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ISBN : 2070456137
Éditeur : Gallimard (04/06/2014)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 95 notes)
Résumé :
Le Havre, 1978. Elles sont trois amies: Lise, Nina et Marie, la narratrice. Lycée, garçons, aviron, la vie quotidienne. Un dimanche de pluie, elles font du stop, et dans la R16 surgit la voix de Debbie Harry, chanteuse de Blondie. Debbie, blonde, joueuse, sexy, Debbie qui s'impose aux garçons de son groupe, Debbie qui va devenir leur modèle. Jusqu'au jour où Nina découvre l'amour et la voix cristalline de Kate Bush qui, d'un coup de pied romantique et pop, vient fis... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
NathalC
  08 décembre 2016
Un rythme rock. Un rythme où l'on retient son souffle. Une lecture en apnée.
Quelques jours dans la vie de 3 adolescentes au rythme de la musique, où chacune se cherche, tente de trouver son identité à travers des héroïnes rock'n roll.
Blondie, Kate Bush, ou comment se construire à travers une icône.
Au rythme des pages, des mots, je me suis retrouvée ado, à l'heure où on cherche à se trouver, à trouver sa propre personnalité, cette petite chose qui nous démarque et qui fait qu'on est "soi".
A l'heure où on n'accepte aucune concession, on aime ou on n'aime pas, on est Blondie ou on est Kate. Il n'y a pas de demi-mesure, c'est blanc ou noir, sans entre-deux !
Dès les 1ères pasges, il faut suivre le rythme, comme lorsqu'un tube rock vient casser le silence ambiant. de suite, on est entraîné. Puis le silence se rétablit, mais tout a changé, on est "autre".
On lit ce livre comme on écoute un album rock...
Une sacrée découverte.
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nadiouchka
  02 juillet 2017
Dernièrement, j'avais écrit que je n'en avais pas fini avec le Festival « Oh les beaux jours » à Marseille, eh bien cela se confirme pour la rencontre avec Maylis de Kerangal à qui j'ai fait dédicacer (entre autres) : « Dans les rapides » (paru en 2007, donc pas très récent) mais relu avec plaisir.
Maylis débute son livre ainsi :
« Au moment où commence cette histoire – car il y a toujours un commencement, un et un seul (...)
Au commencement donc, il y a trois filles qui piétinent sous la pluie tiède de septembre, à l'arrêt du bus numéro 1, en haut du boulevard Albert-1er, au Havre » (page 9).
Nous sommes en 1978 et ces trois filles sont : Lise, Nina et Marie.
Un jour, dans une voiture, elles entendent une chanson qui les sidère par la musique, le rythme et la voix de Debbie Harris, chanteuse du groupe rock « Blondie ». Une révélation.
A force de traîner leurs guêtres sur le bitume et dans leur ville grise du Havre, après avoir découvert la pochette du disque, noire et blanche, sur laquelle figurent Debbie et cinq hommes en noir, les trois adolescentes trouvent leur idole.
Leur vie change, elles rêvent de partir à New-York, de mener une vie trépidante car elles n'ont plus que le rock en tête.
Mais un jour, autre révélation qui va semer un peu de discorde, celle de Kate Bush, avec sa voix de cristal, ses robes de style romantique, une chanteuse qui a une voix insensée sortant de sa gorge de rossignol.
Avec la lecture de ce livre, nous avons en fond sonore « Parallel Lines », « The Kick Inside » ou « The Wuthering Heights » (et d'autres), ce qui donne un style très rythmé, une écriture tellement rapide que la lecture se fait d'une traite, tout en partageant la vie monotone des trois héroïnes, leurs impressions, leurs sentiments et les divers affrontements avec leurs parents. Et c'est Marie la narratrice.
C'est donc la vie des jeunes de cette époque, la vie à cent à l'heure, celle du rock !
Le livre se termine par cette phrase : « Autre chose et vite. Sans quoi jamais plus de course dans les rapides » (page 117) car il faut le préciser, les trois filles font de l'aviron d'où allusion à ces rapides.
Mais le rock pour moi, a été et reste une musique que j'apprécie énormément et dont je ne me lasse pas. Un livre bien écrit pour moi !
Et merci à Maylis de Kerangal pour sa dédicace où, à la découverte de mon prénom, elle a pensé à Nadia Komeneci (cette petite communiste qui ne souriait jamais, qui l'avait tant émue en son temps).
Mais je vous rassure en précisant que cette pensée ne portait pas sur le sourire, que nenni, seulement pour le prénom… Que l'on ne se trompe pas.
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Nadael
  22 septembre 2014
Automne. Au-dessus du Havre, les feuilles mortes mènent la danse, tournoyantes. La ville portuaire est grise et morne à cette saison. Avec langueur, trois jeunes filles arpentent le bitume en trainant leurs guêtres, le corps enveloppé de tissus colorés et chamarrés, de superpositions de vêtements de longueurs différentes, la peau fardée, les lèvres d'un rouge écarlate, les yeux cernés de Khôl et le regard sombre. Elles ont quinze ans, bientôt seize. Elles s'appellent Lise, Nina et Marie. Marie, c'est celle qui raconte, qui décrit sentiments et impresssions. Des choses de leur âge. du présent qui ne cesse de fuir. Nous sommes en 1978.
Sur le Havre, la pluie tombe à verse et dégouline sur les filles, têtes baissées encapuchonnées, qui avancent pourtant. Une renault 16 couleur pistache ralentit puis s'arrête. Elles prennent place à l'intérieur. Et là c'est l'impact, le choc, le trouble, la sidération... Dans l'habitacle, une voix retentit, résonne, pénètre et explose au plus profond d'elles-mêmes. Attrapées et secouées par ce son, cette musique, ce rythme, ce rock, cette fougue et bouleversées par le chant, elles interrogent le chauffeur et filent se procurer le fameux album Parallel Lines de Blondie.
Elles découvrent alors la pochette du disque, noire et blanche, graphique et Debbie Harry, la chanteuse du groupe sexy à souhait, dans une robe blanche à bretelles, blonde platine, les poings sur les hanches, sûre d'elle, entourée de cinq hommes vêtus de noir. Lise, Nina et Marie ont trouvé leur idole. Elles s'imprègnent de son image, de sa beauté, de sa voix. Rien ne sera plus pareil désormais dans leur vie : les garçons, les fêtes, l'alcool, la liberté, le rêve d'un ailleurs, partir à New-York, la vie à cent à l'heure, le rock... une éclaircie dans leur existence d'adolescente.
Mais le trio si soudé va voler en éclats lorsque l'une d'elle entendra Kate Bush, sa voix de cristal étrange et étonnante, son exubérance, ses longues robes à l'esprit romantique, ses pas de danseuse classique, une fille solide comme un roc, déterminée, cérébrale.
À l'image de l'adolescence, les pages de ce roman filent à toute allure. Les filles cheminent vers le monde adulte avec plus ou moins de difficultés, en quête d'identité, de modèles, des envies d'indépendance et des rêves plein la tête. On retrouve avec plaisir l'écriture de Maylis de Kerangal, son flot de mots, la musicalité de ses phrases, ses portraits d'adolescents si attachants et si touchants. Un petit roman à savourer d'une traite avec Heart of Glass ou Wuthering Heights en fond sonore.
Lien : http://lesmotsdelafin.wordpr..
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Noctenbule
  28 novembre 2014
La musique peut être un point commun de partage entre amies mais aussi un point de discorde. D'ailleurs, Lise, Nina et Marie vont en faire l'expérience et ainsi ce que la musique a lié, peut aussi le défaire.
Le Havre, ville béton, possèdes des airs bien tristes en hiver. Lorsque trois copines, Lise, Nina et Marie, 15 ans, font du stop ont un choc lorsqu'elles grimpent dans une Renault 16, verte pistache. Qu'elle est cette musique qui passe en fond sonore? Un rock chanté par une fille et qui bouge. C'est le choc partagé. A partir de ce moment, ces jeunes filles en mode rebelle, ne vont plus pouvoir respirer sans se procurer Parallel Lines de Blondie. le vinyl s'écoute en boucle, les textes se font traduire en française. Cette chanteuse incroyable dirige son groupe, composé d'homme. Il faut découvrir tout ce qu'elle a fait aussi bien dans sa vie privée que dans sa vie artistique. L'effusion va doucement rencontrer la séparation, lorsqu'une des jeunes filles va tomber sous le charme de Kate Bush avec sa voie de cristal et ces chansons romantiques.
A travers le regard de Marie, on part à la rencontre de jeunes filles en quête de vie, de sensations et de réponses. Leur rencontre avec la musique les bouleverse et l'auteure Maylis de Kerangal traduit avec talent ces moments de troubles et de joie mélangées. Je découvre l'enthousiasme et les projets des jeunes adolescentes quand on a 15/16 ans comme partir à New-York, le rêve d'un ailleurs ou trouver l'amour. Les pages se tournent avec simplicité avec de courts paragraphes aux titres de chansons de Parallel Lines de Blondie et The Kick Inside de Kate Bush. Mais ce qui est le plus surprenant, c'est qu'un fur et à mesure, l'envie d'écouter de la musique s'insinue doucement dans l'esprit. Et le refrain d'Heart of Glass de Blondie se fait entendre même lorsque je finie le roman.
Un livre assez étonnant sur la musique et les jeunes avec leurs espoirs, leurs déceptions, leurs attentes d'un futur radicalement différent du moment actuel. Et puis, c'est une bonne occasion de réécouter aussi Blondie et Kate Bush.
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litolff
  10 mars 2015
Au Havre, les tribulations adolescentes de Lise, Nina et Marie, 3 jeunes filles qui découvrent cet automne 78 le groupe Blondie et Debbie Harris : un choc, une révélation, un cataclysme et la porte d'entrée pour le monde du rock et des garçons, jusqu'au nouveau cataclysme qui a pour nom Kate Bush.
C'est sûr qu'au Havre sous la pluie en 78, fallait trouver des dérivatifs… cette évocation d'une adolescence « provinciale » qui se cherche (pléonasme ?) m'a rappelé des souvenirs au gré des vinyles venus d'outre-manche et des rues cafardeuses du Havre, mais c'est surtout l'écriture nerveuse de Maylis de Kerangal que j'ai aimée, déjà virtuose, 3 ans avant Naissance d'un Pont, et qui donne envie d'écouter Babooshka à plein tuyaux !
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critiques presse (1)
Lecturejeune   01 septembre 2007
Lecture jeune, n°123 - Le Havre, les années 1980. Trois adolescentes Lise, Nina et Marie vivent un quotidien soporifique (lycée, aviron et garçons) quand au hasard d’un trajet en stop, elles découvrent l’univers musical d’une chanteuse de rock emblématique : Debbie Harris, du groupe Blondie. Il y aura un avant et un après Debbie. Dès lors, leur vie s’articule autour de cette icône féminine. Elles élaborent leur quotidien mais aussi leur identité autour de sa musique. Comme le dit Marie : Le « rock est un fantastique outil de drague »… Lise, Nina et Marie n’en sont pas moins différentes les unes des autres. A l’occasion d’une autre découverte musicale, celle de la voix envoûtante de Kate Bush, le clan féminin vole en éclat. « La voix [de Kate Bush] se déploie dans la chambre, portée par la fougue des timides et l’aplomb des filles qui sortent du bois pour la première fois, décrit des boucles invraisemblables ».Il est bien question de choix de vie, de voix et plus encore de voie. C’est par celle de Marie justement, narratrice, drôle et tellement juste dans sa parole adolescente que nous assistons à leur découverte du monde et de la vie par le prisme de la musique. Chaque chapitre porte le nom d’une chanson et colle à merveille à son contenu. Là réside la portée intemporelle magnifique de ce roman : qui n’a pas découvert l’autre versant de sa psyché grâce à la musique ? Qui n’a pas sublimé sa vie en s’identifiant aux figures emblématiques du rock ?D’une totale empathie avec ses personnages, l’auteur (qui se reconnaît certainement dans l’une de ces jeunes filles) nous emmène avec élégance sur les rives de l’adolescence et fait resurgir la force des premières émotions sentimentales, intellectuelles et artistiques. Voilà un petit bijou que je conseille vivement à tous. Michelle Charbonnier
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
NadaelNadael   22 septembre 2014
« Blonde, elle l'est, hardiment même, c'est elle qui l'a choisi et elle le fait savoir – des mèches brunes pendent à son cou –, une blondeur qu'elle aura voulu platine, glamour, hollywoodienne, une blondeur Marilyn qui joue l'artifice pour accrocher la lumière ; et belle encore, sexy, la robe à fine bretelles et décoletté danseuse – Marilyn encore – qui laisse voir son corps de fille, les épaules déboitées vers l'avant, les bras fins, le haut des seins, les mollets contractés, les chevilles libres. Un corps de fille qui abuse d'en être une, et une belle, et une blonde, et une en talons hauts debout au milieu des types en noir, qui abuse de son genre donc, et foutrement, allez tous vous faire voir, c'est ça – moi comme ça – ou rien. Fausse poupée, fausse blonde, fausse Lolita starlette et vraie fille poings sur les hanches, en appui sur des jambes tendues, une bandelette blanche en touche bondage érotique enroulée au bras gauche – ouais, pour ceux que ça intéresse, qu'ils se manifestent, j'aimerais voir ça –, elle se tient d'aplomb, et lestée d'arrogance salutaire, le regard direct et fardé de celle qui attaque son sujet sans méconnaître le travail qui l'attend. Calme, déterminée, sûre d'elle. Placée. Tandis que les autres autour d'elle, les garçons justement, ceux-là posent désinvoltes, charmeurs, ils jouent, rient, caressent l'objectif du regard ou, déhanchés, se payent le luxe de regarder ailleurs. »
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NathalCNathalC   08 décembre 2016
Avec ce tranchant altier qui nous prévient je suis la fille naturelle de Mozart et des Pink Floyd, je suis le prodige, vous pourrez moquer mon timbre soprane, mon corps diaphane et dénigrer ma précocité savante, ma sophistication. Je fais ce que je veux, je chante aussi haut que je le désire, je m'impose ainsi, je suis radicale et déterminée. Je suis à tout casser. Je casse la baraque rock. Je n'ai pas de guitare.
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nadiouchkanadiouchka   06 juillet 2017
De la pop ouvragée, et brute, moderne, effilée comme une dague, l’éclat du glam répandu sur le tout – moirée comme la robe de Bowie sur la pochette de The Man Who Sold the World, or Kate admire Bowie, s’inspire de Marc Bolan pionnier du glam et défunt chanteur de T-Rex, exactement comme Bowie s’est inspiré de lui, toutes choses que Nina sait déjà.
P.75
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NadaelNadael   22 septembre 2014
« Voix. Un éclair dans le ciel de l'ouest. Un son qui électrise l'espace. Le fractionne puis le colonise. Une voix perchée, aiguë. Une voix de fille, on le sait, Mais haute à ce point c'est une blague, un culot monstre celle-là, elle a dix-huit ans ? Lise s'est redressée sur ses coudes. Ne s'y attendait pas. Rien ne cille, rien ne tremble dans la voix de Kate Bush, laquelle se déploie dans la chambre, portée par la fougue des timides et l'aplomb des filles qui sortent du bois pour la première fois, décrit des boucles invraisemblables, trace des arabesques vocales insensées en une ligne qui bientôt se dilate jusqu'à devenir l'espace même. Rien de fragilité féminine enflée pour séduire, aucun éther, aucune vapeur, c'est solide et maîtrisé, irréductible comme du caillou – , c'est une pierre noire scintillante, c'est du micka. Tour de force et leçon d'art militaire : la fille qui chante, surjouant son genre, le déjoue, utilise son point faible de sexe faible, la petite voix, le filet d'or, le bijou du pendentif sur la gorge du rossignol, et s'en sert comme d'un levier pour se propulser hors du lieu où elle était assignée, attendue. »
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NadaelNadael   22 septembre 2014
« Les feuilles mortes froufroutent sous mes chaussures, octobre brou de noix lardé de bronze, c'est un automne faste qui s'ouvre, j'en suis sûre, tout le laisse entendre, le port de béton se réchauffe et, autour de lui, son fleuve, son rivage, et de loin en loin, tout bruite et sonne, appelle. Hang up and run to me, hang up and run to me. C'est cela, raccroche, raccroche, laisse tomber ce qui brinquebale, ce qui boite et empêche, dépose ton enfance, heureuse ou non, tout cela pèse un âne mort, déjoue le mal-être adolescent, ton corps explose, fais de la place, affranchis-toi, run to me, voilà ton cri de ralliement, run to me, il n'y a pas autre chose à faire, je marche comme une marathonienne, je fais la course avec les voitures qui se suivent en fil indienne le long de la plage, je cours car soudain, quelque chose me presse, le présent me presse, oui, tout va très vite, le temps accélère, il mute, il ne s'écoule plus dans un sens mais explose en trois dimensions, c'est un continuum brillant de présents, de « maintenant », de « tout de suite », de « c'est là ». »
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"La ligue des super Féministes". Marion Malle. Editions La Ville Brûle "Triangle Isocèle". Elena Balzamo. Editions Marie Barbier "Que faites-vous de vos morts?". Sophie Calle. Editions Actes Sud "Kiruna". Maylis de Kerangal. Editions la Contre-Allée "Nomadland". Jessica Bruder. Editions Globe
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