe en défilement rapide.
Les murs devinrent flous. Sensation vertigineuse de plongeon en avant, couleurs qui disparaissaient dans les angles et filaient au long d'étroits corridors. Ils parurent à un moment franchir l'épaisseur d'un mur sur plusieurs mètres, éclair d'obscurité totale.
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GabySenseiGabySensei   11 juillet 2011
Le cyberspace. Une hallucination consensuelle vécue quotidiennement en toute légalité par de dizaines de millions d'opérateurs, dans tous les pays, par des gosses auxquels on enseigne les concepts mathématiques... Une représentation graphique de données extraites des mémoires de tous les ordinateurs du système humain. Une complexité impensable. Des traits de lumière disposés dans le non-espace de l'esprit, des amas et des constellations de données. Comme les lumières des villes dans le lointain...
(P75)
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AmbagesAmbages   03 novembre 2017
Le pouvoir dans l'univers de Case, était synonyme de pouvoir des sociétés. Les zaibatsus, les multinationales qui modelaient le cours de l'histoire humaine, avaient transcendé les vieilles barrières. Vus comme des organismes, ils étaient parvenus à une sorte d'immortalité.
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enkidu_enkidu_   05 janvier 2018
« La matrice tire ses racines des jeux vidéo les plus primitifs, expliquait la voix hors champ, des tout premiers programmes graphiques et des expérimentations militaires avec les connecteurs crâniens. » Sur le Sony, une guerre spatiale en deux dimensions s’évanouit derrière une forêt de fougères générées de manière mathématique, démontrant les possibilités spatiales des spirales logarithmiques ; insertion d’une séquence d’archives militaires bleu glacé : animaux de laboratoire câblés sur des dispositifs d’expérimentation, casques branchés sur les circuits de contrôle de mise à feu de blindés et d’avions de combat. « Le cyberspace. Une hallucination consensuelle vécue quotidiennement en toute légalité par des dizaines de millions d’opérateurs, dans tous les pays, par des gosses auxquels on enseigne les concepts mathématiques… Une représentation graphique de données extraites des mémoires de tous les ordinateurs du système humain. Une complexité impensable. Des traits de lumière disposés dans le non-espace de l’esprit, des amas et des constellations de données. Comme les lumières de villes, dans le lointain… »
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lokipglokipg   12 janvier 2018
— Neuromancien, dit le garçon, plissant ses grands yeux façe au soleil levant. La voie vers le pays des morts. Où tu te trouves en ce moment, mon ami. [...] Neuro, de nerfs, ces chemins d'argent. Et mancien. Comme nécromancien. J'invoque les morts. Mais non, mon ami (et le garçon accomplit une petite danse, pieds bruns s'imprimant sur le sable), je suis les morts, les morts et leur territoire.
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Videos de William Gibson (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de William Gibson
Extrait du livre audio "Neuromancien" de William Gibson lu par Nicolas Djermag. Parution numérique le 27 avril 2022.
https://www.audiolib.fr/livre/neuromancien-9791035409883/
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