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ISBN : 2081262096
Éditeur : Flammarion (05/03/2014)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 98 notes)
Résumé :
Le nouveau livre de Jim Harrison met en scène deux hommes aux prises avec l'amour, le désir, et toutes les contrariétés qui vont avec, tandis qu'en toile de fond la ville gangrène peu à peu la nature. Clive, historien de l'art distingué mais artiste raté.
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Critiques, Analyses & Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
Mimeko
05 février 2017
Nageur de rivière est un recueil de deux longues nouvelles.
Dans la première "Au pays du sans-pareil", Clive, la soixantaine doit s'occuper de sa mère pendant l'absence de sa soeur. L'occasion de retourner dans la maison familiale, de replonger dans son passé, d'évoquer son premier amour, Laurette qui le faisait marcher en se jouant de ses sentiments, de sa mère castratrice, des rapports difficiles avec Sabrina sa fille, avec laquelle la relation s'est interrompue depuis trois ans déjà...
Dans la deuxième nouvelle Nageur de rivière qui donne son titre au recueil, on fait la connaissance de Thad, une sorte de Forest Gump, version nageur qui, fuyant après une bagarre violente, veut rejoindre Chicago en partant des environs des îles Manitou, le jeune homme, bercé par les histoires d'enfants aquatiques contées par une vieille indienne, va connaître toutes sortes d'aventures.
J'ai beaucoup aimé la première nouvelle où l'on plonge dans les questionnements de cet homme vieillissant qui reprend le cours de sa vie en analysant ses échecs, en regardant ses erreurs ou ses réussites en face, ancien artiste qui n'a pas réussi il est devenu professeur et critique d'art, l'occasion pour Jim Harrison de convoquer de nombreuses références artistiques et faire évoluer Clive vers une philosophie enfin sereine.
En revanche je me suis plus que perdue dans la deuxième nouvelle Nageur de rivière , un récit qui s'apparente à une aventure à la fois picaresque et un conte philosophique, mêlant des êtres surnaturels et dans un style que j'ai trouvé proche de la logorrhée narrative qui m'a plus déçue que séduite, tant les aventures s'enchaînaient à une rythme effrayant.
Une demi-déception et une lecture en demi-teinte au final.
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Bazart
17 juin 2014
Jim Harrison est un vieux briscard et un très bon romancier, avec l'âge l'écrivain atteint une maitrise frisant l'épure. En deux courts récits Harrison nous parle de l'Amérique d'hier et d'aujourd'hui, de deux hommes à des moments charnière de leur existence. Deux males américains face au mystère féminin, face à l'absence de père, qui se débattent pour exister et tentent de choisir leur vie.
Grand admirateur de René Char, Harrison le dit : « mon ambition de romancier est de comprendre comment la conscience humaine évolue avec l'âge. »
Clive, 60ans intellectuel New-Yorkais, « monsieur gros- bonnet » dans le monde de l'histoire de l'Art doit revenir dans la ferme familiale du Michigan pour s'occuper de sa mère de quatre-vingt-cinq ans, pendant que sa soeur ferait son premier voyage en Europe. La cohabitation de quatre semaines avec une mère capable d'identifier deux cents espèces d'oiseaux à leurs chants et un fils que tous les faits scientifiques ornithologiques rendent nerveux et nauséeux, autant dire que le séjour risque d'être une épreuve.
A soixante ans, peut-on re- séduire son premier amour qui quarante-deux ans plutôt prenait beaucoup de plaisir à vous sadiser devant sa bande de potes. Quatre semaines pour résumer une vie, Clive ressortira différent et pourtant le même.
Thad, dix-huit ans, le nageur de rivière qui donne son titre au livre, doit-il épouser Laurie son amie d'enfance, fille du nabab local un peu mafieux ou Emilie riche héritière de Chicago au risque de rester sous la coupe de son milliardaire de père. Mais rien n'est simple au pays des grands romanciers, ce récit initiatique frôle le fantastique et Harrison réussit à nous faire croire que des créatures merveilles habitent les rivières et que l'on n'est pas obligé de subir l'existence.
Comme l'on sait que l'homme est un grand adorateur de breuvage alcolisé de toute sortes, on peut dire que l'auteur nous livre un excellent cru, ou si on continue sur ces métaphores vinicoles, qu'il est arrivé à la bonne maturation, et qu'il se bonifie avec l'âge (bon, je pense que vous avez compris le message là, n'est ce pas?)!!
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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denisarnoud
09 mai 2014
Nageur de rivière est composé de deux novellas : Au pays du sans-pareil et Nageur de rivière qui donne son nom à l'ouvrage.

Au pays du sans-pareil
Clive, la soixantaine, ancien artiste peintre converti en expert et professeur en histoire de l'art retourne dans sa campagne natale pour s'occuper de sa mère passionnée d'ornithologie, pendant que sa soeur part faire le tour de l'Europe. Ce retour aux sources va être l'occasion pour ce bourgeois revenu de tout et n'ayant pas une haute opinion de l'art et de lui même de vivre une véritable renaissance, un bain de jouvence. Il va retrouver le contact avec la nature et les plaisir authentiques de la vie qu'il avait perdus dans sa vie citadine. Il va aussi retrouver son premier amour pour qui à sa grande surprise il ressent toujours un désir qu'il croyait éteint. Pendant ce séjour il va surtout se remettre à peindre, une activité dont il avait perdu le goût car il l'avait trop intellectualisée et qu'il était dégoûté par les compromissions nécessaires à la survie dans un monde de l'art marqué par le mercantilisme.
"Il se rappela avec un respect immodéré le plaisir grandissant qu'il prenait, à dix ans, en regardant des tableaux et en écoutant de la musique classique, l'absence de l'esprit dans cet amour nouveau. Comme il était merveilleux d'aimer une chose sans les compromis du langage."
"Septuagénaire décrépit, il créerait une série de tableaux purement abstraits sur les phases de la lune, qui avaient dominé sa conscience tout en étant à peine observables à New York. Il avait toute raison de croire qu'il avait laissée langage et la pensée le trahir ; ce serait donc un immense soulagement de peindre et de renoncer au langage et à la pensée."

Nageur de rivière
Thad a vécu toute sa jeune vie dans une ferme située sur une île posée au milieu d'une rivière. Elevé en partie partie par une vieille indienne très proche de sa famille, il a été bercé par les légendes indiennes. Dès son plus jeune âge il a été attiré par l'eau qui l'entourait. Très vite il est devenu un nageur infatigable parcourant de longues distances. Un jour alors qu'il nageait sous l'eau il fit la rencontre de bébés aquatiques. Ces bébés aquatiques seraient la réincarnation des enfants mort-nés ou en bas âges selon les légendes indiennes. Fasciné par cette rencontre il hésite entre le fait de taire ce secret ou de le révéler à la communauté scientifique. Lors de ses voyages à la nage il fait la rencontre d'Emily, la fille d'un magnat de Chicago qui lui propose une vie facile. Attaché à sa vie campagnarde marquée par l'effort et à son contact charnel avec la rivière, il hésitera alors entre les possibilités que lui offre l'argent d'Emily et une vie plus âpre mais indépendante.
"Si les esprits aquatiques existaient pour de bon, ils exerçaient une forte emprise sur lui, un peu comme l'amour sur les jeunes hommes, une espèce de maladie obsessionnelle."
"Le jeune et brillant professeur de Michigan State avait déclaré que les poètes et les romanciers faisaient la putain pour le langage, qu'ils auraient donné n'importe quoi en échange d'une bonne page. Thad acceptait volontiers l'idée de faire la putain pour nager, la seule activité qui lui procurait un plaisir absolu et la sensation d'appartenir corps et âme à la terre, surtout quand il nageait dans des rivières ou des fleuves dont le courant enveloppait son corps et l'emportait à son rythme."
Dans ces deux novellas Harrison fait l'éloge de la vie simple, de la vie au contact de la nature, une vie faite de simplicité, par opposition à la vie en ville corrompue par l'argent, la consommation, les plaisirs faciles mais éphémères. C'est par le contact avec la nature que nos deux personnages donnent un sens à leur vie. Deux très beaux textes servis par une plume poétique et sincère. Harrison est un conteur admirable.
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Hottuna
06 mars 2014
Pour moi Jim Harrison est à la littérature ce que Bruce Springsteen est à la musique! Je m'explique....à savoir que chaque fois qu'il sort un nouvel ouvrage d'Harrison, chaque fois que paraît un nouveau cd de Springsteen, je me précipite les yeux fermés, tout en sachant pertinemment que la déception est probablement embusquée pas loin....Il faut se faire une raison, (tout comme Springsteen) les oeuvres magistrales et flamboyantes de Jim Harrison appartiennent au passé. Mais voilà, cet homme m'a fait passer des moments inoubliables avec ses superbes romans que sont entre autres "Dalva" (le chef d'oeuvre absolu!), "La route du retour" "Retour en terre" etc...;Jim Harrison est à mon avis un des écrivains majeurs de la littérature américaine, dans la veine de Jack London, John Steinbeck ou Erskine Caldwell.
Cette fois ci pas de déception à l'horizon et ouf! il était temps, après son bien piètre et dernier roman" Grand maître" (raté!) et les plus que moyens "Une odyssée américaine" et "Les Jeux de la nuit". Avec ce "Nageur de rivière" notre vieil ours préféré poursuit sa route sous la forme de courts romans (ou longues nouvelles, au choix), un genre qu'il affectionne depuis quelques années. Cet ouvrage comprend donc deux novellas qui mettent en scène, l'une un homme sexagénaire et l'autre un adolescent .Deux personnages typiques du monde de Jim Harrison, l'un est un épicurien, intello et peintre refoulé qui se penche sur son passé, l'autre un garçon libre et fou de nature qui passe son temps dans l'eau des rivières.
C'est un régal, car on retrouve avec un immense plaisir tous les thèmes chers à l'écrivain: les femmes, la bouffe, la nature, le vin et....la France. On sait que ce bon vieux Jim aime particulièrement notre pays. Et puis quel merveilleux conteur, touchant et drôle à la fois!
Que dire de plus? Que la traduction est l'oeuvre du fidèle Brice Matthieusent, mais on s'en serait douté! Que même si ses précédents livres vous avaient laissé dubitatifs, il ne faut surtout pas vous priver de ce "Nageur de rivière" qui est à mon humble avis une belle réussite.
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Corboland78
12 mars 2014
Jim Harrison, de son vrai nom James Harrison, est un écrivain américain, né en 1937 dans le Michigan aux États-Unis. La mère de Jim Harrison est d'origine suédoise et son père était agent agricole. A l'âge de huit ans, son oeil gauche est accidentellement crevé au cours d'un jeu. A 16 ans, il décide de devenir écrivain et quitte le Michigan pour vivre la grande aventure à Boston et New York. En 1960, à l'âge de 23 ans, il épouse Linda King. Ils ont eu deux filles, Jamie et Anna. Il obtient cette même année une licence de lettres mais renonce rapidement à une carrière universitaire. Pour élever ses filles, il rédige des articles de journaux, des scénarios, en même temps que sont publiés ses premiers romans et ses recueils de poèmes. En 1967, la famille retourne dans le Michigan pour s'installer dans une ferme et depuis il partage son temps entre le Michigan, le Nouveau-Mexique et le Montana. Son dernier opus, Nageur de rivière, vient tout juste de paraître.
Les anglo-saxons ont un joli mot pour désigner ces textes, plus courts qu'un roman mais plus longs qu'une nouvelle, ils les nomment des novellas, un terme emprunté à l'italien. C'est de cela qu'il s'agit ici, deux novellas, la première s'intitule Au pays du sans-pareil, la seconde donne son titre à l'ouvrage.
Le bouquin s'ouvre avec Clive, la soixantaine, célibataire depuis deux ans et habitant New York, de peintre il est devenu au fil des années, professeur d'histoire de l'art et conférencier. Rappelé dans la ferme familiale du Michigan, il va devoir s'occuper de sa mère devenant aveugle, durant l'absence de sa soeur Margaret. Ce retour à la source est l'occasion pour Clive de retrouver Laurette, son amour de jeunesse et de faire le bilan de sa vie. Jadis, son père lui avait déclaré « ne deviens surtout pas paysan, bon Dieu ! Accroche-toi à ton art. » Ne l'a-t-il pas trahi ? Dans la seconde nouvelle, Thad est un jeune homme vivant dans une ferme isolée sur les bords du lac Michigan, détaché des contingences matérielle mais vouant une passion à l'eau et ne pouvant vivre sans nager. Après diverses aventures, il aura le choix entre une vie pouvant s'avérer aisée ou rester sur la trajectoire tracée par sa naissance.
Deux hommes donc, à l'opposé de leur vie l'un, l'autre, mais qui doivent faire des choix de même nature. Une vie offrant des avantages matériels mais des abandons moraux ou une vie accordant la priorité à leur vocation profonde ? Un thème absolument passionnant quand on le met à plat ainsi mais qui m'a moins fait vibrer à la lecture. Par contre, Jim Harrison écrit toujours avec maestria, d'un style limpide et épuré mais onctueux en même temps, principal atout de ce livre.
Les autres ingrédients du texte sont ceux qu'utilise habituellement le Grand Jim, la bonne bouffe, le sexe (heureusement en moins libidineux que dans Une Odyssée américaine), la Nature et l'Art. Ajoutons-y une critique de l'argent et du monde matérialiste assez convenue, une dose de poésie avec les « bébés-aquatiques », et on relèvera dans la seconde novella, un long passage se déroulant en France. Quant au titre de la première nouvelle, j'avoue qu'il reste encore mystérieux pour moi…
Ce nouvel ouvrage de Jim Harrison s'avère extrêmement agréable à lire grâce à sa belle écriture mais un peu décevant globalement. J'ai beaucoup aimé Au pays du sans-pareil, mais moins Nageur de rivière.
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Les critiques presse (2)
LaLibreBelgique04 juillet 2014
Plus de trente titres parus et un talent toujours vivace : Jim Harrison n’a pas fini de combler ses lecteurs. "Nageur de rivière" réunit deux novellas portées par les désordres de l’amour et du désir.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LesEchos12 mars 2014
Quel est son secret ? L'air transparent du Michigan, les eaux du lac ou quelque vieille médecine indienne… En tout cas, Jim Harrison ne faiblit pas. Et sa nouvelle livraison nous ravit.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations & extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
Corboland78Corboland7812 mars 2014
Clive se réveilla avant l’aube dans un motel d’Ypsilanti dans le Michigan, convaincu que presque toutes les femmes de la planète avaient épousé un homme qui ne leur convenait pas. A soixante ans, il vivait en célibataire depuis vingt ans, mais son divorce était toujours la rupture la plus douloureuse de son existence. Il avait ensuite perdu le feu sacré, du moins le crut-il alors, et il renonça à peindre pour devenir professeur d’histoire de l’art, courtier, expert, homme à tout faire du monde de la culture. En fait, il avait laissé le temps brouiller les cartes et la rupture était loin d’être aussi claire.
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bombyliusbombylius02 mai 2014
L'autre jour seulement, au café, j'ai déclaré à un futur docteur es musique que j'adorais lire Steinbeck. Il a ricané et pouffé comme s'il venait de me surprendre en train de masturber en me curant le nez. "Personne ne prend Steinbeck au sérieux a-t-'il sifflé....
.... dans les grandes villes et les centres universitaires de l'arrière pays, des guignols décident sans cesse ce qui est dépassé ou pas. Ils me rappellent certains habitués de mes clubs de jazz new-yorkais préférés comme le Five Spot ou Slugs, des types super branchés qui semblaient croire que la musique qu'on y jouait dépendait de leur seule présence.
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WictorianeWictoriane24 août 2015
Au dîner, Clive parut presque ensorcelé, car le souvenir d'un autre dîner remontant à quarante ans envahit la table. C'était au printemps de sa deuxième année d'études universitaires, Margaret avait quatorze ans. Leur père s'était noyé deux mois plus tôt, début mars. L'année précédente, en octobre, son père avait perdu la main droite à cause d'une ramasseuse de maïs défectueuse, et il détestait sa prothèse. Il avait passé le plus clair de l'hiver à pêcher tout seul à travers la glace d'un lac voisin ; le soir de sa mort, il avait rejoint sa cabane au volant de son pick-up, mais la glace avait été fragilisée par un dégel de la fin février.
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littleonelittleone26 septembre 2014
Dent s'accrochait à cette île ; elle y était née, elle se sentait des droits sur ces terres. Son père avait cru en être le propriétaire légal, car il avait signé ce qu'il pensait être un bail d'exploitation forestière et qui était en réalité un contrat de vente, un procédé courant qui permettait aux Blancs de voler leurs terres aux Indiens, même les beaux lacs situés au milieu de milliers d'arpents de forêts et de bonnes terres cultivales. Nous avons parfois été d'incroyables fripouilles.
(Nageur de rivière, p. 152)
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AmastacioAmastacio13 novembre 2015
Pour des raisons de clarté, Clive découpait volontiers sa vie en paragraphes dans son journal, une habitude datant de l'adolescence. Toutes ces pages griffonnées, sans parler de sa lecture compulsive des meilleurs ouvrages de littérature, eurent pour bénéfice de lui apprendre à bien écrire.
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