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EAN : 9791037502544
198 pages
Éditeur : Les Arènes (07/10/2020)
4.02/5   51 notes
Résumé :
L'autrice de Deux petits pas sur le sable mouillé livre un récit lumineux qui aide à vivre avec la douleur.

Le récit tisse avec grâce des scènes vécues et des réflexions qui touchent toujours juste. Anne-Dauphine Julliand évoque ses deux filles, Thaïs et Azylis, mais aussi Loïc, son mari, Gaspard, son fils aîné, et enfin Arthur, le petit dernier. Elle rend hommage à tous les consolants : une sœur qui vous rend dans les bras, une infirmière qui s'assoi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
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palamede
  07 décembre 2020
« Il n'y a pas de consolation sans souffrance. Et il ne devrait jamais y avoir de souffrance sans consolation. » Anne-Dauphine Julliand met des mots sur l'indicible souffrance de la perte de ses deux filles. Une souffrance et son pendant, la consolation, qu'elle analyse avec une acuité exceptionnelle. C'est beau, intelligent et émouvant. C'est triste aussi bien sûr, mais c'est surtout plein d'espoir, de foi en l'homme aimant et consolant, et de foi en Dieu...
« On dit souvent dans l'épreuve que le ciel nous tombe sur la tête. J'ai eu le sentiment qu'il descendait jusqu'à moi, sans fracas. Dans ce moment où la souffrance m'a privée de toute force, où jamais je me suis sentie aussi douloureuse, vulnérable, meurtrie, misérable, indésirable, j'ai expérimenté l'amour sans condition et sans limites. Et cet amour ne me quittera jamais. Je sais désormais que je suis aimée quoi qu'il m'arrive et quels que soient mes peines, mes errements, mes doutes et mes faiblesses. »
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BRAEM
  11 décembre 2020
Dans ce troisième livre, l'auteur nous donne une réflexion sur le deuil, la souffrance et la consolation et cela à partir de son expérience personnelle. Elle nous donne vraiment une message d'espoir face à la souffrance. Elle nourrit sa réflexion par son vécu avec ses deux filles décédées suite à une lourde pathologie neurodégénérative.
Je désire inclure dans cette critique deux paragraphes du dernier chapitre.
" On entend parfois ceux qui ont été éprouvés affirmer qu'ils ne voudraient pas revenir à leur vie d'avant. Que leur existence maintenant a pris une autre dimension. Ce qu'ils vivent désormais n'est pas la vie d'après la souffrance. Celle-ci n'est pas un instant qui passe. C'est leur vie avec elle. Mais une souffrance acceptée et apaisée, qui permet de mieux percevoir la beauté de la vie, parce qu'elle a été consolée.
La consolation est un art qui embellit les fêlures de nos vies. Elle applique sur les plaies un onguents d'or. de l'or éprouvé par le feu et puisé au creuset des coeurs. Dans l'interstice de la déchirure se mêle à l'or un peu de l'autre, celui qui console."
Je suis assez d'accord avec l'auteure qu'ainsi vécue et présentée, la consolation est bien plus proche de la réalité, du vécu que le terme de résilience.
Un livre à proposer à toutes les personnes souffrantes mais qui ne le disent pas et à toutes les personnes qui savent difficilement consoler. En fait l'auteur nous parle à tous.
Un grand MERCI.
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petitsoleil
  12 octobre 2020
Un beau livre sur la souffrance, le chagrin, la tristesse, mais aussi l'espoir, l'amour, la consolation, la solidarité, la foi.
Un livre touchant, émouvant, pour accepter et partager nos fragilités, accepter et demander de l'aide, vivre un deuil, une souffrance, une épreuve.
Un livre court, beau et source de réflexion, de méditation, qui mériterait peut-être une autre présentation Pourquoi ne pas rendre hommage à la poésie du texte, à l'allusion au kintsugi, cet art japonais de mise en valeur des fragilités, des brisures d'un objet avec de fins liserés d'or
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Bazart
  13 octobre 2020
Anne Dauphine Julliand, on la connait en tant qu'auteur d'un livre consacré à la maladie et au décès de sa fille "Trois petits pas sur le sable mouillé."
Ce livre paru en 2011 nous décrivait une tragédie totale, à savoir le récit d'une maladie génétique chez une petite fille de 2 ans condamenée et vue à travers les yeux de sa mère.
En 2017, elle a rencontré un beau succès avec son film documentaire "Et les mistrals gagnants" réalisés qui venait largement prendre racine dans son histoire personnelle.
Ce film réussisait à être avant tout une ode à la vie et une formidable leçon de courage, de réalisme et d'optimisme.
Dans son dernier livre, « Consolation », Anne-Dauphine Julliand aborde le délicat sujet des larmes et dévoile au fil de son témoignage qu'elles peuvent être un véritable chemin de paix.
Son livre parle de ceux qui consolent mais aussi ceux que l'on console.
L'auteure a perdu deux enfants, Thais et Azylis, de la même maladie orpheline et reconte à quel point ces épreuves lui ont fait apprendre la consolation, ce "délicat rapport à l'autre qui permet de s'approcher peu à peu.
Par le truchement de scènes qu'elle a vécu, Anne-Dauphine Julliand partage des réfléxions qui touche au coeur, et rend un bel hommage aux consolants, ces infirmières qui prennent le temps de consoler.
Un texte fort et universel .
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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MLClerc
  22 novembre 2021
J'ai eu la chance de rencontrer l'autrice qui est venue témoigner sur mon lieu de travail, la semaine dernière. J'ai pu lui parler et déjeuner avec elle ensuite. Et surtout, j'ai pu entendre son témoignage. Immédiatement après bien entendu, j'ai lu ce livre que je n'avais pas encore osé ouvrir.
J'avais lu Deux petits pas sur le sable mouillé, et Une journée particulière. Les deux m'ont touchée mais je suis passée à côté du deuxième, sans doute parce que je l'ai lu trop tôt par rapport à mon histoire personnelle. Je ne voulais pas donc pas forcément lire Consolation, mais je me suis laissée convaincre par une collègue, et surtout par la conférence d'Anne-Dauphine Julliand.
Ce livre est riche en anecdotes, toutes petites, toutes simples, qui rendent cette histoire touchante, et surtout bien réelle. J'en connaissais une qui est dans un autre de ces livres, de ces petits bouts de vie que je n'ai pas oubliés. Mais là, il est certes question de son histoire, de la mort de ses deux filles, de la maladie, de son accompagnement, mais il est surtout question de consolation. du nécessaire besoin d'être consolé. Parce que la souffrance et la douleur font partie de la vie, la consolation le devrait aussi. Ce livre dit la douleur des personnes qui ne peuvent être consolées; ce livre dit la nécessité d'être dans l'amour, dans l'acceptation des larmes, dans l'empathie et la compassion; ce livre dit la douleur qui se transforme en paix quand on est consolé. Ce livre parle de liens humains. Il ne donne pas de conseils, mais il s'adresse autant à ceux qui souffrent qu'à ceux qui accompagnent. Et finalement, on a tous autour de nous des personnes qui souffrent.
En entendant son témoignage, puis en lisant son livre, je suis soulagée d'entendre des vérités fondamentales que je garde en moi. Je les connaissais, mais ça fait du bien de les entendre, et de manière si juste:
Il n'y a pas d'échelle dans la douleur. Toute douleur est à prendre en considération, elle ne se hiérarchise pas.
Toute personne qui souffre a besoin des autres, besoin de consolation. Même ceux qui s'enferment, qui montrent les crocs parce qu'ils ont peur, ou simplement trop mal.
La douleur ne rend pas plus fort; elle ne consolide rien. Elle n'a pas de sens et rend plus fragile. Il faut "juste" apprendre à vivre avec.
Voilà un livre qui m'a fait pleurer évidemment, mais que je trouve lumineux, que je voudrais mettre entre toutes les mains.
Merci Anne-Dauphine pour vos mots si justes, votre présence si douce.
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critiques presse (1)
LaCroix   12 novembre 2020
Anne-Dauphine Julliand poursuit sa méditation sur le sens de la vie après la mort de ses deux filles, et l'affirme : la consolation est possible.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (61) Voir plus Ajouter une citation
palamedepalamede   08 décembre 2020
La consolation est une histoire d'amour écrite à l'encre des larmes. C'est la rencontre de deux cœurs : un cœur qui souffre et un cœur qui s'ouvre. De deux âmes : une âme ébranlée et une âme qui se laisse bouleverser. De deux êtres. Tout simplement. Ils se perdent parfois, se retrouvent souvent. Et dévoilent ensemble la puissance et la grâce de la consolation.
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BRAEMBRAEM   08 décembre 2020
Le silence de celui qui console permet de briser le silence de celui qui souffre. Il crée un espace dans le quel la peine peut s'exprimer, sans être analysée, disséquée, commentée. La souffrance a besoin d'être dite. Parler de ses peines, c'est déjà se consoler. Quoi de plus destructeur que les souffrances bâillonnées, celles qui ne pleurent qu'à l'intérieur et dans lesquelles tout espoir finit par se noyer ? celles que l'on garde pour ne pas les imposer, parce qu'on ne sait pas comment elles sont accueillies ? parce qu'on a peur qu'elles changent le regard et le lien ?
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petitsoleilpetitsoleil   09 octobre 2020
Le pire ennemi du bonheur, ce n'est pas le malheur, c'est la peur.
La peur de mourir qui crée la peur de vivre. La peur de souffrir qui engendre une souffrance plus grande encore. La peur de rater qui fait qu'on ne réussira jamais. La peur de ne pas savoir faire qui fait qu'on n'essayera même pas.
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petitsoleilpetitsoleil   12 octobre 2020
Le deuil (...) c'est une souffrance avec laquelle on apprend petit à petit à vivre.
Le deuil, comme toute épreuve, ne se réussit ni ne se soigne. Il se vit.
Et vivre la peine, c'est la seule façon d'être aussi capable de vivre la joie.
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BRAEMBRAEM   11 décembre 2020
La consolation prend toute sa puissance quand elle s'enracine dans cette espérance. Consoler, c'est accompagne celui qui peine, pour supporter les rigueurs de l'hiver et lui permettre de croire à la beauté du printemps. Toujours. C'est l'inviter à trouver la paix intérieure.
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Videos de Anne-Dauphine Julliand (19) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anne-Dauphine Julliand
Rien n'est plus difficile que de réconforter quelqu'un. Souvent, on voudrait être ailleurs, on ne sait pas comment réagir. Pourtant, les voies de la consolation peuvent être très simples et très belles.
Anne-Dauphine Julliand est autrice et réalisatrice. Il y a quelques années, elle a perdu ses deux filles, emportée à quelques années de distance par une maladie rare. Dans cette vidéo, elle nous montre comment consoler, et comment être consolé.e
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