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ISBN : 2266272837
Éditeur : Pocket (04/01/2018)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 115 notes)
Résumé :
Un soir de 1929, la prestigieuse école du Bauhaus, à Dessau, a donné un bal costumé. C’était avant que les nazis ne dévorent l’Europe, c’était un temps où l’on pouvait encore croire au progrès, à l’Art et au sens de l’Histoire.
Pendant ce bal, une jeune femme, Magda, a dansé, bu et aimé.

Quel rapport avec Josh Shors, animateur à Chicago d’une émission de téléréalité dont le succès tapageur mêle décoration d’intérieur et thérapie familiale ? Qu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
Eve-Yeshe
  14 mai 2017
J'ai tellement aimé ce pavé de près de 540 pages que j'ai fait durer la lecture, je n'avais pas envie de laisser ces personnages. L'auteure a si bien su introduire ses personnages fictifs dans l'Histoire et les faire entrer dans la vie des grands artistes qu'on a parfois l'impression qu'ils ont vraiment existé.
Ce livre est composé de deux parties, qui se complètent et se répondent (alors qu'il aurait pu fort bien s'agir de deux romans distincts).
La première se déroule de nos jours et nous fait découvrir Josh et son émission de téléréalité (les cinquante premières pages, j'ai un peu rongé mon frein car la téléréalité et moi cela ne fait pas bon ménage du tout) mais cela valait le coup, l'auteure décrivant très bien notre époque où le virtuel est roi et surtout en le prenant au deuxième degré, Yannick Grannec évoque le couple, la filiation (Vickie, la compagne de Josh est enceinte), ce que l'on transmet à l'enfant que ce soit par la génétique ou par l'amour (ou pas) que l'on reçoit.
En fait, Josh est lucide, il dit par exemple : « Narcissisme et fond de teint sont la base du métier. » ou encore, « La solitude ne m'effraie pas, elle est même mon seul luxe. Je concède mon narcissisme et je le rentabilise. » P 85
Le roman réussit à nous ferrer lors de l'entrée en scène de Carl, le père de Josh, peintre ravagé par l'alcool, la guerre de Corée, sa propre filiation : il a été confié par son père à des amis qui ont fui le nazisme pendant qu'il était encore temps et il a toujours su ce qu'il en était jusqu'à ce que tombe une nouvelle : un marchand d'art qui a spolié les tableaux juifs pendant la guerre vient d'être « découvert » provoquant des révélations lourdes de conséquences qui nous emmènent sur les traces de parents biologiques de Carl… inutile de préciser ce qu'il pense du travail de Josh.
C'est le sujet de la seconde partie, sublime qui met nos pas dans ceux de Théodore et Luise, leur rencontre, leur mariage, la naissance de leur fille Magdalena leur vie qui s'inscrit dans ce début du XXe siècle, la « folie créative » des années 20, le Bauhaus de Nessau : sa création, son architecture, ses professeurs, ses élèves : on vit littéralement avec Paul Klee (le parrain de Magdalena alias Gurkie), Kandinski, Otto Dix, Gropius, Hannes Meyer, un déchaînement de couleurs, de créativité, de génie, que les nazis appelleront « l'art dégénéré ».
Beaucoup auront une fin tragique ou seront contraints à l'exil…
Ce roman m'a plu car il mêle des thèmes que j'aime, et au passage l'Histoire, la politique et l'art, qui sont des personnages en eux-mêmes. Il est intense, documenté et éveille la curiosité du lecteur.
A chaque chapitre, Yannick Grannec nous propose une oeuvre : tableau, photographie… en relation avec le thème du chapitre. Inutile de préciser que j'ai été vissée sur Internet pour trouver l'oeuvre en question, et déniché tout ce que j'ai pu sur cette période.
Je ne suis pas experte en peinture : en général, ça se limite à des coups de coeur pour tel ou tel artiste et je suis très éclectique dans mes goûts. Un déclic dans une salle d'attente il y a très longtemps pour une reproduction de Kandinski qui m'avait touchée et donné envie d'en savoir plus, idem pour Klee, alors avec le Bauhaus feu d'artifice !
Le titre du roman est évocateur : c'est le nom d'un tableau de Paul Klee, mais il évoque aussi, dans le livre, un autre bal, organisé par les étudiants du Bauhaus…
Le deuxième roman de Yannick Grannec et bien sûr il m'a donné envie de lire le premier : « La déesse des petites victoires » dont le titre m'avait intriguée alors…
J'ai terminé ce roman, il y a près de quinze jours, et j'en suis restée tellement imprégnée que j'ai eu du mal à rédiger ma critique, et je n'ai en fait qu'une suggestion : à lire absolument !
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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motspourmots
  27 août 2016
Il faut avoir une ambition folle, une curiosité sans fond et être un peu dingue pour se lancer dans l'écriture d'un tel roman... mais quelle réussite ! Côté rapport qualité prix, le lecteur n'est pas déçu puisque ce sont presque deux livres qui lui sont proposés pour le prix d'un seul. Deux parties donc, qui pourraient se lire indépendamment l'une de l'autre mais qui, mises bout à bout offrent à cet ouvrage une profondeur remarquable.
Les Arts, la vie, la liberté. A travers l'histoire d'une lignée d'artistes au destin tourmenté, l'auteure nous offre une traversée du vingtième siècle sur les traces de précurseurs, libres penseurs, passionnément tournés vers l'avenir. Un roman d'une densité incroyable, qui pose la question de la transmission, de la dette de la génération actuelle à ceux qui ont bravé le chaos et les autoritarismes pour faire triompher la pensée et la créativité.
Deux livres disais-je. le premier met en scène Josh et sa femme Vickie, de nos jours à Chicago. A la tête de la production d'une émission de téléréalité à gros succès dans laquelle ils mettent en scène des sortes de thérapies familiales en lien avec le ré ordonnancement de leur habitation. Josh a des rapports compliqués avec son père, Carl, un artiste peintre de talent installé à Saint-Paul de Vence, alcoolique, ravagé par la guerre de Corée et son déracinement. Alors que Josh s'apprête à devenir père à son tour, le suicide de Carl et sa succession lui offrent l'opportunité de se pencher sur ses racines. Dans les années 30, le père de Carl, Théo Grentzberg l'a confié à un couple d'amis américains au moment de l'arrivée d'Hitler au pouvoir avant de disparaître. A la mort de Carl, un portrait de Théo Grentzberg par Otto Dix est retrouvé parmi les centaines d'oeuvres d'art cachées par Cornelius Gullit ; l'enquête en vue de sa restitution à ses héritiers met à jour des zones d'ombre dans la généalogie de Carl... et donc de Josh. Il semble que Magda Grentzberg, présentée comme la soeur de Carl soit en réalité sa mère. Aidé de Vickie, celui-ci se lance donc à la découverte de ses origines, bien décidé à faire la paix avec ses ancêtres.
"La première injustice est celle de la naissance, la seconde, celle de la vocation. Ne pas choisir qui te donne la vie, ne pas choisir ce que tu vas en faire".
Et c'est là que commence le second livre. Nous voici propulsés au début du vingtième siècle sur les pas de Théo que nous suivrons de Berne à Berlin, en compagnie de sa femme Luise et de leur fille Magda. Théo l'avant-gardiste, amoureux des arts, découvreur de talents. Son activité de marchand d'art se développe dans les années 20 et il a pour compagnons Paul Klee, Kandinsky ou Otto Dix. C'est la grande époque de l'école du Bauhaus, véritable moteur de l'innovation. Magda grandit dans cet environnement, son parrain est Paul Klee, rien d'étonnant à ce qu'elle souhaite à son tour intégrer le Bauhaus. Et c'est parti pour une plongée captivante dans l'histoire de cette institution dont le nom est synonyme de modernité, voire de décadence. Jusqu'à l'arrivée d'Hitler et la mise au ban des artistes dits "dégénérés". Tout en tentant de percer le mystère de Magda (quel magnifique portrait de femme libre nous est offert à travers elle !), le lecteur est transporté dans un univers riche et foisonnant, en compagnie des grands noms de la peinture et du design des années 30. Passionnant !
Ce livre offre un moment d'une richesse incroyable, recréant le lien qui mène de Théo à Josh, faisant le parallèle entre les différentes époques, mettant en exergue l'importance de l'Art à chaque étape, y compris à travers la télé réalité. Il est presque difficile d'écrire cette chronique tant les angles de vue sont multiples. Yannick Grannec nous parle à travers le regard d'artistes qui s'expriment génération après génération, son vocabulaire est riche en couleurs et en descriptions. Pour les amoureux de Klee et de Kandinsky, dont je suis, c'est un cadeau !
Mais on en retiendra cette ode à la liberté et au pouvoir de la création. On a brûlé des livres et des toiles, fracassé des statues, mais à travers les décennies, des générations d'artistes continuent à innover, à créer et à changer nos regards sur le monde. Ce livre fait plus que leur rendre hommage, il les éclaire et les encourage à continuer, toujours, à ouvrir de nouvelles voies.
La première des libertés étant celle de décider de sa vie, à l'image de Magda qui écrit à Théo le 3 juillet 1928 : "Caprice ? Caprice ! Que veux-tu dire par-là ? Que le talent artistique appartient au genre masculin ? Que la seule création à laquelle je puisse aspirer est la maternité ? Une création sans conscience de création ? Sans dessein ? Et pourquoi devrais-je trancher entre création et procréation ?"
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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Roggy
  21 janvier 2017
Yannick Grannec possède un incroyable sens du rythme et si on reste du côté des références, comment ne pas songer à la prose bavarde de Jonathan Tropper avec ses constructions en va-et-vient dans différentes époques et ses longues phrases teintées de cynisme. La lecture se déploie avec une étonnante évidence.
Au sein de ce microcosme évoluent des personnages aux liens familiaux compliqués, liés par l'héritage de l'amour de l'art. Tous à leur façon bien particulière ont construit leur vie autour de l'esthétique, de la recherche du rêve de la beauté.
Entre mélodrame de la société moderne et réflexions essentielles sur l'héritage du passé, l'auteur a fait un remarquable travail de recherche sur la période de la pré-guerre et de l'art spolié par les nazis.
Elle réussit à accrocher le lecteur dans un bal bien orchestré.
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JohannaMedici
  05 février 2018
J'ai reçu ce livre dans le cadre de la Mass Critique, et remercie vivement Babelio et Pocket pour ce choix.
Ce roman est séparé en deux livres, le premier comptant les histoires de Carl et Josh, et le second celles de Theo et Magda.
Le premier livre concerne donc Josh, à la tête d'une célèbre émission de télé-réalité mêlant re-décoration de la maison et travail psychologie sur les membres de la famille. L'auteure nous plonge dans le quotidien de ce gourou de télé-réalité de Chicago et des rouages et manipulations de ce type d'émission. Josh est marié à Vikkie, enceinte et faisant sa mission de découvrir les origines de son mari quand la question finit par être posée.
Grannec nous dévoile également le quotidien sans surprise de Carl, le père de Josh, avec qui il n'a plus de contact et qui vit dans une villa à Saint Paul de Vence devant le ciel et la mer. Carl dit de lui-même "je suis vieux, c'est tout" pour expliquer qui il est, peintre, ex combattant de la guerre de Corée, ayant abusé de l'alcool et autres addictions, divorcé, étranger de son fils et n'ayant pour seule compagne qu'Aline qui s'occupe de lui. Carl est l'enfant d'un couple allemand l'ayant confié à des amis américains avant le début de la Seconde Guerre Mondiale. Il découvre dans son journal un article sur Gurlitt, marchant d'art ayant acquis des tableaux de façon illégale durant le nazisme et dont l'un d'eux n'est pas étranger à Carl puisqu'il porte le nom de son père.
Quand j'ai débuté le livre, certains passages notamment avec Josh m'ont semblé longs et j'ai eu un peu de mal à rentrer dans le roman à cause de ça. Toutefois les chapitre consacrés à Carl ont largement compensé cette "faiblesse" initiale, le vieil homme m'ayant beaucoup, beaucoup plu. Je précise que j'ai beaucoup de mal avec la télé-réalité ce qui explique sûrement mon ressenti sur Josh qui m'apparaît comme une triste caricature de notre société et me l'a rendu immédiatement antipathique, même si ses réflexions sont par ailleurs très pertinentes sur l'être humain moderne, Grannec joue d'ailleurs beaucoup avec les codes du genre. Si Josh n'était pas là, un autre prendrait aussitôt sa place, serait peut-être même pire...
Le second livre raconte l'histoire de Theo, marchant d'art, sa rencontre avec Luise, jeune héritière qu'il finit par épouser, et leur vie durant cette période pré-hitlérienne. de leur amour naîtra Magdalena (ou Magda), qui baigne très tôt dans l'art et finit par intégrer le Bauhaus comme son parrain Paul Klee.
C'est sans conteste ce second livre qui fait toute la force de ce roman. L'écriture y est sublime. Magda est éprise de liberté et d'idéaux qui la poussent à rejeter les codes établis pour les femmes à cette époque. Grannec nous plonge dans l'histoire, dans l'art des années 20 et 30 avec une aisance qui dénote sa connaissance du sujet et nous dévoile les grandes figures de la peinture de l'époque, Paul Klee, Otto Dix. Grâce à elle, j'ai découvert la peinture de Klee, que je ne connaissais pas, ce que je regrette.
A chaque début de chapitre, Y. Grannec prend également la peine de citer une oeuvre liée à ce qu'elle développe dans son chapitre.

Je me suis interrogée sur la pertinence des changements de pronom de narration, passant parfois dans le même chapitre du "je" au "il/elle", c'est un parti pris de l'auteur et j'ai fini par m'y habituer en avançant dans les chapitres. Les chapitres sont pour la plupart courts et se lisent facilement. Grannec a un vocabulaire et un phrasé que j'ai beaucoup apprécié, très poétique. Je n'ai relevé que quelques citations m'ayant particulièrement touchées et que j'ai choisi de partager ici, mais en réalité une bonne partie du livre mériterait d'être citée.
Ce livre traite certes de la filiation, mais surtout de la liberté, des idéaux et rend hommage à l'art dans toutes ses formes. Il m'a laissé un goût d'inachevé, tout simplement car je ne voulais pas lâcher ces personnages, j'aurai aimé en lire encore plus. J'ai trouvé le dernier chapitre bien amené et en même temps, j'avais encore des questions en suspens qui n'ont trouvé que partiellement réponse sur ce qui est finalement arrivé à Theo et Magda, même si on peut s'en douter.
Je commande vraiment Y. Grannec pour ses recherches pointues et sa plume. Je concède avoir aussitôt le livre terminé cherché sur internet si Carl Schors avait réellement existé et peint ces fameux nuages. le bal mécanique est un roman puissant que j'ai eu du mal à reposer une fois terminé.
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oran
  29 septembre 2016
Ces gens-là …
D'abord, d'abord,
en remontant l'arbre généalogique des personnages,
Il y a
Heinrich Franz Théodor Grenzberg, né en 1879 à Munich (Allemagne) , marchand d'art, qui a épousé, Karoline Mathilde Grenzberg née Borstelmann en 1890, à Berne (Suisse ) .
Puis vient le fils , Karl Wilhelm né en 1929 à Berne, l'enfant de l'amour.
Mais en 1934, quand on a le malheur d'être juif, la vie devient difficile en Allemagne.
Les parents vont confier leur enfant à des amis, les Schorsmann, en partance pour les Etats Unis, avec l'intention de le rejoindre ultérieurement.
David et Ethel adoptent officiellement Karl en 1950, les parents biologiques ont disparu dans la tourmente, le père sans doute déporté dans un de ces camps de la mort, les biens spoliés, la mère, morte de chagrin.
Karl se mariera avec Mina et divorcera bien vite, c'est un mari alcoolique, infidèle, qui ne présente aucun don ni pour le mariage ni pour la paternité. de cette union naître Joshua « Josh » qui a épousé Vikkie , enceinte de leur premier enfant. Eux vivent à Chicago.
Josh est tout à la fois réalisateur, producteur, scénariste, metteur en scène, animateur d'une célèbre émission de téléréalité « Oh my Josh » « OMJ » qui consiste à s'immiscer, épier l'intimité d'une famille, décrypter et analyser leur comportement et au final relooker leur domicile. On connait aussi en France ,ce genre d'émission basée sur le voyeurisme … Celle en cours va connaître de sérieux dérapages.
Carl (un K qui devient C avec un patronyme qui s'abrège en « Schors » quand il s'américanise ), octogénaire, réside, désormais à Saint-Paul de- Vence, c'est un artiste- peintre renommé, alcoolique, marqué par la maladie et ayant perdu l'ouïe durant la « Heartbreak Ridge battle » , en Corée .
Par la lecture d'un journa,l il apprend le décès de Cornélius Gurlitt , fils de l'allemand Hildebrand, qui a détourné pour son propre compte pendant la guerre, quantité d'oeuvres d'art spoliées par les Nazis.
Parmi les oeuvres volées et conservées figure le portrait d'un homme triste peint par l'artiste expressionniste Otto Dix qui s'intitule « Portrait de Théodore Grenzberg ».
Carl va saisir cette occasion pour relancer l'enquête, pour en savoir un peu plus sur la disparition de ses parents biologiques .
Ainsi démarre, ici, véritablement cette histoire.
Puis, la famille s'agrandit quand il apprend qu'il y a Magdalena, née en 1910, sa soeur , enfin, sûrement pas , car elle est née 19 ans avant lui. Cette découverte entraînera son suicide.
Le récit explore différents domaines et sciences : la psychologie , les techniques de tournage, l'Histoire du XX e siècle, l'art et le sort réservé par le Reich aux oeuvres dites dégénérés, l'« Entartete Kunst »… Un foisonnement de thèmes.
Les tourments de la vie, le fatum de chacun, les secrets de famille, se croisent, se mêlent, pour finalement donner à expliquer bien des comportements, des souffrances qui percutent chacun des membres de cette singulière parentèle …
Ce livre est, avant tout, un hommage à l'art, à l'architecture, à la musique , surtout à la peinture expressionniste, abstraite…, au courant artistique Bauhaus, c'est pourquoi j'ai apprécié les épigrammes placées en tête de la plupart des chapitres, faisant référence à une oeuvre picturale ou artistique connue , à un détail de l'une d'entre elles (Philippe de Champaigne – Vanité -, Edvard Munch – le cri-, Otto Dix – Portrait d'Anita Berber -, Francis Bacon – Figures au pied d'une crucifixion…)
Un livre puissant !

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critiques presse (2)
LaLibreBelgique   20 décembre 2016
"Le bal mécanique" fait revivre de l’intérieur l’incroyable aventure du Bauhaus. Le destin d’une femme au milieu de Paul Klee, Kandinsky, Gropius, les Nazis et les communistes.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Culturebox   25 août 2016
Le plaisir de lecture doit beaucoup à cette maturation lente, et à une intelligence vive qui allie ironie, érudition et impeccable construction. Un second roman convaincant, déjà en lice pour le prix Fnac du roman.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
PiatkaPiatka   04 septembre 2016
Fritz se rebella et sauta sur la table de travail, imprimant l'empreinte de ses pattes dans l'encre fraîche de nos oeuvres. Je m'apprêtai à le faire déguerpir au plus vite, mais Klee, hilare, retint ma main.
- Laisse-le, Gucki. Dans quelques années, les amateurs se demanderont comment j'ai pu obtenir un tel effet.
- Mais ce n'est pas de l'art !
- C'est de l'art si je décide que cela en est.
- Trop facile ! Tu peux faire n'importe quoi.
- Non, c'est très difficile. Il faut écouter sa nécessité intérieure. Mon cher ami Rilke dit qu'une expérience artistique, à force d'être sincère, n'a pas peur de l'absurde. [..] Il me chatouilla la tête puis le ventre de la pointe de son pinceau.
- La peinture vient d'ici et de là. La raison ne peut pas tout, l'instinct non plus. Tu dois être rigoureuse sans oublier pour autant le jeu...et l'émerveillement face au hasard.
+ Lire la suite
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Eve-YesheEve-Yeshe   14 mai 2017
Je me suis inspiré du roman familial ultime, du scénario le plus universel : le catalogue Ikea. Depuis sa première parution, il en a été imprimé au moins deux fois plus d’exemplaires que de bibles. Or si la Bible est une fiction sur l’Éden à venir, le catalogue Ikea raconte le bonheur à la portée de tous, dans tous les pays, maintenant. P 48
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PiatkaPiatka   10 septembre 2016
Sait-on jamais pourquoi on aime ? Se poser la question sonne déjà la défaite. Chercher une explication à l'amour, examiner son imperfection, rationaliser ses plaisirs, c'est renoncer à son mystère.
Commenter  J’apprécie          350
PiatkaPiatka   31 août 2016
Si chaque individu se veut différent, il cherche pourtant à savoir à qui il ressemble. Chacun estime son histoire unique, mais aime à entendre celle qui fera écho à la sienne.
Commenter  J’apprécie          391
RoggyRoggy   23 janvier 2017
On me demande un certificat « d’aryanité » pour exposer ou enseigner, car j’ai été licencié au motif de mes origines de « juif galicien ». Je n’ai pas daigné produire l’acte de naissance qui m’aurait rendu à une filiation plus à la mode. Quand bien même je serais juif et natif de Galice, je ne vois pas en quoi je serais un être humain inférieur à un protestant de Basse-Saxe. Lécher les bottes sales des hommes de pouvoir n’a jamais été dans mes habitudes alimentaires.
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