AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Francis Lacassin (Éditeur scientifique)
EAN : 9782221066713
1284 pages
Robert Laffont (28/02/1990)
4/5   6 notes
Résumé :
À toutes les sauces des discours politiques et sociaux d'aujourd'hui, l'utopie a de beaux restes.
L'universitaire Raymond Trousson en retrace l'histoire littéraire dans deux récents ouvrages de référence.
Ceux qui ne croient plus au père Noël et aux lendemains qui chantent ne jugeront certainement pas nécessaire de jeter un oeil à l'essai du Belge Raymond Trousson, Voyages aux pays de nulle part. Les autres, ceux qui ont gardé une âme de rêveur et dis... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
ElGatoMaloElGatoMalo   11 mars 2012
Etant arrivé chez moi, je montai dans mon cabinet, où je trouvai sur ma table un livre ouvert que je n’y avais point mis. C’était celui de Cardan ; et quoique je n’eusse pas dessein d’y lire, je tombai de la vue, comme par force, justement dans une histoire que raconte ce philosophe : il dit qu’étudiant un soir à la chandelle, il aperçut entrer, à travers les portes fermées de sa chambre, deux grands vieillards, lesquels, après beaucoup d’interrogations qu’il leur fit, répondirent qu’ils étaient habitants de la lune, et cela dit, ils disparurent. Je demeurai si surpris, tant de voir un livre qui s’était apporté là tout seul, que du temps et de la feuille où il s’était rencontré ouvert, que je pris toute cette enchaînure d’incidents pour une inspiration de Dieu qui me poussait à faire connaître aux hommes que la lune est un monde. « Quoi ! disais-je en moi-même, après avoir tout aujourd’hui parlé d’une chose, un livre qui peut-être est le seul au monde où cette matière se traite si particulièrement, voler de ma bibliothèque sur ma table, devenir capable de raison, pour s’ouvrir justement à l’endroit d’une aventure si merveilleuse; entrainer mes yeux dessus,comme par force, et fournir ensuite à ma fantaisie les réflexions et à ma volonté les desseins que je fais !...

[S. Cyrano de Bergerac, Les États et Empires de la Lune, p. 288]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
ElGatoMaloElGatoMalo   11 mars 2012
La lune était en son plein, le ciel était découvert, et neuf heures du soir étaient sonnées lorsque nous revenions d’une maison proche de Paris, quatre de mes amis et moi. Les diverses pensées que nous donna la vue de cette boule de safran nous défrayèrent sur le chemin. Les yeux noyés dans ce grand astre, tantôt l’un le prenait pour une lucarne du ciel par où l’on entrevoyait la gloire des bienheureux ; tantôt l’autre protestait que c’était la platine où Diane dresse les rabats d’Apollon ; tantôt un autre s’écriait que ce pourrait bien être le soleil lui-même, qui s’étant au soir dépouillé de ses rayons regardait par un trou ce qu’on faisait au monde quand il n’y était plus.« Ainsi peut-être, leur dis-je, se moque-t-on maintenant dans la lune, de quelque autre, qui soutient que ce globe-ci est un monde. » Mais j’eus beau leur alléguer que Pythagore, Epicure, Démocrite et, de notre âge, Copernic et Kepler, avaient été de cette opinion, je ne les obligeai qu’à s’égosiller de plus belle.

L'invitation au voyage

Cette pensée, dont la hardiesse biaisait en mon humeur, affermie par la contradiction, se plongea si profondément chez moi que, pendant tout le reste du chemin, je demeurai gros de mille définitions de lune, dont je ne pouvais accoucher ; et à force d’appuyer cette créance burlesque par des raisonnements sérieux, je me le persuadai quasi, mais, écoute, lecteur, le miracle ou l’accident dont la Providence ou la fortune se servirent pour me le confirmer.

[S. Cyrano de Bergerac, Les États et Empires de la Lune, p. 287]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
ElGatoMaloElGatoMalo   10 février 2014
S’il faut en croire des traditions, pleinement confirmées, du reste, par la configuration du pays, cette terre ne fut pas toujours une île. Elle s’appelait autrefois Abraxa, et tenait au continent ; Utopus s’en empara et lui donna son nom.

Ce conquérant eut assez de génie pour humaniser une population grossière et sauvage, et pour en former un peuple qui surpasse aujourd’hui tous les autres en civilisation. Dès que la victoire l’eut rendu maître de ce pays, il fit couper un isthme de quinze mille pas, qui le joignait au continent ; et la terre d’Abraxa devint ainsi l’île d’Utopie.

Thomas More, L'utopie
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90

Video de Francis Lacassin (2) Voir plusAjouter une vidéo

Le grand Vercingétorix et le petit Astérix
Pour cette émission consacrée aux Gaulois, Jacques LEGRIS présente les invités : René GOSCINNY, Roland LAUDENBACH, Francis LACASSIN, François CARADEC et Robert BEAUVAISFrançois CARADEC et Robert BEAUVAIS évoquent les querelles concernant les émplacements géographiques de la ville d'Alesia et du plateau de Gergovie.Les différents invités de l'émission parlent ensuite du livre de...
Dans la catégorie : Cf. 808.81Voir plus
>recueils de textes appartenant à plus d'une littérature nationale>Textes de fiction>Cf. 808.81 (14)
autres livres classés : voyages imaginairesVoir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Oyez le parler médiéval !

Un destrier...

une catapulte
un cheval de bataille
un étendard

10 questions
1218 lecteurs ont répondu
Thèmes : moyen-âge , vocabulaire , littérature , culture générale , challenge , définitions , histoireCréer un quiz sur ce livre