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Annie Epelboin (Traducteur)
EAN : 9782757801451
496 pages
Points (19/10/2006)
3.63/5   110 notes
Résumé :
Le Service de la protection rapprochée veille derrière la porte. Mes médecins rédigent des comptes rendus sur ma santé. Mes adjoints profitent de mon absence pour fourrer leurs amis le plus près possible du budget de l'État. Mais je n'ai pas envie d'y penser. Je repasse dans ma mémoire le chant des oiseaux de 1965 et le compare avec les trilles que j'entends aujourd'hui. Les taches de rousseur ne sont pas encore d'actualité. J'ai la poitrine tendue et comme serrée d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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Lu en 2010, ce roman ne m'avait pas particulièrement intéressé, l'Ukraine alors me paraissait bien loin.
Par après, j'ai entamé l'étude de la langue russe et ai fait la connaissance de nombreuses Ukrainiennes, me suis intéressé à leur pays et à son histoire.

Relire le dernier amour du président, écrit par Andreï Kourkov en 2004, soit bien avant la révolution de Maïdan dix ans plus tard, l'annexion de la Crimée et de la sécession des républiques pro russes, et enfin l'an dernier par l'agression de la Russie, donne un tout autre éclairage au livre même si évidemment ces événements ne sont pas prédits.

Kourkov nous parle de Sergueï Bounine, un homme parti de rien, qui se retrouve président du pays. Ce portrait n'est pas présenté de manière linéaire, l'auteur le dépeint dans de courts chapitres où les périodes s'entremêlent sans cesse, dès le début du roman on passe de 1975 à 2015, puis à 2013, on revient à 2015 pour passer à 1977 et ainsi de suite. Ce mouvement de balancier n'est déstabilisant qu'en début de lecture, bien vite il est intéressant à suivre. C'est tant le portrait de Bounine que celui de l'Ukraine qui apparaît à ces diverses epoques

Kourkov reste Kourkov : l'ironie, la satire , l'humour noir sont omniprésents qu'il s'agisse de la politique, la corruption, les oligarques, la vodka, une canonisation de Lenine, le rapport avec la Russie ou l'occident, avec la religion, avec les femmes.

Outre cette ironie, il y a aussi des passages émouvants, Bounine arrive certes au sommet de l'Etat mais reste un homme fragile, avec des moments de solitude, ses malheurs, ses amours et ce personnage, malgré ses défauts, nous apparaît sympathique.

C'est Bounine qui se raconte, et qui raconte ; tout est livré avec un certain détachement

Je me félicite d'avoir repris la lecture de ce livre !

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A l'heure où l'Ukraine fait la une de l'actualité, il convient de penser à cette région par le meilleur de ce qu'elle peut offrir.

Andréï Kourkov, ukrainien de langue russe m'apporte toujours un plaisir de lecture, par son ton décalé, son regard ironique sur la société soviétique, les délires de ses livres et ses personnages incongrus. (Son Pingouin en est le meilleur exemple).

Dans le dernier amour du président, sa vision littéraire semble prémonitoire. Situant son roman en 2015, il crée un homme politique, président par hasard, isolé en tour d'ivoire dans un monde post communiste, chef d'un semblant d' Etat, qui a bien du mal à garder le cap sans la tutelle du grand pays voisin : les inquiétudes sont nombreuses, les sollicitations tout autant, et surtout, incontrôlable, la peur panique d'un attentat.

Son muscle cardiaque en a de sérieuses palpitations.

Parler de l'Ukraine avec humour, voilà qui nous change ! Tous les ingrédients d'un chaudron explosif sont là: flics pourris, mafieux, politicards corrompus… une autre forme de bestiaire pour illustrer un monde loufoque et qui pourrait être désopilant s'il n'était pas si crédible.

Lire Kourkov, cela change de l'actualité morose, c'est une auto dérision salvatrice.
En attendant, méfiez-vous des Ferrero Rochers…
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« le dernier amour du président » est un roman d'Andreï Kourkov écrit en 2004 et édité en France en mars 2005. J'ai tenté sans succès de trouver la date précise de publication du livre en Ukraine. Je suppose que le livre a été écrit et publié avant le début de la campagne présidentielle et le déclenchement de la « révolution orange ». le roman est prémonitoire puisque les évènements politiques décrits sont proches de ceux qui se sont effectivement déroulés quelques mois plus tard. Pour réaliser cette prouesse, Kourkov ne s'est pas servi d'une boule de cristal mais de sa fine connaissance du monde politique ukrainien.
Pour situer le contexte politique de l'Ukraine en cette année 2004, je vais citer un extrait d'un article trouvé dans le magazine Courrier international, intitulé ‘'22 novembre - Une révolution annoncée'' : « Treize ans après l'indépendance, les illusions se sont dissipées. L'Ukraine est pauvre, l'économie peine à décoller, et les gouvernants sont corrompus, voire mafieux. Chaque hiver, la Russie brandit la menace d'une interruption des livraisons de gaz, sous prétexte que Kiev tarde à régler sa facture. Les scandales financiers et politiques s'enchaînent. En (…)Ukraine, des journalistes disparaissent. L'un d'entre eux, Guéorgui Gongadze, fondateur du quotidien en ligne Oukraïnska Pravda, très critique du pouvoir, est retrouvé décapité. Léonide Koutchma, le président sortant, est l'incarnation de ce système vicié (…). ».
La maison d'édition Liana Lévi a ajouté un bandeau sur la dernière réédition du livre précisant qu'il avait été interdit deux fois en Russie. Là non plus, je n'ai pas pu découvrir si l'interdiction visait spécifiquement ce roman ou si elle concernait l'ensemble de la production de cet auteur, ce dernier ayant précisé récemment dans une interview que ses livres n'étaient plus diffusés en Russie depuis la « révolution orange ».

Le roman est constitué de courts chapitres, plus de deux cents, portant en titre la date et le lieu de l'action. Il se déroule sur une période de 40 ans, de 1975 à 2016. Trois périodes de la vie du héros, Bounine, s'enchevêtrent :
- la première se déroule pendant les dernières années l'Union Soviétique et la période de transition vers l'économie de marché qui a suivi. Bounine est un jeune homme sans ambition ni occupation précises, qui vit chez sa mère, avec Dima, son frère schizophrène ; il multiplie les béguin légers et les amitiés solides. Une succession de hasards le conduiront à travailler dans une association d'entrepreneurs.
- La seconde se déroule en 2004 (elle est donc contemporaine de la période d'écriture) : Bounine est intégré dans l'entourage du président après un passage au Ministère de l'Economie. Il s'est enrichi et peut envoyer son frère en soins à l'étranger, dans une luxueuse clinique. Dima se rend donc en Suisse avec son amoureuse , qui n'est autre que la soeur de Svetlana, la compagne de Bounine. Elles tomberont enceintes en même temps. Mais le bonheur de ces deux couples va connaître une fin tragique.
- La troisième période se déroule en 2015. Bounine est président. Il vient de subir une transplantation du coeur. Il tente d'apprivoiser Maïa, épouse de l'oligarque défunt dont le coeur a servi pour la greffe. Les évènements vont s'accélérer : un opposant va chercher par tous les moyens possibles à destituer Bounine et à lui prendre sa place.

J'ai découvert Kourkov il y a une dizaine d'années en lisant le Pingouin : l'histoire d'un rédacteur de nécrologies flanqué d'un pingouin dépressif dans la Kiev de 1996. Ce récit est également une satire la l'Ukraine contemporaine qui comprend des éléments singuliers propres à ce genre littéraire.
Les médecins greffent un coeur à Bounine. S'ensuivent des complications qui ne sont pas que d'ordre médical… La veuve du donneur a exigé de vivre à proximité du coeur de son défunt mari ; elle passera ses nuits dans la chambre voisine de celle du président. Mais ce coeur a une particularité qui va être découverte tardivement : il comprend un élément électronique qui permet à son opposant de tout savoir de ses déplacements et d'interrompre son fonctionnement, s'il le souhaite. Avec une dernière ironie : le chirurgien qui s'est chargé de l'opération a donné à ses ennemis non pas la télécommande du coeur, mais les clefs automatiques de sa berline allemande…

Kourkov va traiter les tensions diplomatiques entre la Russie et l'Ukraine avec humour. Pour évacuer son stress, le président bêche un champ en pleine nuit dans l'ouest du pays, un de ses proches y introduisant une pomme de terre transgénique volée dans un laboratoire américain. La paysanne propriétaire du champ crie au miracle : elle a vu de la lumière la nuit et a récolté quelque temps après d'énormes pommes de terre. Des experts du Vatican sont dépêchés pour authentifier ce miracle. Les orthodoxes russes répliquent : ils canonisent Lénine. Des icônes du nouveau saint versent des larmes, c'est un nouveau miracle.
Autre exemple : deux locomotives partent de Kiev pour rejoindre Moscou, pour commémorer le début de la dynastie des Romanov ; chaque locomotive porte les couleurs d'un pays ; décider lequel de ces trains sera en tête ravive les susceptibilités nationalistes de chaque camp…

Ce qui étonne avec Bounine, c'est qu'à aucun moment il n'exprime une quelconque ambition. Il est devenu président par hasard, en se laissant porter par les évènements, au gré des rencontres. Au début du roman, sa mère le qualifie de parasite. Il n'a pas de travail, n'étudie pas et il vient de se marier à une jeune fille qu'il a engrossée. Poussé par sa mère, il va débuter des études en agroalimentaire pendant lesquelles il va travailler au service restauration d'un komsomol. Il y fera une première rencontre décisive pour son avenir. Car Bounine a deux qualités qui vont lui permettre d'avoir une belle ascension sociale : il est digne de confiance et il ne pose jamais de question. Certaines étapes de son parcours ne sont pas précisées. Quand il débute en politique, il semble qu'il soit choisi. Des conseillers qui savent tout de lui organisent sa vie privée, en biffant tout ce qui paraît gênant pour sa carrière, et accélèrent sa progression professionnelle.
Parvenu à la fonction suprême, il reste un homme simple qui apprécie la vue de sa fenêtre, les tableaux de Chichkine et les bains glacés.
Bounine est un individu sympathique, apprécié de tous. Condamné à balayer un commissariat pendant dix jours, dans ses jeunes années, il se lie d'amitié avec les agents. Il devient également très proche d'hommes qui ont trois fois son âge et qui vivent en marge de la société soviétique, sur une île du fleuve Dniepr.
Sa vie amoureuse est plus compliquée. Ses conquêtes se succèdent mais il semble ne jamais s'attacher à une femme. Toutes ses relations échouent. Ses enfants sont tous trois morts-nés, vraisemblablement atteints du même de la même malformation cardiaque que lui. C'est donc un président sans famille, ni conjoint, ni parent, ni enfant qui fait face à la complexité de la gestion d'une démocratie en devenir.

J'ai apprécié ce roman. L'actualité de l'Ukraine est traitée avec ironie et Bounine, le personnage principal, est attachant. J'ai toutefois un regret : je trouve la fin du roman avortée, comme si l'auteur, après avoir patiemment cousu une trame à la fois complexe et drôle, se pressait de mettre un terme à son récit, laissant beaucoup de sujets en suspens. le roman permet de comprendre les soulèvements ukrainiens d'Euromaïdan et de la révolution orange. Au cours du récit, Bounine fait cet aveu en parlant de son pays « qui ressemble à un balancier, penchant tantôt à l'Ouest, tantôt à l'Est et dont je ne peux rien faire ».
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Andreï Kourkov excelle pour nous faire ressentir son pays, l'Ukraine. Il écrit ce roman en 2004, dont une partie de l'action se déroule en 2015/2016. Sergueï Bounine, son personnage principal, est président, il est entraîné dans des événements qui risquent de provoquer sa destitution, de mettre en danger sa vie, et celle de son pays, notamment son intégrité par l'annexion possible d'une partie du territoire. Enfermé dans une sorte de prison, pour le protéger et pour le tenir écarté du pouvoir, il se remémore des moments de sa vie. Dans les années 80/90, il était un anonyme qui vivait en Union soviétique, sous le régime communiste, dans un appartement communautaire. En 2000/2005, il est devenu haut fonctionnaire dans l'administration de l'Ukraine indépendante, confronté à des graves soucis familiaux et aux luttes de pouvoir. En alternant l'humour, la sensibilité, le sérieux, en obligeant le lecteur a sauter d'une période à l'autre à chaque chapitre, en faisant subir au président, à la fois des problèmes de santé, des histoires d'amour, des attaques politiques, des drames dans sa vie privée, Andreï Kourkov réussit à nous maintenir en haleine sur les 520 pages de ce roman, qui éclairent bien les pratiques politiques d'un pays, déchiré entre l'est et l'ouest, ainsi que, par anticipation, les événements actuels de l'Ukraine. On perçoit bien ce qu'était la vie du peuple, sous le régime soviétique, faite de privations, de solidarité, de désir d'exil, de répression contre les religions, principalement envers les juifs, mais aussi, fort heureusement de rencontres amoureuses. Il montre comment des individus, parfois simplistes, réussissent à se hisser au sommet du pouvoir, en deviennent des profiteurs. Il nous fait pénétrer dans l'entourage des dirigeants, qui ne recule devant aucune manoeuvre litigieuse pour les maintenir, qui déploie de gros efforts pour contrarier hégémonie de l'ogre russe toujours prêt à reprendre le contrôle du pays, (pour preuve: l'annexion de la Crimée en 2014), au prix d'atteintes possibles à la santé de ceux qui s'opposent trop ouvertement à lui. Il faut se souvenir que lorsque Andreï Kourkov écrit ce livre, le président élu Victor Iouchtchenko, est victime d'une forme d'acné dont certaines expertises accréditent la thèse d'une intoxication à la dioxine. On comprend aisément pourquoi ce roman a été interdit en Russie. C'est passionnant!
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Comme à son habitude, Andreï Kourkov nous raconte des histoires en parallèle où les protagonistes finissent par se croiser. Mais dans ce livre-ci, je me suis aperçu après plusieurs pages qu'il y avait un personnage principal, Sergueï Pavlovitch Bounine, et que l'auteur nous racontait en parallèle des tranches de sa vie. Sergueï jeune qui se cherche, Sergueï en ménage et avec un premier travail durant les débuts de l'ère post-soviétique, Sergueï fonctionnaire haut-placé, Sergueï président de la république. Et, à chaque étape de sa vie, sa relation compliquée avec sa mère, l'amour pour son frère, une relation avec une femme et, en arrière-fond, la vie en Ukraine à cette époque-là.
Tout cela est très habilement écrit même s'il faut parfois jongler mentalement pour s'y retrouver entre toutes les époques. Mais j'ai été très intéressé de découvrir de l'intérieur la vie d'Ukrainiens passant du régime soviétique à celui de l'Ukraine indépendante.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
J’ai des envies permanentes. Envie d’augmenter les retraites et les salaires. De payer nos dettes aux mineurs, de rendre le pays heureux et prospère. Habituellement, dans ces moments-là, Kilian Lvovitch fait son apparition, ou un autre, qui vient m’expliquer clairement : un pays riche, c’est un gouvernement pauvre. Un gouvernement pauvre, c’est un président pauvre, des voitures d’escorte à bon marché, des mauvais avions présidentiels, et, au bout du compte, la perte du respect qui vous est dû de la part de la carte politique du monde.
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Il s’éloigne et j’ouvre alors l’enveloppe : mes yeux s’écarquillent. Cela fait au moins dix ans que je n’ai pas vu une lettre manuscrite. La parole passe depuis longtemps par l’imprimé. Les lettres ont des facettes comme les verres anciens, elles s’adaptent à tous les propos, même les plus intimes. Pour les lettres affectives, il y a des caractères spéciaux, nerveux, pour les lettres de colère, des caractères enflés et arrogants.
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C’est un dur labeur que d’être une belle femme. Pas seulement de l’être, mais de vivre en tant que femme belle. Je ne l’enviais pas. Ce genre de vie débouche souvent sur la solitude, comme une route qui s’interrompt brusquement.
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Jamais il n'y aura de nouveau bordel parce que le vieux, le bordel actuel, est éternel. Autrement, il faudrait qu'il y ait des gens nouveaux. Et il n'y en aura pas. Si un nouveau se présente, avant de le laisser arriver jusqu'ici, on lui fait subir un usinage spécial, on lui rabote tous les reliefs, tout ce qui dépasse, on lui éradique du coeur et de la tête tout ce qu'il y a de courage et de détermination, on lui atrophie le sens de l'humour. Il ne lui reste plus qu'un vague instinct de conservation et une soumission agressive.

C'est une chose terrible que la politique. Elle vous appâte lentement, vous tire doucement vers le haut, sous la coupole, sous les feux des projecteurs. Et elle vous y laisse, sous cette coupole, tout seul. Ou presque. Et sur un fil. Et des millions de regards curieux vous suivent d'en bas : alors, il va se rompre l'échine ou il va réussir à tenir?
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Le cours de la morale s'était effondré presque en même temps que celui du rouble soviétique. Maintenant, la norme,c'était le dollar, et je savais depuis l'enfance que là où il y a le dollar, il n'y a ni morale ni justice.
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