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ISBN : 2755617640
Éditeur : Hugo et Compagnie (11/06/2015)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Angleterre, 1465. Les grandes familles de Lancastre et York se disputent le trône depuis plus de dix ans. À cette époque un homme œuvre dans l'ombre pour faire et défaire les dynasties, au gré de ses intérêts personnels : Richard Neville, comte de Warwick, surnommé le " faiseur de rois". Celui- ci, sans héritier mâle, se sert de ses deux filles, Isabelle et Anne, comme des pions sur l'échiquier politique.
Suite à la trahison et la mort de son père, Anne Nevi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Bithya
  15 juillet 2015
C'est toujours un bonheur pour moi de découvrir un nouveau roman de Philippa gregory et je ne résiste pas au plaisir de chroniquer le dernier paru ! Il s'agit cette fois de « La fille du faiseur de rois », qui fait directement suite à « La reine clandestine » dans la série « The cousins'war ». le récit couvre la même période historique que le livre précédent mais est relaté ici du point de vue d'Anne Neville, ce qui est très intéressant car cela permet d'en apprendre davantage sur certains personnages qui n'étaient alors qu'entre-aperçurent et découvrir certaines intrigues sous un autre angle.
On peut diviser ce livre en quatre parties, de longueur totalement inégale :
1. L'enfance d'Anne Neville, qui prend fin lors des fiançailles au Prince Edouard de Lancaster (environ 120 pages)
2. Sa bref vie maritale, où elle passe son temps en compagne de guerre avec sa belle-mère Marguerite d'Anjou. Période qui prend fin lors de la mort de son époux. Anne se retrouve alors à la charge de sa soeur Isabelle Neville, jusqu'à l'arrivé de son Prince Charmant (environ 74 pages)
3. Sa vie avec son nouvel époux, Richard III, Duc de Gloucester, frère du Roi Edouard, et frère de son beau-frère George marié à Isabelle. (environ 200 pages)
4. Sa vie de Reine d'Angleterre. (environ 74 pages)
Ce sont l'enfance d'Anne Neville et sa vie en tant qu'épouse de Richard III qui m'auront le plus intéressé. Ce livre m'aura fait voir la petite Anne d'un oeil totalement différent. Ici j'ai découverte une Anne qui cherche juste à faire plaisir à son père, et qui est prête à tout pour cela. Pour elle son père est un héros qui mérite le respect et qui mérite d'être suivi. Anne est juste une innocente petite fille, qui cherche l'approbation et l'amour des siens.
Elle a grandi en ayant peur de la Reine Marguerite d'Anjou et du Roi Henri (qu'elle appelle La Méchante Reine et le Roi Endormi), tout deux détrônés par son père qui à ensuite mis Edouard d'York sur le trône, mais rêve de suivre la volonté de son père, en accédant elle-même au trône d'Angleterre.
Suite à son mariage au Prince Edouard de Lancastre, elle se rend finalement compte qu'elle n'est qu'un pion sur l'échiquier géant de son père « le faiseur de rois », tout comme sa soeur Isabelle. Que ni sa voix, ni ses souhaits ne signifient rien pour personne, elle décide donc de prendre son destin en main, et accepte d'épouser Richard d'York.
Certes, elle se retrouve une fois de plus sous le joug d'un homme, mais cette fois-ci d'un homme qui l'aime et prend réellement ses intérêts à coeur, et grâce à qui elle accédera enfin au trône d'Angleterre. Un des aspects du livre qui m'aura d'ailleurs le plus étonné et marqué est que l'auteure trace du futur Richard III un portrait plutôt attachant, très éloigné de la caricature shakespearienne qui prévaut traditionnellement.
Anne devient plus forte, plus indépendante et sûre d'elle, mais elle passera cependant  sa vie à avoir une peur bleu de la Reine Elizabeth. 
Mon seul regret concerne la dernière partie du livre. En effet, son couronnement et sa vie de Reine sont assez vite expédiés, comme si l'auteure était pressée de finir le livre, et prenait ainsi pas mal de raccourcie. La relation entre son mari et la Princesse Elizabeth est elle aussi très vite mis à la trappe. C'est vraiment dommage, d'autant plus que l'on en apprend pas plus sur ce point dans le livre « La Princesse Blanche » qui raconte la vie de la d'Elizabeth, fille du Roi Edouard et de la Reine Elizabeth Woodville, à la suite du décès d'Anne Neville et de Richard d'York.
Autre personnage dont on entend justement parler tout au long de ce livre, et qui se trouve être l'ennemi mortel de la famille Neville : La Reine Elizabeth Woodville. Si dans « La Reine Clandestine », elle apparaît comme étant une femme d'une beauté exceptionnelle, généreuse, chaleureuse, aimante, et qui surtout ferait tous pour protéger sa famille. Ici, elle vire davantage du côté obscure de la force. Elle apparaît plutôt manipulatrice. Toujours aussi belle, mais qu'une beauté froide. Toujours comploter avec les siens, afin d'assouvir ses envies de grandeur.Bref j'ai été étonné du génie par lequel l'auteure parvient à nous faire haïr un personnage que l'ont a d'abord suivit avec admiration.
« La Fille du Faiseur de Rois » est un livre qui se lit très vite. le côté historique peut en rebuter certain, mais une fois la généalogie en tête, tout le reste défile très vite. La plume de l'auteur est en effet très fluide, les pages défilent donc d'elles même. Le fait d'entendre Anne raconter sa propre histoire renforce cette impression de fluidité. Philippa Gregory arrive merveilleusement, une fois de plus, à donner une âme à chacun de ses personnages, certains haïssables certes, mais aucun ne paraît fade et sans personnalités.Il y a cependant certaines longueurs, et des moments où au contraire j'aurais aimé approfondir certains sujets (notamment sur la dernière partie). Et des points qui resterons en suspens, mais qui je pense ont fait l'objet d'un autre livre encore non traduit, ou non encore écrit.
Ce fut, comme d'habitude, un plaisir de me plonger dans un livre de cette auteure, et n'hésiterais pas à me précipiter sur le prochain livre à paraître.

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Khalya
  08 octobre 2017
La fille du faiseur de roi est le quatrième tome (et le second traduit en français) de la saga Cousin's war. L'ordre des livres est plus ou moins chronologique, bien que les histoires se chevauchent souvent car sont racontées à chaque fois par une femme différentes : Dans « la reine clandestine » c'est Elizabeth Woodville, dans « la princesse blanche » c'est Elizabeth d'York, dans « la malédiction du roi » c'est Margareth Plantagenêt. Dans « la fille du faiseur de roi », c'est Anne Neville, qui sera reine d'Angleterre quand son époux, Richard III s'emparera du pouvoir.
J'aime beaucoup Philippa Gregory qui écrit sur ma période favorite de l'histoire d'Angleterre. J'avais déjà adoré : « Deux soeurs pour un roi » et « l'héritage Boleyn », et quand j'ai commencé à lire le premier tome (du moins le premier traduit en français), « la reine clandestine » j'ai aussitôt plongé dans l'histoire de la guerre des deux roses pour devenir complètement accro ! (Je ne désespère pas de voir un jour « The lady of the river » et « the red queen » qui devraient être respectivement du point de vue de Jacquette, la mère d'Elizabeth Woodville, et de Marguerite d'Anjou, l'épouse du roi déchu Henry VI).
Anne m'a fait beaucoup de peine. Depuis toute petite, elle n'est qu'un pion pour son entourage : pour son père, sa mère, la reine Marguerite d'Anjou, la reine Elizabeth, sa propre soeur, tout le monde espère la manipuler pour son propre intérêt.
Anne passe une grande partie de sa vie à vivre dans la peur. D'une enfance assez choyée, elle passe à une vie de fuite et de bataille lorsque son père se retourne contre Edward IV.
Même lorsqu'elle épouse Richard, qui semble sincèrement épris d'elle et qui prend ses intérêts à coeur, sa propre mère essaie d'instiller le doute dans son esprit.
Après avoir passé toute son enfance a avoir une peur terrible de Marguerite d'Anjou, qu'elle appelle « la méchante reine », elle passera sa vie d'adulte (si on peut dire adulte à 16 ans) à craindre Elizabeth Woodville, réputée être une terrible sorcière.
Dans « la reine clandestine » on suit cette dernière pour qui on a très vite beaucoup d'affection. Elle est belle, généreuse, certes elle verse un peu dans la sorcellerie mais toujours pour se défendre. Et puis on passe à « la fille du faiseur de roi » et cette reine que l'on a adorée et aimée dans le livre précédent devient presque maléfique dans ce tome ci. Ce n'est pas plus étonnant que ça puisque le livre est raconté du point de vue d'une fille d'une famille ennemie à celle de la reine, mais tout de même c'est un sacré tour de force de nous faire détester un personnage que l'on a adoré dans le précédent.
J'aime beaucoup les romans historiques, qu'ils soient ou non romancés. Ici il y a toute une part de fiction, bien entendu, rien qu'avec toute l'histoire de la sorcellerie, mais aussi une foule de détails historiques. On a un roman très fouillé, très documenté, mais écrit de manière à intéresser un maximum de monde à cette période troublée de l'histoire d'Angleterre.
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Bislys
  29 juin 2018
La guerre des Deux Roses fait rage depuis de nombreuses années en Angleterre. York et Lancastre s'affrontent pour mettre leurs fils sur le trône. Parmi ces hommes de pouvoir, Richard Neville, le "faiseur de rois" qui va habilement se servir de ses filles Anne et Isabelle pour se rapprocher du trône. Anne Neville sera tour à tour mariée à un prétendant puis à un autre, au gré des retournements politiques. Pas facile d'être une femme et de s'imposer au milieu de tous ces mâles.
J'adore Philippa Gregory. Pour moi, elle est sans doute une des meilleures romancières historiques de ces dernières années. Elle sait superbement raconter l'Histoire, dans un contexte où les alliances se font et se défont en un clin d’œil. Encore une fois, un roman très réussi. Tout y est: politique, trahison, meurtre et juste ce qu'il faut de romance pour que ce ne soit pas gnan-gnan. Elle reprend ici l'intrigue de La reine clandestine, mais en racontant l'histoire du point de vue du camp opposé. Si j'avais trouvé La reine clandestine un peu mollassonne, ici aucun temps mort. C'est au contraire passionnant et foisonnant. J'ai adoré ce jeu de trône.
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Bibliozonard
  06 septembre 2015
Thriller historique, époque 15e s, en Angleterre.
Complot à la cour Royale impliquant les familles York (Rose blanche) et Lancaster (Rose rouge) en principal. Sans oublier le Comte de Warwick, le grand manipulateur, le faiseur de Rois et ses filles ; Isabelle, l’aînée et Anne, la benjamine.
Parmi toutes ces fratries, qui aura et gardera le pouvoir absolu ?
C’est la guerre des cousins, alias la guerre des « Deux-Roses ».
Récit factuel, hyperactif, très féminin clairement : le lecteur y trouvera deux types de femmes ; les dominatrices, et les soumises aux exigences de l’époque, le mariage de convenance. L’homme est insipide malgré son rôle dans les péripéties secrètes du combat pour la couronne.
L’intrigue qui est relancée à chaque chapitre reste toutefois un peu répétitive à propos de la méchanceté de l’une ou l’autre et de la méfiance de l’une par rapport à l’autre... Le fait qu’il pullule de prénommés Élisabeth et Édouard dans cet opus, la concentration est de mise.
L’intensité de l’histoire tient dans la simplification des faits sans dramaturgie, proche de l’épistolaire. C’est une confidence, mise en évidence de l’intimité d’Anne Neville, la plus jeune des filles Warwick.
Entre rêves et désillusions ; convoitise et naïveté.
Ce roman, qui se lit facilement, appartient à une saga (pas ordonnée réellement, pas d’ordres prédéfinis pour lire les livres).
En dépit de combats sanglants, il a manqué à l’homme que je suis un souffle plus romanesque et théâtral, une certaine violence sentimentale comme dans Bérénice de Racine.
Il m’a manqué de la bravoure et de l’audace.
Le sujet, l’endroit, le complot, s’y prêtait bien pourtant.
Pour ceux qui veulent lire la série dans un ordre chronologique des faits historiques et non selon les publications ; je placerai les romans comme suit :
1 - La fille du faiseur de Rois (1465)
2 - La Princesse Blanche (1485)
3 - La malédiction du Roi (1499)
Sur le site officiel - en anglais, mais avec ligne du temps - vous trouverez cette chronologie, idéale !
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cassie56
  15 mai 2019
J'ai découvert cette auteure avec Deux soeurs pour un roi, de la saga Tudor, La fille du faiseurs de roi est le tome 4 de la guerre des cousins.
Mon regret est que ces sagas ne sont pas traduites en entier, dans La guerre des cousins, seuls 3/6 sont traduits en français, et pour les Tudor, c'est 3/7, c'est vraiment regrettable.
En effet, les histoires se suivent et cela peut être extrêmement intéressant de les lire dans l'ordre, surtout, au début du livre, j'avais l'impression qu'il me manquait des informations, et je ne lis pas assez bien en VO pour me permettre de lire les autres malheureusement.
Revenons-en à ce livre en particulier, nous sommes en plein dans la guerre des deux roses, qui se situe juste à la fin de la guerre de 100 ans et qui arrive juste avant le règne des Tudors.
J'aime le fait que l'auteure fasse "parler" des femmes "oubliées" par l'histoire, d'ailleurs, j'avoue que je ne connaissais pas Anne Neville, ni l'histoire de sa famille en général et que j'ai été ravie de combler mes lacunes sur l'histoire anglaise.
J'ai trouvé quelques similitudes avec deux soeurs pour un roi: le ton parfois "geignard" de la narratrice, la relation complexe avec sa soeur amour/haine, la mère insensible, les enfants dont on se sert comme des pions, mais finalement pour ce dernier point, peut-être est-ce l'époque qui voulait cela.
J'imagine qu'à l'époque les filles "ne servaient" qu'à servir les ambitions des pères/maris et qu'ils abusaient de cet état de fait.
J'ai noté une grosse erreur dans le texte. A un moment, Richard dit en parlant de ses frères:
Mes frères sont 2 Caïns, ils ont vendus leur droit d'aînesse contre un plat de lentilles.
Alors c'est Esaü qui a vendu son droit d'aînesse contre un plat de lentilles. L'auteure a confondu 2 personnages bibliques qui n'ont absolument rien à voir. (Caïn, lui, a tué son frère Abel, ils sont les fils d'Adam et Eve).
Donc certes ce n'est peut-être pas hyper grave mais bon pour un roman historique, faire une bourde pareille, on peut se demander si l'auteure ne s'est pas gravement trompée ailleurs. Ou alors c'est une erreur dans la traduction!!
Enfin, c'est tout de même un bon roman, je le conseille vraiment pour appréhender l'histoire d'Angleterre. C'est suffisamment bien construit pour nous apprendre des choses sans nous assommer et j'aime beaucoup cet équilibre.
En bref: une bonne lecture, je lirai les autres livres de l'auteure !
Lien : http://l-evasion-par-la-lect..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
BithyaBithya   16 juillet 2015
« Si l’ont devait choisir l’un des garçons d’York, ce serait Georges pour la beauté, Edouard pour le charme, mais Richard pour la loyauté. » p188
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Bande annonce de la série The Spanish Princess (2019), basée sur les romans The Constant Princess et The King's Curse de Philippa Gregory
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