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Marie-France de Paloméra (Traducteur)
EAN : 9782213597201
860 pages
Éditeur : Fayard (02/10/1996)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Diplomatie (Diplomacy) est un livre du spécialiste des relations internationales et ancien Secrétaire d'État américain Henry Kissinger. Paru en anglais en 1994, l'ouvrage analyse certains moments de l'histoire diplomatique occidentale, et se concentre surtout sur le XXe siècle. Il accorde une place particulièrement importante aux grands responsables politiques et à leur vision du monde. Défenseur de la théorie réaliste en relations internationales, Kissinger s'appui... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Apoapo
  04 février 2016
Cet imposant ouvrage d'histoire diplomatique m'a donné pour la première fois une idée assez claire de la réalité du travail du diplomate, ainsi que des enjeux principaux de la diplomatie mondiale depuis le Congrès de Vienne. Il permet aussi de revoir l'idée reçue du cynisme de son auteur, tout en ayant un échantillon de la pensée "réaliste" qui anime toujours les relations internationales (et leur enseignement universitaire des deux côtés de l'Atlantique).
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olplotard
  09 août 2013
L'une des bibles des relations internationales, écrite par un adepte de la realpolitik. Kissinger a quand même un gros tort, celui d'avoir travaillé dans une administration mêlant sans arrêt affaires politiques et affaires économiques. Dans ces circonstances, la diplomatie arrête d'être un outil de service public et devient un lobby.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   20 novembre 2019
L'Amérique, en cherchant à concilier les valeurs dissemblables et les expériences historiques fort diversifiées des pays d'importance comparable à la sienne, s'engagera sur des terres inexplorées et définira une politique qui se démarquera fondamentalement de l'isolement du siècle dernier ou de l'hégémonie de facto qu'elle a exercée pendant la guerre froide - une démarche que cet ouvrage se propose d'éclairer. Les autres grands protagonistes se heurteront eux aussi à des difficultés pour s'adapter à l'ordre mondial qui s'ébauche.

L'Europe, la seule partie du monde moderne à n'avoir jamais connu de structure politique unifiée, inventa les concepts d'Étatnation, de souveraineté et d'équilibre des forces. Ces idées ont dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles. Mais aucun de ceux qui pratiquaient la raison d'État naguère n'est assez fort aujourd'hui pour être le maître d'oeuvre de l'ordre international en voie d'édification.
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rkhettaouirkhettaoui   19 novembre 2019
John F. Kennedy affirmait avec confiance en 1961 que l'Amérique était assez forte pour «payer n'importe quel prix, assumer n'importe quel fardeau» afin d'assurer le triomphe de la liberté. Trente ans plus tard, les ÉtatsUnis ne se trouvent guère en position d'exiger la réalisation immédiate de tous leurs désirs. D'autres pays ont acquis le statut de «grande puissance ». Les ÉtatsUnis doivent tenter aujourd'hui d'atteindre leurs buts par paliers successifs, chacun d'entre eux constituant une sorte d'amalgame des valeurs américaines et des nécessités géopolitiques. Une de ces nécessités nouvelles est qu'un monde comprenant plusieurs États de force comparable doit fonder son ordre sur une notion quelconque d'équilibre - une idéeavec laquelle les ÉtatsUnis ont toujours été en délicatesse.
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rkhettaouirkhettaoui   20 novembre 2019
Sur le plan intellectuel, le principe d'équilibre des forces exprimait les convictions profondes de tous les grands penseurs politiques du siècle des Lumières. Pour eux, l'univers, y compris la sphère politique, était réglé par des principes rationnels qui s'équilibraient. Les actions apparemment aléatoires d'individus dotés de raison tendaient, prises ensemble, vers le bien de tous, bien qu'il fût difficile de vérifier cette proposition au cours du siècle traversé de conflits presque continuels qui suivit la guerre de Trente Ans.

Adam Smith affirmait dans La Richesse des nations qu'une «main invisible » distillait le bien-être économique général à partir d'actions économiques égoïstes.
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rkhettaouirkhettaoui   19 novembre 2019
Prise entre la nostalgie d'un passé marqué par l'innocence et le désir d'un futur parfait, la pensée américaine a oscillé entre l'isolationnisme et l'engagement, encore que les réalités de l'interdépendance aient joué un rôle prédominant depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Les deux écoles de pensée - l'Amérique phare du monde et l'Amérique menant croisade - aspirent à un ordre international fondé sur la démocratie, la liberté du commerce et le droit international. Comme aucun système de cette nature n'a encore existé, les autres sociétés voient dans cette aspiration sinon de la naïveté, du moins une utopie.
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rkhettaouirkhettaoui   20 novembre 2019
Pendant la guerre froide, l'approche américaine en matière de politique étrangère, unique en son genre, se révéla remarquablement appropriée au défi qu'il fallait relever. Le conflit idéologique était très profond, et un seul pays, les ÉtatsUnis, détenait l'arsenal complet des moyens - politiques, économiques et militaires - permettant d'organiser la défense du monde non communiste. Une nation placée dans une telle position est en mesure d'imposer son point de vue et peut souvent tourner la difficulté à laquelle se heurtent les hommes d'État des sociétés moins favorisées.
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