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EAN : 9782253039334
252 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/06/1986)
3.6/5   59 notes
Résumé :
Paris, 1942.
Franck, dix ans, vit à Montmartre avec sa mère, qu'il adore, et Simon, qu'il déteste. Simon qui n'est pas son père, Simon qui, croit-il, lui vole l'affection de sa mère. Simon qui se cache, parce qu'il est juif. Mais le destin va les contraindre à faire alliance. Et des champs de courses de Paris aux maquis de Savoie, d'un orphelinat au camp de Drancy, ils devront affronter, ensemble, une série d'aventures toujours pittoresques, parfois tragiques... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
CSBlitaussi
  17 mai 2020
Franck est un jeune garçon de 10 ans qui vit avec sa mère Mireille et Simon, l'ami de sa mère, dans un petit appartement à Paris. C'est la guerre, Simon est un juif et déserteur. Franck n'aime pas l'amant de sa mère, il est un peu jaloux.
Le destin va faire en sorte que Franck et Simon devront faire route ensemble. A leur manière ils entrent dans la résistance et doivent fuir suite à une action qui a mal tourné. Ils se retrouvent à Val d'Isère où ils vivent pendant un certain temps une semi-liberté, mais ils sont attrapés par les nazis et se retrouvent prisonniers à Drancy, le camp de sélection pour la mort... Tous ces événements feront qu'entre Simon et Franck se créé un lien plus fort que le lien du sang.
Simon et l'enfant est le quatrième livre de Joseph Joffo que j'ai lu. J'aime beaucoup son style simple et beau. C'est un style qui est accessible à tout public à partir de 12 ans, je dirais.
C'est une histoire émouvante écrite à travers les yeux d'un enfant de 10 ans. le même âge qu'avait Joffo pendant la guerre, on ressent bien que les émotions de Franck c'est un vécu personnel.
Challenge ABC
Challenge Multi-défis
Challenge XXème siècle : les couleurs du temps


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elea2020
  27 janvier 2021
Ce roman assez court couvre une période d'un peu plus de deux ans : il s'ouvre au plus noir de l'Occupation, à Paris, en mai 1942. Pourtant, du côté de Franck Germain, garçonnet enjoué et débrouillard, les peines de chaque jour restent assez vivables. Il s'agit somme toute de se tirer des bagarres d'école et de supporter son beau-père, Simon, qui vit avec sa mère, Mireille.
Nous voyons Franck rentrer chez lui et rêver de retrouver sa mère seule, sans Simon, et de pouvoir se laisser aller contre elle, sans se sentir contraint et surveillé, avec sa seule chienne Luma, qu'il a adoptée.
Ce Simon Fincelet, qui fut il y a quelque temps Simon Falkenstein, mais a changé de nom au début de la guerre, profitant de l'identité d'un camarade tué dans les tout premiers engagements, pour déserter, est un drôle de personnage, pas très recommandable. Il vit d'expédients, a souvent faim, et ne se décourage pas. Il a ses moments sombres aussi : il a vu ses parents embarqués dans la grande rafle du Vel d'Hiv', eux qui croyaient être en sécurité, qui avaient confiance en la France.
Simon, qui joue les bonimenteurs pour soutirer des billets aux habitués de Longchamp, mais qui doit se garder des contrôles d'identité…
On l'aura compris, Franck se passerait bien de lui. Toutefois, il ne comprend pas qu'on en ait autant après les Juifs : pour lui, les Juifs sont des personnes comme les autres.
C'est la guerre, mais il fait beau, et on est bien à Paris, et en famille. On ne sait pas encore comme on est heureux. Pourtant, le bonheur a une fin, et les épreuves rattrapent les personnages, bien trop vite. Franck et Simon s'éloignent puis se retrouvent, et entament une partie de cache-cache avec les autorités, découvrent la résistance, cherchent à se faire oublier… En toile de fond, du début à la fin, le camp de Drancy forme une masse sombre et menaçante.
J'ai apprécié ce roman, grâce à des personnages truculents, gouailleurs, un peu voyous et sympathiques, bien campés. Nous traversons avec les personnages quelques moments d'anthologie, scènes qui ressortent particulièrement, drôles ou tristes. On s'attache à l'histoire de Simon et de Franck, ainsi qu'à Luma, la petite chienne bien sympathique et gaffeuse.
J'aurais deux bémols : d'une part, une voix narrative un peu incertaine, des remarques du narrateur omniscient qui tombent on ne sait trop d'où, voire même des parenthèses anticipatrices sur les camps de la mort, dont on ne pouvait encore avoir connaissance.
C'est toutefois un roman vraiment agréable à lire, bien écrit, et suffisamment varié, en lieux et en situations, pour donner un bon aperçu de la France de 42 à 44, et des différents choix qui se posaient alors aux Français.
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Commenter  J’apprécie          40
oran
  16 octobre 2017
En avant-propos il est indiqué que Joseph Joffo n'a obtenu que le certificat d'études (en 1945).
Ses romans, et particulièrement celui-ci, témoignent d'une jolie plume allègre, gracile, et peuvent, entrer en compétition avec ceux d'autres auteurs beaucoup plus qualifiés, car même s' Ils sont écrits avec l'aide de quelques nègres littéraires , qu'importe car ce que Joffo raconte , il le fait avec son coeur , son esprit, passionnément , et cela s'infuse dans l'oeuvre.
Le récit fictionnel puise beaucoup d'anecdotes dans le vécu et l'Histoire, cela renforce son intérêt.
Le petit Franck , un poulbot , un vrai montmartrois (comme Joffo) va être confronté aux affres de la guerre .Pour survivre, il faudra qu'il pactise avec Simon, cet homme qu'il n'aime pas parce qu'il lui vole l'affection de sa mère Mireille . Les drames s'enchaînent. Entre l'adulte et l'enfant, naîtra, au fil du temps estime, tendresse et affection.
Un roman qui peut faire partie avec intérêt du programme de lecture des collégiens
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prune42
  08 juillet 2015
A Paris en 1942, Frank est un jeune garçon qui vit avec sa mère et l'ami de celle-ci Simon, dont Frank est jaloux. Simon gagne sa vie avec de petits trafics comme les jeux de loterie. A la mère de sa mère, Frank est envoyé à l'orphelinat à St Pierre des Corps où il est maltraité par ses camarades. Il fugue et rejoint Simon à Paris. Simon s'engage dans la résistance après avoir vu disparaître ses parents au cours d'une rafle, il sabote avec des camarades un train mais cela tourne mal et Simon et Frank doivent prendre la fuite. Ils se réfugient quelque temps dans les Alpes puis sont capturés lors d'une rafle. Déportés à Drancy ils ont la vie sauve grâce à un interprète et sont libérés à la fin de la guerre où ils rentrent chez eux à Paris.
J'avais bien apprécié "Un sac de billes" du même auteur et je voulais découvrir ce roman de Joseph Joffo sur le même thème. Je ne le regrette pas, j'ai passé un agréable moment de lecture. la plume de Joffo est agréable à lire, elle peut être lue par des adultes mais aussi des adolescents. Ce roman qui se passe pendant l'Occupation nous dépeint bien la vie quotidienne à cette période, il est bien représentatif. Il y a beaucoup d'émotion notamment à la fin du roman quand les personnages se retrouvent à Drancy. cela m'a envie envie de lire d'autres romans du même auteur comme "Baby foot" ou "Agates et calots" par exemple.
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marionf
  05 octobre 2019
J'ai découvert Joseph Joffo il y a quelques mois avec BABY-FOOT que j'avais beaucoup aimé. Malheureusement j'ai trop attendu et je ne suis plus capable de le chroniquer. Au jour où j'écris ce billet ma lecture de SIMON ET L'ENFANT a un mois et demi, c'est le moment ou jamais car dans quelques jours je ne serai certainement plus capable de le faire.
L'enfant, c'est Franck, le beau-fils officieux de Simon.
Simon, c'est un jeune juif, trop juif aux yeux de Gestapo, qui a élu domicile par intermittence dans le petit appartement parisien de Franck et sa mère, Mireille.
Malgré les efforts déployés par la mère de famille l'entente est loin de régner entre les deux hommes de sa vie. Jusqu'au jour où tout vole en éclat. le décès subit de Mireille bouleverse le quotidien du petit Franck qui quitte Paris et sa fidèle chienne pour rejoindre un orphelinat rural tenu par des religieux. Victime des brimades de ses camarades et régulièrement puni et humilié, il ne parviendra pas à trouver sa place au point d'en fuguer.
« Morne camp, sur lequel veille le commandant Brunner. Triste existence pour un homme qui rêvait de coups d'éclat et d'actes héroïques. Pauvre Brunner. le soleil de Crète aurait pu tanner sa peau, la neige russe réveiller son courage. Il aurait pu, face aux vagues de l'Atlantique, attendre les Alliés de pied ferme ou traquer, entre les sapins noirs des montagne de France, les maquisards qui se battent les armes à la main. Ach... Tout cela est bien désolant. QU'a-t-il fait au Führer pour se retrouver parmi ces Juifs puants qui se grattent les côtes en soulevant leur chemise, parmi ces enfants qui pleurent et ces femmes qui laissent traîner derrière elles les pans de leurs haillons ? »
SIMON ET L'ENFANT est l'histoire du lien qui uni beaux-parents et beaux-enfants, un lien à l'épreuve de tout et de tous.
Je pourrai vous en dévoiler davantage sans ressentir l'impression de vous en dévoiler trop car votre imagination a très certainement déjà fait son travail tant la suite est prévisible. ce qui fait la force de SIMON ET L'ENFANT, et qui a fait la force de BABY-FOOT, c'est la plume de l'auteur. J'ai la maladie des cent premières pages (on en reparlera certainement dans un billet dédié) et sus mes deux lectures de Joseph Joffo aucun symptôme ne s'est manifesté.
Le style est simple, sans chichi, et pourtant si prenant. On en a lu des romans sur les juifs parisiens pendant la Seconde Guerre mondiale et les familles éclatées, et pourtant SIMON ET L'ENFANT tire son épingle du jeu.
Lien : https://lafilleaveclechatrou..
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
pit31pit31   05 mars 2019
Dix heures. Dix minutes de récréation avant la leçon de choses. Encore mouillé par la pluie du matin, l'asphalte de la cour dégage un bonne odeur qui se même au parfum des marronniers, aux relents de craie et d'encre violette que laisse sortir la porte ouverte des salles de classe. Les petits se bousculent, se chamaillent, sautent à cloche-pied. Le groupe des grands, à quelques mètres du préau, fait à Luciano une sorte de garde d'honneur. Comme tous les mardis, Luciano s'est lavé les cheveux. Il est propre, il est fort, il sent bon. Il est fier mais ne le montre pas. Il est là, simplement, le ventre en avant, entouré par tous les membres de sa bande, les coudes écartés et les poings contre les hanches, tel Mussolini les jours de défilé.
Luciano baisse les paupières, hoche un peu la tête. Il va parler. On se tait. Ses larbins retiennent leur souffle. Luciano parle.
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pit31pit31   06 mars 2019
Guitare, basse et piano éclatent, se provoquent, se répondent comme des oiseaux nocturnes réveillés par un coup de canon. Sur les tables, la flamme des bougies vacille. Sous les plafond bas, les nuages de fumée se subdivisent avec lenteur. Dehors, la nuit ouate les derniers bruits de la ville. Paris sommeille dans l'ombre. Dans les rues désertes, les patrouilles allemandes chargées de faire respecter le couvre-feu croisent des agents de ville courbés sur le guidon de leur vélo. Mais dans la cave d'un hôtel particulier, rue des martyrs, la fête commence. Elle vas durer jusqu'à l'aube.
Les rythmes du trio se chevauchent. Le jazz pur laisse la place à des aires de papa remis à ce qui n'est pas encore le goût du jour : rag-time, fox-trot, charleston. Sur la piste, les danseurs suivent. Les jupes tournoient, les cheveux volent, les pieds se croisent.
Simon est un bon danseurs. D'une main sûre, il guide Mireille, qui se laisse mener. Parfois elle renverse la tête ; et elle rit. Sa fatigue est oubliée. Le peu d'alcool qu'elle a bu y est sans doute pour quelque chose.
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marionfmarionf   15 août 2019
Morne camp, sur lequel veille le commandant Brunner. Triste existence pour un homme qui rêvait de coups d'éclat et d'actes héroïques. Pauvre Brunner. Le soleil de Crète aurait pu tanner sa peau, la neige russe réveiller son courage. Il aurait pu, face aux vagues de l'Atlantique, attendre les Alliés de pied ferme ou traquer, entre les sapins noirs des montagne de France, les maquisards qui se battent les armes à la main. Ach... Tout cela est bien désolant. QU'a-t-il fait au Führer pour se retrouver parmi ces Juifs puants qui se grattent les côtes en soulevant leur chemise, parmi ces enfants qui pleurent et ces femmes qui laissent traîner derrière elles les pans de leurs haillons ?
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marionfmarionf   15 août 2019
- Un quoi ?
- Un intellectuel. Ta mère rêvait que tu en deviennes un.
- Qu'est-ce que c'est ?
- C'est quelqu'un qui pense pour les autres et qui est incapable de penser pour lui.
- Et c'est ça que tu veux que je sois plus tard ? J'ai déjà du mal à penser pour moi, alors si, en plus, je dois penser pour les autres !
- N'aie pas peur ! Tu travailles trop mal à l'école. Mais c'est une bonne activité. Ils vivent par personnes interposées, les intellectuels. Ce qu'ils veulent c'est faire le bonheur des autres par la seule force de leur pensée.
- Alors les Allemands, eux, ce ne sont pas des intellectuels !
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elea2020elea2020   27 janvier 2021
Oui, et nous voilà bien : un éclopé et un enfant fugueur qui ne veut plus retourner à l’école. Ce n’est pas sérieux.
- Non, dit Franck.
Simon soupire. Il pose la serviette humide sur son front, dévisage l’enfant.
Silence. Puis :
- Petit gibbon… C’est vrai que tu ressembles à ta mère... »
Il sourit. Franck le regarde à son tour et lui rend son sourire.
« A la vie à la mort, dit-il. D’accord ? Sinon, la Gestapo.
- Ne me fais pas rire, répond Simon. Ca me fait mal.
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Vidéo de Joseph Joffo
Extrait du livre audio "Un sac de billes" de Joseph Joffo lu par Maxime Baudouin. ©Editions Audiolib. Parution en CD et en numérique le 14 avril 2021.
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