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ISBN : 2253031399
Éditeur : Le Livre de Poche (31/12/1998)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 64 notes)
Résumé :
Ne cherchez pas de baleines aux royaumes de l'Himalaya : vous n'en trouverez pas davantage que de yétis. Les baleines auxquelles l'auteur fait allusion sont obsessionnelles, ce sont celles que l'on poursuit toute sa vie, telle la fabuleuse Moby Dick du capitaine Achab. La baleine blanche du petit Alex, le nouveau héros de Jacques Lanzmann, n'est autre que Vince, son propre père, parti "faire une marche" d'un mois au Népal et qui, trois ans plus tard, n'est toujours ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
MissSherlock
24 mars 2016
Il y a quelques années, j'ai lu RUE DES MAMOURS de Jacques Lanzmann, livre érotico-comique mettant en scène une bande de garnements apprenant les choses de la vie. Ce roman très court m'avait plu aussi quand j'ai vu que mes parents possédaient LA BALEINE BLANCHE dans leur bibliothèque, je n'ai pas hésité longtemps à leur emprunter.
D'autant moins que la quatrième de couverture était alléchante. La baleine blanche, c'est quelque chose d'obsessionnel que l'on poursuit toute notre vie, telle celle que traque sans relâche le Capitaine Achab dans MOBY DICK. La baleine blanche du petit Alex, c'est Vince, son père. Parti faire une marche d'un mois au Népal, il n'est toujours pas revenu trois ans plus tard. Alex, du haut de ses treize ans, décide de partir à la recherche de son héros. Accompagné de son grand-père de quatre-vingt-deux ans, Léon, Alex va découvrir que chasser la baleine à un prix.
Ce qui est remarquable chez Jacques Lanzmann, c'est son style, on le reconnait tout de suite. Il y a du rythme, de l'humour, de la tendresse et surtout des néologismes craquants comme « sexamourer » , « tendresser » ou « sexaboucher ». On aime ou on n'aime pas, je ne pense pas qu'il puisse y avoir de demi-mesure. Nul besoin de préciser que j'aime beaucoup son style imaginatif, poétique et direct.
J'ai tout de suite eu beaucoup de sympathie pour le jeune Alex et encore plus pour son grand-père Léon, papy un peu pervers mais très tendre et près à toutes les folies pour aider son petit-fils.
C'est une belle histoire d'amour filiale que nous raconte Jacques Lanzmann où l'on rit autant que l'on pleure. Le dernier chapitre m'a beaucoup émue.
LA BALEINE BLANCHE est un voyage complice, vivant, drôle, attendrissant et plein de vie. Je suis heureuse d'avoir accompagné Alex et Léon pendant ce périple.
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lecassin
13 juillet 2012
On a tous une "baleine blanche" à poursuivre, à la manière du capitaine Achab d'Herman Melville ; simplement, elle peut prendre différentes formes. Ici, et ça ne surprendra pas les lecteurs habitués à la prose de Jacques Lanzmann, elle prend la forme de la quête du père…
« La baleine blanche », c'est le voyage d'un gosse de treize ans, Alex, dont le père parti marcher au Népal pour un mois n'est toujours pas revenu au bout de trois ans. Un père dont les préoccupations, marche, littérature, paroles de chansons ne sont pas sans rappeler celles de l'auteur.
Alex entreprend donc ce voyage (initiatique ?) accompagné de son grand père Léon, un vieillard libidineux du genre « pervers pépère »…
Ce livre fut mon premier Lanzmann. Est-ce la raison pour laquelle je le considère comme son chef-d'oeuvre ? Sans doute…
Il n'en reste pas moins que malgré ceux que j'ai pu lire depuis - et ils sont nombreux - celui-ci me paraît le plus abouti en matière de langage. Ecrit dans un style plein de tendresse, d'humour et de nostalgie (comme d'habitude, pourrait-on dire), je ne connais rien d'autre du même auteur qui soit aussi créatif et surprennant, jusque et y compris dans les néologismes comme « sexamourer », « sexaboucher », qui n'ont pas besoin de définition dans le Grand Robert, tellement ils sont explicites…
Des mots aussi savoureux que le "musiqualagueule" et le "bonbonlafesse" des créoles ; respectivement l'harmonica et le... suppositoire...
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majolo
16 février 2016
Le style n'est pas sans rappeler "Zazie dans le métro", le personnage principal aussi.
Un jeune garçon, parmi des adultes aussi branques les uns que les autres, une aventure rocambolesque (au Népal, plus exotique (?) que le métro parisien), une gouaille et des néologismes rigolos...En fait, cela ne m'a amusé que pendant les premières pages. Rapidement, ça tourne au procédé.
J'ai persévéré car je suis bien élevée, mais c'est idiot. Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas...Plus j'avançais, plus les descriptions me répugnaient: les vermines, les crachats, les plaies purulentes, j'en passe et des meilleures et les personnages m'étaient de moins en moins sympathiques. le plaisir de quelques réparties et situations n'a pas suffi, je n'ai pas aimé, tout simplement.
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ninosairosse
25 juillet 2016
le Livre qui m'a fait incontestablement Découvrir !
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kathy
02 juillet 2017
Parti au Népal, à la recherche de la « Baleine blanche », le père d'Alex n'est toujours pas revenu au bout de 3 ans.
A la fois inquiet et impressionné par ce père « disparu », Alex (13 ans), accompagné de son grand-père, Léon (82ans), part à sa recherche.
Ce long périple, cette quête, permettront à Alex et Léon, de se découvrir, de devenir complices, de se taquiner en faisant semblant et surtout, de s'aimer.
Alex et Léon, complices tout au long de leur trek initiatique, sont émouvants, même si Alex, apprendra que partir à la recherche de la Baleine blanche a un coût.
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Citations & extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
MissSherlockMissSherlock04 mars 2016
Mes parents, ils ne se disputaient que très rarement et la plupart du temps pour des riens mais quand les riens finissent par devenir des touts, c'est peut-être plus grave que ça en a l'air puisqu'on ne prend même plus la peine d'en discuter, préférant se refermer sur soi que de s'en ouvrir en laissant entrer le vent et lui permettant de balayer un grand coup les ressentiments car dans un couple, quand le ressentiment a remplacé les sentiments, c'est que le chewing-gum qui colle les cœurs ensemble n'a déjà plus beaucoup de sucre à force d'avoir été trop mastiqué.
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MissSherlockMissSherlock06 mars 2016
Si, Alex. Je suis un boulanger sans farine. Parfois je sens le levain qui monte en moi. Alors je me dis : « Tiens Léon, tu pourrais encore pétrir le corps d'une femme et enfourner ton plaisir en elle », seulement vois-tu petit, la pâte ne prend pas. J'ai beau y mettre la tête et les mains, me souvenir des émotions et des gestes, je pétris le vide. Tu comprends, Alex, je suis dans le pétrin, mais dans un pétrin absolu car non seulement je manque de farine mais en plus le four est éteint et délabré. Même les briques réfractaires sont fendues, émiettées et d'un froid glacial.
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MissSherlockMissSherlock07 mars 2016
Papa détestait l'esprit petit-bourgeois des gens dont la vie est réglée comme du papier à musique et qui passent leur temps dissimulés derrière leurs volets à compter les fausses notes des voisins.
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MissSherlockMissSherlock07 mars 2016
À force de lui prodiguer des conseils de prudence, des mises en garde à mon sujet, elle avait fini par lui donner une énorme angoisse existentielle et comme grand-père n'était pas en bonne santé vu qu'il approchait de la retraite éternelle et qu'il pouvait d'un instant à l'autre, rentrer à tout jamais dans le ventre de la terre pour accoucher de sa mort, il s'était mis à penser qu'il fallait peut-être consigner par écrit ses dernières volontés.
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MissSherlockMissSherlock12 mars 2016
- Parce que tu trouves que c'est poétique, ça ?
- C'est comme on veut, Alex, ça peut être dégueulasse ou poétique. C'est comme on le ressent.
- Avec grand-mère c'était poétique ?
- Oui, Alex, c'était très poétique, c'était très pur. Si pur que ça manquait de sel.
Je n'avais pas osé lui demander pourquoi il mettait du sel dans le sexe de grand-mère ni pourquoi elle en manquait sans compter que ça devait drôlement brûler.
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Video de Jacques Lanzmann (14) Voir plusAjouter une vidéo

Littérature
Emission publique présentée par François-Régis BASTIDE et Michel POLAC consacrée à la littérature en compagnie des critiques, François NOURISSIER, Guy DUMUR, Robert KANTERS et l'invité de la semaine, André PIEYRE de MANDIARGUES. Les intermèdes musicaux sont interprétés à la guitare par Romano. - à 01'25" : "Un tyran sur le sable" (Julliard) de Jacques LANZMANN a retenu l'attention...
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