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EAN : 9791030702835
272 pages
Éditeur : Au Diable Vauvert (22/08/2019)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 179 notes)
Résumé :
"Ce qu’on va faire, c’est un braquage. Mais un braquage sans violence, sans arme, sans otage et sans victime. Un braquage tellement adroit que personne ne se rendra compte qu’il y a eu un braquage et si personne ne se rend compte qu’il y a eu un braquage, c’est parce qu’on ne va rien voler. On ne va rien voler, mais on aura quand même pris quelque chose qui ne nous appartenait pas, quelque chose qui va changer notre vie une bonne fois pour toutes." Quel est le rappo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (68) Voir plus Ajouter une critique
Ladybirdy
  22 décembre 2019
Excellent ! Ce roman est une bombe ! Satire sociale réussie et brillante de notre misère sociale où cohabitent émotions, réflexions et humour. Un régal littéraire et c'est du belge ! Bravo Thomas Gunzig, je me suis pourléchée les babines de mon âme en vous lisant.
Au début, nous faisons connaissance avec Alice, née dans une famille du « tout juste ». Tout juste pour les fins de mois, tout juste pour manger, tout juste pour payer les factures. Et ce « tout juste » va la poursuivre de longues années. Avec son petit garçon Achille, elle écume la misère mangeant des spaghettis au beurre cinq jours sur sept. Ce portrait de la misère d'aujourd'hui m'a fait froid dans le dos. Car c'est bel et bien la crise. Même en travaillant, on frise la survie et la désespérance. Alors sans boulot, c'est la galère. Pauvre Alice qui même avec tout son courage patauge encore et encore. Aux portes du désespoir, Alice après avoir écumé toutes sortes de solutions pour s'en sortir, petits boulots dégradants, vols, prostitution, elle se lance dans le projet de kidnapper un bébé d'un riche qui devrait selon ses plans lui verser un bon pactole pour récupérer sa précieuse.
Mais le destin est capricieux et rigole dans son coin en nous jouant les pires déconvenues.
Arrive Tom, enfant moyen, étiqueté très jeune comme débile, enseignement spécial puis un début d'âge adulte difficile où il rêve de devenir écrivain, le prochain prix Goncourt mais Tom reste moyen. Ses livres sont moyens, sa vie moyenne, la misère fait à nouveau son apparition. Autant pour Alice que pour Tom, cette misère suit nos héros comme une sangsue agrippée à leur gorge, à leurs poches, une misère qui pue et fait honte.
Deux personnages profondément humains et attachants. Une écriture qui percute dans laquelle on est happé directement sans le moindre ennui. Une palette d'émotions vertigineuses, larmes, colère, espoir et rire, le tout se partage le premier rôle à tour de rôle dans ce roman.
Feel good c'est quoi en somme quand cette foutue misère humilie nos protagonistes ? Feel good c'est l'envers du décor, la lumière qui brille dans le noir, une vie de merde qu'on renverse à plat de couture parce qu'on n'a plus rien à perdre.
Ce roman donne une pêche incroyable au sens propre comme figuré. Il donne envie d'y croire, de se battre encore une fois, de devenir écrivain,... ça fourmille d'idées, de force, d'espoir. Un magnifique roman que je ne peux que vous recommander. Et qui est tout sauf un feel good.
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Bazart
  23 août 2019
Et si on lisait un roman en train de s'écrire, êtes-vous prêt pour une intrusion dans le cerveau fertile d'un romancier ?
Une héroïne désespérée, il faut vraiment l'être pour enlever un bébé devant une crèche. Alice la quarantaine, vendeuse au chômage bientôt en fin de droit, entre 800 et 1200 euros par mois pour vivre, un enfant de sept ans à charge. Un héros tristement larguée par son épouse et incompris de sa fille, Tom écrivain sans succès depuis trop longtemps. Et si ces deux-là se rencontraient se demande notre écrivain, pourrait-on en faire un « feel good book » ? Un homme et une femme chabadabada … ?
Pas tout à fait, nous sommes chez les exclus, les sans-grades, les humbles, les pauvres quoi ! Ceux qui ont peur à partir du quinze du mois. Mais alors comment réussir un roman qui fait du bien en parlant de notre monde contemporain où même en traversant la rue on ne trouve pas de travail ?
Pari réussi, Thomas Gunzig, dont on a récemment parlé de son précédent roman sorti en poche la vie sauvage, nous emporte dans un roman formidable qui parle de notre époque, véritable fabrique à exclusion. Un récit sans concession sur la précarité des travailleurs pauvres qui est aussi une vraie plongée en littérature. le lecteur captivé observe un écrivain en travail d'écriture. Un livre, deux livres se construisent devant nous.
Ce pourrait être juste un procédé, un gag, presque une imposture mais c'est sans compter la sincérité, l'empathie et la bienveillance dont le romancier entoure ses personnages.
J'oubliais, « Feel good » est un livre très efficace bien sûr mais aussi très drôle. Thomas Gunzig est un pessimiste gai qui dessine un tableau hyperréaliste de ce début de siècle sans être décliniste, cynique ou désespéré. Une très bonne surprise de cette rentrée littéraire.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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jeunejane
  05 janvier 2020
D'abord enfant qui vit dans un milieu social étriqué, "tout juste" comme l'écrit l'auteur, Alice grandit, devient jolie et se fait embaucher dans un magasin de chaussures comme vendeuse.
Adulte, elle a un petit garçon, Achille, qu'elle élève toute seule avec des moyens "tout justes" jusqu'au jour où elle perd son emploi et effectue des intérims pénibles et là de tout justes, les revenus deviennent fort insuffisants.
Lors d'un projet carrément fou, elle rencontre Tom, un écrivain qui vit péniblement de ses livres.
Il lui prend une réelle envie d'écrire et elle le fait grâce à l'aide de Tom qui la remplace auprès de ses enfants.
Là, je me suis mise à rêver pour elle: " Pourvu qu'il lui arrive la même aventure qu'à l'auteure d'Harry Potter".
Thomas Gunzig nous livre une réelle critique sociale avec tous ses défauts, mais, grande qualité, jamais il n'emploie un ton misérabiliste.
J'ai imaginé que certaines personnes ne doivent pas être loin de cette situation ou même tout à fait dedans et les gilets jaunes nous ont bien fait passer le message, Thomas Gunzig aussi avec tout son art, son imagination et il en possède.
Le roman déborde d'actions et de faits nouveaux, d'éclats parfois envers cette classe tellement insolente par rapport aux plus démunis.
Son livre est passionnant, les personnages d'Alice et de Tom se révèlent très attachants.
Pour un premier contact avec l'auteur, c'était plus que concluant.
Ah! J'oubliais : le papier du livre est agréable à manipuler, la numérotation des pages sur le côté est très originale.
La couverture du livre colle bien au contenu : un cactus qui pique comme une satire, contraire d'un feel good mais si on regarde bien, une petite fleur éclôt. Serait-ce un peu d'espoir dans tout ce noir?
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saigneurdeguerre
  24 août 2019
Alice est née dans une famille où la maman perd son emploi après une dizaine d'années de travail dans une supérette. Elle n'en a plus jamais retrouvé. Son papa, professeur de gymnastique, était bâti comme un cheval. Un grand cheval tout en muscles : un mètre quatre-vingt-neuf au garrot. Alice l'aimait infiniment. Pour lui, elle était son trésor. Il est emporté par un cancer de la plèvre fulgurant alors qu'elle est à peine âgée de douze ans. Pour la maman et la fille va alors commencer une période de leur vie où toutes les fins de mois vont être « un peu justes » …
A dix-neuf ans, Alice veut vivre sa vie et s'installe dans un petit appartement. Elle est très séduisante. Elle est vendeuse de chaussures. Elle va connaître plusieurs hommes. Un, en particulier va lui plaire… Nathan… Ayant mal calculé son coup, après une séance d'amour sans préservatif, elle se retrouve enceinte… Il réagit « en homme » : « - C'est toi que cela regarde. J'ai pas à assumer ça. » … Et, courageusement, il se casse !
Alice décide d'élever seule son enfant qu'elle prénomme Achille, pour qu'il soit pratiquement invulnérable.
Alice a maintenant la quarantaine bien sonnée et elle perd son boulot, le magasin de chaussures qui l'employait ne pouvant soutenir la concurrence avec les magasins de chaussures de sport ni avec les centres commerciaux. Alice est au chômage. Elle accepte tous les intérims qu'on lui propose. Rien que des boulots de merde mal payés. Les fins de mois cessent d'être « un peu justes » … C'est carrément la misère. Alice est obligée de voler de l'alimentation pour nourrir son fils. Elle va même jusqu'à se…
Soudain, elle se souvient de Séverine qui était sa meilleure amie quand elle avait huit ans. Séverine faisait partie d'une famille de gens riches, une famille tout sourire. Elle la recherche sur Facebook. Tout va bien pour Séverine. Mieux que bien… Alice est jalouse. Jalouse et en colère !
-*-
Tom. Tom Petermans. Tom, depuis tout petit, se considéra lui-même promis à un destin extraordinaire. Mais évidemment, à l'exception de ses parents et de lui-même, personne ne le savait encore, mais ce n'était pas grave, c'était même plutôt agréable de n'être considéré que comme un enfant parmi les autres enfants. Tom décide de devenir un grand écrivain…
Tom va donc écrire plusieurs nouvelles, puis plusieurs romans. Tom se marie avec une femme dont il n'est pas amoureux. Lui, il ne pense qu'à Charlotte. le succès se fait attendre… Tom est forcément un génie incompris. Son talent exceptionnel n'est pas commercial. Voilà pourquoi ses bouquins se vendent si mal…

Critique :
Tout au long de la première partie, Thomas Gunzig nous fait découvrir Alice. Il crée une situation passionnante, et puis, il entame la deuxième partie avec Tom ! Tom ? Oh ! Thomas ! M'sieur Gunzig, où est-ce que vous allez ? Revenez ! Vous oubliez Alice ! C'est quoi ce changement d'histoire ? Remboursez ! Ah, le petit salopiot ! Il ne veut rien entendre ! … Ah ? Troisième partie ! On retrouve Alice, et… Et si vous voulez connaître la suite de cette excellente histoire, il vous faudra vous procurer le livre !
Alors ce titre « Feel Good » est-il mérité ? En clair est-ce un roman de type « feel good » ? Vous ne croyez tout de même pas que je vais répondre à pareille question ! Je suis Belge. Thomas Gunzig aussi ! Je n'ai pas envie qu'il applique sur moi ses connaissances de krav-maga pour me punir d'avoir dévoilé l'intrigue de son roman ?
J'ai presque lu ce livre d'une traite car il est facile d'entrer dans la peau des personnages et de percevoir leur misère, pas leur pauvreté, non ! La misère ! La grande misère ! Par moments, on n'est pas loin des Misérables. « Victor Hugo sors du corps de Thomas Gunzig ! »
Et pourtant, même lorsque nos héros atteignent le fond, on finit par reprendre espoir qu'ils puissent enfin s'en tirer… Oui, mais…
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jmb33320
  07 mai 2020
"Dans ce qui fonctionne, dans ce qui se vend bien, il y a le roman policier, il y a le roman "dans l'air du temps" (aujourd'hui ce serait un roman sur le harcèlement, la domination masculine ou les relations toxiques), et il y a le feel good book. le policier, c'est peut-être un peu compliqué parce qu'il faut trouver une bonne intrigue... Des rebondissements... le feel good c'est plus simple."
Tom Peterman est un écrivain qui parvient à peine à vivre de ses travaux littéraires. Son petit éditeur fidèle publie régulièrement ses romans, qui, à chaque rentrée littéraire ne sortent jamais le numéro gagnant. Il approche les cinquante ans. Sa femme le quitte, mettant en péril sa survie financière.
Il va rencontrer Alice, une mère de famille célibataire qui a fait une grosse bêtise dans le but de se procurer elle-aussi de quoi survivre sans se retrouver à la rue. le projet d'écrire un roman à succès va les rapprocher.
Il n'y a pas tromperie sur la marchandise avec le titre de ce roman. Mais il dépasse de loin le tout venant de ce genre avec son humour acerbe, le plus souvent aux dépens du petit monde de l'édition et plus généralement d'une société qui depuis longtemps marche sur la tête...
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critiques presse (4)
LeFigaro   17 octobre 2019
Le copier collé de clichés contemporains avec lesquels parlent et pensent les personnages de Feel good est cruellement comique.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lexpress   18 septembre 2019
Inutile de préciser que ce dernier livre tiré à 10.000 exemplaires est bien sûr un faux "Feel Good Book", mais un vrai roman au ton radical sur la violence sociale de notre époque. C'est aussi une satire du milieu littéraire par le biais du personnage de Tom, un "écrivain moyen".
Lire la critique sur le site : Lexpress
Actualitte   04 septembre 2019
Rendons en chœur à Thomas Gunzig ce qui lui revient justement : il y a dans ses romans une dimension balzacienne. Sans verser dans le gigantisme du maître, sa comédie d’une humanité foutraque et perdue n’en reste pas moins juste. Finement, et douloureusement juste. Surtout pour ces personnages, la douleur.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LaLibreBelgique   27 août 2019
Le nouveau roman de Thomas Gunzig est une belle surprise de cette rentrée. L’auteur n’a rien perdu de son humour caustique ni de sa faculté infinie à imaginer des scénarios loufoques mais, cette fois, son talent est au service d’une histoire qui dit tout de notre époque et en particulier du monde des écrivains
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (56) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   20 août 2019
C’est la peur! La peur du changement ! les gens comme ça, les gens qui ont des vies de riches ou bien des vies où tout va presque toujours bien, ils veulent qu’on leur raconte des histoires qui confirment l’état du monde, pas des histoires qui remettent en cause l’état du monde. Parce que le monde leur convient comme il est. Ils ne veulent pas qu’on leur parle de toute l’horreur du monde, ils ne veulent pas la moindre trace de doute dans les histoires qu’on va leur raconter, ils veulent qu’on leur dise que tout ira toujours bien, que pour eux rien ne changera jamais. Voilà le principe : le principe c’est qu’en te lisant, ces gens se disent : « Ah mais je pense exactement la même chose. »
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jeunejanejeunejane   05 janvier 2020
Tom avait du mal à définir : il y avait quelque chose d'un peu effrayant dans la description de quelques personnages, elle leur avait donné un relief sombre et inquiétant, il y avait des zones obscures dans certains recoins de l'histoire et parfois une scène avait eu des échos si terribles qu'elle lui avait lessivé le cœur.
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saigneurdeguerresaigneurdeguerre   22 août 2019
A la façon dont les garçons se comportaient avec elle depuis quelques années, elle avait déduit qu'elle était jolie ou, en tout cas, sexy et elle s'était rendu compte qu'être jolie ou sexy était un atout dans la vie. A l'école, ça permettait de réussir des examens où d'autres échouaient, l'inconscient des professeurs mâles était ainsi fait, en soirée ça permettait de se faire offrir des verres.
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RenodRenod   04 octobre 2019
Ca faisait longtemps qu'entre Tom et Pauline il n'y avait plus grand chose, une espèce d'habitude d'être ensemble. Par optimisme, il essayait de considérer cette habitude comme de l'affection mais au fond de lui il savait bien que ce n'était rien d'autre que de l'habitude, que c'était comme un chemin que l'on emprunte chaque jour depuis des années sans jamais en changer, par manque d'imagination, par paresse, par absence de courage.
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saigneurdeguerresaigneurdeguerre   22 août 2019
Alice...
Ses parents avaient hésité sur le prénom : sa mère aurait voulu Martine mais son père trouvait que "Martine" était le nom d'une héroïne de bandes dessinées aimée par les pédophiles parce qu'on voyait souvent apparaître sa culotte blanche sous une jupe courte. Et son père aurait voulu Violette mais sa mère trouvait que dans "Violette" il y avait le mot "viol" et que "c'était quand même quelque chose de violent, un mot comme ça dans un prénom".
Ce fut donc Alice.
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Videos de Thomas Gunzig (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Thomas Gunzig
Feel good de Thomas Gunzig avec la contribution de L'atelier des glyphes aux éditions Au Diable Vauvert https://www.lagriffenoire.com/1011969-divers-litterature-feel-good.html • • Chinez & découvrez nos livres coups d'coeur dans notre librairie en ligne lagriffenoire.com • Notre chaîne Youtube : Griffenoiretv • Notre Newsletter https://www.lagriffenoire.com/?fond=newsletter • Vos libraires passionnés, Gérard Collard & Jean-Edgar Casel • • • #lagriffenoire #bookish #bookgeek #bookhoarder #igbooks #bookstagram #instabook #booklover #novel #lire #livres #sudradio #conseillecture #editionsaudiablevauvert
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