AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2234085683
Éditeur : Stock (21/08/2019)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 33 notes)
Résumé :
« À force de vouloir m’abriter en toi, j’ai perdu de vue que c’était toi, l’orage. Que c’est de toi que j’aurais dû vouloir m’abriter. Mais qui a envie de vivre abrité des orages? Et tout ça n’est pas triste, mi amor, parce que rien n’est noir, absolument rien.
Frida parle haut et fort, avec son corps fracassé par un accident de bus et ses manières excessives d’inviter la muerte et la vida dans chacun de ses gestes. Elle jure comme un charretier, boit des tre... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
isabelleisapure
  14 août 2019
La peinture de Frida Kahlo m'a toujours intriguée, je la trouve étrange, emplie d'un mystère, presque insondable, reflétant l'âme de l'artiste dans toute sa profondeur.
Bien que déjà très documentée sur sa vie hors du commun, j'étais curieuse d'en découvrir plus à travers le texte de Claire Berest.
L'auteure revient sur le dramatique accident de tramway qui laisse Frida handicapée à vie après « Des mois clouée dans une sorte de sarcophage tel un insecte épinglé. »
Elle devient Frida la boiteuse, « Frida jambe de bois », renonce à ses études de médecine pour se consacrer à la peinture.
Lorsqu'elle croise la route de Diego Riveira, Frida ne voit que lui, il est pourtant d'une laideur fascinante, mais il plaît :
« Un trophée que chaque femme voudrait s'épingler au corsage, s'empaler au corps sage. »
Riveira, célèbre peintre muraliste offre l'art à tous, lui qui ne l'enferme pas dans un musée mais l'expose à la rue, bien avant la création du Street Art.
Frida n'a plus qu'une idée en tête, conquérir Diego, l'épouser, l'aimer et qu'importe s'il a deux fois son âge.
A San Francisco, où il peint une allégorie de la Californie pour les murs du Palais de la Bourse, Diego la trompe :
« Les américaines sont trompeuses et dévergondées. »
Alors, Frida peint et découvre l'amour avec les femmes.
A Diego, elle dit simplement :
« Tu sais pourquoi je pleure ?
Parce que j'ai été victime de deux horribles accidents dans ma vie, Diego, le premier c'est le tramway. L'autre c'est toi, quand je t'ai rencontré. »
Sensible et passionné ce livre retrace la vie mouvementée de personnalités hors du commun. du Mexique à Paris en passant par les Etats-Unis, d'hommes en femmes, de bonheurs en crises, la vie du couple a été des plus mouvementées.
Une belle lecture et une excellente façon de découvrir Frida et Diego.
Merci à NetGalley et aux Editions Stock.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          361
cecille
  18 juin 2019
Je fus séduite par le roman Gabriële écrit à quatre mains, par les deux soeurs Anne et Claire Berest et édité chez Stock en 2017 . Et c'est donc avec un grand plaisir et une certaine curiosité, que j'ai souhaité lire ce nouveau roman de Claire Berest Rien n'est noir.
Un roman qui nous raconte la vie de cette femme peintre Frida Kahlo. Je ne connaissais rien de sa vie, je n'avais en tête, comme beaucoup d'entre nous, que des photos de portraits d'une femme coiffée haute en couleur. Mais mes connaissances s'arrêtaient là.
C'est ainsi que j'ai plongé dans le récit tout à fait bouleversant de la vie de cette femme incroyable ! Avec talent et une grande sensibilité, l'auteure redonne vie à Frida, elle devient vivante sous sa plume. Son Accident, son amour inconditionnel pour le fameux peintre Diego Rivera, qui pour la petite histoire, nous apprenons a fréquenté Françis Picabia, l'arrière grand père des soeurs Berest !! Comment elle est venue à la peinture qu'alors qu'elle se destinait à la médecine. Comment la maladie a été une épreuve terrifiante où chaque partie de son corps criait douleur. Ses amitiés... et puis son voyage seule à Paris, sur invitation d'André Breton qui lui promet une exposition. Elle déteste Paris, elle déteste ces gens, ces bavards pédants comme elle aime les surnommer, le seul qui selon ses confidences qui trouve grâce à ses yeux, c'est Marcel Duchamp, très grand ami du couple Picabia par ailleurs, avec qui il formait un magnifique trio !!! Elle les rencontre tous, Picasso et sa muse ..... jusqu'à ce qu'elle sente la guerre arrivée et décide de rentrer retrouver son amour. Son amour, pas une époque formidable pour eux ces années là. Mais non je ne vais pas vous en dire davantage, je vous invite à lire ce roman savoureux sur un monde beau et triste à la fois. Personnellement que je n'envie pas du tout .... Cette superficialité, ces jalousies, ces tromperies .... l'alcool, la drogue pour oublier, créer, vivre selon ce que nous affirment ces artistes. Mais qu'est ce que vivre ? Qu'est ce créer ?
J'approuve assez l'éthique de Frida quand elle confie ne pas vouloir être célèbre, qu'elle n'honorera pas une invitation à Londres ..... Elle peint d'abord pour elle !
L'émotion est vive à lire Claire Berest et je la remercie tout particulièrement de nous emmener à travers Rien n'est noir, dans un voyage artistique à fleur de peau d'amour et de douleur.
#RienNestNoir #NetGalleyFrance Rentrée littéraire septembre 2019
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          265
nicolashouguet
  04 septembre 2019
J'avais envie de lire avec elle.
De marcher dans les mêmes émotions qu'elle et de frissonner aux mêmes mots. Je crois que c'est ce qu'on peut partager de plus beau, une lecture, pour véritablement être avec quelqu'un. Comme une âme qui demanderait à une autre de danser avec elle. Juste avant l'été, j'ai rencontré Estelle dont je suivais les lectures. Et on a senti ça, qu'on avait le même regard, que bien souvent, on se retrouvait, autour des mêmes ouvrages et autour des mêmes noms. Alors on s'est conseillé des livres. Et puis on a fini par se suivre, et s'accompagner dans les mêmes lectures. Ce livre-là, Rien n'est noir de Claire Berest qui paraît chez Stock, je l'ai lu le même jour qu'elle. Elle était en Corse et moi près de Paris. Mais on était ensemble dans ces pages. ça a commencé comme ça, par cette envie commune de découvrir Frida Kahlo ensemble. Et ça fera partie du souvenir magnifique que j'en garderai. Ce sourire partagé avec elle.


Il y avait eu au mois de juin cette présentation de rentrée littéraire de Stock. Une journée caniculaire. Les blogueurs étaient réunis dans ce beau café littéraire, Paul et Rimbaud. On enchainait les annonces, on s'attisait autour de l'avenir proche. Et puis Claire Berest a parlé de ce roman. Vibrante. Tremblante d'émotion. Habitée par son histoire. J'étais juste devant elle. J'avais les larmes aux yeux devant sa flamme. Ce fut le cas de tout le monde, je crois.
C'est ainsi que je veux parler de cette oeuvre. Comme on parle d'une ivresse. Comme on parle d'un vertige. D'une rencontre qui vous colle au plafond et qui vous inspire des mots d'amour un peu fous, le coeur palpitant et les jambes en coton. Je ne veux pas la quitter. Je suis encore dans le vent de son passage, de sa passion, de sa fièvre, de son talent pour vivre. J'ai rêvé de ce livre cette nuit alors que je l'ai lu hier soir jusque très tard. Il ne m'arrive presque jamais d'emporter les mots et leurs sensations jusque dans mon sommeil. Il ne m'arrive jamais de rêver d'un personnage. Il ne m'arrive jamais de rêver de son visage et d'avoir eu l'impression de la connaitre, de la contenir depuis toujours et de la rencontrer. de l'aimer.
Mais cette nuit, j'ai rêvé de Frida Kahlo.
Des couleurs du Mexique aussi, que je n'ai jamais vues. Je me souviens d'une expo bondée à l'Orangerie il y a quelques années où j'avais aperçu des tableaux. Je n'étais pas en état, juste avant j'avais fait une mauvaise chute et m'étais fêlé une côte. La rencontre avec Frida n'avait jamais eu lieu, pas même devant le film hollywoodien, réussi mais trop lisse qui lui avait été consacré il y a quelques années. Je me résignais à la manquer et à continuer à vivre sans elle. C'est pas grave. Enfin si, ça l'est. Il est des rendez-vous manqués dont on ne se remet jamais.
Là aux premiers mots, elle était là. Miraculeuse et incarnée. Volcanique. Bouleversante. J'étais là comme un halluciné à parcourir les pages, presque dans une transe. J'avais promis à Estelle, il fallait que je lise. Mais je ne m'attendais pas à cet envahissement. Ce fut d'abord un choc du corps. J'ai ressenti celui de Frida au plus près. Au plus intime. Dans sa liberté de fuyarde, dans sa jeunesse, dans les provocations qu'elle enchainait comme le chef de bande qu'elle était. Son incroyable audace. C'était déjà une bourrasque de romantisme et de rébellion.
Claire fait plus que lui donner une voix, elle la donne à ressentir. D'emblée. La rend présente. Vibrante, frissonnante. Lire ce livre, c'est la découvrir vivante.
De toutes ces nuances, avec cette manière au début de chaque chapitre d'accorder sa palette et ses nuances vives à ses états d'âme. L'autrice a composé son roman de touches, de sensations, d'émotions, de douleurs, comme elle peindrait un tableau. C'est là, d'une violence lyrique. Un tourbillon de frissons, d'émotions.
La douleur. L'accident. le corps brisé. Des motifs qui me sont si familiers. Que je redoute toujours un peu de lire, tant je m'attends à l'artifice que les bien portants, bien souvent sans en avoir conscience, étendent dessus comme un drap de pudeur. Je peux m'agacer de ces prudences et de ces atténuations. Mais Claire Berest n'est pas de cette étoffe. C'est une tête brûlée. Elle ne quittera jamais Frida, la conscience qu'elle a d'elle-même. Elle dira la stupeur onirique d'une catastrophe sur le point d'advenir, ce temps qui se disloque quand l'autobus est heurté de plein fouet par un tramway. La réalité fracassée d'un coup par un cauchemar. L'accident qui la brisera comme une danseuse sanglante et désarticulée. Sa vie bouleversée. Son amoureux qui s'éloigne. Son lit de douleur.
Rarement j'ai vu exprimée aussi bien la rage et l'urgence de vivre qui vous étreint quand vous devez viser les éclaircies entre les souffrances. Cette conscience de la douleur et de la mortalité qui vous fait météore. Qui vous donne envie de vivre plus fort, de toutes les facultés qui vous restent. Cette manière de danser au-dessus du vide en haussant les épaules. de boire la vie jusqu'à la lie. En encaissant les coups, d'une manière de plus en plus bravache. Provoquer la mort et les fléaux en duel. Être sûr de perdre au bout du compte. Mais livrer bataille. Noblement. Faire tout plus fort en ayant conscience que ça vous sera ôté plus vite. Choper le présent à la gorge pendant qu'on en est capable.
Les fragiles peuvent être les plus grands des invulnérables et scintiller longtemps, avec l'éclat des comètes qui laissent des cicatrices aux cieux.
On ne vivra ni ne mourra sans bruit.
C'est là qu'elle rencontre Diego Rivera, le grand peintre que le monde s'arrache. le viveur et l'ogre. le coureur invétéré. Celui qui ne s'assagira jamais, pas même après le mariage. Il collectionne les femmes. Mais il la comprendra. Il sera sa tempête, son refuge et son orage. Son sauveur, son désastre aussi. Lui qui s'enivre dans de grandes fêtes jusqu'à la parodie et lui qui aime tant la gloire. Lui le communiste qui veut rester aux Etats-Unis quand il peint des fresques pour Rockfeller ou Henry Ford. Lui qu'elle aime et qu'elle déteste tout ensemble. Lui qui l'encourage à être provocante, artiste, lui qui la soutiendra dans son art. Lui qu'elle attendra en préparant des puddings multicolores et probablement empoisonnés. Leurs disputes qui semblent faire trembler la terre, comme deux furies face à face. La douceur et l'intensité de leurs étreintes. Non… Rien n'est noir dans cette passion et tout frémit, tout semble vouloir sortir de la page pour vous éblouir, pour vous secouer, pour vous aveugler, pour vous faire battre le sang dans la gorge.
Et vous donner le sentiment d'un baiser qui vous laisserait le souffle court.
J'étais éperdu dans cette lecture. Etourdi. Frissonnant. J'avais traversé une existence de feu. J'en avais des larmes d'émotion dans les yeux, tant Frida ne connaissait pas la modération ou la médiocrité. Tant, pour tout dire, j'y ai reconnu mes aspirations, mes excès, mes démons. Tant, dans le temps resserré de cette lecture, c'était moi que j'avais trouvé tout entier. Et le contraire de l'art qui sommeille, embaumé, domestiqué, dans l'air climatisé et rassurant des musées. Ici, il est douloureux et sensuel, sauvage, sulfureux, érotique passionné, enivrant, dangereux, attirant et risqué. Toute l'irrésistible beauté qui d'habitude s'endort dans nos regards blasés de trop d'informations. Ce roman, c'est un moment précieux, l'étreinte incandescente de deux étoiles, Frida et Diego, que l'on aperçoit transfigurés sur cette belle couverture, des tableaux qui s'animent sous la plume De Claire et recouvrent leur âme.
On ressort de cette lecture, changés, vibrants, enrichis de leurs couleurs, de leur intensité.
Pleins de leur désir, de leur courage et de leur inspiration, du souffle de leur existence
Ce livre rend vivant.
Et enivré de l'être.
Lien : http://www.nicolashouguet.co..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Latornadeblonde
  10 août 2019
Quand Frida Kalho a eu son terrible accident qui l'a complètement cassée, sa carrière de médecin s'est aussitôt achevée . A son grand désarroi, elle est obligée de rester allongée de nombreux mois. Pour passer le temps, elle demande à son père de lui acheter de la peinture et des toiles.
Un jour, elle rencontre celui qu'elle admire par dessus-tout, Diego Rivera qui va devenir très rapidement son époux malgré leur différence d'âge.
C'est l'amour fou entre eux, un amour tellement fort que Frida accepte les incartades nombreuses de son mari.
Merci à NetGalley et aux éditions Stock pour leur confiance.
Claire Berest a écrit un roman couleur. En effet, chaque chapitre porte une couleur différente suivant la ville où se trouvait Frida mais aussi suivant ses humeurs. Ainsi le bleu pour Mexico, décliné dans tous ses tons, rouge pour les Etats-Unis, pays qu'elle déteste, retour à Mexico en jaune, gris cendre pour le tout dernier chapitre. Rien n'est noir en effet. Les peintres savent bien que le noir n'est pas une couleur.
Frida est une femme indépendante, qui sait ce qu'elle veut. Elle dessine pour oublier ses terribles douleurs mais aussi par plaisir. Ses peintures reflètent son humeur la plupart du temps. Ainsi quand Diego décide de divorcer, elle va peindre "les deux Frida" qui représente La Frida colorée aimée par Diego et celle avec la robe de mariée qu'elle s'était refusée à porter, la Frida que Diego n'aime plus armée d'une paire de ciseau prête à couper une veine de ce coeur.
Frida n'est pas intéressée par la célébrité, elle peint quand elle en a envie. Ce qu'elle désire le plus, c'est l'amour exclusif de l'homme de sa vie, Diego.
Reconnaissable entre toutes avec ses sourcils très fournis et sa moustache qu'elle assumait complètement, elle a séduit de nombreux hommes dont Trosky.
J'ai donc été passionnée par ce roman. La vie de Frida est une vie tumultueuse, passionnée comme l'était cette femme. Un caractère entier, une femme indépendante.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          141
Lexx54000
  09 septembre 2019
Mexico, Frida Kahlo commence ses études, hélas, un grave accident la laisse handicapé. Corset oblige, elle doit rester cloitrer chez elle, où elle se remet à peindre. Lorsqu'elle croise le chemin de Diego Rivera, Frida va très vite tomber amoureuse, ce célèbre peintre communiste, que tout le monde connait dans son pays, cet homme séducteur, d'une laideur affirmée.
Une histoire d'amour, une relation intellectuelle, bouillonnante, constamment en ébullition entre les deux artistes. Au fils des pages, on découvre Frida, la flamboyante avec ses robes colorées, la combattante et l'artiste.
Coup de coeur de cette rentrée littéraire, la plume de Claire Berest est foisonnante, poétique, rythmé et envoutante. le nom des chapitres, sont a eux seuls un envoutement.
Au delà de l'histoire d'amour entre Frida et Diego, c'est toute une époque que l'on découvre entre le Mexique, les Etats-Unis et Paris. Une femme artiste qui ne cessera d'envouter et de convaincre dans un monde d'homme. Sensible et passionné ce livre retrace la vie plus que mouvementé de personnalités hors du commun, une excellente façon de découvrir ou redécouvrir la vie de ce couple d'artiste.
La légende de Frida est présente mais dans "Rien n'est noir", on découvre une femme fragile avec ses doutes, ses contradictions, ses imperfections, son talent et sa ténacité.
C'est beau, c'est brillant, c'est coloré, c'est vivant, c'est magistral ! L'auteure suspend le temps durant 282 pages. C'est une très grande réussite très chère Claire Berest !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          82
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
MedullaMedulla   06 septembre 2019
Frida est fascinée par le décalage qui s'opère entre la première fois que l'on voit quelqu'un et la perception que l'on en a quand il nous est devenu familier.
Commenter  J’apprécie          20
ZarpsZarps   02 septembre 2019
Frida boit noir, elle boit pour estomper le contour.
Commenter  J’apprécie          20
ZarpsZarps   01 septembre 2019
Il faut un lascif goût de mort pour qu'une fête soit réussie.
Commenter  J’apprécie          20
cecillececille   18 juin 2019
– Tu es en train d’asseoir ta renommée, ton talent s’affermit, et au moment où les gens commencent à s’intéresser à Frida Kahlo, à comprendre que tu es un des artistes les plus importants de l’époque, toi tu rentres te cacher à Coyoacán, avec tes poupées et tes animaux et tes superstitions au lieu de te jeter dans l’arène, de te battre et de prendre de l’ampleur.– Qu’est-ce que tu veux ? Je ne suis pas toi, Diego, j’ai essayé, mais je ne suis pas toi. Je n’ai pas envie d’être célèbre. Je me fous de l’arène, je me fous de ces pince-fesses de bourgeois, je ne suis pas en train de forger une carrière. Moi, je ne me bats pas, Diego ? Je passe la moitié de ma vie à l’hôpital à me faire charcuter comme si j’étais un bout de viande sur l’étal d’un boucher ! Je ne suis pas malade, je suis brisée ! À Paris, j’ai cru que j’allais mourir. J’ai mal partout, j’ai mal tout le temps. Je ne parviens pas à imaginer ce que c’est que de ne pas ressentir de douleurs dans le dos, dans les mains, dans les jambes, dans le ventre. Je n’ai pas des pieds, j’ai des sabots, on m’a déjà enlevé des orteils, je boite ; dans les cabarets, je ne peux plus que regarder les autres danser. Je ne compte même plus mes fausses couches. Quatre, cinq ou six ? Et tu me dis que je ne me bats pas ? Je vis avec toi depuis dix ans, et tu oses dire que je ne me bats pas.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
LatornadeblondeLatornadeblonde   10 août 2019
Colonne vertébrale fracturée en trois endroits.
Clavicule cass"e.
Troisième et quatrième côtes cassées.
Jambe droite fracturée en onze endroits.
Pieds droit broyé.
Epaule gauche démise.
Bassin fracturé en trois endroits.
Abdomen transpercé du côté gauche jusqu'au vagin - la barre de fer.
Pas mal, non ?
Commenter  J’apprécie          60
Videos de Claire Berest (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Claire Berest
Chaque vendredi matin, Valérie Expert vous donne rendez-vous avec Gérard Collard, Rosa Tandjaoui et Lydie Zannini pour leurs coups de c?ur... Voici les références des livres présentés dans l'émission du 06 septembre 2019 :
Orléans: roman de Yann Moix aux éditions Grasset https://www.lagriffenoire.com/1012078-romans--orleans---roman.html
Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon de Jean-paul Dubois aux éditions de l?Olivier https://www.lagriffenoire.com/1010673-divers-litterature-tous-les-hommes-n-habitent-pas-le-monde-de-la-memefacon.html
On ne meurt pas d'amour de Géraldine Dalban-Moreynas aux éditions Plon https://www.lagriffenoire.com/?fond=produit&id_produit=1014259&id_rubrique=1
Les guerres intérieures de Tong Cuong aux éditions J-C Lattès https://www.lagriffenoire.com/1011746-romans--les-guerres-interieures.html
Le plus fou des deux de Sophie Bassignac aux éditions J-C Lattès 9782709665230
Rien n'est noir de Claire Berest aux éditions Stock https://www.lagriffenoire.com/1011542-romans--rien-n-est-noir.html
Les petits de Décembre de Kaouther Adimi aux éditions Seuil https://www.lagriffenoire.com/1010618-divers-litterature-les-petits-de-decembre.html
La Grande escapade (Littérature française) de Jean-Philippe Blondel aux éditions Buchet-Chastel https://www.lagriffenoire.com/1010927-romans--la-grande-escapade.html
Juke-Box de Jean-Philippe Blondel aux éditions Pocket (PAS DE COUVERTURE) https://www.lagriffenoire.com/21556-poche-juke-box.html
Passage du gué de Jean-Philippe Blondel aux éditions Pocket 978-2266172707
Le Baby-sitter de Jean-Philippe Blondel aux éditions Pocket https://www.lagriffenoire.com/96993-article_recherche-le-baby-sitter.html
Mariages de saison de Jean-Philippe Blondel aux éditions Pocket https://www.lagriffenoire.com/65467-divers-litterature-mariages-de-saison.html
06h41 de Jean-Philippe Blondel aux éditions Pocket https://www.lagriffenoire.com/21687-divers-litterature-06-h-41.html
Le grand Elysium Hôtel de Timothy Findley aux éditions 10-18 https://www.lagriffenoire.com/?fond=recherche
La vie en chantier de Pete Fromm et Juliane Nivelt aux éditions Gallmeister 9782351781968
Mon année de rep
+ Lire la suite
autres livres classés : frida kahloVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox






Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
815 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre
.. ..