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EAN : 9782070374472
177 pages
Éditeur : Gallimard (03/03/1983)

Note moyenne : 4.23/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Dans les terres danubiennes de Roumanie, du temps de l'oppression turque et grecque, alors que les pauvres étaient cruellement exploités par les grands propriétaires et les seigneurs cupides et débauchés, se sont levés les haïdoucs. Ce sont des bandits d'honneur, qui vivent dans les forêts pour surgir, justiciers, vengeant les misérables, châtiant les boyards, éveillant le patriotisme du peuple roumain.
A leur tête, une femme, Florea Codrilor, " l'amante de l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Sachenka
  04 décembre 2019
Les deux premiers tomes des Récits d'Adrien Zograffi m'avaient laissé plutôt indifférent. Ainsi, mes attentes envers ce troisième tome n'étaient pas particulièrement élevées. J'avais l'impression que la plume de Panait Istrati du début du vingtième siècle avait mal vieillie. Eh bien, heureusement que j'ai persévéré parce que, curieusement, Présentation des Haïdoucs m'a plu. le roman est divisé en six parties, chacune centrée sur un personnage et racontant, à la première personne, comment il est devenu un haïdouc. Il s'agit d'une sorte bandit d'honneur propre à la Roumanie. Une sorte de Robin des Bois, s'attaquant aux riches mais surtout aux oppresseurs. On les aime bien, ces hors-la-loi qui luttent pour une bonne cause. Il y a chez eux quelque chose du héros romantique d'une autre époque. Si dans les siècles passés les «méchants» étaient les Turcs, ils se manifestent sous diverses formes au tournant du siècle dernier : police et milice corrompues ou à la solde d'une élite (aristocrates, religieux, grands propriétaires ou bourgeois) qui tient à garder son autorité, ses privilèges et son argent. Tant pis pour les misérables ! Malheureusement, l'heure des glorieux affrontements est (presque) révolue et les haïdoucs n'ont plus le soutien de la population. Combattre l'injustice devient une tâche ingrate. Les derniers représentants de cette caste, après une guérilla qui les a décimés, sont refoulés dans une grotte et c'est là que chacun raconte son histoire : Floarea Codrilor (une femme, la chef du groupuscule après la mort de son partenaire Cosma), Élie Le Sage, Spilca le Moine, Movila l'Intendant et Jérémie le fils de la forêt. Ce qu'ils racontent, c'est un goût pour la liberté, un besoin de venger des humiliations infligées par une société cruelle et d'aider ceux qui ne peuvent se défendre pour éviter que ces derniers aient à subir le même sort. Chaque histoire est unique mais, en un sens, c'est également la même qui se décline en autant de variante qu'il y a d'indivus. Et il n'y a pas que leur parcours qui est différent, leur personnalité aussi. Ce ne sont pas tous des paysans ignares, des sauvages ; plusieurs sont éduqués. Ça ajoute de la profondeur à certains récits. Avec Présentation des Haïdoucs, j'avais l'impression de plonger au coeur de la Roumanie, avec ses traditions et ses paysages propices aux légendes. Et l'utilisation d'un style proche de la langue orale était tout à fait appropriée, parfaite. Par moment, je pouvais facilement m'imaginer au milieu de ces hors-la-loi, autour de leur feu de camp qui grésille, à écouter leurs confessions. Tranquillement, la nuit les enveloppait et avec elle disparaissait leur monde…
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majero
  01 juillet 2018
Floralea Codrilor, capitaine des Robins des bois roumains que sont les Haïdoucs, tient conseil.
Chacun raconte le chemin qui les a conduit en Haïdoucie, qui désirant défendre le peuple contre les seigneurs violeurs, qui contre les satyres que sont l'évêque et les aristocrates ou contre les razzias truques et les exactions de la police mais avec peu de résultat et une douloureuse désillusion.
Triste époque!
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
SachenkaSachenka   08 novembre 2019
Jusqu'au jour où je connus Groza, j'étais seule. Ma mère m'obligeait à passer mon enfance à broder, les yeux sur un canevas, chiffon épatant et misérable, qui dévore les plus belles années d'une jeune fille et qui, à son tour, est dévoré par les mites après avoir émerveillé deux générations d'ignorants. J'entrai en guerre avec ma mère et avec le village ; je passai pour une paresseuse.
Hé, quoi donc? Mépriser le rayon du soleil qui dépose des taches d'argent sur la route forestière? Ne jamais savoir de quelle façon un rossignol travaille à son nid? Se priver de la caresse du vent qui gonfle la chemise? Renoncer au murmure du ruisseau qui galope, tout content, vers la rivière? Enfin, rester sourd aux appels du printemps, annonçant la vie nouvelle, à ceux de l'été, gémissant sous le poids de l'abondance, oublier l'automne riche en mélancolie et vivre sans s'étourdir du deuil blanc de l'hiver? Et pour quoi, ce renoncement total?
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SZRAMOWOSZRAMOWO   20 mai 2015
Chanson haïdouque

Le printemps, cette année-là, quoique précoce et doux, se montra fort pluvieux. Aussi fut-il possible à notre troupe de quitter sa retraite d’hiver un peu plus tôt que les haïdoucs n’en ont l’habitude ; mais, pour ce qui était d’aborder la plaine, il fallait y renoncer pour le moment ; les routes étaient défoncées, impraticables, désertes de charretiers. C’était sous des déguisements de charretiers que Floarea Codrilor, notre capitaine, avait décidé de nous faire faire les grands déplacements. Elle nous disait avec raison que les potéras (Note de bas de page : Armées de mercenaires) nous recherchaient sur les sentiers montagneux plutôt que dans les villes, ou en rase campagne. Nous devions abandonner les pratiques par trop « éventées », qui reléguaient naguère le haïdouc sur les confins de la terre où gémissait son frère le paysan. Il fallait maintenant nous rapprocher de cet homme, abruti par quatre siècles de spoliation, et lui faire comprendre que les haïdoucs seraient impuissants à le délivrer du joug aussi longtemps qu’il croupirait dans l’animalité. C’est pourquoi les révoltés allaient se muer en braves charretiers, se joindre aux interminables convois de voitures qui sillonnent les principautés danubiennes en long et en large, transporter de vraies, de fausses marchandises, boire, rire, bavarder avec leurs camarades, au besoin se laisser fouetter comme eux, mais toujours prêts à secouer, à réveiller de son triste sommeil la bête parlante, celle qui dépasse le bœuf en endurance et le lapin en fécondité. Et s’il restait bien entendu que, tout en poursuivant cette tentative de soulèvement, nous ne nous abstiendrions pas de piller et châtier, d’aventure, certains gros coupables, nous n’en devions pas moins considérer ces actes comme secondaires, bons à tenir le peuple en éveil et à satisfaire la soif de vengeance d’une haïdoucie primitive et bornée.
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stekasteka   17 janvier 2013
Les écueils dont le destin parsème cette mer qu'est notre vie déterminent nombre d'humains à vivoter dans de petites embarcations qui voguent prudemment près des côtes.
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stekasteka   31 août 2018
FLOAREA CODRILOR Capitaine de haïdoucs
"Vous voulez mettre sur mes épaules de femme le poids de la responsabilité, et sur ma tête, le prix de sa perte. J'accepte l'un et l'autre ...
Pour cela, nous devons nous connaître : vous me direz qui vous êtes. Je vais vous dire, moi, la première, qui je suis ..."
Elle ne nous dit rien pendant un long moment et se promena, la mine soucieuse.
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Vidéo de Panaït Istrati
Golo publie chez Actes Sud BD "Istrati ! tome 1, le Vagabond". Une biographie vivante de l'écrivain d'origine roumaine Panait Istrati. le livre est dans la sélection officielle du Festival international de la BD d'Angoulême. Il explique ici à Anne Douhaire comment il s'y est pris pour dessiner son personnage. Plus d'informations sur la BD : https://www.franceinter.fr/culture/bd-l-energie-balkanique-d-istrati-de-golo Plus de Leçons de dessin : https://www.youtube.com/playlist?list=PL43OynbWaTMLSUzMpmqwuKcJNbTeC5GhD
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