AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9791028102371
Éditeur : Bragelonne (15/03/2017)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 204 notes)
Résumé :
Mör : adj. fém. En suédois, signifie « tendre ». S'emploie pour parler de la viande.

Falkenberg, 16 juillet 2015. Sur les rives d’un lac, on retrouve le cadavre affreusement dépecé d’une femme. Ses seins, ses fesses, ses cuisses et ses hanches ont été amputés de plusieurs kilos de chair.
Londres, le lendemain matin. La profileuse Emily Roy est appelée sur les lieux d’une disparition inquiétante : l’actrice Julianne Bell a été enlevée à l’aube,... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (91) Voir plus Ajouter une critique
Windvaan
  04 juillet 2017
"Mör" signifie "tendre" en suédois... rapport à la viande... et quand on lit combien de victimes, toutes affublées d'un certain "défaut" aux yeux du tueur, vont y laisser leur peau (et un peu plus que ça d'ailleurs), autant dire que ce polar n'est pas pour les coeurs tendres !
Moi qui aime les thrillers sanglants, j'ai été servi mais j'ai tout autant (et surtout) apprécié les protagonistes féminins. Pour une fois que les femmes ont leur (dernier) mot à dire... on ne boude pas son plaisir, en enchaînant les courts chapitres au rythme trépidant... jusqu'au final insoupçonné.
Commenter  J’apprécie          5510
gruz
  17 mars 2017
En 2016 surgissait un diamant brut dans le monde du roman noir : Johana Gustawsson, avec son étonnant thriller Block 46. On l'avait traitée d'inconsciente à vouloir mélanger la thématique du tueur en série et celle des camps de concentration. Mais quelle belle et respectueuse réussite ce fût.
La marche du deuxième roman est souvent annoncée comme compliquée, surtout quand on décide de mettre en scène des personnages récurrents. Cette fois-ci, elle se lance dans un autre grand écart, faire le lien entre le Londres de Jack l'éventreur et un récit contemporain. Décidément, soit l'auteure française est totalement inconsciente, soit c'est une gymnaste de haute volée !
Ceux qui ont connu les personnages du premier roman seront enchantés de les retrouver ici. Les autres peuvent y aller sans hésiter, ce roman se lisant individuellement sans difficulté.
Pas la peine de tourner autour du pot. En tant que lecteur assidu de thrillers de très longue date (pas aussi loin que le Londres du XIXème siècle, mais pas loin), j'ai de quoi jouer au blasé. Et pourtant : Mör est un thriller absolument enthousiasmant de la première à la dernière ligne ! Une réussite magistrale. Je pèse mes mots.
La barre était haute pour l'athlète Gustawsson après Block 46, elle vient de la franchir avec une aisance et une grâce qui me laisse coi. Tout y est sublimé et on sent que l'obstacle du deuxième bébé l'a davantage stimulée que freinée.
C'est quoi un bon thriller, au juste ? Une histoire prenante, surprenante. Des personnages forts. Un rythme soutenu. Un style enlevé. Mör c'est tout ça, et plus encore.
L'auteure a clairement pris confiance en elle, je l'ai senti dès les premières pages. J'ai trouvé la caractérisation des personnages plus marquée, l'histoire admirablement construite et le style totalement maîtrisé (avec des pointes d'humour aussi étonnantes qu'irrésistibles comme cette scène où elle parle de l'accent du français qui parle en anglais !).
Je n'ai pas lu Mör, je l'ai dévoré. J'y ai planté mes crocs pour ne plus le lâcher, le mors aux dents. Une expérience de lecture aussi monstrueuse que jouissive.
Le récit est dur, éprouvant, sombre. Un vrai thriller qui marque.
Mais il est lumineux aussi, souvent même, par la bénédiction d'une plume qui donne littéralement vie aux protagonistes (y compris les nouveaux, tout aussi formidables que les « anciens »).
Il serait criminel d'en dire davantage, sauf à vous dire que le voyage vous emmènera à nouveau en Suède et en Angleterre. Parce que lire les romans de Gustawsson, c'est également se dépayser. Elle parle de ce qu'elle connaît, ça en rajoute dans l'authenticité. Tout comme son remarquable travail de recherches historiques, qui fait que les scènes sonnent juste.
Avec son premier roman, elle avait créé la surprise. Avec Mör, j'ose dire que Johana Gustawsson entre directement dans le cercle fermé des incontournables du genre. Sa série en cours possède à la fois la froideur des meilleurs romans scandinaves, un flegme parfois tout britannique et l'immense chaleur des gens du sud. Un mélange assez inédit qui fait d'elle une écrivaine vraiment singulière dans le paysage du thriller international.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          369
LePamplemousse
  21 juin 2017
Voilà un roman qui réconcilie avec les auteurs de polars français.
Deuxième volume mettant en scène deux femmes ayant de lourds passés : l'une étant profileuse et l'autre écrivant des ouvrages consacrés aux tueurs en série.
Pas besoin d'avoir lu « Block 46 » pour comprendre « Mör » mais une bonne partie de ce roman est un prolongement de la vie personnelle des deux héroïnes.
L'auteure reprend la même formule dans ses deux romans, à savoir écrire deux histoires en parallèle, une située dans le passé et une concernant un tueur en série, qui se déroule à notre époque et bien évidemment, tout comme dans les romans de Camilla Läckberg, les deux histoires se rejoignent pour nous asséner une révélation finale qui surprend.
La formule n'est pas inédite, mais ça fonctionne bien, d'autant que le suspense est régulier et que l'intrigue est haletante.
Par contre, le nombre de personnes impliquées dans l'histoire me semble trop important pour être véritablement crédible, mais bon, c'est une fiction, ne boudons pas notre plaisir !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          285
Saiwhisper
  05 juillet 2019
Après avoir apprécié « Block 46 » de l'auteure, j'ai eu envie de découvrir « Mör », qui est une suite des enquêtes du tandem Emily / Alexis. Lire à la folie avait apprécié cet ouvrage (n'hésitez pas à découvrir sa critique) et m'avait donné encore plus le désir de me lancer ! Ajoutons à cette envie le fait que les livres de Johana Gustawsson vont être portés à l'écran par Alexandra Lamy et le groupe Banijay et qu'un troisième opus intitulé « Sång » sortira le 16 octobre… J'ai donc décidé de me lancer dans cet ouvrage qui, d'après la quatrième de couverture, avait pour particularité de proposer des personnages malsains et intelligents nés « dans l'ombre de Jack l'Éventreur ». J'avoue que j'avais quelques attentes, car j'apprécie lorsque les fictions tournent autour de cet assassin de renom… Or, je n'ai pas été déçue ! L'auteure a très bien su exploiter cette idée, m'arrachant ainsi quelques grimaces de dégoût lors de certaines descriptions. Une fois encore, je tiens à alerter les âmes sensibles : on est sur des femmes aux membres tranchés, de l'inceste et du cannibalisme. Si vous avez un problème avec ces trois thématiques, mieux vaut passer votre chemin !
Cet ouvrage n'est pas le polar de l'année toutefois, je l'ai trouvé vraiment prenant et intéressant. L'avancée de l'enquête est constante, les chapitres courts, tandis que les nombreux points de vue dans le présent et dans le passé permettent de donner du rythme. Je me suis régalée en l'enchaînant d'une traite. Certes, je reconnais avoir été un peu perdue au début avec les six narrations cependant, on finit par s'y faire, d'autant que les personnages principaux se rencontrent rapidement. En revanche, je ne peux pas dire que je me sois attachée aux nouvelles narratrices, car le scénario prend beaucoup de place et aux dépens de développement de chacune. Si l'on n'a pas lu « Block 46 », je me demande même si l'on peut s'attacher à Emily ou Alexis tant on en sait peu sur elles… En revanche, en ayant lu ce premier volet, je reconnais que j'étais satisfaite de voir l'évolution de ces deux femmes qui, malgré l'horreur de ce qu'elles ont vécu, ont réussi à se relever.
Une fois encore, Johana Gustawsson va mettre en scène plusieurs protagonistes de sexe féminin et ayant chacune une particularité. J'ai aimé le fait qu'on ne rentre pas dans la facilité ou dans le manichéisme. Les enquêtrices ont des failles, voire leur côté décalé comme Aliénor qui est Asperger, tandis que les civiles ou les victimes ont leur part d'ombre et de lumière… le destin de Freda et ses descendants m'a particulièrement bouleversée. de plus, même si j'avais deviné plusieurs choses et avais fait le parallèle avec le premier tome, j'avais hâte d'arriver au moment où l'auteure allait unir les deux époques… Les hommes ont un rôle plus secondaire cependant, ils ne sont pas oubliés pour autant.
Ce sombre polar a été rempli de fausses pistes, de personnages douteux et d'Histoire. L'ensemble fut très plaisant jusqu'au bout. Johana Gustawsson est une bonne écrivaine qui sait tenir son lecteur en haleine ! Je suis curieuse de lire « Sång » lorsqu'il sera publié…
Lien : https://lespagesquitournent...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          212
Aela
  22 décembre 2017
Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, Johana Gustawwson n'est pas suédoise. Elle est journaliste et d'origine française, mariée à un Suédois et vivant à Londres. Son roman est le deuxième après le mémorable "Block 46", qui évoquait les camps de concentration.
L'histoire ici se déroule en Angleterre et en Suède. Deux endroits et deux époques: celle de Jack l'Eventreur à la fin du 19ème siècle, et l'époque actuelle. Des crimes atroces avec mutilations et découpages de chair humaine qui ne sont pas sans rappeler des crimes commis dans le passé par Richard Hemfield, serial killer enfermé depuis 10 ans. Crimes commis à la fois en Suède et en Angleterre. L'enquête va se dérouler dans ces deux pays.
Une profileuse de choc va intervenir: Emily Roy, assistée de l'écrivain Alexis Castells, que nous avions déjà rencontrées dans "Block 46". Une cryptologue autiste, Alienor Lindbergh, va aussi intervenir très efficacement.
Il va falloir remonter aux racines du mal, qui sont lointaines et diffuses et impliquent de nombreuses personnes...
Un roman d'un rythme haletant, qui vous tient éveillé tout e la nuit. Johana Gustawson utilise très bien la culture et les mythes de son pays d'adoption, la Suède. L'ensemble est captivant!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
WindvaanWindvaan   02 juillet 2017
Une relation secrète a toujours l’arrogance de prétendre échapper à la réalité. C’était la première fois qu’un tiers lui parlait de sa liaison avec [...]. La première fois qu’on jetait une lumière crue sur les faits ; que l’on mettait des mots sur ses actes. Le secret devenait mensonge. L’amour, sexe. Le fantasme, infidélité.
Commenter  J’apprécie          290
WindvaanWindvaan   29 juin 2017
Le miroir sur pied lui renvoie un reflet décevant, pour ne pas dire tragique. Pattes d’oie, ride du lion… tout le règne animal s’en donne à cœur joie sur son visage. Et ses seins… En dix ans, ils sont passés d’une rotondité arrogante à un ovale triste. L’âge étale… Comme si on avait choisi d’étirer le corps à défaut d’étirer le temps.
Commenter  J’apprécie          230
SaiwhisperSaiwhisper   04 juillet 2019
La tête de la morte était tournée vers la fenêtre, comme si la misérable voulait qu'on la regarde une dernière fois. Freda était incapable de dire s'il s'agissait bien de Mary Kelly allongée là, sur ce lit imbibé de sang, tant son visage avait été broyé. Il ne lui restait que des lambeaux de front et de menton, et quelques dents qui saillaient entre les entailles. Une mare de sang avait coulé sous le sommier et s'étendait sur le côté, tel un tapis. A côté de la fenêtre, sur la table de nuit qui jouxtait le lit, le tueur avait abandonné un amas de chair sanguinolente, comme d'autres y auraient laissé leur bible.
- Dieu tout-puissant ! répéta Freda, sans parvenir à détacher son regard du lit.
La femme reposait sur le dos, les jambes écartées et repliées à la façon d'un nouveau-né. Ses cuisses semblaient avoir été rongées jusqu'à l'os, son sexe n'était plus qu'une infâme bouillie, comme si un chien enragé s'était mis à le dévorer. Son bras gauche, près de la fenêtre, lacéré d'entailles profondes, avait été rabattu sur son corps. Sa main trempait dans sa panse béante, juste au-dessous de sa poitrine, où deux renfoncements rouge sombre remplaçaient les seins.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
llenallena   27 août 2017
Les douleurs du passé étaient un peu comme des sables mouvants: lorsqu'on mettait les pieds dedans, il fallait accepter la situation, s'apaiser et cesser de s'agiter, au risque de s'enliser davantage. Une certaine sérénité était de mise pour accueillir les bras grands ouverts la fameuse résilience, cette mère salvatrice qui nous enseigne à "accepter" pour mieux "rebondir".
Commenter  J’apprécie          81
AelaAela   22 décembre 2017
- Ces plumes noires m'ont fait penser, dans la mythologie nordique, aux messagers du dieu Odin, les deux corbeaux Hugin et Munin. Hugin, qui signifie "pensée" et Munin "mémoire". Chaque jour, à l'aube, ils partent survoler et épier les neuf mondes sur lesquels règne Odin. Ils reviennent le lendemain matin, se posent sur les épaules d'Odin et lui rapportent, au creux de l'oreille, ce qu'ils ont pu apprendre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Video de Johana Gustawsson (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Johana Gustawsson
Découvrez le premier extrait de Block 46 de Johana Gustawsson en livre audio chez Hardigan.
Et n'oubliez pas, vous pouvez télécharger GRATUITEMENT votre premier livre audio sur audible.fr ! ? http://bit.ly/2k3iNZi
Sortie en AVRIL 2016 !
--------------------------------------------------------- ? de quoi ça parle : ?
Falkenberg, Suède. le commissaire Bergström découvre le cadavre terriblement mutilé d'une femme. Londres. Profileuse de renom, la ténébreuse Emily Roy enquête sur une série de meurtres d'enfants dont les corps présentent les mêmes blessures que la victime suédoise : trachée sectionnée, yeux énucléés et un mystérieux Y gravé sur le bras. Étrange serial killer, qui change de lieu de chasse et de type de proie... En Suède, Emily retrouve une vieille connaissance : Alexis Castells, une écrivaine pleine de charme spécialisée dans les tueurs en série. Ensemble, ces deux personnalités discordantes se lancent dans une traque qui va les conduire jusqu'aux atrocités du camp de Buchenwald, en 1944.
---------------------------------------------------------
Pour retrouver tous nos ouvrages chez Audible c'est par là : ? http://bit.ly/AudibleHardigan
---------------------------------------------------------
Passez nous dire bonjour sur Facebook : http://facebook.com/playhardigan Suivez nous sur Twitter : http://twitter.com/playhardigan Rejoignez le cercle sur Google+ : http://google.com/+HardiganFrance
---------------------------------------------------------
Les musiques utilisées, le contenu des livres audio est copyright Hardigan et nécessité une autorisation pour diffusion. Hardigan est une marque protégée.
+ Lire la suite
autres livres classés : thrillerVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1824 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre
.. ..