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ISBN : 2709643847
Éditeur : J.-C. Lattès (08/01/2014)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 108 notes)
Résumé :
Horreur et fantastique sont des mots presque trop simples tant l'univers de Joe Hill nous plonge dans un maelström de sensations envoûtantes. « L'innocence » de ses personnages confrontée à des situations profondément dérangeantes crée un climat qui vous hante longtemps après la lecture.

Il suffit que Victoria monte sur son vélo et passe sur le vieux pont derrière chez elle pour ressortir là où elle le souhaite. Elle sait que personne ne la croira. El... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  31 janvier 2016
Vic , une jeune fille peut traverser un pont "magique" et retrouver des objets perdus ou qu'ils se trouvent grâce a son vélo raleigh.
Mais elle n'est pas la seule a posséder des pouvoirs "paranormaux". Un vieux monsieur lui aussi peut aller a Chrismasland, mais pour pouvoir y aller il a besoin d'enfants. Chrismasland est un monde merveilleux ou c'est tous les jours Noel, alors bien sur quoi de plus magique pour les enfants même si involontairement ils en payent cher le prix.
Joe Hill a réussi a prendre la plus grande peur d'un parent : l'enlèvement de son enfant pour en faire une histoire horrible , sanglante et psychologique a nous glacer le sang, le tout sur fond de paranormal.
Ses personnages sont travaillés et gagnent en intensité au fils des pages. Il est vrai que chaque épreuve de la vie nous change dans notre caractère.. et cela est aussi le cas dans ce roman.
L'histoire est prenante et palpitante , même si elle a un début un peu lent, mais nécessaire à la bonne compréhension psychologique des personnages.
Joe hill a aussi une multitude de références dans son livre, ce qui est toujours intéressant. Par contre ce qui m'a un peu gené (mais c'est sans doute de savoir qu'il est le fils de son père... de la part d'un autre auteur cela ne m'aurait sans doute pas dérangé bien au contraire j'y aurais vu un hommage au maître de l'horreur) ce sont les nombreux clins d'oeil fait a Stephen King.

Mais on parle si souvent du père qu'on en oublie sa mère. Joe Hill a aussi fait un énorme clin d'oeil a sa mère (hormis la dédicace en début de roman), il a nommé un de ses personnages comme elle (et j'ai juste trouvé ça génial.. ) ou presque : l'expert psychologue du FBI : Tabitha K. Hutter (Hutter n'étant pas le nom de jeune fille de Tabitha King).
Bref ce roman est très bon, nous prend et nous emporte dans l'imaginaire de Joe Hill sans nous laisser le temps de respirer... et nous donne une vision tout autre de Noel

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bilodoh
  13 août 2016
Une histoire de peur, quand la magie de Noël devient un piège démoniaque…

Si vous avez l'habitude de lire quelques pages avant d'aller dormir, ce livre n'est pas pour vous, le malaise de l'atmosphère maléfique pourrait vous apporter des cauchemars.

C'est le roman d'une petite fille et de sa bicyclette, un engin qui lui permet de traverser la frontière entre le réel et l'imaginaire. Et avec des parents qui se déchirent, la jeune Victoria a déjà sa dose de problèmes dans la vie et il lui sera bien difficile d'affronter la folie.

C'est aussi l'histoire d'une vieille Rolls et d'un méchant homme qui capture les enfants pour les amener à Christmasland, où c'est tous les jours Noël. Mais comme pour les petits amis de Pinocchio qui se transforment en ânes, les gamins de monsieur Manx devront donner quelque chose en échange et cela pourrait bien être une partie de leur âme.

D'autres personnages feront leur part pour agrémenter le récit, comme le motard amateur de comics, la bibliothécaire championne de Scrabble ou le psychopathe qui ne peut s'empêcher de produire des rimettes insipides.

Un roman efficace, les pages tourneront, mais les peurs s'effaceront vite une fois le livre terminé. Ce n'est donc pas un chef-d'oeuvre marquant, mais on pourra se consoler en se disant qu'on pourra encore regarder sans frémir les illuminations du prochain Noël!
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belette2911
  15 octobre 2015
Le Fils vaut-il le Père ? le Père a-t-il passé au Fils une partie de son talent de conteur ? le Saint-Esprit créatif du King est-il aussi présent chez le Fils ?
Tel Saint-Thomas, par un beau matin, je voulais aussi voir de mes yeux lus que le Fils avait profité de l'Encre Merveilleuse, le Saint-Graal du Père.
Sûr que je ne ferai pas comme Pierre en reniant le Fils avant le chant du nosferatu, le soir au fond d'une Rolls !
En vérité je vous le dis, le Fils a exhaussé mes voeux en m'offrant une lecture aussi jouissive qu'un Châteauneuf-du-pape grand cru. Alléluia !
Des personnages bien travaillés, forts, pouvant changer de caractère en prenant de l'âge ou au fil des pages, selon les épreuves qu'ils ou elles auront traversé.
Un scénario recherché et plus qu'intéressant car nous sommes à cent lieues d'une banale histoire de vampire suceur de sang. Ici, c'est bien pire qu'un Dracula, plus glaçant, plus terrifiant. du fantastique comme je l'aime.
La plume du King Jr a roulé sur le papier aussi bien que le vélo Raleigh de Vic lorsqu'elle s'élançait, debout sur les pédales, dans le pont couvert (ceux qui l'ont lu comprendront, les autres imagineront) et tout le récit a carburé aussi bien que les pistons de la vieille Rolls de Charlie Manx.
On ne s'embête pas durant la lecture, les moments plus calmes seront entrecoupés de quelques essorage de la poignée de gaz de la Triumph parce que de temps en temps, faut envoyer du plus lourd lorsqu'on chevauche une moto. Ce sera 620 pages qui fileront à la vitesse du vent.
Du suspense, de l'angoisse et une visite glaçante dans les allées du parc de Christmasland qui m'a collé des sueurs froides, le Fils jouant, comme son Père, avec nos peurs primales et enfantines.
Sans oublier un Méchant réussi, aidé d'un acolyte aussi sadique que bête et qui n'arrête pas de causer. Vous n'aimeriez pas que ces deux là vous prennent en stop ou que Charlie vous emmène dans son extrospection personnelle. Les introspection de Sherlock Holmes ne fichent pas la trouille, elles.
Mes bien chers Frères, mes biens chères Soeurs, Lisez-le tous ! Lisez le NOS-PÈRE-À-TOUS du Fils car, par l'entremise de sa tante Artémise (*), vous boirez l'encre du Père. Et si y'a le téléphon qui son, vaut mieux pas y répondre ici ! Ceux qui l'ont lu comprendront…
Ainsi soit-il pour le roman de Joe Hill…Le Père a bien eu un Fils. Ite missa est.
(*) Référence à la chanson de Nino Ferrer "Le Telefon"

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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odin062
  01 février 2014
On referme « NO4A2 » injustement traduit « NOSFERA2 » en France (on n'est visiblement pas assez bilingue pour comprendre). La plaque de cette maudite Rolls « Etat de Christmasland » nous apparaît pour nous rappeler qu'elle est toujours prête à nous retrouver. Troisième roman de Joe Hill, digne héritier de Stephen King, qui nous avait offert un joli « le Costume du mort » mais surtout un poignant « Cornes » donc je ne suis pas sorti indemne. Qu'en est-il pour celui-ci ? Et bien je dois dire que c'est mitigé.
Tout d'abord l'histoire. Sans trop en dire, c'est l'histoire de Vic, jeune fille qui grandit tout en traînant ses démons et de Charlie Manx, tueur onirique et réel à la fois. Leur seul point commun est une faculté à l'imagination débordante. La faculté d'extrospection. Cela les mènera à se croiser, pour le bonheur des lecteurs mais le malheur des personnages.
On entre ainsi dans une aventure purement fantastique à l'instar de ses précédents romans. Ici, tout se focalise sur l'imaginaire et sur l'idée simple que certains Hommes sont capables de s'en servir pour modifier la réalité. On peut se servir de ce pouvoir pour faire le bien ou le mal mais dans tous les cas, on y laisse des morceaux de soi.
Tout comme son père a pu le faire, Joe s'amuse avec nos peurs primaires, nos cauchemars. Qui n'a jamais eu peur d'être kidnappé par un vieux monsieur dans une voiture de collection ? Qui n'a jamais rêvé de Christmasland ? Une sorte d'île des plaisirs, comme dans Pinocchio, où le bonheur n'est qu'apparence, encore que cela dépende pour qui…
Mais Joe fait bien plus. Tout comme dans Cornes, il installe des relations très intenses entre les personnages. C'est une réelle force de l'auteur. Je suis particulièrement sensible à ce talent. A chaque roman, j'en sors un peu déchiré, bien qu'ici ce soit tout de même largement moins intenses, l'histoire se focalisant davantage sur le thème de l'épouvante et de l'imaginaire.
L'autre force de Joe, c'est sa capacité à jouer avec mon imaginaire. Rarement de telles images, aussi nettes, me sont apparues en lisant un livre. La forêt, la rivière, le pont, tout cela me donne envie de dessiner, peindre, si seulement j'avais cette possibilité. Les mots se transforment en photographie, voire en film, très facilement.
A côté de cela il y a le récit, l'histoire. La première partie révélant la Vic enfant puis ado est vraiment prenante et passe très vite. Mais tout se gâte dans la seconde partie qui se focalise sur ce mois de juillet 2012. le récit prend des longueurs. Certaines scènes se chevauchent de par les différents points de vue des personnages. C'est un style dont je ne suis pas très friand, je trouve que le récit s'alourdit largement.
Bref je n'en dirai pas plus, c'est à vous lecteurs de vivre cette incroyable aventure, je vous la conseille fortement. Quand je critique ce genre de livre, c'est de la critique dans l'excellence. Je suis complètement dingue des écrits de Joe Hill, il me fait vibrer. Ce livre est juste moins bon qu'un « Cornes » qui m'avait retourné. de plus ici, les dessins de Rodriguez sont magnifiques et donnent beaucoup de valeurs à l'objet. Vivement le prochain, même si ce sera dans deux, trois ans.
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Meps
  10 septembre 2016
Quand on lit un "fils de" (et qu'on sait qu'il l'est) on ne peut s'empêcher de comparer. Quand cette comparaison se fait avec le maitre de l'horreur qui a accompagné toute mon adolescence, la marche est haute.
On peut déjà gratifier Joe Hill du fait de n'avoir jamais voulu profiter de cet élément biographique pour accroitre sa notoriété. Il a choisi un pseudonyme passe partout, il n' y a pas eu du tout(en tout cas en France) de communication permettant de faire le lien fils-père de façon aisée, sauf à s'y intéresser soi-même.
La question des raisons du succès a toujours taraudé King elle-même (voir l'expérience Richard Bachman où il a pris un pseudonyme pour certains romans). le pseudonyme est même le centre d'une de ses oeuvres "La part des ténèbres".
On retrouve une filiation certaine dans ce récit. Les thèmes favoris de King sont abordés par son fils (l'enfance confrontée au fantastique, l'adulte confronté à son enfance et à ses peurs, le parent confronté à son enfant, double de lui-même enfant). Si on ferme les yeux (difficile quand on lit), on peut se croire dans du King.
Joe Hill amène certes sa patte. La féérie est souvent ici plus cynique, le monde et les gens plus amers. Même les enfants sont désabusés. On se laisse moins facilement porter dans la fantaisie pure, trop de gens cherchent à comprendre, à expliquer, à ne pas se contenter de la magie. C'est un peu ce que je reproche à certaines "fantasy", un peu dans la lignée de Lovecraft, toujours laisser une porte de sortie vers le rationnel.
Au delà de la comparaison, le plaisir de lecture est réel. L'histoire se déroule harmonieusement, le style est fluide, les personnages attachants, l'évocation des différentes époques de l'Amérique réussie, et Joe Hill, plus jeune que son père (quelle vérité de Lapalisse), a donc des élans de nostalgie qui se rapprochent plus des miens.
Joe n'a pas supplanté Stephen dans mon coeur de lecteur, il faudra peut-être un autre roman qui me convainque totalement de dévorer toute son oeuvre comme je peux le faire pour King. Il annonce tout de même une bonne nouvelle: on pourra encore lire du made in King pour de nombreuses années !
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critiques presse (3)
LaPresse   31 mars 2014
On consomme d'une traite. Comme les romans du paternel.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeJournaldeQuebec   21 février 2014
S’adressant aux amateurs de sensations fortes, un bouquin qui se lit d’un trait… toutes portes closes!
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Elbakin.net   21 janvier 2014
S’il y a bien un objet magique avec ce Nosfera2, c’est le roman lui-même. Un roman fort, touchant, généreux, qui ouvre une porte vers l’imaginaire du meilleur auteur de fantastique depuis Neil Gaiman : Joe Hill.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
odin062odin062   17 janvier 2014
Chacun d'entre nous vit dans deux mondes séparés. Le réel, avec ses règles, ses contraintes où certains éléments sont vrais, d'autres non. D'une manière générale, ce monde-là craint. Mais les gens évoluent aussi dans un univers intérieur. Une sorte d'extrospection, un environnement constitué de pensée, au sein duquel chaque idée se transforme en fait. Les émotions deviennent aussi concrètes que la gravité, les rêves aussi puissants que l'Histoire. Les personnes créatives, comme les écrivains et Henry Rollins, passent beaucoup de temps à arpenter cette dimension onirique. Les personnes très créatives, quant à elles, peuvent se servir d'une arme pour découper la membrane entre les deux mondes. Elles ont le pouvoir de les unir.
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SycoraxSycorax   07 août 2014
Je n'ai pas peur de t'avouer, Wayne, que tous mes problèmes en ce monde trouvent leur source chez une femme ou une autre. Margaret Leigh, ta mère, ma première épouse... Toutes bâties sur le même modèle et Dieu sait qu'elles avaient le choix. Tu sais quoi ? Mes meilleurs moments, je les ai passés loin de l'influence du sexe faible. Je n'avais pas à faire de compromis. Les hommes vont de femme en femme pendant la plus grande partie de leur existence, ils leur sont soumis. [...] Les mâles sont obsédés. La simple vision d'une donzelle suffit à les transformer en crève-la-faim obnubilés par un steak saignant. Quand tu es affamé et que tu humes l'odeur de la viande sur le gril, les grondements de ton estomac détournent ton attention, tu ne réfléchis plus. Les femmes sont parfaitement au courant. Elles en profitent, posent des conditions. Au moment du repas, par exemple, si tu n'as pas rangé ta chambre, changé ton T-shirt, si tu ne t'es pas lavé les mains, ta mère t'interdit de venir à table. La majorité des hommes est fière de céder à ces exigences. Cette situation leur convient tout à fait. Mais raye la femme de l'équation, et tu verras la paix s'installer. Personne pour te houspiller, aucun compte à rendre excepté à toi-même ou à tes pairs. [...]
Je peux te révéler ceci : pour notre premier rendez-vous galant, Cassie et moi sommes allés voir un film muet. [...]
- Lequel ?
- Un film d'horreur allemand, mais les intertitres étaient en anglais. Lors des passages effrayants, Cassie se blotissait contre moi. Son père nous accompagnait. Je crois que, sans sa présence, elle aurait enfoui son visage dans mon giron. Elle avait à peine seize ans. Une petite chose fragile. Gracieuse, attentive et timide. Ce qui est souvent le cas chez les jeunes filles. A cette période de la vie, elles sont des joyaux de sensibilité insoupçonnée. Elles palpitent d'une vie frémissante, le désir les consume. Et puis elles deviennent méchantes. Elles me font penser aux poussins qui troquent leur duvet pour des plumes noires de poule. Les femmes oublient la tendresse des premiers jours comme l'enfant délaisse ses dents de lait.
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bilodohbilodoh   13 août 2016
Les hommes… L’un des seuls réconforts au monde susceptible de concurrencer un feu de cheminée dans une nuit fraîche d’octobre, un bol de chocolat chaud, ou une paire de pantoufles usées. Leur tendresse maladroite, leur barbe de trois jours et leur entrain à s’acquitter du nécessaire — préparer une omelette, changer une ampoule, faire des câlins —, parvenaient parfois à combler une femme.

(J’ai lu, p. 664)
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bilodohbilodoh   13 août 2016
Personnellement, le déficit de vitamines ne m »a pas empêché d’atteindre un âge avancé. La joie t’apportera bien plus en termes de longévité que n’importe quelle potion d’apothicaire.

(J’ai lu, p. 497)
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odin062odin062   31 janvier 2014
Les hommes... L'un des seuls réconforts au monde susceptible de concurrencer un feu de cheminée dans la nuit fraîche d'octobre, un bol de chocolat chaud, ou une paire de pantoufles usées. Leur tendresse maladroite, leur barbe de trois jours et leur entrain à s'acquitter du nécessaire - préparer une omelette, changer une ampoule, faire des câlins -, parvenaient parfois à combler une femme.
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Videos de Joe Hill (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Joe Hill
S'il suffisait de tourner une clé pour se retrouver à l'autre bout du monde ? Se transformer en animal ? Voir ce qu'on a dans la tête ? Ouvrir un passage vers un monde maléfique ?
Dans Locke&Key, on a tout un panel de clés magiques, aux pouvoirs plus fous les unes que les autres. Mais ce n'est pas une source d'amusement...
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