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ISBN : 2709656841
Éditeur : J.-C. Lattès (31/05/2017)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 52 notes)
Résumé :

Personne ne sait exactement quand et où cela a commencé. Sur le corps des hommes et des femmes de magnifiques tatouages apparaissent et brûlent plus ou moins violemment les individus qui les portent... Boston, Détroit, Seattle... sont frappés.

Il n'existe pas d'antidote. Harper est une infirmière merveilleusement bienveillante. Le même jour, elle découvre qu'elle est enceinte et qu'elle est touchée par le virus. Paniqué son mari fuit. Et dan... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  22 février 2018
Joe Hill nous livre ici certainement son meilleur roman.
Une maladie contamine par des spores la population. Ceux qui sont infectés s'embrasent. Une communauté de "malades" se regroupent et se cachent des personnes saines. Car ces derniers ne veulent pas être contaminés et veulent éradiquer cette épidémie a leur façon.
Un récit post apocalyptique prenant et plein de suspens.
Les personnages sont extrêmement bien travaillés. On en aime instantanément certains d'autres ont droit à notre haine dès les premières lignes et a juste raison. le mari de harper est très certainement un pervers narcissique. Mais il est décrit de façon magistrale et l'auteur ne lui laisse aucun échappatoire face à notre ressentiment.
Bien évidemment, Joe Hill maîtrise le suspens et les situations de stress ne manquent pas dans son récit. Je me suis prise plusieurs fois à devoir poser le livre pour diverses raisons, mais bien souvent j'ai lu plusieurs chapitres avant de réellement le poser.
J'ai beaucoup apprécié les références faites à d'autres oeuvres (romans, films, etc..). D'autant que cela était fait avec une très grande subtilité. On sentait poindre le roman (par exemple.- ici je pense au magicien d'Oz) quelques pages avant que l'auteur n'écrive sa référence noir sur blanc... et j'avoue que j'adore ça
Comme beaucoup savent que Joe Hill est le digne fils de Stephen King.
Je ne sais pas si involontairement je les associe quand je lis les romans du fiston. Mais en lisant cet excellent roman je n'ai pas pu m'empêcher de penser à un roman de son père : le fléau.
Deux romans qui sont à la fois extrêmement semblables et extrêmement différents.
Les similitudes (enfin une partie) :
- l'atmosphère post apocalyptique du a une contamination.
- les survivants se regroupant en communauté.
- un aspect lié a la religion
- Une autre peut-être un peu tirée par les cheveux : le nom des personnages. Même si ils n'ont pas la même importance dans les
romans et si mes souvenirs sont bons dans le Fléau il existe un Harold et une Frannie... deux prénoms repris par le fiston. Alors évidemment plus j'avançais dans le roman, plus j'avais la certitude de ne pas de tromper dans cette idée de similitudes.
- Sans oublier les références de papa a ses autres oeuvres dans ses romans.. Ici Joe Hill est encore un peu vert pour le faire, il prend donc références dans des oeuvres d'autres artistes (cf plus haut)
Les différences sont le contenu et l'histoire en elle même. On a pas du tout l'impression d'un remake du fléau
Je suppose que Joe Hill prend ou a pris conseil chez son père. Une chose est sûre c'est que ce style de trame fonctionne plutôt à la perfection.
Je réaffirme que ce roman est certainement le meilleur qu'il ai écrit jusqu'à présent.
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deidamie
  20 janvier 2019
« Bonjour les Babélionautes ! Aujourd'hui, je vais vous parler de L'homme feu, signé Joe Hill.
Or donc, une mystérieuse spore décime l'humanité : les contaminés développent de splendides marques noires pailletées d'or sur la peau, puis meurent en brûlant vifs. Harper, jeune infirmière dévouée, contracte à son tour la maladie et tombe enceinte aussi. Son époux change complètement de comportement… Harper prend la route, décidée à mettre au monde son enfant coûte que coûte.
-Donc, c'est la fin du monde ?
-Oui, on peut le dire.
-J'ai pas envie de lire ça ! J'veux pas voir comment les gens meurent, et comment les villes sont détruites, et comment il n'y a plus d'espoir… j'parie que la narration va me faire pleurer sur tout ce qu'on perd !
-Hé bien non, détrompe-toi. La narration est étrangement calme. Certes, l'horreur est perceptible, on parle de gens qui meurent en brûlant, tout de même ; mais l'auteur adopte un style calme, apaisé, poétique parfois.
D'ailleurs, je trouve qu'il a saisi à merveille l'ambivalence du feu : fascinant et horrifiant à la fois. Un spectacle horrible et merveilleux en même temps.
-C'est quand même l'arnaque, le titre et la couv'… moi, je m'attendais à une route-voyage* et à un récit initiatique !
-Hem… en effet, or l'héroïne va chercher un abri pour se protéger jusqu'à la naissance de son enfant. Tu parlais plus haut du récit de la destruction d'un monde, c'en est le sujet, oui, mais à vrai dire, le véritable sujet serait plutôt « comment les humains réagissent en cas de danger réel ou supposé ».
-Et comment ils réagissent ?
-Ils se divisent en groupes qui vont s'affronter, tous convaincus de faire le bien. J'ai trouvé le travail sur lesdits groupes très intéressants : ils paraissent vouloir le bien de l'humanité, protéger leurs proches, et se permettent les pires exactions pour parvenir à leurs fins.
D'un côté comme de l'autre, pas de liberté et pas de respect pour autrui : uniquement des agissements égoïstes. Il paraît que la série Walking Dead fonctionne comme cela elle aussi : elle ne met pas l'accent sur l'horreur, mais reste axée sur les mécanismes de survie des groupes.
-Il y a un truc qui m'a bien énervée ! le narrateur, il n'arrête pas de spoiler !
-Ah ? Moi, ça m'a amusée, au contraire : vu le poids de la bête (un peu plus de 600 pages…), ça me faisait bien plaisir qu'il m'annonce ce qui allait arriver. Il m'aidait à patienter jusque-là. Et puis toutes ses allusions ou citations d'oeuvre m'ont aidée à ne pas décrocher et à me sentir proche des persos : nous évoluons dans le même univers.
-Et puis, c'est pas plausible, Déidamie ! Je trouve les personnages un peu trop en forme après des mois et des mois de privation !
-Oui. Là-dessus, j'avais de gros doutes aussi. En revanche, j'ai adoré le traitement des caractères. Ils paraissent… tellement vrais. La romance en revanche me laisse un peu perplexe, mais pourquoi pas…
-Ben, qu'est-ce qui te pose problème ? Ils se rencontrent, se plaisent, tombent amoureux et puis voilà ! En plus, j'adore comme ils se taquinent sans cesse ! C'est pas gnan-gnan, les échanges sont pêchus…
-Oui, d'accord, mais selon l'histoire de l'un des deux, cet amour me paraît venir trop tôt.
-Et puis, c'est trop long.
-Oui. Je suis d'accord. Il y a toute une partie que je trouve longuette, mais on ne peut pas dire laquelle.
-Et ce qui est super, c'est l'absence de sordide !
-Oui, c'est vrai. Joe Hill m'a permis de comprendre pourquoi je n'aimais pas les quelques oeuvres de Stephen King que j'ai lues : je trouve qu'elles ne cessent de surenchérir les horreurs et le texte me devient vite insupportable.
Le texte de son fils reste au contraire soutenable, mesuré en quelque sorte, il reste dans ce que je peux tolérer comme souffrance.
Quand j'ai terminé ce livre, je n'ai pas pu m'empêcher de faire le parallèle entre ce récit et la pandémie de VIH.
-Tu exagères, Déidamie. Ces maladies ne sont pas comparables !
-Non, en effet, mais la pandémie a donné l'occasion de voter des mesures absurdes pour isoler les malades ou les contraindre à déclarer leur sérologie. Certains pays sont toujours interdits aux séropos. Dans la vie quotidienne, déclarer qu'on porte le virus expose à l'exclusion, et ce, même si on ne présente aucun danger.
Je me dis que si on avait pu les isoler complètement et les déshumaniser dans les années 1980 comme dans ce roman, on l'aurait fait.
Quoi qu'il en soit, le roman ne décrit pas seulement ce qu'on peut commettre de dégueulasse. Il offre aussi de belles notes d'espoir et rend hommage à la volonté de vivre quelles que soient les difficultés.
*Road-trip.
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grm-uzik
  14 juin 2017
Résumé de la quatrième de couverture :
Personne ne sait exactement quand et où tout a commencé. Sur le corps des individus contaminés apparaissent des tatouages mordorés qui s'embrasent, causant la mort par contamination. Boston, Détroit, Seattle... ont déjà basculé dans le chaos. Il n'existe aucun antidote.
Lorsque Harper, infirmière dévouée et bienveillante, découvre les premières marques sombres sur sa peau, elle vient d'apprendre qu'elle est enceinte.
Paniqué, son mari fuit.
Dans ce monde en ruine, où de petites communautés se forment et des milices traquent les malades pour les exterminer, Harper est secourue par un homme capable de contrôler ce feu intérieur.
Mais l'infirmière ne dispose que de peu de temps pour percer le secret de l'homme-feu, avant qu'elle et son enfant ne soient réduits en cendres...
Qu'est-ce qu'une écaille de dragon ? Et bien, c'est une forme de maladie qui frappe la peau et qui ressemble très fortement à des hiéroglyphes.
Une fois que les hiéroglyphes s'allument et se mettent en flammes, tout s'embrase de manière redoutable.
Si vous vous sentez très à l'aise avec tout ce qui est inflammable, alors dans ce cas, ce chef-d'oeuvre brûlant et fumant est chaudement pour vous.
"L'homme-feu" est sans aucun doute, le meilleur roman du fiston à ce jour, avec notamment "Nosfera2".
Joe Hill a mis au point, un mécanisme vraiment astucieux pour avoir rédigé sa propre vision post-apocalyptique.
Avec son oeuvre totalement réussi, l'auteur au talent féroce a rendu un très bel hommage à son père, rappelant similairement le roman fleuve, "Le Fléau", mais à la sauce Hillienne.
De surcroît, le personnage dit "épistolaire", du nom de Harold Cross en est la preuve flagrante : Harold pour Harold Lauder et Cross pour Nadine Cross, qui sont tous deux, des personnages Kingiens. Quel joli clin d'oeil.
Sinon l'ensemble de ses personnages sont très crédibles et extrêmement bien développés, tout en ajoutant aussi une bonne dose d'humour et de terreur.
Le fiston excelle parfaitement dans l'art d'écrire sur des femmes extrêmement fortes comme la dénommée Vic (Nosfera2). Et l'héroïne principale, Harper Saul, ne fait pas exception à la règle.
Puis l'utilisation des mots et notamment du style d'écriture de la narration sont tout bonnement incroyables.
Le roman prend des éléments de "La route" de Cormac McCarthy, en mêlant une petite touche de "Le Fléau" pour donner une fiction passionnante, dévastatrice et originale.
En conclusion, "L'homme-feu" est un succulent pur bijou post-apocalyptique, une véritable perle épique peuplée de personnages que vous aimerez et que vous détesterez, avec notamment, une mise en évidence de ce qui est bon et mauvais à la fois dans la société actuelle.
Je recommande vivement ce gros pavé ou plutôt, ce gros bûché magistralement accompli aux lecteurs lectrices aimant le genre fantastique pour un univers dystopique.
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Annabelle19
  11 juillet 2017
Un virus atypique se propage à une vitesse alarmante dans le monde entier : la maladie, qui fait apparaître des tâches noires sur la peau semblables à des écailles, finit par transformer tous ceux qui la contractent en torche humaine, genre combustion spontanée. Après avoir été infectée, l'infirmière Harper Willowes doit échapper aux autorités qui cherchent à parquer les personnes atteintes (ainsi qu'à son époux) pour trouver un endroit sûr. Car, voyez-vous, elle est enceinte, et elle compte bien rester en vie au moins assez longtemps pour mettre son bébé au monde.
A partir de là, et au fil de nombreux rebondissements, on va rencontrer tout un petit monde. Des gens très attachants et d'autres beaucoup moins sympas. John Rookwood, un britannique un peu excentrique, assez mystérieux et vraiment très sympathique, vole pas mal la vedette. Mais il y a aussi le petit Nick, sa soeur Allie, Renée, Franck Storey, Carol, Don Lewiston...
Petite précision avant d'aller plus loin : j'ai lu le livre en anglais, John est donc pour moi le "fireman" (pompier) et la maladie est appelée "dragonscale". Je ne sais pas trop comment ces surnoms ont été transcrits dans la version française donc je préfère m'en tenir à ça.
J'ai beaucoup aimé toute la situation dans laquelle Joe Hill nous plonge, et toute la cohérence de cette maladie qu'il a inventé, qui se comporte comme une sorte de champignon et transforme les corps humains en incubateurs. J'ai trouvé le tout très fouillé, les explications sur la biologie de la chose claires et précises, tout cela était assez passionnant à découvrir (et un peu flippant).
On se trouve, finalement, en présence d'un virus qui peut soit vous brûler vif soit vous transformer en super-héros, si vous trouvez comment vous y prendre. J'ai trouvé l'idée fascinante, même si elle n'est finalement pas assez poussée à mon goût comme je l'expliquerais plus loin.
Les personnages sont nombreux mais tous assez travaillés pour qu'on s'attache à eux (ou qu'on les déteste), même les moins présents. Toute la partie dans la communauté nous plonge parmi ces hommes et ces femmes comme si on vivait parmi eux. On ressent le même soulagement que Harper à se retrouver dans cet environnement protégé, puis le même malaise à mesure que les choses se dégradent. D'ailleurs, on ressent même ce malaise un petit peu avant elle, ce qui fait qu'on tremble pour elle et qu'on a envie de la prendre par les épaules et de lui dire d'être prudente, de se faire moins remarquer si elle ne veut pas avoir de gros ennuis.
On passe par pas mal de sentiments à mesure qu'il nous est donné de voir tous les extrêmes par lesquels peut passer l'humanité en temps de crise. La cruauté des mouvements de groupe, quand les gens cessent de réfléchir par eux-même pour suivre le leader. La rapidité et la facilité avec laquelle l'Homme retourne à la barbarie dès qu'on lui donne une bonne raison de le faire (avec la chasse aux infectés et leur massacre systématique par peur qu'ils ne propagent la maladie).
C'est un roman très sombre, au final, où l'héroïne passe par pas mal de mésaventures, de peines et de désillusions. Ses espoirs sont souvent réduits à néant et on voit beaucoup plus souvent la noirceur humaine que sa bonté. Il y a néanmoins des détails qui rassurent sur notre espèce : des personnages éminents bons et généreux comme Renée et Don. les quelques aides spontanées qu'on peut voir fleurir à la fin du roman...
Rien à redire au niveau de l'écriture, je commence à être une habituée de Joe Hill et son talent pour manier les mots et nos émotions ne fait plus aucun doute pour moi. le roman souffre peut-être de quelques longueurs, je l'ai surtout ressenti après le départ de la communauté où il y a un creux dans l'action.
Je dois aussi parler de quelques petites déceptions quant à ce roman, qui m'a laissée sur ma faim à quelques égards. Principalement au niveau du Fireman. John Rookwood est un personnage super attachant, charismatique et plein de ressources, seulement il n'a pas souvent l'occasion de se rendre utile. Plus précisément, à chaque fois qu'il commet un éclat et nous offre un passage impressionnant, il se retrouve ensuite blessé et immobilisé pendant plusieurs chapitres. Ce pauvre Fireman n'aura pas été épargné pendant tout le roman, j'ai eu l'impression que ces blessures à répétition servaient surtout à empêcher un personnage trop puissant d'interférer trop souvent avec l'intrigue.
Autre petit détail : je ne sais pas pourquoi, mais j'ai trouvé que la romance entre Harper et John arrivait de manière pas très naturelle. Il y a pourtant, dès le début, une alchimie évidente entre les deux personnages, mais la manière dont évolue leur relation m'a parue forcée.
Petit aparté : j'ai rêvé ou il y avait de grosses références au Fléau de Stephen King, dans ce roman ? Parce que le jeune type intelligent mais imbuvable de la communauté s'appelle Harold Cross (Harold Lauder + Nadine Cross) et que le sourd-muet s'appelle Nick... Sans aucun doute un clin d'oeil de la part de Joe Hill à la version du virus apocalyptique imaginée par son père, et je trouve ça très sympa.
En bref, c'est un roman excellent qui part d'un concept original, comme souvent avec Joe Hill. Chacun de ses romans respire l'ingéniosité et a ce petit truc en plus qui fait qu'il ne ressemble à aucun autre. Même en s'appuyant sur un certain nombre de références littéraires (comme il l'explique au début du livre), il arrive à faire de l'inédit.
L'intrigue est immersive, on a du mal à lâcher le livre, on s'inquiète pour la survie de Harper et des autres à chaque nouveau rebondissement. le Dragonscale est si bien décrit et réaliste qu'on aurait presque peur de l'attraper (surtout quand on le lit en pleine canicule, ce qui était mon cas). L'histoire est assez marquante et on a du mal à quitter les personnages à la fin. Je suis juste frustrée du destin du Fireman, un peu trop victimisé tout au long du roman alors que j'aurais voulu le voir en action plus souvent.
La fin, bien qu'en accord avec le ton général du roman, laisse un goût amer et ne donne pas très foi en l'humanité. Joe Hill semble avoir la même aversion pour les happy end que son père.
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kuroineko
  23 mai 2019
L'homme-feu de Joe Hill part sur une bonne idée. Certes, la pandémie virale qui contamine et décime une grande partie de l'humanité a déjà été utilisée par d'autres auteurs ou scénaristes (son père, notamment, avec le Fléau). Mais j'ai trouvé la maladie qu'il crée, l'Écaille, intéressante et originale dans ses symptômes, son mode de propagation et la possibilité d'apprivoisement entre la spore et son porteur.
Les combustions dues à l'Écaille et les incendies que cela déclenche permettent des scènes dantesques necessitées par la tournure apocalyptique que prend d'emblée le roman.
Autre bon point de cette maladie, pour reprendre la description d'un des personnages, alors que nombre de virus conduisent à l'émergence sur les corps de bubons purulents, celui-ci avec ses sortes de chaînes écaillées noires pailletées d'or tatouées sur la peau est nettement plus glamour.
Pour le reste du livre, sa narration, sa progression, ses protagonistes et leur évolution, j'ai trouvé le tout souvent trop prévisible et manquant de crédibilité. Joe Hill étire également en longueur des passages qui n'en avaient pas besoin. de plus les références bien trop récurrentes à l'univers de Harry Potter et de Mary Poppins finissent par être lassantes.
Au final, une lecture malgré ces bémols divertissante mais qui ne résistera sans doute pas au passage du temps, pour ma part.
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
lyokolyoko   21 février 2018
"Non, je ne veux pas ton dernier marshmallow", déclina Allie.
Il écrivit autre chose, puis plongeant sa cuillère dans le chocolat chaud pour pêcher la boule de guimauve à moitié fondue. Allie soupira, ouvrit la bouche et laissa faire NIck. "Il dit que c'est un médicament contre le chagrin ", expliqua-t-elle, la bouche pleine.
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kuroinekokuroineko   21 mai 2019
Nous avons l'habitude de considérer autrui comme une entité singulière, autonome. On nous enseigne que les idées, les croyances, les réactions qui constituent le psychisme de chacun s'apparentent à des dossiers classés dans le cerveau. La plupart des gens ne savent pas à quel point la perception déborde du cadre de l'individu. Ta personnalité n'est pas uniquement le fruit de ce que tu sais sur toi-même, mais aussi de ce que les autres savent de toi. Tu revêts une identité spécifique pour ta mère, une autre pour tes amis, encore une autre pour tes enfants. Ce sont les autres qui achèvent le prisme. Ils te créent autant que tu te crées toi-même.
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grm-uzikgrm-uzik   10 juin 2017
- "Bien souvent notre séjour sur terre est trop bref. Des gens vivent démunis, certains fuient la guerre et la famine. Une épidémie ici, une inondation là. Mais l'être humain a toujours trouvé la force de chanter. Le nouveau-né s'arrête de geindre lorsqu'il entend une mélodie agréable. Chanter, c'est donner de l'eau aux assoiffés, c'est avoir un geste tendre, c'est briller. La meilleure preuve de votre utilité en ce monde réside dans les modulations de votre voix et dans votre manière d'étinceler pour autrui. Les ignorants tombent et tomberont au cœur du brasier. [...]
L'égoïsme est un dangereux combustible. Quand vous accueillez celui qui a froid sous votre couverture, vous vous réchauffez tous les deux. Quand vous soignez le malade avec vos médicaments, sa guérison panse vos plaies. Un type beaucoup plus intelligent que moi a prétendu que l'enfer, c'était les autres. J'ajouterais pour ma part que l'enfer, c'est refuser par cupidité l'essentiel au nécessiteux. Ne perdez pas votre âme. Chérissez votre prochain ou bien vous marcherez sur les cendres, une allumette à la main."
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odin062odin062   17 septembre 2017
"Pourquoi le pont du roi Saint-Louis? avait questionné Harper.
- D'abord parce que l'auteur y explique le mystère des tragédies inconcevables. Ensuite parce que c'est court. La plupart des gens ont envie d'avoir un livre qu'ils auront le temps de finir. Inutile d'entamer Le Trône de fer quand vous pouvez brûler à tout instant. Mourir au milieu d'une bonne histoire a quelque chose de profondément injuste. Bien sûr, j'imagine que d'une certaine manière, nous mourrons tous au milieu d'une bonne histoire : la nôtre ou celle de nos petits-enfants. Mais la mort frappe avec davantage de cruauté les amoureux des romans"
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grm-uzikgrm-uzik   12 juin 2017
- "Dieu est le feu, Sa combustion est miséricorde. Les arbres, le pétrole, le charbon, les hommes, la civilisation, les âmes : tout doit se consumer. L'embrasement des uns fait le salut des autres. L'ultime valeur de la Bible, de la Constitution ou de n'importe quel document en papier réside dans la faculté à brûler. L'espace d'un instant, les flammes tiennent le froid à distance."
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Videos de Joe Hill (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Joe Hill
S'il suffisait de tourner une clé pour se retrouver à l'autre bout du monde ? Se transformer en animal ? Voir ce qu'on a dans la tête ? Ouvrir un passage vers un monde maléfique ?
Dans Locke&Key, on a tout un panel de clés magiques, aux pouvoirs plus fous les unes que les autres. Mais ce n'est pas une source d'amusement...
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