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ISBN : 2070388964
Éditeur : Gallimard (03/06/1994)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 87 notes)
Résumé :
Une petite station balnéaire en automne.

Une jeune femme sage, au bonheur sage, mariée à un navigateur aérien : Mellie. Un soir de pluie, toute sa vie bascule : le passager d'un autocar qui n'amène plus personne la surprend chez elle, l'attache sur son lit, la violente.

Ce qui se passe ensuite, au cours de cette nuit de cauchemar, Mellie seule le sait et ceux qui liront ce livre.

Mais, le lendemain même, arrive au villa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
bilodoh
  07 janvier 2015
Un « J » pour compléter un défi ABC, davantage un scénario de film qu'un roman.

Je ne me souviens pas d'avoir vu le film même si le quatrième de couverture indique qu'il s'agit d'un grand succès du cinéma français. Mais un bon film ne fait pas nécessairement un très bon roman. On y sent une suite d'images fortes, des dialogues, de l'action et un certain suspens, mais l'intériorité des personnages me semble un peu mince. L'émotion est en surface, il manque les acteurs pour l'incarner et lui donner de la crédibilité.

Sur le plan de l'intrigue, on reste avec beaucoup de questions sans réponses, presque comme dans une nouvelle.

Un polar qui se lit rapidement, mais qui ne restera pas longtemps en mémoire…
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belette2911
  25 août 2013
Charles Bronson donnant la réplique à Marlène Jobert... le film "Le passager de la pluie" (1970), je l'avais vu il y a longtemps, une fois où il était passé à la télévision et c'était mon père qui m'avait conseillé de le regarder avec lui. Dernièrement, je suis tombée sur le livre et j'ai décidé de le lire.
Le livre est pareil au film, le scénario étant de Japrisot, l'auteur du livre.
Le déroulement du roman est pareil aussi à un épisode du lieutenant Columbo puisque nous connaissons le nom du coupable :Mélie... malgré tout, le livre est prenant parce qu'il y a un détail important dont le lecteur n'est pas au courant et qui fait monter la tension... de plus, on ne sait pas comment Mélie va s'en sortir et si elle va s'en sortir.
Mélie (Marlène Jobert) est la jeune épouse de Tony, pilote de l'aviation civile, souvent absent. Leur maison est à l'écart de la ville, en bord de mer.
Un soir, Mélie est agressée chez elle et violée par un inconnu. Elle le tue et elle se débarrasse du corps en le jetant d'une falaise. Ni vu, ni connu.
Le lendemain surgit un personnage mystérieux : Harry Dobbs (Bronson), un américain, qui s'introduit lui aussi dans la maison de Mélie et s'intéresse de très près à l'affaire dont il semble tout savoir ou presque.
Véritable harceleur envers Mélie, il lui pose des tas de questions qu'elle ne comprend pas, jouant avec elle comme un chat avec une souris puisqu'il connaît une partie des réponses. Mais sait-il tout ou joue-t-il au bluff ?
S'engage alors une rude partie entre Mélie et Dobbs, parfois brutale, parfois plus tendre.
Partie tendre quand il la surnomme "Love Love" comme noté sur son tablier; brutale quand il la menace d'un Luger...
Cette "partie de poker" où Mélie ne voulait pas jouer devient un face-à-face où aucun des deux ne peut baisser la garde, un mano à mano dont l'enjeu demeure inconnu, un duel où les coups bas sont permis.
Et durant tout ce temps, la police enquête, elle aussi, et Mélie commence à avoir la sueur qui lui coule le long de l'échine dorsale, le lecteur aussi.
Le seul inconvénient du livre est d'être écrit comme un scénario de film et donc, d'avoir les noms des protagonistes devant chacun de leurs dialogues, comme dans une pièce de théâtre. J'ai eu un peu de mal au départ, et puis, mes yeux ont gommé les noms et les dialogues incisifs se sont succédé sans aucun problème.
Bien que l'on sache que Mélie a tué le dingue qui l'avait violée, le tout est de savoir ce que Dobbs sait vraiment, comment il va la coincer, et s'il va la coincer, aussi !
Un retournement de situation à la fin met le lecteur sur les genoux, comme Mélie.
L'écriture est incisive, les dialogues super, les personnages énigmatiques, on ne sait pas tout sur eux, mais ils nous sont sympathiques, surtout Mélie et Harry Dobbs.
J'ai aimé la manière dont Mélie a réglé son problème, sa manière de tenir sa langue, ses blessures d'enfance et le caractère brutal de Dobbs (Bronson allait bien dans le rôle), sa manière d'enquêter et d'arriver devant elle en sachant toutes les réponses, ou presque.
Le roman est court mais il est bon ! Et comme je ne me souvenais plus de tous les détails du film, j'ai eu droit à la surprise du chef avec le petit coup bas... Excellent !

Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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Louis_LUCAS
  18 juin 2017
Après le troublant "Visages de l'amour et de la haine" et avant de passer en compagnie de l'auteur "Un long dimanche de fiançailles", j'ai eu envie de rencontrer "Le passager de la pluie".
A l'origine scénario d'un film porté à l'écran par Marlène Jobert et Charles Bronson, celui-ci a fait l'objet d'une légère (?) réécriture afin de paraître sous le format roman. Il faut donc quelques pages pour s'adapter à ce mode narratif qui se veut très descriptif en ce qui concerne les événements mais, point de vue extérieur oblige, plus allusif sur les états d'âme des personnages.
Il faut ajouter à cela beaucoup d'ellipses au début du récit ainsi que des retours en arrière - sans doute des flashbacks dans le film - que l'auteur a introduit d'une manière un peu étrange. Ceux-ci ont toutefois le mérite de donner de la consistance au personnage de Mellie qui devient aussi attachant que troublant au fil de l'histoire.
Le charme opère à vrai dire dès l'entrée en scène d'Harry Dobbs, personnage énigmatique qui va entamer avec l'héroïne de ce roman un véritable jeu du chat et de la souris, un face-à-face psychologique surprenant qui donne tout son sel à l'histoire.
Sébastien Japrisot maîtrise parfaitement son univers, usant avec malice des ficelles du roman/film policier pour mieux s'en éloigner. Il donne ainsi corps à deux personnages marquants, complexes et aux réactions imprévues. de ce quasi huis-clos naître une relation rendue, forcément ambigüe et parasitée par des enjeux qui dépassent largement la seule vérité.
Sans toutefois crier au chef d'oeuvre, il faut reconnaître que "Le passager de la pluie" ne manque pas d'arguments et qu'il réussit surtout le tour de force de nous donner envie de le voir sous sa forme originelle, juste histoire de voir si Marlène Jobert rend justice à l'ambivalence et à l'imprévisibilité de cette Mélancolie Mau.
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Seabiscuit
  21 septembre 2018
Excellent scénario ! Même modifiée pour le papier, l'histoire est bien construite et fidèle au scénario d'origine puisque adapté par le même auteur. C'est ce que l'on appelle, dans le jargon du cinéma, du bon matériau filmique. Harry, ou Charles Bronson, débarque dans la vie d'Amélie ou Marlène Jobert.
Tout les oppose. Elle est jeune, un peu naïve. Elle vient de subir une agression qui l'a conduit à tuer son agresseur. Elle voit débarquer chez elle, juste après l'intrusion de son violeur, un américain qui ne semble pas être plus catholique que celui qu'elle a envoyé, comme elle le pouvait, dans le trépas. Elle pense pouvoir tromper son monde avec une histoire que cet américain sait fausse. Lui, est mature et sait qu'elle ment. Harry sait également ce qu'il veut. Nous, on ne le sait pas. Amélie, joue malgré tout au chat et à la souris avec Harry et fatalement avec nous, lecteurs. Pas facile à avouer à un illustre inconnu qui de plus, semble lui aussi prêt à faire n'importe quoi pour arriver à ses fins. Entre le va-et-vient incessant de ce dernier, les visites de la police et les interrogations, on nage un peu dans l'inconnu mais cela sert l'atmosphère et l'intérêt pour la quête de l'épilogue. C'est bien ficelé pour le cinéma. On peut prendre ce livre et le glisser dans sa poche pour prendre le train.
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clude_stas
  11 juillet 2014
Les romans de Sébastien Japrisot restent des classiques du genre policier. La plupart d'entre eux ont par ailleurs été adaptés au cinéma. « le Passager de la Pluie » n'échappe pas à la règle. J'ai vu ce film de René Clément, avec dans les rôles principaux Marlène Jobert, Charles Bronson et Annie Cordy, alors que j'étais adolescent. Et je m'en souviens très bien, au point de revoir les différentes scènes au fur et à mesure de la lecture.
Millie Mau, mariée à un navigateur aérien d'origine italienne, vit à Cap-des-Pins, une petite station balnéaire en automne. Elle a des relations assez tendues avec sa mère. Un soir de pluie, un homme descend du car. Il sera celui qui agressera Millie chez elle, celui qui fera basculer toute son existence dans le cauchemar, riche en révélations et en rebondissements. Jusqu'au dénouement final…
Les deux personnages principaux présentent une force de caractère plutôt percutante. D'abord, il y a Millie, traumatisée depuis un certain événement de son enfance, se protège par l'humour et une répartie fulgurante. Elle a un certain sens de la justice, de l'équité, du sens des responsabilités, tout en se protégeant des attaques extérieures. Mais le tout est sous-tendu par une certaine naïveté, ce qui va la mettre en face de situations auxquelles elle n'a jamais été préparée. Puis il y a le colonel Harry C. Dobbs, opiniâtre, plutôt carré mais pas insensible pour autant, un homme violent si nécessaire, manipulateur mais conscient de ses propres limites (physiques et morales). Sauf pour la brisure de noix, là, il est champion !
Les seconds couteaux sont aussi révélateurs de la relation de Millie aux autres. Sa mère, fumeuse invétérée, lui reproche, en silence, l'échec de son mariage. Son mari, macho de première catégorie, est jaloux et peut se montrer cruel et inique. Sa meilleure amie se révèle sous un autre jour …
Bref, le microcosme d'une vie provinciale, dont tout l'univers s'écroule au fil de l'intrigue, à cause d'un homme, un soir de pluie …
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
AudreyyAudreyy   07 janvier 2012
Celui qui n'est pas jaloux n'est pas un homme.
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AudreyyAudreyy   07 janvier 2012
Celui qui n'est pas jaloux n'est pas un homme.
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