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ISBN : 2812616393
Éditeur : Editions du Rouergue (22/08/2018)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 98 notes)
Résumé :
«  Lorsque quelqu’un est aussi discret que moi, personne n’imagine qu’il puisse avoir un tempérament passionné. Mais – je le sais mieux que personne – il ne faut pas juger un livre à sa couverture. »

Après vingt-trois ans de silence, Helen et Franck se croisent par hasard sur un trottoir de Londres.
Dans le choc des retrouvailles, la voix d’Helen s’élève pour livrer à Franck sa version de leur vie ensemble, depuis leur rencontre en 1950, à Rome... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (56) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  06 décembre 2018
Un livre de trois cents pages, entièrement constitué par un monologue : « Ma dévotion » de Julia Kerninon.
En fait, je l'ai lu comme une sorte de confession puisque Helen, la narratrice, retrace tout son passé avec son ancien mari, Franck, croisé par hasard à Londres après leur séparation remontant à vingt-trois ans… un bail.
Helen s'adresse à Franck en regrettant de ne pas lui avoir parlé à temps : « Malgré la surprise de te découvrir à Londres, entre tous les endroits, marchant face à moi dans Adelaide Road, je t'ai reconnu instantanément. (…) Il avait suffi de quelques secondes seulement pour que déjà mes yeux s'habituent à ta nouvelle apparence. (…) Franck Appledore. Depuis vingt-trois ans, je n'ai pas cessé d'espérer te revoir avant d'être mort. » (page 16).
On retrouve donc le thème de l'Amour, ainsi que celui non partagé – l'amour parental et les malheurs de l'enfance...
A dix-huit ans, malgré l'opposition de ses parents, Helen part avec Franck à Amsterdam afin de se construire une nouvelle vie. Elle va devenir une critique littéraire et d'édition pendant que Franck finit par trouver sa voie, celle de la peinture. Mais dans cette union, c'est Helen qui assume tout afin que Franck soit libre de tout souci matériel. C'est ainsi qu'Helen ravale bien des humiliations de toutes sortes.
Franck fut donc « sa dévotion » et dans cette longue confession sur une vie commune faite de mensonges car « nous mentons tous (…) dès lors que nous posons des mots sur notre expérience, nous choisissons une certaine vision des choses au détriment des autres possibles », on voit que l'on peut se tromper sur soi-même, que l'on ferme les yeux quand on ne veut pas voir…
L'ouvrage est construit en huit chapitres, décrivant chacun un moment de leurs vies :
* Londres,
* Rome,
* Amsterdam,
* Peindre,
* Anna,
* Normandie,
* Suites,
* Après et maintenant.
Je ne suis pas une « fana » des livres d'amour mais je dois reconnaître que celui-ci est particulier. le style de l'auteure est fluide, il y a du suspense. Dès les premières pages, le lecteur se retrouve happé et il ressent très bien la tension qui va crescendo.
On apprend la vérité, toute la vérité, sur le beau Franck, tous les mensonges et on trouve une certaine férocité.
Quand on arrive à la fin de ce long récit dans lequel Helen est arrivée à gratter toutes les surfaces, toutes les apparences, on découvre la précision machiavélique qui a mené au drame (car drame il y a eu).
Si je n'en dis pas plus, c'est parce que c'est un livre à découvrir, qui a bien sa place, lui aussi, dans la rentrée littéraire 2018 et je terminerai par ces quelques lignes relevées en page 299 :
«  Je crois qu'il y a bien six heures que je te parle tout bas. Cela aura été notre vie, Franck. Nous n'en aurons pas d'autre. C'est tout. Embrasse-moi. Pour tout le reste, il est trop tard. »
Mais il n'est pas trop tard pour les futurs lecteurs, de lire ce livre dont la couverture est toute simple, explicite et si jolie, car ils vont découvrir bien des surprises s'ils veulent bien se laisser entraîner par Julia Kerninon.
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isabelleisapure
  06 décembre 2018
Helen croise par hasard Franck dans une rue de Londres. Elle ne l'a pas vu depuis dix-neuf ans, depuis qu'un tragique événement a mis fin à leur relation. C'est l'occasion pour elle de lui raconter la véritable nature de ses sentiments à son égard, en retraçant leur vie commune depuis leur rencontre à l'âge de douze ans dans une ambassade à Rome, en passant par l'appartement qu'ils partagèrent à Amsterdam et jusqu'à leur maison dans la campagne française.
J'ai tout aimé dans ce roman. J'ai eu un énorme coup de coeur pour ce portrait de femme subtil et fascinant.
Julia Kerninon m'a happée dès les premières pages dans une histoire d'amour haletante, passionnée, intemporelle et m'a menée d'un bout à l'autre du récit, presque dans un souffle, de son écriture délicate et incisive. Je n'ai pas eu envie de lâcher le livre avant de savoir ce qu'il est advenu de ce duo auparavant inséparable.
Un très beau roman, doux amer sur une amitié fusionnelle, une histoire d'amour et ses conséquences dévastatrices.
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Allantvers
  04 février 2019
Helen a 72 ans. Quand elle croise par hasard dans une rue de Londres Franck qu'elle n'a pas vu depuis vingt ans, c'est le moment, enfin, de tout lui dire. Confession murmurée, écrite ou parlée avec les yeux: on ne sait. Elle durera six heures pendant lesquelles Helen revisitera sans concession mais le coeur apaisé leur longue histoire commune, depuis leur adolescence errante d'ambassade en ambassade, l'explosion de la carrière de peintre de Franck jusqu'au retrait normand. Fusionnels mais pas sur la même vibration, l'un dans l'ombre de l'autre, parlant beaucoup mais jamais de l'essentiel, jusqu'au drame.
Coup de coeur inattendu pour ce livre découvert à l'occasion du prix Libraires en Seine, et qui est l'illustration parfaite de cette rare alchimie qui advient entre un livre et son lecteur, moi en l'occurrence, qui ai été aspirée dès les premières lignes par les mots d'Helen.
Il s'en dégage une musique si mélancolique, une puissance d'évocation si réelle que l'on ne peut s'empêcher ni de s'identifier, ni de tourner les pages pour remonter avec Helen le cours de son histoire belle et tragique avec le bel Appledore, si proche et si lointain.
Beau à pleurer.
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motspourmots
  25 août 2018
"Si je t'avais parlé à temps, Frank. Si je t'avais, une seule fois, dit quelque chose au lieu de simplement faire, toujours faire, toujours tout faire, si j'avais su utiliser les mots qui étaient pourtant, sous leur forme écrite, ma compétence la plus achevée, si j'avais su les dompter pour qu'ils portent ma voix, rien de tout cela ne serait arrivé, n'est ce pas ? C'est pour ça que je parle, maintenant, et que tu dois m'écouter".
Installez-vous confortablement, prenez le temps d'admirer cette superbe couverture, de répéter peut-être ce joli titre à voix haute histoire de vous mettre dans l'ambiance. Bienvenue dans l'univers de Julia Kerninon, celui qui avait tant ébloui lors de la parution de son premier roman, le très remarqué Buvard. Dès les premières pages, on retrouve la force et la fluidité de l'écriture de ce premier opus, dès les premiers mots, on est pris, happé, on mesure déjà la tension naissante dont le crescendo ne se démentira à aucun moment. J'ai aimé tous les précédents romans de l'auteure. J'ai adoré celui-ci.
Ce roman est une longue confession, le discours d'une femme qui tente enfin, au crépuscule de sa vie de se dire la vérité. La vérité sur sa relation avec l'homme qui a le plus compté pour elle et qui n'était ni un père, ni un frère ni même un mari. Un homme qu'elle appelle son meilleur ami. Alors qu'ils ne se sont pas vus depuis vingt-trois ans, Helen et Frank se croisent par hasard à Londres. Les deux octogénaires ne savaient même pas qu'ils habitaient si près l'un de l'autre. Cette rencontre déclenche alors chez Hélène la nécessité de ce récit, les yeux dans les yeux. Car Frank est l'homme avec lequel elle a vécu le plus longtemps, mais également celui sur lequel elle a veillé, dont elle a fait naitre la vocation avant de le soulager de tous les soucis matériels qui auraient pu entraver l'expression de son art. Si Frank Appledore est devenu un peintre aussi célèbre, c'est aussi à Helen qu'il le doit.
Je ne vais rien raconter ici, le plaisir du lecteur étant de découvrir peu à peu le cheminement de cette relation, depuis Rome où les parents diplomates des deux adolescents sont en poste lorsqu'ils se rencontrent, jusqu'en Normandie où ils vivront leurs dernières années ensemble, en passant par Amsterdam et Boston. Sachez simplement qu'on a l'impression d'assister à une mise à nu des sentiments, avec une force que l'on rencontre rarement. Hélène gratte la surface, brise les apparences, arrache les peaux mortes pour tenter d'arriver à la vérité, malgré les couches de mensonges accumulés. A commencer par ceux qu'elle s'est fait à elle-même.
"Tu ne cessais de revenir vers moi. C'était ma position dans le monde - j'étais le lieu où tu revenais. Comme d'autres font des voyages de santé dans leur village de naissance, il me semblait que toi, tu revenais irrésistiblement dans mes parages, comme si c'était moi ta maison, moi ton essence, ton centre. C'était moi qui te protégeais, depuis toujours, et, avant tout, je te protégeais de toi-même. Tu ne m'avais rien demandé, c'est exact - mais, Frank, depuis le premier jour de notre rencontre, ton incompétence m'appelait comme une sirène dans la brume".
Tout est d'une précision machiavélique, depuis l'étude des ressorts psychologiques qui guident ces deux êtres aux caractères bien trempés, élevés au sein de familles habituées à mentir jusqu'à l'irrésistible engrenage qui aboutit au drame, car drame il y a eu. Je le disais en préambule, on est ici dans la veine de Buvard, on se sent en terrain familier, la férocité est toujours là, mais la plume a (encore) gagné en force, la narration en densité pour livrer un fantastique roman.
Un énorme coup de coeur !
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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mumuboc
  27 décembre 2018
Encore un roman pour lequel je suis assez partagée…… J'avais très envie de le découvrir car les éloges lues sur lui était dithyrambiques… Ma bibliothécaire m'a convaincue car pour elle c'était un coup de coeur et moi….. Et bien je ne sais pas trop, c'est assez complexe et je vais essayer de vous dire pourquoi.
Je pense, encore une fois, que dans cette lecture il faut distinguer plusieurs choses : le fond (l'histoire), les personnages, la cohérence, la construction du récit, l'écriture et comment tout cela a été traité. Commençons par l'histoire.
Deux personnes, de plus de 80 ans chacune, se croisent dans Londres et elle, Helen reconnaît son seul (et unique) amour et le retient pour lui avouer ce qu'elle a vécu auprès de lui. Qu'a-t-elle à lui dire qu'il ne connaisse déjà, sa version de leur histoire ou lui avouer autre chose….. Une belle entrée en matière mais car il y a un mais cette confession va durer 6 heures d'un long monologue, où lui, Franck, face à elle écoute et ne dit rien….. 6 heures ! Mais lui parle-t-elle vraiment ? Elle dit : « cela fait six heures que je te parle tout bas »….
Il aurait peut-être été judicieux sinon de les installer dans un café, un salon de thé, sur un banc dans un jardin public, que sais-je mais cela parait tellement peu probable qu'ils restent là plantés sur un trottoir, au milieu des gens et que lui accepte d'écouter sans rien dire ? Il est vrai que les rôles se sont inversés : elle prend l'initiative et lui écoute, attend, encaisse et ne dit rien. Ont-ils vécu la même histoire ….. Nous n'avons que la version d'Helen.
Les deux personnages : Lui égocentrique, le centre du monde, odieux, complètement axé sur sa personne, son devenir, son succès que ce soit auprès des femmes mais aussi dans son domaine artistique (la peinture). C'est un manipulateur, qui ne respecte rien ni personne. Elle, son opposée, tout ce qu'il n'est pas elle l'est et c'est peut être pour cela qu'ils s'attirent car sinon comment croire qu'une personne puisse accepter tout ce qu'elle a accepté…. C'est une soumission totale, complète, voire de l'esclavage. Oui elle l'aime et l'amour fait commettre bien des folies mais tout de même…..
Bon pour la cohérence laissons le bénéfice du doute. Que ne fait-on pas par amour.
Le dénouement : je l'ai senti venir à la vitesse grand V….. Il était évident qu'il fallait un final dramatique, comme si l'histoire ne l'était déjà pas assez (car pour moi elle a vécu un calvaire dans cette relation) avec une révélation qui faisait basculer le récit. La tension est bien entretenue, palpable, monte en puissance au fil des pages.
Pour la construction : j'ai trouvé que leur histoire durait, se répétait sans trouver d'issue car rien ne changeait finalement, rien n'évoluait dans un sens ou dans l'autre, quel que soit le lieu, la ville, leur âge : l'une souffre, l'autre profite, vit…. J'avais envie de prendre Helen et de la secouer, j'avais envie de claquer la porte au nez de Franck, ce n'est plus de l'amour mais c'est de l'assouvissement, consenti, certes, mais de l'assouvissement, pas de la dévotion mais de la soumission totale :
J'étais devenue ta servante, et comme toutes les servantes, j'ai fini par considérer que mon maître m'appartenait. (p129)
L'écriture est belle, indéniablement, bourrée de références artistiques ce qui est normal en soi puisqu'elle est écrivain et lui artiste peintre mais aussi de marques. Ils vivent depuis l'enfance dans un monde dit privilégié mais pas idéal. J'ai rapidement réalisé qu'Helen était depuis l'enfance marquée par l'autorité, le pouvoir des hommes (je veux parler de ses frères, puis de Franck, même son mari Günter sur qui elle pense pouvoir se reposer).
Je le laissais casser tout ce qu'il voulait au seul prétexte que moi, il me réparait. (p154)
On parle souvent de reproduction des mêmes schémas et finalement c'est ce qu'elle fait. Il lui faut être dominée, exploitée, humiliée, utile à l'autre pour exister, peut-être inconsciemment mais je trouve qu'il y a là, de la part de l'auteure une belle étude psychologique d'un tempérament, d'une situation, d'un couple, d'un déséquilibre.
J'ai trouvé par moment les phrases longues, j'arrivais au bout comme haletante, comme la narratrice, à bout de souffle, entrecoupées de virgules donnant le rythme au récit, passant du Je au Tu, axé sur ce couple qu'il formait, dans des chapitres courts, très courts parfois, simplement composé d'une phrase, de quelques mots, comme une sanction qui tombe. Helen s'autorisait enfin à parler, à prendre le dessus, à vider son coeur, à apaiser sa conscience mais pourra-t-elle être apaisée un jour …..
C'est l'histoire d'un amour à sens unique ou peut-être partagé mais pas vécu de la même manière, mais consenti par chacun jusqu'au point de rupture.
Ce roman se lit d'une traite, on est complètement embarqué dans cette histoire qui même si elle nous révolte comme moi par le fond, elle est bien maîtrisée, exploitée, écrite. Elle se veut le reflet d'une relation déséquilibrée, d'un gâchis superbe.
Finalement, d'avoir mis des mots sur ce que j'ai ressenti et pensé me donne malgré tout un bilan positif. Je l'ai lu pratiquement d'une traite même si j'aurai tellement aimé qu'Helen se révolte, s'épanouisse dans son métier d'écrivain, vive sa vie et pas celle de Franck, même si elle se dit heureuse d'avoir été ce qu'elle a été auprès de lui.
C'est pour moi un beau travail d'auteure d'arriver à se glisser dans un personnage, peut être très loin de son propre tempérament, de s'y fondre, d'oublier ses propres sentiments pour ne plus qu'exprimer ses sentiments.
Les gens pensent que ma personnalité est un genre de bruit blanc, que le silence que je fais en société est l'écho de celui qui résonne, depuis toujours dans l'espace clos de ma tête, sous les cheveux coiffés. Mais – je le sais mieux que personne – il ne faut pas juger un livre à sa couverture.
J'ai longtemps hésité, tergiversé mais finalement …..
Lien : http://mumudanslebocage.word..
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critiques presse (2)
LeDevoir   22 octobre 2018
Le dernier roman de Julia Kerninon offre un univers qu’il fait bon côtoyer, où s’incarnent des personnages forts, pétris de paradoxes et de beautés.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LeMonde   31 août 2018
« Ma dévotion » est l’adresse d’une vieille femme à un vieil homme, toutes passions et douleurs anciennes ravivées. Subtil.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
AllantversAllantvers   01 février 2019
On m'avait promis qu'en vieillissant je perdrais la mémoire, mais c'était faux; comme on m'avait promis à dix-sept ans qu'un jour j'apprendrais que la vie véritable était en dehors des livres, et c'était également faux. Je ne désespère pas de comprendre les mensonges des adultes avant ma mort.
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GabySenseiGabySensei   19 juillet 2018
Je jure que j'ai fait de mon mieux - mais au fond je pense que mon mieux ne valait rien, que mon mieux n'aurait jamais, en aucun cas, pu être suffisant - parce que je n'avais rien à apprendre à personne sinon ma propre sidération, mon hébétude face au monde, que j'avais passé ma vie à fuir dans les livres.

(P221)
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SPQRSPQR   13 juillet 2018
On se sent, bien sûr, toujours un peu mesquin lorsqu'on reproche à un artiste son manque de considération de choses triviales, lorsqu'on pense à part soi, en haussant nos épaules mentales, il ne voit rien de ce qui l'entoure, puisqu'on sait qu'au contraire, mystérieusement, c'est lui qui voit en permanence des choses qui nous échappent et qui semblent être pourtant les plus importantes, les os, les nerfs, le sang de la réalité quotidienne, sa quintessence à jamais hors de notre portée de simples mortels - de civils, comme vous disiez autrefois, toi, Soto et Ossip pour parler des gens qui ne faisaient pas de peinture.
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Olivia-AOlivia-A   05 septembre 2018
C'était ma position dans le monde - j'étais le lieu où tu revenais. Comme d'autres font des voyages de santé dans leur village de naissance, il me semblait que toi, tu revenais irrésistiblement dans mes parages, comme si c'était moi, ta maison, moi ton essence, ton centre. C'était moi qui te protégeais, depuis toujours, et avant tout, je te protégeais de toi-même. Tu ne m'avais rien demandé, c'est exact - mais, Frank, depuis le premier jour de notre rencontre, ton incompétence m'appelait comme une sirène dans la brume.
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Olivia-AOlivia-A   05 septembre 2018
Est-ce que deux personnes ont jamais été aussi différentes l'une de l'autre que nous l'étions ? Tu ne respectais rien - je respectais tout. Tu étais doué pour la joie de la même façon que je l'étais, moi, pour le labeur. Tu étais solaire, indifférent, incapable de faire quelque chose qui ne t'intéressait pas, et moi je tirais une fierté démesurée de ma capacité à courber l'échine, à m'épuiser les yeux sur des lignes de caractères minuscules, et toujours, toujours, à devancer les attentes des autres.
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Videos de Julia Kerninon (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Julia Kerninon
Votre librairie « le Forum du Livre » de Rennes a eu le plaisir de vous inviter dans son café littéraire à une rencontre avec Julia Kerninon, animée par Arnaud Wassmer. A l'issue de cette rencontre, l'auteur a dédicacé son dernier livre « Ma dévotion » paru aux éditions le Rouergue.
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