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Martine Aubert (Traducteur)
ISBN : 2743621230
Éditeur : Payot et Rivages (25/08/2010)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 83 notes)
Résumé :
"Il y a, en chacun de nous, un autre monde. La chose la plus importante est toujours celle que l'on ne connaît pas."

Un autre monde raconte l'histoire de Harrison William Shepherd, un personnage inoubliable, dont la recherche d'identité plonge le lecteur au cœur des événements les plus tumultueux du XXe siècle.

Barbara Kingsolver nous entraîne dans un voyage épique, de la ville de Mexico des années 30 - où le lecteur rencontre Frida Kah... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
le_Bison
  27 septembre 2014
La grande histoire de Harrison William Shepherd commence dans une hacienda du Mexicain. Jeune adolescent de Virginie, né d'un père américain et d'une mère mexicaine, il erre sur le marché sans but que s'imaginer des rêves. Et c'est sur cette place de marché qu'il croisera le regard d'une sublime princesse mexicaine. Sa vie semble rythmer par le cri des singes hurleurs dans le vent matinal et les frasques nocturnes d'une mère volage à la recherche d'un nouvel amant américain. Rien à espérer d'autre, mais peu importe pour ce jeune garçon qui a les yeux toujours plongés dans les bouquins ou à prendre des notes sur la banalité de sa vie.
De cette banalité sortira une rencontre, celle de Diego Rivera, peintre illustre des façades de bâtiments. Il remue pour lui le plâtre comme il le ferait pour une pâte à pain. Et devient logiquement cuisinier du seigneur, et de sa femme, Frida Kahlo, cette même princesse rencontrée quelques mois plutôt. A partir de cette rencontre, le roman s'attarde sur ces artistes, cette amitié naissante, et sur un certain Léon Trotski, nouveau paria de Staline, venu s'abriter dans cette hacienda.
L'art devient révolutionnaire, les écrits deviennent quotidiens et le cuisinier deviendra dactylo du communiste, jusqu'à son assassinat.
Troisième partie du roman de l'écolo-activiste Barbara Kingsolver avec Harrison Sheperd immigrant aux Etats-Unis, devenant même écrivain à succès en contant des romans de grandes aventures en costumes, avec les mayas et les aztèques. La presse s'emballe pour ses histoires et ce mystérieux écrivain. Jusqu'à sa chute dans les années 50. Et une nouvelle rencontre importante Violet Brown.
A ce moment de ma chronique, tu t'interroges. Si, je le sens et tu penses que j'exagère d'avoir raconté tout le synopsis d'un tel roman. Mais, ne sois pas frustré car avec ces 700 pages, il y a de quoi lire et découvrir encore. Car ce livre est riche, éblouissant, entêtant. Pour peu que le lecteur dépasse sa première partie. Effectivement, j'ai eu du mal à rentrer dans l'Histoire avec un petit h. Mais lorsque l'histoire devient Histoire, le récit s'emballe, tourne dans ma tête, vrille dans mon esprit et illumine ma lecture. Et sur la fin, tous ces petits détails d'une vie banale et anodine d'un jeune garçon pas tout à fait américain prennent vie de manière effrayante et cynique. Je rajoute donc juste cette petite note historique : nous sommes dans les années 50 en plein maccarthisme. Et lorsque l'on a vécu dans un pays révolutionnaire, servi ou comploté avec d'éloquents communistes, la presse et les autorités fédérales ont vite fait de s'intéresser à votre cas. Jusqu'à la déchéance, la mort ou l'aveu.
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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ssstella
  02 octobre 2014
Je ne suis pas entrée tout de suite dans cette lecture, mais, faisant confiance à Barbara Kingsolver, j'ai persisté et j'ai bien fait.
Les documents assemblés dans ce livre... journaux intimes, lettres, coupures de presse, témoignages et notes de l'archiviste... attesteraient presque d'une authentique biographie. Des personnages illustres, des faits réels et bien connus nous y font croire un peu plus.
Mais non, en fait c'est la biographie très étayée d'un personnage... fictionnel.
Un personnage attachant, intelligent et sensible... qui ne demande pas grand chose, si ce n'est écrire.
Des images symboliques, des allusions parsèment le livre et ne deviennent compréhensibles que beaucoup plus loin dans la lecture.
L'Histoire (H majuscule) est mêlée à la petite histoire de Harrison Shepherd, et tout ça est si bien fait que vous vous surprenez à taper son nom sur internet... des fois que...
Si on s'accroche au début, la suite est dévorée avec délice et on se régale de cet "autre monde" si réel.
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Renatan
  17 août 2016
« Il y a, en chacun de nous, un autre monde. La chose la plus importante est toujours celle que l'on ne connaît pas. » - Barbara Kingsolver

Un jour qu'il débarque sur un quai d'Isla Pixol, au Mexique, Harrison William Shepherd achète son premier carnet d'écriture. le deuxième cahier, déniché chez un marchand de tabac à 13 ans, sera retrouvé plusieurs années plus tard, en 1954. À l'image d'un roman, il a voulu se raconter, mettre en mots les souvenirs de son enfance et de sa vie d'adulte. Comme une façon pour un homme de laisser des traces de son existence. de se construire un monde, « Un autre monde ». Shepherd a erré toute sa vie à la recherche d'une famille, d'un lieu d'appartenance. Né en 1916 aux États-Unis et emmené au Mexique par sa mère mexicaine, l'homme en fuite se rend témoin de certains des grands événements qui ont marqué l'histoire.

Hernán Cortés découvre Tenochtitlan, le Mexico d'aujourd'hui, anciennement la capitale de l'empire aztèque, qu'il finit par conquérir après l'avoir saccagée, pillée et réduit les Indiens en esclavage. Quelques siècles plus tard, George Patton participe à l' « Expédition Mexicaine », une opération militaire menée par les États-Unis dans le but de s'opposer aux forces paramilitaires de la Révolution Mexicaine de Pancho Villa. Pancho Villa! le redoutable hors-la-loi mexicain, général de l'armée, celui qui dégaine aussi vite que je décampe quand je croise une tarentule dans la jungle du Mexique. Moi, à ta place, je garderais mon « gun » pas loin puis j'éviterais de voler le ver au fond de sa bouteille de mezcal. Ça pourrait le mettre de mauvaise humeur…

Pour revenir à Shepherd, notre héros mi mexicain mi gringo, on l'a fait prisonnier avec sa mère à Isla Pixol, une île sur la côte est du Mexique - un peu comme le comte de Monte Cristo sur son île au large de Marseille. Tous deux retenus dans l'hacienda d'un certain Enrique, un homme dans le pétrole. Ils prennent la fuite alors que le petit a treize ans. Un jour, alors qu'il déambule dans un marché de Mexico, il aperçoit une reine aztèque, parée d'une longue jupe colorée et de boucles en or. Une bague à chaque doigt, dentelles et rubans, puis la grâce d'un corsage à volants Tehuana. Elle s'appelle Frida Kahlo. Shepherd travaillera d'abord pour Diego Rivera, en tant que plâtrier, puis sera cuisinier de la famille et traducteur.

À partir de ce moment, je n'ai plus été capable de lâcher ce roman! Retrouver la Maison Bleue de Coyoacan, c'est un peu comme sortir de mon igloo après des mois d'hibernation et me retrouver entourée de palmiers et de figuiers, d'oiseaux en cage et de fontaines, Frida avec son singe sur l'épaule – son animal de compagnie. C'est revivre la vie d'une femme fascinante, entre ses excentricités et ce tragique accident de tramway la clouant des jours entiers au lit dans des douleurs atroces et le verdict d'une incapacité d'avoir des enfants. C'est aussi tenir l'échafaud pendant que son muraliste de mari, Diego Rivera – communiste de surcroît – est en train de peindre le Palais National. Mais surtout, c'est redécouvrir la liaison secrète entre Frida et Trotski, le grand révolutionnaire russe.

« Les nouveaux travailleurs n'ont pas seulement besoin des fresques de votre mari, mais aussi de ce que vous offrez : beauté, vérité, passion. L'art véritable et la révolution se rejoignent sur les lèvres. » - Léon Trotski

Alors que Diego demanda au président russe de lui offrir l'asile politique sous sa garde – Trotski faisant face à plusieurs chefs d'accusation au procès de Moscou - le visiteur se la coulait douce avec la belle mexicaine. Avec sa femme Natalya, ils habitaient la Maison Bleue de Coyoacan. Des dizaines de gardes-du-corps armés encerclaient nuits et jours la maison, craignant les attaques des agents de la Guépéou de Staline. le père de la Révolution d'Octobre s'est vu exclu du Parti communiste soviétique et condamné à l'exil.

Barbara Kingsolver nous offre un tableau à la fois historique et romancé des grands événements qui ont marqué le Mexique. Ni les détails, ni la fine documentation, ne manquent à son roman. Elle est, depuis toujours, l'une de mes écrivaines américaines favorites. Femme déterminée, militante à l'encontre du maccartisme, – clin d'oeil au général Patton – militante pour la liberté des femmes et la justice sociale, biologiste, activiste écologique et romancière, vivant dans une fermes isolée des Appalaches, un rêve que je lui envie.

Sur ces mots, je m'en retourne à ma hutte quelque part sur l'île de Montréal, qui n'a de mexicaine que la bouteille de mezcal, logée au fond d'un vieux buffet et rapporté de Tulum, pour recevoir mes invités. Sur ma minuscule terrasse de ville, je pars un feu pour la cuisson des tortillas. Les enfants coupent le bambou dans les marécages. Et je m'apprête à faire cuire des pattes de tarentules grillées, alors qu'un BISON, toujours aussi peu disposé à « y mettre du sien », se la coule douce avec la même ferveur qu'il met à vider sa bouteille de mezcal, le ver y compris. L'instant d'une rêverie et il s'est pris pour Pancho Villa…
Lien : http://www.lamarreedesmots.c..
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bookaure
  15 juillet 2012
Je trouve que les critiques ont été un peu sévère sur ce livre. Je ne connais pas du tout l'oeuvre de Barbara Kingsolver mais j'ai assez apprécié la lecture de Un autre monde.
Il s'agit de l'histoire romancée de Harrison William Shepherd, né aux Etats-Unis au début du XXème siècle, et qui déménage au Mexique avec sa mère à l'âge de douze ans. A travers la retranscription de ses carnets, de ses correspondances puis les écrits de sa secrétaire personnelle Violet Brown, on suit donc son histoire rythmée malgré elle par les évènements majeurs du siècle.
Il commence comme cuisinier et secrétaire au sein d'une grande maison mexicaine, qui se révèle être en fait celle des peintres Diego Rivera et sa femme Frida Kahlo. Il y côtoiera notamment Trotsky et sera témoin de son assassinat.
De retour aux Etats-Unis, il témoigne du formidable élan de solidarité qui a uni ses habitants dans l'effort de guerre pendant le deuxième conflit mondial, puis de la nette dégradation de celui-ci avec la chasse aux communistes et l'avènement du maccartysme, dont il sera lui-même victime.
J'aime les romans qui font voyager et j'ai donc beaucoup aimé les périodes de vie au Mexique, pour l'exotisme des moeurs, le comique de certaines situations du à cette culture particulière, les descriptions colorées.
J'ai aussi aimé appréhender une grande partie de l'histoire (entre-deux guerre et Grande Dépression, 2nde Guerre mondiale, après-guerre) avec cet oeil nouveau, celui-ci d'un jeune homme qui ne comprend pas toujours ce qu'il se passe mais le critique avec intelligence et humour. J'ai aussi découvert d'autres aspects de ces périodes qui m'ont beaucoup intéressé pour des lectures futures.
Le livre est servi par une très belle écriture, de la part de tous les protagonistes. On arrive à cerner la personnalité de chaque personnage de manière très subtile, sans passer par de lourdes descriptions, et cela m'a beaucoup également.
En revanche ce livre n'est pas à mettre dans les mains de tous le monde car je comprends la gène de certains lecteurs quant à la lenteur du récit parfois, et quant au fait que l'on ai l'impression qu'il n'y a pas de fil conducteur à l'histoire. Mais il faut s'accrocher, il y en a bien un, et qui fait finalement de ce livre, une très agréable surprise, même s'il ne s'agira pas pour moi d'un indispensable.
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latina
  19 avril 2012
Je veux bien reconnaître qu'il y a "des livres qui nous apprivoisent lentement", mais celui-ci a tellement pris son temps pour venir me chercher que je l'ai abandonné sans vergogne, en plein milieu (oui, mon courage a tenu jusqu'au milieu).
J'ai vraiment détesté cette manière du narrateur de raconter sans vraiment s'impliquer, où on a l'impression qu'il ne se passe rien, alors que Trotsky et sa femme viennent séjourner chez Frida Kalho et Diego Rivera...Grands personnages, il est vrai, mais qui ne m'ont rien inspiré. le style et la narration sont pour moi des éléments incontournables dans ma façon d'apprécier les romans.
Je regrette beaucoup d'avoir commencé à lire ce roman, d'autant plus que j'adore Barbara Kingsolver...
Peut-être qu'à un autre moment de ma vie, apprendrais-je à apprécier cette oeuvre...Je l'espère.
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   20 septembre 2014
- […] Pour la question de l’anglais, monsieur, c’est une habitude depuis l’école. Ils nous ont appris à nous servir des machines à écrire, qui sont très pratiques, je dois dire. Mais qui ne possédaient pas les caractères espagnols. Et donc une histoire commencée en anglais se poursuit en anglais.
- Tu sais te servir d’une machine à écrire ? » Il semblait assez surpris.
« Oui, Señor. Quand la question des caractères espagnols s’est posée, l’officier a dit qu’aucune machine nulle part ne possédait d’autres caractères que ceux nécessaires à l’anglais. Mais ce n’est pas vrai. Celle que vous laissez parfois sur la table de la salle à manger en a.
- Ces Gringos. Quels chauvins.
- C’était bien le problème à l’école. On ne peut pas aller très loin dans une histoire sans les accents et le eñe. Vous commencez avec señor Villaseñor dans son bain qui réfléchit à l’expérience des années, mais à la place il est en el bano, reflexionando en las experiencias de sus anos.
Le peintre a éclaté de rire, et s’est retrouvé avec une bande de peinture bleue en travers de son ventre. Olunda va jurer tant et plus quand elle verra ces pantalons. Le gros crapaud a un rire merveilleux. C’est ce que les femmes doivent aimer chez lui, en plus du tas de thune. Pas son visage, ça c’est sûr. Mais sa joie, cette manière qu’il a de se livrer entièrement. Comme il l’a dit, une âme barbouillée sur les murs.
Le suspect a alors été relâché, emportant hors de la salle d’interrogatoire sa pile d’assiettes sales. Si César arrive à lire son nom ici, qu’il s’inquiète donc. Qu’il s’interroge donc sur le sort de señor Villaseñor dans son bain, réfléchissant aux expériences de ses anus.
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enviedautrechoseenviedautrechose   26 mai 2011
Ces hommes noirs et leurs femmes n'ont pas le droit de faire leurs achats ici, ni de monter dans les tramways, a-t-il expliqué, c'est contre la loi. Même aller manger dans le même restaurant. S'ils ont besoin de pisser pendant qu'ils creusent leur tranchée sur Pennsylvania Avenue, ou bien boire, il leur faut faire trois kilomètres jusqu'à la Septième Avenue pour trouver un restaurant qui les laissera toucher un verre ou se servir des W.C.
Etrange coutume. Être domestique, gagner trois fois rien, on peut comprendre. Tous les riches au Mexique ont eu un jour des domestiques pour les soulever de leur berceau. Mais ils boivent tous à la cruche qui remplit le verre de leur maître et ils se servent du pot de chambre encore chaud de la pisse du patròn. Au Mexique, personne n'a jamais eu l'idée de garder ces rivières séparées.
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ssstellassstella   25 septembre 2014
...Comment tu t'appelles ? Redis-le-moi, je promets que j'essaierai de m'en souvenir.
- Harrison. Shepherd.
- Seigneur, je ne vais pas t'appeler comme ça. Diego, il t'appelle comment, déjà ?
- P'tit Pain.
- Ils ne sont vraiment pas gentils avec les petits plâtriers dans cette équipe. Comme tu le sais. mais sérieusement, XARrizZON ! On dirait qu'on s'étrangle. D'où il sort ce nom ?
- C'était un président, Señora.
- De quoi ? Un endroit où on manque d'oxygène ?
- Des États-Unis.
- C'est bien ce que je disais."
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le_Bisonle_Bison   31 juillet 2014
20 août 1945 […]
L’enfer tombe des cieux. Un reporter du Times qui se trouvait à bord de l’appareil, s’est demandé à l’heure H s’il devait être triste pour les « pauvres diables en train de mourir ». Il a décidé que non, c’était une honnête riposte à Pearl Harbor. Le plan de l’armée était de lâcher cette bombe sur une autre ville japonaise ce matin-là, d’autres hommes, femmes, chiens, écoliers avec leurs mères, mais les épais nuages au-dessus de cette ville refusèrent de se séparer. Fatigués de tourner en rond et d’attendre, les pilotes du bombardier ont fait route vers le sud le long du bras de mer et ont choisi Nagasaki, pour son ciel clair.
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ssstellassstella   30 septembre 2014
"Je suis un vieil homme j'ai vu beaucoup de choses. Mais ce que font ces hommes c'est mettre du poison sur la pelouse. Ça tue vos mauvaises herbes, et puis vous vous retrouvez avec des tas de choses mortes, pendant très longtemps. Peut-être pour toujours."

p.558 ("la chasse aux sorcières" pendant le maccarthysme)
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