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ISBN : 2070142183
Éditeur : Gallimard (29/08/2013)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 41 notes)
Résumé :
Au printemps 1992, les Serbes encerclent Sarajevo. Vahidin et Marija, deux athlètes de l'équipe de tir yougoslave, s'entraînent en prévision des jeux Olympiques de Barcelone.
Tous deux sont bosniaques, et amants ; lui est musulman, elle est serbe. Ils vivent à Ilidza, une banlieue de Sarajevo, sans s'être jamais souciés de leurs origines. Pourtant, ils vont être brutalement séparés par le siège, puis au fil des mois enrôlés dans des camps opposés en raison de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
horline
  03 juillet 2015
Comme le dit lui-même Frédéric, l'un des personnages, c'est une histoire bien tarabiscotée que nous raconte Jean Hatzfeld dans Robert Mitchum ne revient pas. Une histoire d'amour peu banale entre deux comètes du sport qui ont dévié de leur orbite sous le feu du siège de Sarajevo en 1992. Tireurs d'élite au sein de l'équipe olympique yougoslave, Vahidin et Marija ont dû troquer leur cible en carton pour des cibles humaines le jour où ils se sont découverts musulman bosniaque pour le premier et serbe pour la seconde.

Piégés par leurs camps respectifs, on observe deux amants esseulés obéissant à un étrange ballet dans une ville aux frontières floues ravagée par des détonations et les tirs de snipers. Mus par des forces contradictoires qui les rapprochent ou qui creusent les distances, Vahidin et Marija sont astreints à jouer le rôle de sentinelle pour protéger les convois des Moudjahidin et de civils ou assurer la couverture des Tchetniks. Vont-ils s'affronter ? Ou simplement se retrouver ? L'auteur entretient le suspense …
A défaut d'un roman dense ou puissant, l'auteur trace un récit avec des lignes fuyantes au coeur duquel on trouve un chassé-croisé pour alimenter l'intrigue. Les horreurs de la guerre glissent subrepticement comme des ombres, Jean Hatzfeld se garde de détailler, juger ou analyser. Roman de dimension pudique mais toujours au plus près des espoirs, renoncements et désarrois des deux personnages.
La guerre défile donc très vite sous la plume de J. Hatzfeld. Mais elle est mystérieusement suspendue lorsque l'auteur prend le soin de raconter minutieusement les scènes de préparation de tirs. le contrôle de la pensée, l'intensité de la visée, la stabilisation du bas du corps, la précision des appuis étant probablement les derniers éléments qui demeurent familiers pour ces personnages désarçonnés par les lois implacables de la guerre.
Roman séduisant lorsqu'on s'accroche au fil ténu et distendu qui relie Vahidin à Marija.
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Cath36
  29 novembre 2013
Je me suis profondément ennuyée pendant la lecture de ce livre à l'écriture très journalistique, réaliste à la limite du vulgaire ("elle se rendit à l'ancien terminus où l'on trouvait les meilleures pâtisseries orientales, dont Vahidin s'empiffrait au retour des compétitions.") et je me suis bien demandée ce que ce livre faisait dans la maison Gallimard. Mi roman, mi-roman d'action, mi-compte-rendu d'évènements passés, ce livre se lit heureusement assez vite, voire en diagonale, tellement les descriptions sont répétitives et donnent l'impression de tourner en rond. Cette histoire de deux jeunes athlètes amoureux issus de camps ennemis aurait pu avoir un petit côté "Roméo et Juliette" si le style avait été meilleur. J'avais beaucoup aimé "la stratégie des antilopes", du même auteur, mais là franchement je n'ai pas accroché. Même si l'atmosphère du pays en guerre est bien rendue, les dialogues impersonnels et d'une grande banalité finissent par décourager et les personnages deviennent fantomatiques à force d'être effleurés. Il n'y a ni suspens, ni rythme intensif qui maintienne l'attention et en fait de témoignage, cela reste assez basique. J'ai poussé un soupir de satisfaction à la fin de chaque chapitre et fut victime d'un vrai courant d'air à la fin du livre, en le refermant.
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arthur05
  03 octobre 2013
Un livre qui parle de l'amour de la guerre de Yougoslavie , deux amants chacun dans son camp et puis la guerre avec ses horreurs . On aurait souhaité davantage d'émotion , moins de froideur mais peut être que cela correspond à une vision toujours un peu romantique , un peu latine aussi que nous avons d'une histoire pareille . Finalement la première victime de la guerre c'est toujours l'amour...
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Bellonzo
  25 janvier 2014
le temps a plusieurs fois effacé Sarajevo. Sait-on encore où se trouve cette ville? Et l'a-t-on jamais su? Jean Hatzfeld qui a couvert l'agonie de la Yougoslavie revient sur la Bosnie avec ce beau roman où une jeune femme serbe et son fiancé musulman se retrouvent presque du jour au lendemain en plein coeur du grand chamboulement. Tous deux sont tireurs d'élite et chances de médailles aux J.O. de Barcelone 1992. Mais voilà on découvre à Sarajevo à cette époque d'autres usages pour les tireurs de cette trempe. Appelons-les des snipers par exemple. Vahidin le musulman et Marija l'orthodoxe sont ainsi intégrés dans des camps différents, situation pas exceptionnelle en ces années 90 entre Belgrade et Sarajevo. A propos même aujourd'hui bien difficile de démêler la complexité administrative de la République de Bosnie-Herzégovine nantie d'une République Serbe de Bosnie, de divers districts plus ou moins autonomes, et peuplée de Bosniens et de Bosniaques.
Utilisés contre leur gré pour leur art du dégommage les deux amants seront séparés par l'absurdité d'un conflit qui les dépasse. On sent l'univers journalistique de Hatzfeld, c'est un livre de grand reporter bien sûr et l'on songe aux historiques,Londres, Kessel, Lacouture. Mais la fiction sonne tout à fait vrai. Et il est très intéressant de lire les précisions sur l'entraînement des athlètes de haut niveau dans cette discipline peu médiatisée. Cela aussi fait partie d'un travail de romancier, une solide base documentaire. La solitude de ces soldats perdus, leur responsabilité, est impressionnante. Pourtant dans ces petits pays, à quelques kilomètres parfois, poussent encore les fruits rouges et court le gibier. Vahidin et Marija, de chasseurs en gibier, se retrouveront-ils? Et Robert Mitchum, qui manque parfois de rappel, jappera-t-il à leurs côtés.
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BVIALLET
  21 septembre 2013
En 1992, à Sarajevo encerclée et pilonnée par les Serbes, deux champions de tir tentent de continuer à s'entraîner en vue des Jeux Olympiques de Barcelone. Marija est ingénieure des Eaux et Forêts est serbe et son amant, Vahidin est bosniaque et musulman. Un jour, Vahidin se retrouve bloqué à l'intérieur de la ville à la suite d'un contrôle à un barrage alors que Marija est contrainte de rester à la périphérie, côté serbe. Les deux camps font tout pour récupérer les deux tireurs d'élite, trop heureux d'exploiter leurs talents et de les transformer en snipers. Jusqu'au jour où une grande chanteuse d'opéra venue avec une délégation officielle pour tenter de ramener la paix est touchée par un tir. Coincés des deux côtés de la barricade, accusés de ce méfait scandaleux, pourront-ils participer aux Jeux et finir par se retrouver quelque part ?
« Robert Mitchum ne revient pas » est un récit dramatique qui plonge le lecteur dans l'ambiance aussi glauque que sordide de la guerre civile de Bosnie. Cette présentation quasi journalistique du contexte représente le côté le plus intéressant du livre. le lecteur y découvrira que, dans le cadre d'une guerre aussi fratricide, tous les coups sont permis même les plus tordus et que, bien conditionné, n'importe qui peut se retrouver dans la peau d'un tueur. Moins dure et plus romancée qu'« Une Saison de machettes », cette histoire explore une nouvelle facette de la guerre et de la sauvagerie humaine. Dommage que le ton soit un peu froid, que le rythme ne suive pas l'intensité de l'intrigue et qu'on peine à éprouver un peu d'empathie pour ces Roméo et Juliette perdus dans une guerre inutile. Sinon, ce livre, écrit d'une manière agréable et très facile à lire, peut se dévorer très vite. On n'a pas non plus l'impression de perdre son temps, on apprend même pas mal de choses sur le tir de compétition car l'auteur a dû beaucoup se documenter.
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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critiques presse (7)
Bibliobs   22 novembre 2013
En journaliste d'élite, Jean Hatzfeld restitue, avec beaucoup de justesse, l'atmosphère délétère qui prévalait alors dans les territoires de l'ex-Yougoslavie.
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Lhumanite   21 octobre 2013
Dans le difficile passage du métier de journaliste à l’art du romancier, Jean Hatzfeld s’en sort de nouveau avec brio.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
Telerama   16 octobre 2013
Ce magnifique roman entraîne le lecteur sur le terrain miné d'une guerre fratricide où, pourtant, les sentiments amoureux ne veulent pas abdiquer. Il a presque valeur de documentaire, mais il s'agit surtout d'une formidable fiction, haletante jusqu'au bout.
Lire la critique sur le site : Telerama
Liberation   15 octobre 2013
Ce qui intéresse Hatzfeld, journaliste et écrivain, ce ne sont pas les larmes mais les armes, ceux à qui on les confie, et qui ne sont pas les plus responsables.
Lire la critique sur le site : Liberation
LeFigaro   23 septembre 2013
Voici donc, dans un style merveilleux, ce livre délicat, élégant, profond, poignant, où les chiens s'appellent Mitchum et dont chaque page arrache un sourire, une larme ou un soupir d'aise.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeFigaro   13 septembre 2013
Hatzfeld crée un Roméo et Juliette d'un genre nouveau, une histoire d'amour et de guerre, qui sonde les âmes mieux que les plus grands reportages.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeFigaro   05 septembre 2013
Robert Mitchum ne revient pas est une tragédie. Les écrivains passent leur temps à réinventer, mais, ici, Hatzfeld crée un Roméo et Juliette d'un genre nouveau, une histoire d'amour et de guerre, qui sonde les âmes mieux que les plus grands reportages.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Cath36Cath36   28 novembre 2013
Sur le palier, elle entendit les aboiements joyeux de Robert Mitchum. Le temps d'enfiler un survêtement, elle repartit avec lui, évitant le parc thermal envahi de camions ; elle sauta la barrière d'un pré, courut dans l'herbe vers une méandre de la Zeljeznica.
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michelekastnermichelekastner   24 octobre 2013
Sur le moment, la décision de trahir ses parents en abandonnant leur appartement et de rompre avec la famille de Vahidin en perdant Mitchum parut à Marija plus insoutenable que celle de tirer sur des voitures de Sniper Alley. Même si, dans la jeep du capitaine, elle ne crut pas un instant que tirer sur des gens lui serait supportable et donc que cette décision lui accorderait plus qu'un court sursis. Elle accepta ainsi de prendre position en haut de la tour pour tirer dans l'obscurité nocturne sur des voitures et des silhouettes anonymes, et fut surprise, dès les premières nuits, de constater que le soulagement de préserver ce qui pouvait l'être de son existence passée à Ilidza l'emportait sur tout le reste ; et que la curiosité d'une nouvelle expérience de tir dissipe si facilement sa répulsion à tirer sur des cibles vivantes à un carrefour ; sans doute parce que ce soulagement coïncida avec l'arrêt d'un cauchemar, hanté par une diva soprano, qui la stupéfiait de dégoût ou de honte dans son lit.
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brigaldufenecbrigaldufenec   20 janvier 2015
Une fois seule, Marija sentit poindre une angoisse. .........
Mais plus important pour elle, ces jeux marquaient dans son esprit la fin de la guerre pour elle et Vahidin, et le départ d'une nouvelle existence à deux dont les détails lui étaient bien égal. C'est pourquoi l'angoisse qui l'étreignit après le départ du capitaine ne vint pas de l'effondrement soudain d'un espoir d'accomplissement ou de succès, mais de sa vie s'éloignant peu à peu dans le flou de l'oubli, en pleine forêt, jusqu'à disparaître un jour comme un songe s'efface au réveil. Elle éclata en sanglots, Mitchum vint frotter sa truffe contre ses mains.
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