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ISBN : 2072686199
Éditeur : Gallimard (11/01/2018)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Comme dans le précèdent volume paru en 2007, ce nouveau "Microfictions" est un livre hors normes qui rassemble cinq cents petites histoires. Les textes sont classés par ordre alphabétique, d'"Aglaé" à "Zéro baise". Le livre juxtapose le banal de vies ordinaires tout à la fois touchantes, cruelles, monstrueuses, à travers, par exemple, le drame d'un couple qui élève une enfant autiste, le quotidien d'un enseignant désabusé par ses élèves, les hallucinations d'une fem... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
greg320i
  10 janvier 2019
Microfictions dévoilé en un seul mot ?
C'est un pic ( d'enfer ! ) ;C'est un cap (diabolique ! ) ; Que dis-je, un cap ? …
C'est une péninsule insulaire ! Une captivité de lecteur à ne plus le refermer une fois ouvert . .
Taxons même cette péninsule d'Ibérique s'il le faut , quitte à être plus libre de propos à le requalifier de 'voyage au bout de la nuit'..
Mon précieuse île déserte de rêve toute contenue dans un si petit espace de 1000 pages ( ..quand même ! ) .
Késako ? Cyrano croisé de Céline, ça vous remonte dans la gorge aussitôt ?
Une simple entrée comparé à ce qui vous attend ici :
Un moindre choc avant le grand chic de ce grand Bazar où fouillis-bouillie, pèle-mêle , en vric-à-vrac, -je dirai même tout-à-trac- , tout y passe, tout y casse , et inévitablement , pour certains, cela lasse...
Tout en ne laissant personne indifférent ( à moins d'être un demi-monstre inhumain ) .
Car une fois ouvert ,apprêtez-vous à devenir tout à la fois un voyou, un voyeur, un esclave du mauvais genre;
Tout prétextant au désobligeant , au dégouttant , , aux mots les plus virulent , voir choquant.
( Pour info le mot s-e-x-e y apparaît systématiquement à l'ordre de ,,euh trop long à compter , mais se serait certes amusant d'en faire le total )

Je dresse donc mon insigne à ce qu'il y aura de plus indigne, le plein d'infâme, glorifiant l'ignoble et les femmes trop faciles.
.
Des personnages ignominieux à tendances répugnantes, tombant dans le vil,
des profils proprement incorrect, roturier, ,mais superbement soft dans la tenue d'un langage parfaitement maîtrisé : Gloire à Régis Jauffret !

Des êtres aussi méprisables qu'avili(e)s, puant un caractère sali de tant de débauche , ça vous dit , cela vous séduit ?
Alors ouvrez grand Microfictions . Régalez-vous.
Toute censure envolée , enfonçant toujours plus loin le clou rouillé dans un puits de barbarie ,ça ne vous fait pas peur ? Alors avaler, ,pardon,, laissez-vous aller : Dévorer Microfictions . A pleine bouchée.
Une maestria de premier choix, véritable corrida où le sang y est également présent ; et dont le holà n'est jamais mis, jamais là , mais jamais las non plus de pousser le bouchon un peu trop loin ( Maurice.. ^^) .
Et Rhââ, que j'aime ça : c'est ce qui foutr.. mùm, , HAN,si bon ! !
De ce plein refrain à lire les pires atrocités , d'un moment lent et onctueux ( 500 fictions je le rappelle ) à deviner ce qui pourrez être pire encore que certains passage aussi glauque que gore . Aussi pervers qu'abject..
De l'abus en toute conscience ? Faites moi confiance , tout y est .
A contrario :pensez-vous que j'exagère , étant trop direct ? Alors n'ouvrez pas Microfictions.
Qui en sera encore plus sévère au vocabulaire.. Un joli coup de pied bien placé..
Ma critique trop lourde vous semble disproportionnée et carrément à jeter ? Alors ne pénétrer pas dans Microfictions, ,,
Et laissez ces âmes vautrées dans ce recueil qui effeuille chaque sentiment dans ses extrémités ;

Vous voilà donc prévenus : Microfictions est tel un détenu dans sa cellule de papier : un monstrueux prisonnier de ses dires pleinement lâches et lâchés. Un bagne ou la morale -immorale- gagne à être connu : tous pourris, tous vendu(e)s ..

Microfictions 2018 refermé en un seul mot ?
Ouf ! Diront certains ; Fou ! En rirons d'autres..
Quand à moi ... ce n'est qu'un humble soupir de plaisir à avoir tant ressenti de pliant plaisir à me plisser les yeux jusqu' à tant d'heures consacré dessus .
Ma p'tite madeleine de Proust ..
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Lmargantin
  22 janvier 2018
En 2007, Régis Jauffret publie Microfictions, fort volume qui rassemble 500 récits brefs (pas plus de deux pages chacun). En exergue, cette phrase de l'auteur : "Je est tout le monde et n'importe qui". Je n'est pas un autre, il est tous les autres. Le plus souvent, le personnage commence par se présenter à la première personne. Pas de mise à distance entre l'auteur et ses personnages. Dès la première ligne, le lecteur plonge au coeur d'une vie (atroce la plupart du temps).
Dix ans plus tard, Jauffret récidive avec 500 nouvelles histoires. On retrouve le même univers littéraire où règne la multitude. Multitude des personnages, des voix, des histoires. Forme ultra-brève, la microfiction permet non seulement une plongée soudaine au cœur d'une vie, mais aussi la création d'un univers fourmillant de personnages divers et produisant chez le lecteur une impression de prolifération. Si la vie elle-même est génération incessante, multiplication des vivants, on se demande pourquoi l'écrivain ne pourrait pas lui aussi engendrer une profusion de personnages, au même rythme vertigineux. Le lecteur s'y perd comme dans une foule.
Alors bien sûr, depuis la parution des {Microfictions 2018}, il est surtout question, dans les médias, des personnages et des situations souvent cruelles dans lesquelles ils se mettent souvent eux-mêmes. Ce qui intéresse, c'est le fait divers en soi, et même s'il est fictif on se plaît à en signaler la vraisemblance (notamment tout ce qui concerne l'usage des techniques numériques, du drone au iPhone). Je remarque par ailleurs que le milieu social évoqué dans ces histoires est surtout celui de la (petite ou grande) bourgeoise française du début du XXIème siècle, ce qui relativise un peu la prétention de départ à une espèce d'universalité (« Toutes les vies à la fois »).
On regrette cependant qu'il ne soit que très peu question, dans les critiques littéraires, de la forme, de l'écriture elle-même. Je pense ici à que dit Peter Handke dans un entretien récent : « C'est quand même une joie immense d'écrire sur des livres qui sont bizarres, qui sont spéciaux ... pourquoi on ne raconte pas comment un livre est fait ? On raconte plus du tout comme un film est fait. La critique du cinéma n'existe plus, la critique des livres, de la littérature ça n'existe presque plus. Comment c'est fait ? Comment c'est raconté ? Comment est le rythme ? Comment sont les phrases ? Où est le paragraphe ? »
Concernant la microfiction elle-même, quelques remarques :
- Elle ne fait pas plus de deux pages, la seule caractéristique qui est signalée en général. Le titre est composé à partir d'un élément du texte, par exemple « Comme deux gouttes d'eau » ou « C'est une opportunité inespérée ».
- Si la microfiction forme bien un bloc dense ramassant une vie en une soixantaine de lignes, il y a en son sein des prises de parole isolées signalées par un tiret cadratin. Elles désarçonnent un peu le lecteur car l'histoire étant racontée par son personnage principal (qui est souvent une victime, parfois au contraire l'auteur d'un méfait ou d'un crime), cette voix seconde à l'intérieur du récit redouble celle du narrateur en offrant une espèce de contrechamp, comme s'il observait lui-même la scène à distance (peut-être avec le recul de quelques années). On peut aussi avoir l'impression que l'auteur lui-même intervient dans le récit du narrateur. Quoi qu'il en soit, cette technique permet de rompre l'impression de monotonie qui peut s'emparer du lecteur lisant plusieurs dizaines de ces récits à la suite, malgré la grande diversité des situations.
- L'écriture des microfictions se caractérise par une espèce de tension interne entre des paragraphes composés de phrases brèves (« Il ne la quittait pas. Les décennies passaient. J'avais cinquante ans. Il ne me ferait jamais d'enfant. Puisqu'il n'osait pas divorcer il n'avait qu'à l'empoisonner ») et des phrases plus longues et surtout riches en images poétiques et en métaphores (« Balançant ma tête en arrière, je voyais le ciel bleu roi, sans nuage, rutilant comme une de ces assiettes à dessert que ma mère réservait au déjeuner du dimanche et dont il ne reste plus une seule aujourd'hui »). Jauffret balance ainsi constamment entre un style qui le rapproche des auteurs du dix-huitième siècle (on pense aux moralistes français) et une écriture poétique plus proche des univers de Baudelaire ou de Proust. Et c'est peut-être ce qui fait que ces {Microfictions 2018}, comme les précédentes, malgré leur multitude et la répétition des mêmes thèmes, soient un vrai plaisir de lecture.
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julienraynaud
  06 janvier 2019
Je vais oser une critique, alors que je n'ai pas encore terminé l'opus. Si c'est un sacrilège, je m'en excuse.
En lecteur admiratif des Microfictions de 2007, je me régalais de ce nouveau pavé. J'ai été satisfait de retrouver tous les codes du premier "tome", mais pourtant je suis déçu. Je crois que l'on peut estimer qu'il est moins réussi que la livraison 2007, en tous cas pour un lecteur qui a précisément lu cette première livraison.
Dans cet opus 2018, sexe, mort et cancer se succèdent sans grande nouveauté. Pour l'aspect sexuel, on penche de plus en plus vers San Antonio, et j'ai trouvé cela décevant. Bien sûr, on jubile à certaines phrases parfaitement outrancières, uniques, et typiques de Jauffret. Mais sinon, on a le sentiment de ne pas progresser. A chaque microfiction, on repart de zéro, et on ne va pas plus loin que la microfiction précédente. D'où un sentiment de patinage. Même si c'est souvent fort agréable, on fait du sur-place.
Pour ceux qui ignorent ce qu'est une microfiction sauce Jauffret, on peut prendre l'exemple du texte "Crache, ma fille, crache" (p. 149). Un couple et leur fille. La femme est adultère, et pour un mot du mari, elle se jette sur lui pour lui arracher les yeux. Il la frappe, elle tombe à terre, la fille lui crache dessus pour la réveiller. La mère se jette sur sa fille pour lui faire du mal. Le père intervient et finalement le gratin est réchauffé pour terminer la soirée "cahin-caha". Voilà l'ambiance Jauffret, mais c'est tellement bien écrit qu'on éclate de rire et qu'on se convainc que tout le reste de la littérature française n'est que fadeur.

En bref, un livre à conseiller, mais peut-être pas aux lecteurs de la livraison 2007, sous peine d'indigestion.
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herveg
  10 mai 2018
C'est drôle, cruel, voire dérangeant, parfois surréaliste, parfois hyperréaliste et toujours remarquablement écrit. Régis Jauffret est un des meilleurs auteurs actuel.
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TmbM
  21 janvier 2018
En cinq cent histoires courtes et autant de bonnes idées, ce second volet des Microfictions règle son compte à une espèce humaine exsangue. Sans scrupule et avec un mauvais esprit décomplexé, il frappe souvent sous la ceinture, toujours là où ça fait mal et ne ménage ni la veuve ni l'orphelin. Il n'épargne personne et balance des éclats de rire bilieux au visage de chacun d'entre nous.
L'article complet sur mon blog.
Lien : https://touchezmonblog.blogs..
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critiques presse (2)
LaLibreBelgique   25 janvier 2018
Régis Jauffret remet le couvert. Dix ans après de premières "Microfictions", voilà le volume 2, sobrement intitulé "Microfictions 2018".
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeFigaro   17 janvier 2018
Régis Jauffret réunit 500 nouvelles dans Microfictions 2018 retraçant le destin ou le drame d'une foule d'anonymes.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
greg320igreg320i   01 janvier 2019
La littérature française est une démocratie où tout le monde a sa chance.
Non seulement la sottise n'est pas un obstacle, mais pas davantage l'honnêteté relative , la parfaite rouerie.
Et pour tout dire, c'est un pays où on fait même le meilleur accueil aux auteurs sans aucun talent et aux plagiaires.
-Mais le gros de nos troupes est simplement médiocre.
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HarioutzHarioutz   19 mars 2018
Avant de faire l'amour elle éteint la lumière. Nous n'avons plus besoin de voir nos corps. Nous les imaginons dans l'obscurité. Des corps qui sont nôtres, pas ces silhouettes abîmées dont nous nous éloignons quand nous en apercevons par accident le reflet dans le miroir de la salle de bains. Le toucher est un regard plus indulgent, beaucoup d'années lui échappent et grâce à lui dans le noir nous avons toujours vingt-cinq, trente, cinquante ans peut-être mais pas un de ces nombres qui font peur et renvoie l'image de vies usées jusqu'à la trame.
+ Lire la suite
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julienraynaudjulienraynaud   05 janvier 2019
Sur votre profil vous avouez quarante ans mais je peux vous certifier qu'on vous aura menti sur votre date de naissance.
— Vous en avez sept de plus.
Il suffit de regarder votre cou.
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HarioutzHarioutz   23 février 2018
Un chien issu d'un si grand mélange de races depuis l'apparition sur terre de la bâtardise qu'on pouvait se demander s'il ne tenait pas aussi du singe, du mouton, de quelque oiseau préhistorique aux ailes de fourrure pelée.
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BoumPoteauBoumPoteau   03 avril 2018
Vivre lentement sans bâfrer les journées, prendre chaque heure délicatement dans sa main comme un moineau en la caressant pour qu’elle ne s’envole pas trop vite, laisser fondre les minutes sur sa langue en évitant de les croquer, savourer le goût de chaque seconde sans oublier un instant qu’on est en vie.
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Videos de Régis Jauffret (45) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Régis Jauffret
Régis Jauffret aux Correspondances de Manosque 2016 Réalisation Ludovic Fortin/Timedia pour les Correspondances de Manosque
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