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EAN : 9782702185568
Calmann-Lévy (01/06/2022)
4.25/5   67 notes
Résumé :
Amsterdam, une de ces maisons étroites légèrement penchées sur l'eau des canaux, derrière sa façade se cachent Anne Frank et sa famille. C'est ici la maison des Gies (les Van Santen du "JOURNAL D'ANNE FRANK").
Aujourd'hui Miep Gies témoigne. Après quarante ans de silence, elle s'est enfin décidée à raconter de quelle façon elle a essayé de sauver l'adolescente et les siens, et comment elle a protégé ceux qui vécurent la peur et la clandestinité, terrés dans l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
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Sarindar
  13 octobre 2014
Miep Gies, devenue l'épouse de Jan Gies en 1941, est décédée centenaire en 2010 (elle était née en 1909 en Autriche, dans la Vienne où Gustav Mahler avait été directeur d'opéra jusqu'en 1907, dans ce Monde d'hier de Stefan Zweig, dans la ville de Freud, de Schnitzler, de Klimt, de Roller, d'Otto Wagner, etc.)
Salariée, à Amsterdam, de l'entreprise d'Otto Frank, Opekta, qui vendait de la pectine servant de gélifiant pour les confitures, Miep occupa des fonctions diverses dans cette société.
Son livre de souvenirs : Elle s'appelait Anne Frank est émouvant, et même poignant et nous livre des informations qui éclairent la lecture du Journal d'Anne Frank. On sait que la famille Frank avait quitté l'Allemagne dès 1933, et qu'Otto avait choisi de s'installer à Amsterdam, avec sa femme Édith,ses filles Margot et Anne (née à Frankfurt-Am-Main le 12 juin 1929), et qu'ils s'installèrent dans un bâtiment assez moderne de la Mervedeplein (on possède des photos d'Anne prises sur la terrasse, ou aux abords de cette cité, seule ou en compagnie de ses amies, ainsi qu'un petit film où on peut la voir apparaître à sa fenêtre ; pour sa scolarité, Anne fréquentait l'institution Montessori).
L'entreprise Opekta quitta les locaux d'origine, devenus trop étroits,et réouvrit ses portes au Singel 400 en 1934, avant de déménager près de l'église Westerkerk, le long d'un des beaux canaux de la capitale hollandaise, au Prinsegracht 263.
À l'arrivée des Allemands en Hollande, la famille Frank demeura dans son logement de la Mervedeplein, mais, le 6 juillet 1942, elle décida de quitter ce lieu pour s'installer clandestinement, sous les combles, à l'arrière du bâtiment du Prinsengracht 263, avec la complicité des assistants d'Otto Frank, dont Miep Gies. Les Frank occupèrent des pièces dont l'entrée était dissimulée derrière une fausse bibliothèque des archives de l'entreprise. On appela cette cache Het Achterhuis (prononcer Achterhuys) : L'Annexe.
Miep Gies fut celle qui amena les moyens de subsistance à la famille, qui se mit en quatre pour aider les uns et les autres à fêter dignement leurs anniversaires. Il y eut progressivement d'autres réfugiés dans ce lieu, qui vécurent à l'étroit, avec tout ce que cela suppose de disputes et de vraies ou difficiles réconciliations, mais qui éprouvèrent aussi d'intenses émotions, dont le Journal d'Anne (commencé le 12 juin 1942 et tenu jusqu'à la date du 1er août 1944) et le livre de Miep Gies se font l'écho.
La famille Frank et les autres occupants de la cachette furent arrêtés par les Allemands le matin du 4 août 1944.
Anne devait mourir du typhus avec sa soeur à Bergen-Belsen, en février ou mars 1945.
C'est Miep Gies qui a retrouvé le Journal sur le lieu de l'arrestation et qui l'a sauvegardé et rendu à Otto Frank, seul membre de la famille rescapé des camps de la mort. On sait qu'il fit publier ce précieux témoignage, en y pratiquant des coupes.
On chercha qui avait pu dénoncer les Frank, et il y eut de vilaines rumeurs qui circulèrent au sujet de Miep Gies, comme il en avait couru sur d'autres personnes, toutes aussi peu suspectes d'un acte aussi ignoble. Miep Gies sut rétablir la vérité, et tout le monde célébra son courage.
François Sarindar, auteur de : Lawrence d'Arabie. Thomas Edward, cet inconnu (2010)
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oran
  17 mars 2017
Et elle, son patronyme était Hermine Santrouschitz, épouse Gieps, Miep pour les intimes.
En 1987, à presque 90 ans, elle se confia à Alison Leslie Gold, une écrivaine américaine. Les éléments recueillis se concrétisèrent en un livre « Elle s'appelait Anne Frank ».
Hermine est née à Vienne en Autriche en 1909. Quand survint la première guerre mondiale, elle n'avait que cinq ans. Elle en subit les terribles privations ce qui en fit une enfant chétive, de santé précaire.
Grâce à des organismes humanitaires, elle put être envoyée aux Pays-Bas dans une famille d'accueil , elle resta dans ce pays jusqu'à la fin de ses jours. Grâce à son mariage elle obtint la nationalité néerlandaise.
En 1933 alors qu'elle se retrouve au chômage, elle est recrutée comme employée de bureau par Otto Franck, récemment installé en Hollande après avoir fui l'Allemagne nazie : il dirige une société commercialisant des gélifiants pour les confitures. Un peu plus tard, sa femme Edith et ses deux filles Margo l'aînée et Anne viendront le rejoindre.
La guerre éclate, la répression envers les juifs s'intensifie, les Franck décident d'entrer dans la clandestinité, de se réfugier dans une partie désaffectée des locaux de l'entreprise .
C'est là qu'ils vont vivre reclus de juillet 1942 au 4 août 1944, jour où tous les occupants vont être arrêtés .
L'amie Miep, dévouée, fidèle, sera celle qui contribuera pendant leur année de captivité à dénicher les ressources pour les nourrir. C'est elle qui retrouvera le journal intime d'Anne et qui le conservera jusqu'au retour d'Otto, le seul membre de la famille qui survécut.
C'est un témoignage personnel émouvant qui respecte l'Histoire, qui raconte les années de guerre aux Pays Bas : la répression des juifs , la spoliation, leur arrestation , l'engagement de certains pour les aider , pour une grande partie de la population la faim puis la famine qui s'installent progressivement, la peur qui vrille les corps au quotidien, quand on est impliquer pour tenter de sauver des juifs, qu'on fait partie de la Résistance comme l'époux de Miep, Jan, l'espoir de voir la guerre s'achever, les désillusions, le désespoir de ne pas pouvoir en faire plus, de voir ses efforts anéantis …
On a bien conscience que ce récit a été enrichi par l'écrivain professionnel, même si Miep a certainement conservé en mémoire des détails précis, mais la rédaction respecte la personnalité de chacun et surtout elle se conforme à la réalité historique (les dates fatidiques sont mentionnées – celle du 6/0/42, du 2/10/42... - (ce qui est important pour la narration) C'est un éclairage important pour mieux comprendre comment cette famille vivait dans ces locaux désaffectés, pour mieux percer le tempérament, le caractère de cette petite fille qui se transforma, en deux ans , en adolescente , qui écrivait pour vivre, pour exister et qui est passée à la postérité.
Et puis, les célèbres bicyclettes hollandaises jouent aussi un rôle non négligeables dans cette histoire !
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Cathy74
  29 mai 2017
Le récit de Miep Gies, écrit avec la collaboration d'Alison Leslie Gold, journaliste et écrivaine américaine, apporte le regard extérieur de l'auteure sur l'existence cloîtrée de la famille Frank et des autres personnes recluses dans "l'Annexe". Ainsi Anne Frank nommait leur cachette, où ils demeurèrent proscrits plus de deux ans, tandis que se déchaînait sur tout le continent la fureur hitlérienne.
Le récit n'est pas littéraire, ni romancé : il décrit le quotidien. Et de cette écriture minimaliste naît la connaissance intuitive de ce qu'ils vécurent. du moins, on peut en approcher un peu. Car comment concevoir cette sensation de se trouver ainsi pris au piège comme un animal traqué. Un piège ou un refuge ? Ce sont les circonstances qui le définissent.
Un refuge, lorsqu'il est encore possible de s'organiser, d'apporter et de recevoir nourritures pour le corps et l'esprit, que la santé physique et morale de chacun est bonne. Que l'espérance demeure.
Un piège, au fur et à mesure que les mois s'écoulent. Que l'inquiétude s'amplifie. Que la promiscuité devient insupportable. Que les cambrioleurs profitent des absences. Et surtout, que la maladie frappe. Que les bombardements s'intensifient : impossible de descendre aux abris. Et comment aussi soigner et se faire soigner en cas de maladie grave ? Que faire d'un mort ?
Et que faire des jeunes gens, qui devraient pouvoir sortir, courir, nager, rencontrer leurs amis..
Non, il est impossible d'imaginer vraiment une telle vie, non seulement recluse, mais aussi constamment en danger. le détraquement physique, moral, mental, qui en découle.
Le récit de Miep Gies laisse à penser que les Hollandais furent unis dans leurs efforts aider les Juifs pourchassés. On sait hélas qu'il n'en fut rien. Accueillons alors le témoignage de ceux qui agirent avec bienveillance et courage, et qu'ils continuent de nous inspirer.

Lien : http://www.annefrank.org/fr/..
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Pulul_la_libellule
  31 mai 2022
🌼🌼🌼ELLE S'APPELAIT ANNE FRANK 🌼🌼🌼
MIEP GIES
@CALMANNLEVY
Édition Calmann-Lévy
ET ELLE ! ELLE S'APPELAIT MIEP GIES...
Un témoignage d'un courage, d'une force, incroyable.
Connaissez-vous MIEP GIES ?
Cette femme qui travaillait pour Otto Frank, le pere de la célèbre et triste Anne Frank.
Elle était une des employés et est devenue, une proche et amie de la famille Frank.
Nous sommes en Hollande, la guerre éclate partout, le parti Nazi de Hitler gagne du terrain. Otto Frank décide de venir s'installer en Hollande de peur de représailles envers les juifs.
Il embauche Mieg Gies dans son entreprise qui connait un franc succès. Mieg devient très vite proche de la famille.
Quelques temps après, la Hollande est sous le régime Nazi. Nous connaissons tous la vie de la famille Frank à travers "Le journal d'Anne Frank"
Et grâce à ce témoignage nous allons apprendre comment MIEP GIES a aidé la famille d'Anne Frank en les ravitaillant de l'extérieur. Les risques qu'elle prenait pour aider cette famille juive, cette aide qui était punie d'emprisonnement ou de mort ...
MIEP GIES va nous raconter à travers son livre comment elle s'est battue pour aider ses amis jusqu'à ce jour où ils se sont fait arrêter.
Comment cette personne pensait plus à ses protégés qu'à elle-même, comment chaque chose était calculé, avec le peu qu'ils avaient elle et son mari résistant. Les risques qu'elle prenait, l'aide qu'elle essayait de rapporter.
Sa relation avec Anne Frank, le bonheur qu'elle lui procurait lors de ses visites.
Ce témoignage nous permet également d'avoir une idée, d'apprendre comment ça se passait à l'extérieur, comment faisait la famille Frank et leurs amis tous cachés dans cet endroit très petit.
MIEP GIES nous donne tellement d'information sur leur situation, des moments poignant, anxiogène, pendant cette période de l'histoire bien sombre.
Son courage malgré tout, la famine, le manque de provision, l'agressivité des Allemands sans pitié, la trahison des voisins pour recevoir à manger.
MIEP GIES nous raconte tout en détail, de la cachette de ses amis jusqu'à leur arrestation, comment elle a trouvé le journal d'Anne Frank et où elle l'a caché. Comment ce journal a vu le jour, le retour de Otto des camps de concentration sans ses filles et la reprise de la vie avec le spectre de toutes ces personnes disparues.
Une lecture vraiment très intéressante, j'ai beaucoup beaucoup apprécié et lu avec émotion.
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Athenapan
  27 août 2022
Quelle déchirure, quelle meurtrissure que la lecture de ces pages...
Il n'y a et n'aura jamais suffisamment de mots justes pour décrire cette indicible abomination.
On croit tout savoir, avoir tout entendu au sujet de la Shoah. Il n'en sera jamais rien si on ne l'a pas vécu.
Mais lorsqu'on vous dit que lire n'est pas "avoir vu des documentaires", que les témoignages ne sont pas les "articles de journaux", croyez-le.
Tout le monde devrait lire ce livre, s'en imprégner et ne jamais l'oublier.
Si c'est insoutenable pour moi qui ne fais que lire des témoignages du passé, si c'est insoutenable pour moi qui n'étais même pas née pour comprendre ou appréhender cette terrible période, alors qu'était-ce pour eux ? Eux qui l'ont vécu, subi.
Du haut de mes petites trente-six années, j'ai lu le Journal d'Anne Franck par deux fois. Ces deux fois, je m'étais vue bouleversée, paralysée, en larmes.
Tout comme ce tristement célèbre journal d'Anne, le livre de Miep Gies est d'une préciosité inestimable. Voir revivre cette chère Anne à travers ces nouvelles pages, la découvrir profiter de chaque jour, entourée chaleureusement de sa famille, empreinte de rêves et d'entrain pour la vie... C'est beau. C'est tragique.
Autour d'Anne, on fait la connaissance de la narratrice - héroïne éternelle sans le savoir encore - et de sa famille, ses amis, son voisinage...
Au fil des pages, on comprend le rôle, ou plutôt les nombreux rôles décisifs qu'elle a été contrainte de jouer malgré elle, pour son entourage, du plus intime à l'inconnu de passage.
Son courage, sa force, nous font vivre et partager ce qu'était la vie d'Anne Franck, mais aussi sa propre vie de résistante des toutes premières heures, son quotidien empli et rythmé par la peur, le stress, l'angoisse, les cachettes, les codes, le rationnement, la privation, la faim, la maladie, la panique... Mais comment survivre à tout cela ? Tant de responsabilités lui ont soudainement été confiées grâce à son courage, son humanité, sa tolérance ; grâce à la beauté de son âme.
Cet ouvrage fait partie des livres qui comptent, des livres qu'il faut avoir lus.
Pour savoir.
Pour comprendre.
Pour apprendre.
Pour tolérer et condamner lorsqu'il le faut.
Pour se souvenir et ne jamais oser oublier ce que "eux" ont subi, ce que "eux" ont perdu.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
oranoran   17 mars 2017
Un jour où il n’y avait personne à la maison, je m’enfermai dans ma chambre avec le second tirage du journal d’Anne.
(…) Je lus le journal d’Anne d’une traite. Dès les premiers mots, il me semblait qu’elle me parlait (…)
Je lus jusqu’à la dernière ligne, découvrant avec stupéfaction des choses dont je ne m’étais jamais aperçue lorsque je venais leur rendre visite dans la cachette.
En refermant le livre, je ne ressentais pas le chagrin que j’avais craint d’éprouver. J’étais heureuse de l’avoir enfin lu. Le vide de mon cœur s’était comblé. Nous avions beaucoup perdu, mais la voix d’Anne resterait à jamais présente. Ma jeune amie avait laissé au monde un témoignage inoubliable
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LaliLali   06 février 2011
Mon histoire est celle de gens ordinaires en des temps qui furent extraordinairement durs. Des temps qui, je l’espère du fond de mon cœur, ne reviendront jamais plus. C’est à nous tous, gens ordinaires de par le monde entier, d’y veiller.
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Cathy74Cathy74   29 mai 2017
En mars [1943], de nouvelles mesures furent édictés contre les Juifs. On leur présenta un nouveau choix : la déportation ou la stérilisation. A ceux qui choisirent la stérilisation, on promit la sécurité.
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Cathy74Cathy74   29 mai 2017
C'était à vous fendre l'âme. Je préférai les laisser seuls ensemble. Qui pouvait imaginer leur détresse, leur désespoir à l'idée d'avoir laissé derrière eux tout ce qu'ils possédaient au monde - leur maison, des biens rassemblés tout au long d'une vie, le petit chat d'Anne, Moortje. Les souvenirs du passé. Et leurs amis.
Ils avaient simplement refermé la porte sur leurs vies, ils avaient disparu d'Amsterdam. C'était cela que je lisais sur le visage de Mme Frank. Je les laissai.
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KotaghKotagh   12 novembre 2019
Je les trouvais tous occupés à une activité particulière. On aurait dit un tableau vivant: une tête penchée sur un livre... un stylo qui courait sur le papier, s'arrêtait le temps d'une réflexion, reprenait son parcours, en silence...
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Videos de Miep Gies (3) Voir plusAjouter une vidéo
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