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EAN : 9782081262096
256 pages
Flammarion (05/03/2014)
3.59/5   164 notes
Résumé :
Le nouveau livre de Jim Harrison met en scène deux hommes aux prises avec l'amour, le désir, et toutes les contrariétés qui vont avec, tandis qu'en toile de fond la ville gangrène peu à peu la nature. Clive, historien de l'art distingué mais artiste raté.
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
3,59

sur 164 notes

Mimeko
  05 février 2017
Nageur de rivière est un recueil de deux longues nouvelles.
Dans la première "Au pays du sans-pareil", Clive, la soixantaine doit s'occuper de sa mère pendant l'absence de sa soeur. L'occasion de retourner dans la maison familiale, de replonger dans son passé, d'évoquer son premier amour, Laurette qui le faisait marcher en se jouant de ses sentiments, de sa mère castratrice, des rapports difficiles avec Sabrina sa fille, avec laquelle la relation s'est interrompue depuis trois ans déjà...
Dans la deuxième nouvelle Nageur de rivière qui donne son titre au recueil, on fait la connaissance de Thad, une sorte de Forest Gump, version nageur qui, fuyant après une bagarre violente, veut rejoindre Chicago en partant des environs des îles Manitou, le jeune homme, bercé par les histoires d'enfants aquatiques contées par une vieille indienne, va connaître toutes sortes d'aventures.
J'ai beaucoup aimé la première nouvelle où l'on plonge dans les questionnements de cet homme vieillissant qui reprend le cours de sa vie en analysant ses échecs, en regardant ses erreurs ou ses réussites en face, ancien artiste qui n'a pas réussi il est devenu professeur et critique d'art, l'occasion pour Jim Harrison de convoquer de nombreuses références artistiques et faire évoluer Clive vers une philosophie enfin sereine.
En revanche je me suis plus que perdue dans la deuxième nouvelle Nageur de rivière , un récit qui s'apparente à une aventure à la fois picaresque et un conte philosophique, mêlant des êtres surnaturels et dans un style que j'ai trouvé proche de la logorrhée narrative qui m'a plus déçue que séduite, tant les aventures s'enchaînaient à une rythme effrayant.
Une demi-déception et une lecture en demi-teinte au final.
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Bazart
  17 juin 2014
Jim Harrison est un vieux briscard et un très bon romancier, avec l'âge l'écrivain atteint une maitrise frisant l'épure. En deux courts récits Harrison nous parle de l'Amérique d'hier et d'aujourd'hui, de deux hommes à des moments charnière de leur existence. Deux males américains face au mystère féminin, face à l'absence de père, qui se débattent pour exister et tentent de choisir leur vie.
Grand admirateur de René Char, Harrison le dit : « mon ambition de romancier est de comprendre comment la conscience humaine évolue avec l'âge. »
Clive, 60ans intellectuel New-Yorkais, « monsieur gros- bonnet » dans le monde de l'histoire de l'Art doit revenir dans la ferme familiale du Michigan pour s'occuper de sa mère de quatre-vingt-cinq ans, pendant que sa soeur ferait son premier voyage en Europe. La cohabitation de quatre semaines avec une mère capable d'identifier deux cents espèces d'oiseaux à leurs chants et un fils que tous les faits scientifiques ornithologiques rendent nerveux et nauséeux, autant dire que le séjour risque d'être une épreuve.
A soixante ans, peut-on re- séduire son premier amour qui quarante-deux ans plutôt prenait beaucoup de plaisir à vous sadiser devant sa bande de potes. Quatre semaines pour résumer une vie, Clive ressortira différent et pourtant le même.
Thad, dix-huit ans, le nageur de rivière qui donne son titre au livre, doit-il épouser Laurie son amie d'enfance, fille du nabab local un peu mafieux ou Emilie riche héritière de Chicago au risque de rester sous la coupe de son milliardaire de père. Mais rien n'est simple au pays des grands romanciers, ce récit initiatique frôle le fantastique et Harrison réussit à nous faire croire que des créatures merveilles habitent les rivières et que l'on n'est pas obligé de subir l'existence.
Comme l'on sait que l'homme est un grand adorateur de breuvage alcolisé de toute sortes, on peut dire que l'auteur nous livre un excellent cru, ou si on continue sur ces métaphores vinicoles, qu'il est arrivé à la bonne maturation, et qu'il se bonifie avec l'âge (bon, je pense que vous avez compris le message là, n'est ce pas?)!!
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Hottuna
  06 mars 2014
Pour moi Jim Harrison est à la littérature ce que Bruce Springsteen est à la musique! Je m'explique....à savoir que chaque fois qu'il sort un nouvel ouvrage d'Harrison, chaque fois que paraît un nouveau cd de Springsteen, je me précipite les yeux fermés, tout en sachant pertinemment que la déception est probablement embusquée pas loin....Il faut se faire une raison, (tout comme Springsteen) les oeuvres magistrales et flamboyantes de Jim Harrison appartiennent au passé. Mais voilà, cet homme m'a fait passer des moments inoubliables avec ses superbes romans que sont entre autres "Dalva" (le chef d'oeuvre absolu!), "La route du retour" "Retour en terre" etc...;Jim Harrison est à mon avis un des écrivains majeurs de la littérature américaine, dans la veine de Jack London, John Steinbeck ou Erskine Caldwell.
Cette fois ci pas de déception à l'horizon et ouf! il était temps, après son bien piètre et dernier roman" Grand maître" (raté!) et les plus que moyens "Une odyssée américaine" et "Les Jeux de la nuit". Avec ce "Nageur de rivière" notre vieil ours préféré poursuit sa route sous la forme de courts romans (ou longues nouvelles, au choix), un genre qu'il affectionne depuis quelques années. Cet ouvrage comprend donc deux novellas qui mettent en scène, l'une un homme sexagénaire et l'autre un adolescent .Deux personnages typiques du monde de Jim Harrison, l'un est un épicurien, intello et peintre refoulé qui se penche sur son passé, l'autre un garçon libre et fou de nature qui passe son temps dans l'eau des rivières.
C'est un régal, car on retrouve avec un immense plaisir tous les thèmes chers à l'écrivain: les femmes, la bouffe, la nature, le vin et....la France. On sait que ce bon vieux Jim aime particulièrement notre pays. Et puis quel merveilleux conteur, touchant et drôle à la fois!
Que dire de plus? Que la traduction est l'oeuvre du fidèle Brice Matthieusent, mais on s'en serait douté! Que même si ses précédents livres vous avaient laissé dubitatifs, il ne faut surtout pas vous priver de ce "Nageur de rivière" qui est à mon humble avis une belle réussite.
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saphoo
  18 novembre 2018
J'aime beaucoup le style d'Harrisson sa liberté des mots, de pensées et son amour de la nature, de la vie, tout cela se ressent dans ses histoires. Ici au nombre de deux, j'ai préféré la 2ème qui donne le titre du livre. Thad est la nage, l'eau, le monde aquatique et aussi son besoin de nager libre tant dans l'eau que dans la vie.
Je n'ai pas vraiment pu comprendre si les bébés aquatiques étaient une pure fantaisie ou si il y a une légende quelque part, j'aurai souhaité savoir la fin mot du mystère.
La première c'est aussi l'ode à la vie, et faire d'elle ce dont on aspire réellement. Clive revient auprès de sa mère et reprend les pinceaux, après les retrouvailles avec sa tendre voisine, il décide de demander sa retraite et se consacrer entièrement à l'art.
Les deux sont bien, on y retrouve la nature omniprésente, la campagne, et ce besoin de se libérer pour s'adonner à sa passion.
.
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mesrives
  18 avril 2015
Des nouvelles de Jim Harrison entre deux polars et de suite le ciel est plus bleu,
et la vie devient rose...
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critiques presse (2)
LaLibreBelgique   04 juillet 2014
Plus de trente titres parus et un talent toujours vivace : Jim Harrison n’a pas fini de combler ses lecteurs. "Nageur de rivière" réunit deux novellas portées par les désordres de l’amour et du désir.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LesEchos   12 mars 2014
Quel est son secret ? L'air transparent du Michigan, les eaux du lac ou quelque vieille médecine indienne… En tout cas, Jim Harrison ne faiblit pas. Et sa nouvelle livraison nous ravit.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
bombyliusbombylius   02 mai 2014
L'autre jour seulement, au café, j'ai déclaré à un futur docteur es musique que j'adorais lire Steinbeck. Il a ricané et pouffé comme s'il venait de me surprendre en train de masturber en me curant le nez. "Personne ne prend Steinbeck au sérieux a-t-'il sifflé....
.... dans les grandes villes et les centres universitaires de l'arrière pays, des guignols décident sans cesse ce qui est dépassé ou pas. Ils me rappellent certains habitués de mes clubs de jazz new-yorkais préférés comme le Five Spot ou Slugs, des types super branchés qui semblaient croire que la musique qu'on y jouait dépendait de leur seule présence.
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Corboland78Corboland78   12 mars 2014
Clive se réveilla avant l’aube dans un motel d’Ypsilanti dans le Michigan, convaincu que presque toutes les femmes de la planète avaient épousé un homme qui ne leur convenait pas. A soixante ans, il vivait en célibataire depuis vingt ans, mais son divorce était toujours la rupture la plus douloureuse de son existence. Il avait ensuite perdu le feu sacré, du moins le crut-il alors, et il renonça à peindre pour devenir professeur d’histoire de l’art, courtier, expert, homme à tout faire du monde de la culture. En fait, il avait laissé le temps brouiller les cartes et la rupture était loin d’être aussi claire.
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WictorianeWictoriane   24 août 2015
Au dîner, Clive parut presque ensorcelé, car le souvenir d'un autre dîner remontant à quarante ans envahit la table. C'était au printemps de sa deuxième année d'études universitaires, Margaret avait quatorze ans. Leur père s'était noyé deux mois plus tôt, début mars. L'année précédente, en octobre, son père avait perdu la main droite à cause d'une ramasseuse de maïs défectueuse, et il détestait sa prothèse. Il avait passé le plus clair de l'hiver à pêcher tout seul à travers la glace d'un lac voisin ; le soir de sa mort, il avait rejoint sa cabane au volant de son pick-up, mais la glace avait été fragilisée par un dégel de la fin février.
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mesrivesmesrives   18 avril 2015
Il renifla l'emballage en papier brun. C'était la mortadelle aux condiments maison de Ralph's, pas vraiment la madeleine de Proust, mais lui non plus n'était pas vraiment Proust. L'odeur de cette gourmandise de l'enfance le ramena violemment plusieurs décennies en arrière, quand assis dans la barque il pêchait des crapets arlequins avec son père, mangeait du cheddar fort et la mortadelle aux condiments avec des crackers.
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littleonelittleone   26 septembre 2014
Dent s'accrochait à cette île ; elle y était née, elle se sentait des droits sur ces terres. Son père avait cru en être le propriétaire légal, car il avait signé ce qu'il pensait être un bail d'exploitation forestière et qui était en réalité un contrat de vente, un procédé courant qui permettait aux Blancs de voler leurs terres aux Indiens, même les beaux lacs situés au milieu de milliers d'arpents de forêts et de bonnes terres cultivales. Nous avons parfois été d'incroyables fripouilles.
(Nageur de rivière, p. 152)
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Vidéo de Jim Harrison
1995, région des Grands Lacs. Jim Fergus rend visite à sa grand-mère, Renée, 96 ans. Fille d'aristocrates français désargentés, mariée trois fois, celle-ci a connu un destin hors du commun qui l'a menée de son petit village natal de la région de Senlis jusqu'aux États-Unis, en passant par les sables de l'Égypte. D'un caractère entier, froide et tyrannique, elle a brisé la vie de sa famille, en particulier celle de sa propre fille, Marie-Blanche, la mère de Jim. Pour essayer de comprendre cette femme, et peut-être de lui pardonner, l'écrivain va tenter de retracer son parcours. Puis celui de Marie-Blanche, dont la vie a commencé comme un conte de fées avant de prendre des allures de tragédie.
Jim Fergus s'inspire ici de son histoire personnelle pour nous offrir une bouleversante saga familiale. À la façon de Dalva, de Jim Harrison, il inscrit l'intime dans l'Histoire et nous présente d'inoubliables portraits de femmes dans la tourmente. On retrouve surtout dans cette fresque qui s'étend sur un siècle et trois continents toute la puissance romanesque de l'auteur de Mille femmes blanches associée à une force d'émotion rare.
« Avec une grande pudeur, Jim Fergus retrace le destin de ces deux femmes et signe un livre à la fois personnel et universel, bouleversant et sensible. Une fois encore, Jim Fergus frappe très fort. » François Busnel
En savoir plus : https://bit.ly/3kInRns
Où nous trouver ? Facebook : https://www.facebook.com/lecherchemidi.editeur Twitter : https://twitter.com/lecherchemidi/ Instagram : https://instagram.com/cherchemidiediteur
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