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ISBN : 2747043274
Éditeur : Bayard Jeunesse (14/06/2012)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 221 notes)
Résumé :
Berlin, 1942. La guerre s'enlise, et les Allemands commencent à sentir que l'issue ne sera pas victorieuse. Joseph Goebbels, ministre de la Propagande, cherche un moyen de remonter le moral de la population. Et quoi de plus joyeux que le jazz ? Mais, considéré comme une "musique dégénérée" ou "musique de nègres", il est interdit par le régime. Le ministre ordonne donc que l'on crée un groupe de "musique de danse accentuée rythmiquement", un jazz qui valoriserait les... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (103) Voir plus Ajouter une critique
jovidalens
30 décembre 2013
En voila un roman jeunesse intelligemment troussé !
Un bon roman historique qui pose de bonnes questions et se lit avec plaisir.
Le point de départ semble si futile et si ténu, sauf que tout se joue dans l'Allemagne de 1942 écrasée sous le joug nazi et agitée de soubresauts
L'auteur, nous entraîne, nous immerge dans l'Allemagne de 1942, celle qui n'a plus des lendemains qui chantent, celle minée par des soupçons, des angoisses, les plus noires, mais tellement sous le joug de la botte nazie, qu'il est presque impossible de prendre conscience de ce qui se passe, de la noirceur et la brutalité de ce régime. D'autant plus difficile qu'il y a eu tant de rêves de splendeur...
Il me semble me souvenir que le choix d'une bonne focale a un impact direct qur la qualité de la photo...
La "focale" choisit est celle de la musique, celle exécrée du régime : le jazz. Pourtant, bien obligé d'entendre la vitalité que cette musique transporte et transmet. Donc, en cette période de déprime profonde du peuple, les cadres du parti nazi vont décider de créer un groupe de jeunes aryens pour mettre du peps dans la musique du Reich, et continuer de saigner toutes les forces vives du pays en toute impunité, en "endormissant" sous de gais flonflons les idées noires des citoyens ; bref une conception de la musique qui se rapproche plus du fumigène que de l'art.
Bonne idée de départ, mais qui s'étoffe tout au long du récit. le lecteur ressent et comprend l'étau qui enserre les allemands de cette époque.
Les mouvements de résistance qui existent, d'autant plus difficilement que la chape est de plomb. Et puis, de bonnes questions comme celle du rôle des artistes : ou ils se taisent ou ils essaient de faire acte de courage et se mettent en péril en dénonçant le politique.
Ce qui est évoqué en filigrane : la musique n'est jamais neutre et le swing, c'est la vie, c'est un renouveau qui emporte et donne envie de bousculer toutes ces vieilles valeurs coincées, c'est une fenêtre qui s'ouvre ET un petit vent de printemps s'engouffre pour tout chambouler en passant.
J'ai beaucoup aimé et le rythme du récit, et la largesse du propos qui décrit une réalité quotidienne, tant de la difficulté de vivre de ce peuple et encore plus de la difficulté, de l'incapacité d'envisager l'horreur que leurs dirigeants commettaient, du courage de quelques uns qui ont essayé de se révolter.
D'autres se sont penché sur cette époque avec beaucoup moins de brio et d'intelligence. Mais ce livre, est à mettre entre toutes les mains pour mieux comprendre, assimiler un passé de notre Europe qui est aussi un présent dans d'autres régions du monde.
La vivacité du récit, le sérieux des sources et l'honneteté de l'auteur, font, à mon avis, un bon support pour parler, discuter de quelques valeurs fondamentales.
Et puis, il y a la note de l'auteur, à la fin du livre. Bien mieux positionnée qu'une préface, et qui nous apporte quelques clés, un peu devinées.
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argali
19 janvier 2013
J'ai beaucoup aimé ce roman jeunesse. Il nous parle de la Seconde Guerre mondiale d'une manière différente. Non seulement, les héros sont des civils mais en plus ce sont des adolescents partageant un seul point commun au départ, leur goût pour la musique.

L'idée de ce récit a été inspirée à l'auteur par une exposition sur le IIIe Reich et la musique qui s'est déroulée à Paris en 2004. Partant d'un fait réel – la création d'un orchestre de jazz par Goebbels – l'auteur a imaginé la vie d'un quatuor de jeunes virtuoses issues de milieux opposés, devant louvoyer entre amour de la musique, contraintes politiques et idées personnelles sur la question. Si les héros sont issus de l'imagination de l'auteur, il n'en reste pas moins que les personnages secondaires (Hans et Sophie Scholl par exemple), certains faits et l'histoire de la musique qui sert de toile de fond, sont rigoureusement exacts.

Les « Goebbels bands » créés pour remonter le moral des Allemands avaient cette particularité ambiguë dont étaient coutumiers les Nazis de jouer du jazz et du swing à une époque où ces musiques jugées dégénérées étaient interdites. Pour contourner cette interdiction, le style avait été rebaptisé pompeusement « musique de danse accentuée rythmiquement ». Faire le grand écart entre la théorie et la pratique, les idées et les faits étaient alors le sport préféré d'Hitler et ses sbires.

Richement documenté, inspiré de récits célèbres sur la Seconde Guerre mondiale, ce livre raconte une histoire passionnante de bout en bout et lève le voile sur une partie méconnue de la propagande nazie. L'écriture est dense et les personnages suffisamment fouillés pour être crédibles sans que cela alourdissent le rythme du récit. Beaucoup de choses y sont implicites et amènent donc le jeune lecteur à faire preuve d'attention et de réflexion personnelle.

Un livre à lire en écoutant sur You Tube les grands standards de l'époque pour s'immerger complètement dans les années trente. Un régal pour l'esprit et les oreilles.

Lien : http://argali.eklablog.fr
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Jules-2nde5
14 mai 2014
Amoureux de musique ou non, ce livre est fait pour vous !
Berlin, seconde guerre mondiale, le Allemands vont mal. Herr Goebbels, ministre de la propagande nazie, cherche un moyen de leur remonter le moral. Jusqu'au moment où on lui parle du grand musicien Wilhelm Dussander. C'est alors qu'il lui confie la mission de recruter de jeunes talents, pour jouer de la musique "rythmiquement accentuée"; qu'on ne nomme pas "jazz", alors considéré comme une musique de "nègres". Est-ce le meilleur moyen que de diffuser de la musique? Les Allemands vont-ils apprécier?
Le quatuor batterie, chant, piano, violoncelle marche à merveille. Ils se produiront à de multiples reprises dans toute l'Allemagne pour redonner le sourire au peuple.
Ce livre, un véritable "swing" construit avec les meilleurs accords, les gammes les mieux choisies. Mais surtout, alors qu'on dit que le jazz n'est que de l'improvisation, l'histoire n'est jamais improvisée. L'auteur nous transporte dans cette harmonie à a résistance, un véritable hymne à la révolte, à la liberté. LAMBERT se sert parfaitement bien de toutes les émotions : il jongle entre tristesse, joie et humour. Ce roman rythmé comme il se doit, on ne s'en lasse plus. Une intro qui accroche des couplets attirants, et un refrain qui ne nous lâche plus.
Avec comme thématiques abordées : la résistance, l'amitié et la musique, ce livre devient envoûtant comme un bon vieux jazz qu'on écoute en boucle. On prend vraiment plaisir à le lire, aucun défaut, 20/20.
Victor
Un Swing à Berlin qui n'a pas fini de vous faire danser !
A travers le Berlin des années 1940, Christophe Lambert tente de nous montrer l'horreur de la guerre, rythmée par un pouvoir malgré tout méconnu : l'amour de la musique.
En effet, Swing à Berlin met en scène Wilhelm Dussander, vieux pianiste de jazz fatigué par la guerre et la dictature nazie, qui est un jour sollicité par Joseph Goebbels pour monter un groupe de « danse accentuée rythmiquement », censé remonter le moral de la nation. Dussander va ainsi parcourir une Allemagne en perdition, à la recherche d'un quatuor de jeunes musiciens. L'un est un pianiste fragile, l'autre est un saxophoniste plus libre. le troisième est un percussionniste de rue et le dernier est un contrebassiste, pur produit des jeunesses hitlériennes. Et chacun d'eux, malgré sa différence, s'ouvrira alors au monde de la musique, se révélant plus talentueux mais aussi plus engagé que jamais. Sur un air de révolte, ces jeunes maestro enchaîneront les concerts et en apprendront ainsi bien plus sur la situation de leur pays que ne l'aurait jamais avoué Joseph Goebbels.
Ainsi, tout au long du roman, l'auteur arrive à nous apporter un nouveau regard sur la musique et sur le pouvoir d'un simple geste avec beaucoup d'humilité. Il apporte beaucoup de plaisir, grâce à sa trame bien ficelée et son histoire originale. Un livre comme Swing à Berlin n'existe pas en deux exemplaires ! de plus, Christophe Lambert emploie une écriture fluide et même légère pour traiter de sujets parfois difficiles, ce qui est très agréable à lire. Certes, certains éléments sont parfois prévisibles, mais le suspense de la scène finale est malgré tout très bien ménagé.
Mais alors, comment Dussander pourra-t-il enseigner à ses jeunes élèves des valeurs qui ne sont pas celles du régime en place, sans pour autant les mettre en danger ? Ne risque-t-il pas ainsi de semer la graine de la révolte ?
Anna
Une histoire de musique et d'amitié au coeur de l'Allemagne pendant la seconde guerre mondiale.
Cette fiction historique est nourrie de faits réels et Christophe Lambert s'en explique dans la postface présente dans l'édition Millézime. L'idée s'est imposée à lui en 2004 alors qu'il visitait à la Cité de la Musique, à Paris, une exposition consacrée au « IIIème Reich et la musique » et, notamment, la section parlant du jazz sous le régime nazi.
Durant la deuxième guerre mondiale, Goebbels, le ministre de la propagande, veut créer un groupe de « musique de danse accentuée rythmiquement » (jazz) pour « motiver », « donner du courage » aux soldats envoyés sur le front et également pour divertir les allemands restés en Allemagne. Dussander, un pianiste retraité, a été appelé par Goebbels pour monter et former ce groupe. Il partira à travers le pays pour recruter quatre jeunes hommes capables de jouer du jazz.
Durant un certain temps, il leur apprendra tout sur le jazz : son histoire, comment le jouer, comment le ressentir au fond de soi… Cependant, les quatre musiciens ont tous des caractères biens différents et ils ne vont pas s'entendre toujours à merveille. Au sein du groupe vont alors naître des tensions qu'ils vont devoir mettre de côté pour faire face à des dangers bien plus menaçants. Ils partiront ensuite en tournée à travers l'Allemagne pour de multiples concerts, mais leur programme sera alors mouvementé et ils prendront d'énormes risques pour défendre une noble cause.
Ce livre aborde le thème de la tolérance, de la différence mais de l'égalité de tous. A travers ce récit, l'auteur essaie de nous faire ressentir les divers dangers que les personnages vont rencontrer pendant la guerre en Allemagne.
Cet ouvrage est intéressant et instructif car il nous en apprend beaucoup sur cette période de l'Histoire; notamment comment les Allemands nazis se servaient d'une musique pour en faire un instrument de propagande. Ce récit est également très prenant car une fois que nous le commençons, faire une pause devient difficile; nous voulons à tout prix savoir la suite, ce qu'il va se passer, si les héros vont s'en sortir et trouver une solution à tous les obstacles qui se sont mis en travers de leur chemin.
De plus, ce livre est bien écrit, simple à comprendre, dans un registre de langue courant avec un vocabulaire abordable et des repères historiques clairs. Je pense surtout que pour arriver à comprendre les faits historiques, le contexte du livre, il faut le lire en classe de 3ème ou de 2nde car la situation est plus compréhensible vu qu'elle a été étudiée récemment. Ce livre est également très original car l'histoire est vraie et il y a peu d'ouvrages reliant la musique, l'histoire et la jeunesse en Allemagne.
Julie M.

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IrishStew
27 août 2014
Swing à Berlin expose un sujet grave à travers la musique. le personnage principal est un vieux pianiste de jazz, Wilhelm Dussander, qui a vu certains de ses collègues envoyés en déportation dans les années 1930. Lui-même a cru y passer. A l'époque, le jazz était rigoureusement interdit; à la radio d'abord, puis dans les clubs, la censure sévissait. Pourtant, il est convoqué par Goebbels, le tristement célèbre ministre de la Propagande qui lui demande de construire un big band en allant piocher les meilleurs éléments dans les conservatoires allemands. le but est de faire passer le IIIème Rich résolument moderne qui adopte les styles musicaux contemporains, tout en défendant les valeurs du régime. Comme le dit si bien Dussander, les musiciens n'ont pas à se mêler de politique, ou du moins l'idée-même de faire de l'Art une arme politique est totalement absurde. Aujourd'hui d'ailleurs continuons-nous de pleurer le sort réservé à Wagner par les nazis. Certes, Wagner n'était pas le meilleur des hommes et ce ne sont pas ses réflexions antisémites qui vont prouver le contraire. Mais Wagner chérissait l'Art plus que tout autre chose, et il n'aurait sans doute pas aimé que l'on se servisse de ses opéras pour nourrir la propagande nazie, quoi que pût en dire Cosima sa femme. Bref!
Un régime qui blâme le jazz mais qui commande quand même la création d'un orchestre de jazz? C'est paradoxal, et on reconnaît bien là l'hypocrisie des bien-pensants. Enfin toujours est-il que Dussander arrive à réunir un pianiste, un contrebassiste, un saxophoniste et un batteur. Il leur apprend ce qu'est le swing, une conception du rythme qui se retrouve dans tous les genres musicaux. le quatuor des Goldenen Vier (les Quatre Dorés) connaît un succès retentissant. M'enfin, l'histoire ne se termine pas aussi bien qu'on pourrait l'espérer. Plus que l'histoire d'un quatuor jazz, c'est un combat entre la liberté représentée par l'Art et la rigueur et l'austérité d'un régime dictatorial. D'un côté se trouvent les jazzmen à la tête desquels il y a Dussander, et de l'autre l'Allemagne nazie représentée par Goebbels (bien qu'il soit relégué au second plan assez rapidement) et un certain Dietrich Müller.
Sur fond de Duke Ellington et Bessie Smith, Christophe Lambert nous donne à voir une Allemagne moins manichéenne que ce dont on l'habitude de voir à travers les documentaires sur l'époque.
Bon, on passera sur les quelques erreurs techniques liées à la musique, comme mettre le saxophone dans la famille des cuivres (parce qu'il est cuivré d'apparence) alors qu'il fait partie des bois (tout comme le didgeridoo qui est un instrument en bois mais qui fait partie de la famille des cuivres... Faites péter l'aspirine!). On passera également sur les quelques lourdeurs d'écriture. le résultat final est plaisant, il groove, bien que le sujet soit sombre. L'idée du roman n'est pas de dire "Non mais finalement c'était pas si terrible que ça à l'époque!", mais plutôt de donner une vision moins connue. Christophe Lambert a l'intelligence de ne pas juger l'époque, la population se laissant séduire par les idées du parti national-socialiste. Déjà parce qu'il ne l'a pas connu et que son point de vue est forcément objectif, et puis aussi la haine n'engendre que la haine. Il prend bien évidemment parti, lui-même étant artiste il ne comprend pas que l'on puisse rendre illégitime la liberté. Mais à aucun moment il ne juge, et à aucun moment il ne donne de pistes pour aider le lecteur à juger la période. L'idée du jazz est en soi beaucoup plus subtile qu'elle ne le paraît, et c'est là qu'est toute la force du roman. Je m'explique.
Le contrebassiste du groupe s'appelle Hermann, et il connaît les Jeunesses Hitlériennes, et il est tout ce qu'il y a de plus convaincu. Ce personnage est intéressant parce qu'il remet en doute les enseignements qu'on lui a prodigué aux Jeunesses. A un moment, il demande pourquoi les Noirs se sentent obligés de se réfugier dans la drogue et l'alcool. Dussander répond d'abord que ce n'est pas une question de couleur, mais d'abord une question de contexte social. Les musiciens de blues et de jazz jouaient dans des coins un peu chelou où l'alcool coulait à flot, et où les dealers n'étaient jamais très loin. Donc c'était facile de se procurer ces deux choses. de plus, ces hommes là vivaient dans la misère, alors quand on leur promettait des lendemains meilleurs avec certaines substances douteuses, ils ne disaient pas non. Vous, chères lectrices, chers lecteurs, si vous viviez dès votre plus tendre enfance dans la misère la plus totale et qu'on vous promettait le bonheur, seriez-vous capable de refusez? Certains d'entre vous direz "oui", mais à ces gens-là je leur demande de mettre de côté leur orgueil et de prendre le temps de répondre à la question. Pour ce qui est de l'Allemagne nazie, il s'est un peu passé la même chose. Les conséquences de la Première Guerre sont encore lourdes dans les années 1930, et les humiliations des français qui occupaient une partie du pays, sans oublier la catastrophe financière, ont réduit au désespoir ces allemands. Alors, quand un homme s'est distingué de la masse en promettant un avenir meilleur à condition que tout le monde fasse ce qu'il disait de faire, personne n'a voulu dire "non", dans un premier temps. Certains ont regretté, comme certains ont regretté d'avoir touché à l'alcool ou à la drogue. Mais les conditions n'aidaient en rien à la base, et Dieu seul sait à quel point le désespoir peut nous faire faire n'importe quoi.
Ce groupe de jazz, c'est la résistance face à l'oppression et au désespoir.
Ce roman se lit très facilement, sur le plan stylistique. Il n'y a pas de scène particulièrement dure, mais après tout dépend des points de vue. Il se lit rapidement, on s'attache bien aux personnages, bien que le seul qui soit réellement développé est celui d'Hermann le contrebassiste. C'est un peu dommage que les autres soient délaissés, en fin de compte. Ca demeure une bonne lecture, ne serait-ce que par la façon dont le sujet est traité, c'est-à-dire par le truchement d'un quatuor jazz.
Lien : http://lesjeuneslettres.blog..
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Lagagne
01 septembre 2013
Trop court! Et oui, j'ai un reproche à faire à ce livre : il est trop court.
Je ne critique absolument pas la chute, qui est excellente, mais le développement aurait mérité d'être plus fourni. J'avais envie de les suivre plus ces jeunes!
L'écriture est simple, l'intrigue ne l'est pas forcément, elle. Des tas de notion sont en jeu ici : la collaboration, la résistance, la dictature, le besoin de se faire une opinion, la manipulation des masses, la curiosité intellectuelle, l'ouverture d'esprit, les changements de l'adolescence... Mais le tout est fait avec légèreté (trop? peut être, mais c'est un roman jeunesse).
Un bon roman, qui traite certes d'un sujet très rabattu mais avec justesse et sous un angle original. Et pour le peu de temps qu'il prend à lire, ce serait dommage de passer à côté.
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Les critiques presse (1)
Ricochet07 septembre 2012
Chacun, à son rythme, trace son chemin, qui l’amène à accepter l’autre, à vaincre la peur et à prendre conscience de l’abomination du régime nazi. Un très bon livre.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations & extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
Pays_des_contesPays_des_contes10 janvier 2013
– On n’a toujours pas de nom pour notre groupe, fit remarquer Ruppert.
– Je verrais bien quelque chose comme les fils du Reich, dit Herman.
– Les fils du Reich ? Pouffa Thomas. Waouh, ça donne drôlement envie de swinguer, dis donc ! Et pourquoi pas Les Valeureux Descendants de Thor pendant que tu y es ?
– Je suis fier de mes origines.
Max soupira :
– Moi aussi. La question n'est pas là. Il faut quelque chose qui incite à danser, à s’amuser, quoi !
Faussement sérieux, il ajouta :
– Un truc du genre Le grand Max Stachowiack et son orchestre.
Thomas grogna en balançant son polochon sur la tête de son camarade. Les deux autres éclatèrent de rire.
– Le jazz, ça brille de mille feux, comme un cuivre, intervint Ruppert. On pourrait l’appeler Die Goldenen Vier : les quatre en or !
– Die Goldenen Vier, répéta Max. Ouais, ça sonne bien ; ça me va !
– A moi aussi, dit Thomas.
– Moui, ça peut aller, maugréa Herman.
Trois coups retentirent, frappés à la porte.
– Il est plus de minuit, les garçons ! fit la voix d’Elsa. Terminées, les discussions !
Chacun se tourna sur le flanc ou sur le ventre, enfonçant son visage au creux du polochon.
– Die Goldenen Vier, murmura Max, avec un sourire. Les mecs, avec un nom pareil, on va casser la baraque !
+ Lire la suite
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Poucha75Poucha7524 juin 2013
Le contrebassiste entama son concerto en transpirant sous la chaleur des éclairages. Il fit de son mieux. D'ailleurs, il faisait toujours de son mieux. Ses parents lui avaient inculqué le goût de l'effort et le perfectionnisme. Ces qualités avaient encore été aiguisées dans les rangs des Jeunesses hitlériennes. Hermann avait fièrement porté le drapeau de son groupe lors de la Journée du Parti, à Nuremberg. Il se sentait appartenir à un tout plus vaste que lui, porté par une sorte d'élan invincible qui transcendait sa propre existence, et ce sentiment de participer à une grande cause était enivrant.
+ Lire la suite
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Poucha75Poucha7524 juin 2013
Il espérait que tout se passait bien pour les autres. C'était lui, le responsable, lui qui les avait entraînés dans "cette folie", comme disait Hermann. Mais c'était une folie juste. Des centaines de jeunes gens semblables à eux mouraient tous les jours. Parfois des milliers. Il ne pouvait pas se contenter de jouer de la musique en attendant que cela se termine. Un homme était-il un homme quand il perdait la faculté de s'indigner?
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AucafelitterairedecelineAucafelitterairedeceline20 janvier 2013
- Je me suis longtemps considéré comme apolitique, dit-il après un long soupir. Par lâcheté plus que par véritable conviction idéologique, je le crains.
Un silence
- Je n'ai jamais porté Hitler et sa clique dans mon coeur. J'ai entendu des rumeurs, comme tout le monde, au sujet des camps et du sort des juifs, mais... Je ne sais pas. J'imagine que je n'étais pas prêt.
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jovidalensjovidalens30 décembre 2013
Etre hypocrite n'était pas si difficile, en définitive. Un coup à prendre, pas plus compliqué qu'un accord à maïtriser.
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