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Anne Damour (Traducteur)
ISBN : 2848930888
Éditeur : Les Deux Terres (09/03/2011)

Note moyenne : 3.07/5 (sur 53 notes)
Résumé :
Louisa et Clem sont rivales, amies et sœurs. Toutes deux ambitieuses et exigeantes – Louisa, l’aînée, dans sa passion pour l’art, Clem, la cadette, dans son amour pour la nature –, elles ont une relation compliquée. Louisa rêve d’un mariage stable à New York, tandis que Clem, la rebelle, la préférée selon Louisa, reste fidèle à son travail dans les montagnes Rocheuses mais infidèle aux hommes qui tombent sous son charme. Bien que la vie les éloigne, les deux sœurs v... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
Tamara
  03 avril 2011
Il y a des livres qu'on lit d'une traite, tout en espérant que la fin n'arrive pas trop vite… Et il y en a d'autres dont la lecture est plus laborieuse, soit parce que le style de l'auteur ou le sujet demandent de la concentration, soit parce que l'on n'accroche pas trop à l'histoire. Louisa et Clem fait partie de la seconde catégorie : je l'ai traîné sur plus d'une semaine. Mais je ne sais pas vraiment comment l'expliquer : le style de l'auteur n'est pas alambiqué, le récit est souvent au présent, ce qui facilite plutôt la lecture…
Reste le sujet de la relation entre deux soeurs, qui est décortiquée sur la période allant de 1980 à 2005. le récit alterne le point de vue de chacune d'elles, ce qui permet au lecteur de se faire une opinion plus édulcorée que l'avis tranché de l'une ou l'autre. Louisa est l'aînée. Jolie blonde gracile, elle a la fibre artistique : elle commence par faire de la poterie en Californie pour finir critique d'art dans un magazine spécialisé à New York. Clem, sa cadette de quatre ans, est une grande brune, à l'allure plus sportive, mais qui attire tout autant les prétendants que sa soeur parce qu'elle a ce charme et cette attitude qui la rendent belle sans qu'elle ne s'en rende compte. Elle a choisi un métier qui lui permet de vivre au grand air : elle est biologiste, et étudie tantôt les baleines en Alaska, tantôt les ours dans le Wyoming.
Elles sont très différentes, ne s'entendent pas très bien, communiquent à grand peine, mais pourtant, elles sont toujours là l'une pour l'autre dans les épreuves que vont leur réserver leur destin. En fait, on ne découvre que des tranches de leur vie, les années charnières, ce qui fait qu'on met du temps à assembler toutes les informations que l'on récolte, petit à petit, d'abord par Louisa, puis par Clem. C'est sans doute ce découpage et cette quête d'information un peu laborieuse qui ont freiné ma lecture… mais ce n'est probablement pas une mauvaise chose, j'ai trop l'habitude qu'on me mâche le travail !
Malgré cette impression de lenteur, je suis contente d'avoir été jusqu'au bout de ce roman, parce qu'il m'en reste quelque chose après avoir refermé le livre : certains passages sont assez marquants, et l'auteur analyse avec beaucoup de psychologie les relations familiales.
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livreclem
  27 septembre 2016
J'aime beaucoup les romans de Julia Glass qui décrivent tellement bien les relations des membres d'une famille, leurs amours, amitiés, travail, bref leurs vies.
Louisa et Clem n'est pas son meilleur écrit mais j'ai eu plaisir à suivre les 2 soeurs au cours de leurs vies avec des chapitres qui alternent leur point de vue sur la vie et sur l'autre soeur.
Un bon roman qui laisse tout de même une goutte de tristesse.
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Leiloona
  01 avril 2011
Parce que la tragédie, telle une fleur sombre et rare qui sème des graines, prolifère autour de nous.
Comme l'indique le titre, elles sont deux. Deux soeurs qui vont s'affronter, se tirailler mais aussi se confier et s'aimer. Au cours de ce roman, c'est leur vie respective qui s'étale sous nos yeux.
Huit étapes jalonnent le récit : des années 80 au nouveau millénaire, le lecteur passera donc avec Louisa et Clem deux décennies. Louisa, l'aînée, serait plutôt une artiste. Un brin bohême sur les bords. Clem, quant à elle, est une passionnée de nature.
L'une rêve de vie plus stable, l'autre de grands espaces et de liberté.
Au début du livre on se demande si un jour elles arriveront à se comprendre, et puis, la vie aidant, elles se rapprochent. Tour à tour oiseau craintif ou chat échaudé, elles ont tout de même du mal à se livrer.
Il faut dire qu'un passif existe. L'aînée Louisa a toujours cru, quand elle était plus jeune, qu'elle aurait toujours un ascendant sur sa soeur. Jouant à tour de rôle la main qui châtie et celle qui caresse, la relation entre elles était déjà ambigue et construite sur une rivalité.
Il est en effet question de rivalité dans ce roman. Entre les deux soeurs, mais aussi entre la mère et les soeurs. Comme si les femmes ne pouvaient s'apprécier sans éprouver de la jalousie.
J'ai eu du mal au début à trouver l'envie de continuer ma lecture. Même si ce sont deux caractères forts, cette rivalité m'épuisait. N'ayant pas de soeur, je n'ai pas connu ce type de relation, aussi l'identification à l'une ou à l'autre ne pouvait pas non plus me raccrocher à cette histoire.
J'ai donc été spectatrice du livre, de cette histoire, tournant les pages sans réel intérêt. Et puis, vers la moitié, cette rivalité s'atténue. Comme si la vie, avec ses revers de fortune, rapprochait ces soeurs.
Malgré tout, le plis était malheureusement pris.
Ces sémillantes femmes n'ont pas réussi à vraiment m'emporter dans leur tourbillon.
Et puis, à l'image de la citation au début du billet, c'est un livre triste. Triste à cause de ce panorama que l'histoire nous offre. Voir une vie entière brossée dans un roman me met le cafard. Parce qu'on voit toute la souffrance que peut contenir une vie, parce que c'est un condensé de la vie, comme si elle ne durait que le temps d'une journée.
Ces femmes ne seraient alors que des papillons.
Néanmoins, j'ai tout de même été émue par ces deux caractères, peut-être un peu trop sur la fin.
Pour moi, ce sont des personnages semblables à Don Quichotte. Ce sont des femmes qui se battent contre une jalousie qui n'a pas lieu d'être. Et puis, une fois le fil de la vie déroulé, elles se rendent compte que finalement c'était un combat inutile.
Lien : http://leiloona.canalblog.co..
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cathulu
  25 mars 2011
"Les choses les plus étranges me consolent."
Deux soeurs, qui se déchirent d'abord (histoire de rivalités sourdes) et dont la relation, au fil du temps, entre 1980 et 2005, va évoluer.
Une trame on ne peut plus classique, qui pourrait ronronner, mais Julia Glass a le chic pour peindre des personnages aux multiples facettes, hauts en couleurs- si Louisa est plus artiste, Clem, la cadette est plus casse-cou et engagée dans la protection de la nature - et les personnages secondaires ne sont pas négligés pour autant. Ainsi la mère des deux héroïnes élève-t-elle des chiens de chasse à courre (mais rassurez-vous où le renard est juste remplacé par une trace olfactive), ce qui est plein de panache mais aussi très décalé aux Etats-Unis !
Julia Glass ne laisse pas non plus le récit s'embourber et les péripéties ne cessent de relancer l'action juste au moment où le lecteur aurait pu relâcher son attention. Commencé de manière assez guillerette avec la rencontre d'une vieille tante excentrique qui se révèlera plus complexe que le stéréotype qu'elle semble incarner,le récit, au fil du temps, adoptera des tonalités tour à tour cocasse et dramatique.
On s'attache sans réserve à ces deux soeurs, à leurs amours, à leurs épreuves, et si le revirement final m'a tout d'abord laissée songeuse, après réflexion il est on ne peut plus approprié: commencé par la révélation d'un secret, le récit se boucle par un autre secret , bien plus profond.
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Titine75
  14 avril 2011
Louisa et Clem sont soeurs et on ne peut imaginer personnes plus différentes. Louisa est l'aînée, elle est cérébrale, se veut brillante et posée. Ses études la mèneront vers le monde de l'art contemporain et elle y réussira très bien. Clem est plus sauvage, plus rebelle et casse-cou. Rien ne semble lui faire peur et elle n'hésite pas à prendre des risques parfois démesurés. Ce sont les animaux qui l'intéressent, leur étude et leur sauvegarde. Rien de plus éloignés que des baleines, des ours et des galeries d'art contemporain ! Une certaine rivalité existe entre Louisa et Clem, les relations sont souvent tendues et compliquées. Louisa a du mal à pardonner à Clem de lui avoir volé un petit copain, elle cherche toujours à surpasser sa cadette : “(…) je veux briller davantage qu'elle, je veux être la plus sage, la plus intelligente, la plus aimée, mais je veux pouvoir garder un peil sur elle. Elle est , après tout, irremplaçable.” Les deux soeurs sont, malgré leurs différends, toujours là l'une pour l'autre.
Julia Glass fait s'entrecroiser les destins des deux soeurs. Leur histoire nous est raconter de 1980 à 2005. Les chapitres sont consacrés à l'une ou l'autre soeur qui s'exprime à la première personne. Les chapitres sont en général espacés de quelques années. On sait toujours très rapidement à laquelle on a à faire. La narration alternée n'est pas du tout perturbante et permet de connaître profondément chacune des deux soeurs. Julia Glass nous fait partager les états d'âme, les doutes, les joies et les histoires d'amour de Louisa et Clem. Les hommes sont essentiels dans le parcours des deux femmes. Elles ont au moins une chose en commun : la difficulté à trouver un homme qui leur convient ! Je me suis d'ailleurs un peu perdue dans leurs nombreuses conquêtes et les ai trouvées un peu répétitives. Julia Glass nous installe dans une histoire confortable, dans un “ronron” mais c'est en fait pour mieux nous saisir dans l'avant dernier chapitre. La tragédie qui frappe Louisa et Clem m'a finalement touché et leurs destins ont pris un relief différent.
J'avais lu précédemment “Jours de juin” qui était une belle fresque parue il y a quelques années. J'ai retrouvé dans “Louisa et Clem” le style simple et fluide de Julia Glass. L'auteur approfondit ses personnages et leur relation jusqu'au drame émouvant qui clôt l'intrigue. Un livre sensible sur les liens sororaux et sur la difficulté à réellement connaître l'autre.
Lien : http://plaisirsacultiver.unb..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
LeiloonaLeiloona   01 avril 2011
Parce que la tragédie, telle une fleur sombre et rare qui sème des graines, prolifère autour de nous.

Comme l'indique le titre, elles sont deux. Deux soeurs qui vont s'affronter, se tirailler mais aussi se confier et s'aimer. Au cours de ce roman, c'est leur vie respective qui s'étale sous nos yeux.
Huit étapes jalonnent le récit : des années 80 au nouveau millénaire, le lecteur passera donc avec Louisa et Clem deux décennies. Louisa, l'aînée, serait plutôt une artiste. Un brin bohême sur les bords. Clem, quant à elle, est une passionnée de nature.
L'une rêve de vie plus stable, l'autre de grands espaces et de liberté.

Au début du livre on se demande si un jour elles arriveront à se comprendre, et puis, la vie aidant, elles se rapprochent. Tour à tour oiseau craintif ou chat échaudé, elles ont tout de même du mal à se livrer.
Il faut dire qu'un passif existe. L'aînée Louisa a toujours cru, quand elle était plus jeune, qu'elle aurait toujours un ascendant sur sa soeur. Jouant à tour de rôle la main qui châtie et celle qui caresse, la relation entre elles était déjà ambigue et construite sur une rivalité.

Il est en effet question de rivalité dans ce roman. Entre les deux soeurs, mais aussi entre la mère et les soeurs. Comme si les femmes ne pouvaient s'apprécier sans éprouver de la jalousie.
J'ai eu du mal au début à trouver l'envie de continuer ma lecture. Même si ce sont deux caractères forts, cette rivalité m'épuisait. N'ayant pas de soeur, je n'ai pas connu ce type de relation, aussi l'identification à l'une ou à l'autre ne pouvait pas non plus me raccrocher à cette histoire.
J'ai donc été spectatrice du livre, de cette histoire, tournant les pages sans réel intérêt. Et puis, vers la moitié, cette rivalité s'atténue. Comme si la vie, avec ses revers de fortune, rapprochait ces soeurs.
Malgré tout, le plis était malheureusement pris.
Ces sémillantes femmes n'ont pas réussi à vraiment m'emporter dans leur tourbillon.
Et puis, à l'image de la citation au début du billet, c'est un livre triste. Triste à cause de ce panorama que l'histoire nous offre. Voir une vie entière brossée dans un roman me met le cafard. Parce qu'on voit toute la souffrance que peut contenir une vie, parce que c'est un condensé de la vie, comme si elle ne durait que le temps d'une journée.
Ces femmes ne seraient alors que des papillons.

Néanmoins, j'ai tout de même été émue par ces deux caractères, peut-être un peu trop sur la fin.
Pour moi, ce sont des personnages semblables à Don Quichotte. Ce sont des femmes qui se battent contre une jalousie qui n'a pas lieu d'être. Et puis, une fois le fil de la vie déroulé, elles se rendent compte que finalement c'était un combat inutile.
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Zazette97Zazette97   14 avril 2011
Ma mère est déjà dans la voiture, au volant. Elle prendra un martini dès que nous arriverons au restaurant. Quoi de plus naturel ? Mon père monte la garde près de la portière ouverte, attendant que Ray et moi arrivions. En m'approchant, je vois qu'elle lui tient la main.
Ils forment l'image de vies qui s'écoulent ensemble et séparément, ensemble et séparément.
J'imagine leur mariage comme une double spirale, deux âmes qui s'enroulent autour d'un axe commun, jointes sans jamais se toucher. Nos vies, celles de Clem et la mienne, ont eu cette forme, elles aussi, pendant un temps. p.383
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NadaelNadael   03 avril 2011
 Etranges, ces choses dont notre esprit ne peut se détacher, des choses qui prennent une dimension invraisemblable et nous font trembler de peur. Je n'ai pas peur du noir, de l'altitude, des orages ou de la solitude. Ce qui m'effraie est une forme particulière de vanité. La peur de la futilité. La futiliphobie.
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NadaelNadael   03 avril 2011
 Pour lui le silence n'est jamais une menace. Je ne suis pas pareille ; je veux qu'on me pose des questions et qu'on me raconte, qu'on me félicité, me cajole, ou qu'on crie après moi. Là où il y a des mots, il y a des définitions. Les définitions aident à contenir le chaos.
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NadaelNadael   03 avril 2011
 J'ai eu alors une vision de toutes les cuisines de garçons dans lesquelles je me suis trouvée durant les dix dernières années écoulées, à émincer l'ail et les oignons, boire du vin ou de la bière, échanger des baisers prometteurs, prélude à un repas qui est un prélude à l'amour. Des wagons de cuisines, des wagons de baisers. Pendant une minute, je m'imaginai devant un passage à niveau, les wagons défilant l'un après l'autre, un brouillard gris sans fin.
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Si vous aimez lire, si vous êtes gourmet, si vous êtes gourmand... le livre que Gérard Collard vous présente aujourd'hui dans sa chronique, est pour vous!!! le libraire de Saint-Maur-des Fossé a choisi de vous parler du livre de Julia Glass "Refaire le monde" aux éditions J'ai Lu. Un roman qui se dévore... Regardez... La présentation du livre "Refaire le monde" par l'éditeur : Pâtissière à Greenwich Village, Greenie se consacre tout entière à son jeune fils et à son métier, tandis que son mari plonge dans la mélancolie. Lorsque le truculent gouverneur du Nouveau-Mexique, conquis par un gâteau à la noix de coco, lui propose de devenir chef cuisinière de sa résidence, elle accepte, par ambition autant que par désespoir, et part vers l'Ouest, bouleversant ainsi la vie de toute la famille... Vous pouvez commander "Refaire le monde" sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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