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ISBN : 2213686084
Éditeur : Fayard (14/01/2015)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.44/5 (sur 263 notes)
Résumé :
Communiste et charmeur, cégétiste et volage : tel était Lulu, mon père. Menteur aussi, un peu, beaucoup, passionnément, pour couvrir ses frasques, mais aussi pour rendre la vie plus belle et inattendue.
Lulu avait toujours une grève à organiser ou des affiches à placarder. La nuit venue, il nous embrigadait, ma mère, mon frère et moi, et nous l’aurions suivi au bout du monde en trimballant nos seaux de colle et nos pinceaux. Il nous faisait partager ses rêves... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (77) Voir plus Ajouter une critique
1967fleurs
  05 septembre 2019
Dans l'homme qui ment, Marc Lavoine nous dit la vérité. Il nous offre un récit intimiste qui s'ouvre sur la mort de son père.
Je suis donc rentrée dans cette famille de campagne parisienne à Wissous, près d'Orly.
Nous sommes dans les années 70 . Son père Lucien est rentré marqué par la guerre d'Algérie, mutique pendant deux ans. Il travaille aux PTT et il milite au PCF, Georges Marchais est à sa tête.
Sa femme, Michou est une catholique engagée, qui élève ses enfants et s'occupe de ses parents. Quand Marc est né, elle voulait une fille… Les débuts n'ont pas été simples pour lui.
Les fins de mois sont difficiles mais Lulu est penché sur la bouteille et arrose aussi quelques maitresses. Il est souvent absent de la maison et fait souvent la ribouldingue…
Le radada ne va durer qu'un temps, Lucien va finir par être rattrapé par une insatisfaite et la Michou va reprendre le dessus, le rudoyer et le congédier.
« je la voyais prête à surmonter cette épreuve et je la trouvais drôle, accrochée à sa vengeance qu'elle voulait déguster chaude »
Marc Lavoine nous raconte son enfance, son adolescence, ses premiers émois. Il nous parle des siens avec tendresse, de son frère Francis, de son entrée dans le monde du spectacle, avec la bénédiction de sa mère, l'aide et la faveur de son père.
Cet homme discret, nous offre une écriture saisissante, touchante, drôle, poétique.
« Je suis rentré dans l'église de Saint Roch comme cela m'arrive souvent (…) ce jour là, comme d'habitude, je ne savais pas pourquoi je me sentais poussé par un vent spirituel, comme si mon corps avançait sans me consulter (….) pardonnez-moi, je n'ai pas su changer le cours des choses de ma vie, je n'ai pas eu tous les jours le courage de mon enfance, je n'ai pas menti, mais j'ai dû me taire ou faire semblant. J'ai essayé. »
« Je comprenais que, malgré les chagrins, les erreurs, les échecs et la défaite, j'avais grâce à mes parents le goût du bonheur, du combat et des victoires. »
Un agréable moment de lecture.
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domisylzen
  09 février 2016
Le début, c'est déjà une embrouille. le titre : "l'homme qui ment" et en sous-titre : "basée sur une histoire fausse" et en précision "roman d'un enjoliveur". Alors j'ai regardé attentivement la page de couverture et j'ai vu "récit". Là j'ai le neurone qui défaille. C'est quoitesque au juste ? Une bio zou pas.
Qui est l'homme qui ment ? Marc Lavoine ? Son père ? Quelqu'un d'autre ?
J'ai eu du mal à le prendre à la bibliothèque, les biographies de célébrités qui racontent leurs petits malheurs, je passe mon tour. Mais le sourire de la bénévole en disait tellement long : " et puis, me dit-elle, vous n'en aurez que pour une soirée..." L'argument qui tue.
Faut se rendre à l'évidence Marc Lavoine raconte bien, j'ai replongé direct dans les années 70. Les moeurs débridées, la GS, les pantys, la 2 CV camionnette, les foires à n'en plus finir, les partie de jambes ...euh ... enfin bon ... carré blanc. Ah les pantys, quatre est votre tournée était pleine, de nos jours vous mettez 8247 strings et vous faites une demi-charge. Une autre époque quoi ! A deux ou trois reprises Marc Lavoine évoque un groupe français : Ange. Qui, de nos jours, écoute encore ce groupe, à fond les manos le matin en allant au boulot ? Hein à part Jeepax. Ange : au-delà du délire ;-))
Un père pététiste et militant cégétiste convaincu. Une mère catholique qui ne veut pas de garçon mais désire une fille. Vous avez déjà un bon terreau pour que ça se barre en vrille dès le début. Ajouter à ça un père volage qui trousse à tour de bras (hum bras n'est p'tét pas le bon terme) et une nounou qui se laisse caresser de partout. La jeunesse de ML ne ressemble pas à celle de tout le monde. Quoique chacun à son histoire avec ses situations cocasses et ses secrets de famille. Tout le monde n'en fait pas un livre. Heureusement !
L'écriture, l'histoire, coulent toutes seules, et ce récit m'a tout l'air autobiographique quoi qu'en dise les premières pages. Alors est-ce une thérapie déguisée ? Marc Lavoine a-t-il du mal à assumer ou alors est-ce de la pudeur ? Va savoir Charles-Henry !
Faudra lire ce livre pour avoir la réponse aux interrogations du début de cette modeste critique.
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tiben
  27 avril 2015
L'homme qui ment est un ouvrage d'un peu moins de 200 pages de Marc Lavoine. Une célébrité qui écrit un récit..."basé sur une histoire fausse" prévient il dès l'entame. Histoire fausse vraiment? Ca ressemble davantage à une vrai autobiographie avec la pudeur inouie de celui qui ne veut pas qu'on le remarque... mais qui à l'inverse souhaite qu'on sache d'où il vient et qui il est vraiment.
Communiste et charmeur, cégétiste et volage: tel était Lulu, mon père. La 4ème de couverture dresse le tableau dépeint dans l'ouvrage. C'est en effet l'histoire de Marc Lavoine, de sa naissance en passant par son adolescence jusqu'à la mort de ses parents.
Et c'est donc plus particulièrement l'histoire du père, homme qui a profondément marqué Marc Lavoine et que ce dernier a profondément aimé.
L'écriture est touchante. Elle mélange "le parler oral" avec de la poésie. Parfois pénible et presque navrante (surtout connaissant les textes des chansons de l'auteur), souvent tirant des larmes tellement c'est beau... de manière générale, le récit est très émouvant...
"Je regardais le vent faire s'envoler des arbres les feuilles de l'automne, et murir au printemps des fleurs de rosée, puis leurs déshabillements l'hiver venu, en été je ne sais pas où alors je ne sais plus"
De petits chapitres se succèdent en alternant le côté chronologique et le coté actuel. Tout se lit quasiment d'un trait et est agréable à lire... Marc Lavoine est une belle plume. On ne peut qu'aimer le lire, comme on apprécie l'écouter ou le voir.
On comprend bien mieux Rue des Acacias... on comprend pourquoi Marc Lavoine a voulu être comédien et artiste... on comprend pourquoi il voue une fidélité indéfectible à la famille... Beaucoup de pudeur dans ce livre. Marc Lavoine se met à nu et dit les choses sans masques ou fioriture.
J'ai beaucoup apprécié cette courte lecture. Elle m'a rappelé un peu "les mots qu'on ne me dit pas" de Véronique Poulain: c'est une belle déclaration d'amour à ses parents, et à son père en particulier.
Une lecture facile mais néanmoins émouvante que je ne regrette pas.
4/5
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soleil
  14 mai 2015
Marc Lavoine décrit une vie familiale dont le récit s'articule autour de Lulu, son père, qui travaille aux P.T.T. Lulu syndiqué, militant et actif, bon et joyeux camarade qui trompe sa femme sans vergogne, de façon plutôt bien organisée, sans rien cacher à ses enfants.

A la lecture du récit j'ai perçu de la part du narrateur un ressenti à plusieurs facettes :
- une facette qui révèle une enfance paisible et rassérénante lorsqu'il est entouré de ses grands-parents ; on réalise qu'ils avaient une grande importance pour le petit garçon qu'il était.
- une facette plaisante, l'été dans le Lot, en famille. Il semble insouciant, non affecté par ce qui se trame en fond de scène. On commence tout juste à percevoir chez l'auteur qui grandit une évolution du ressenti.
- l'autre facette, plus tourmentée, est décrite par le jeune homme qu'il est alors et qui voit les conséquences des agissements de Lulu sur Michou, sa mère : une souffrance tue ; une souffrance qui transpire, silencieusement, par les larmes et la dépression. Ne pas crier. Ne pas faire de bruit. Essayer de rester droite. La pudeur aussi face à des maux avec lesquels chacun s'arrange (l'alcoolisme, la tromperie).
Le narrateur ne se positionne pas en moralisateur ou en défenseur de l'un ou de l'autre et ravale ce qu'il constate de visu, sans bruit, soutenu, contenu par son frère. Les sorties entre copains, les bêtises, les blagues, restent de mise à cet âge-là et semblent une bouffée d'oxygène qui suspend ou supplante ce moment où la tristesse va poindre. L'affliction ressentie se manifeste sans aucune violence même si on l'imagine sourdre sous peu. le narrateur a assez de clairvoyance pour manoeuvrer sans blesser quiconque, sans se nuire à lui-même et trouve dans le théâtre une échappatoire salvatrice sous peine de suffoquer ou de dériver. Une sortie de scène familiale magistralement bien menée.

J'ai apprécié la lecture de ce récit, son rythme. J'ai souri à l'évocation des souvenirs des soirées entre adolescents, des premières mobylettes, des gentilles bêtises que l'on fait.
J'ai apprécié l'émotion liée aux souvenirs des aïeux.
J'ai beaucoup aimé ce récit qui tantôt bouleverse, tantôt fait sourire.
Ce récit m'a beaucoup émue. A la fin, j'ai pleuré.
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alainmartinez
  28 février 2015
Dans « L’homme qui ment », Marc Lavoine nous dresse avec pudeur le portrait de sa famille, D’abord il y a le père, Lulu, syndicaliste, coureur de jupons, menteur pour rendre la vie plus belle, puis il y a la mère, Michou, mélancolique et dépressive et enfin le frère, prêt à tout pour protéger son petit frère. Tendre et émouvant, le livre de Marc Lavoine nous plonge dans la vie de banlieue des années 60/70. Cette banlieue qui n’avait pas encore mauvaise réputation, faite de petits pavillons, à quelques pas des champs de pommes de terre et des vaches mais aussi de l’aéroport. Cette banlieue où les jeunes vivaient entre le lycée, le stade et la MJC. Cette banlieue de mon enfance.
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critiques presse (4)
Bibliobs   06 mars 2015
Un sujet intime et universel que Marc Lavoine traite sans fausse pudeur, juste avec le cœur.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Lexpress   02 mars 2015
Dans son premier roman, L'homme qui ment, Marc Lavoine revient sur son enfance en banlieue, entre un père volage, une mère amoureuse et un frère protecteur.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeSoir   11 février 2015
Marc Lavoine se met à l’écriture. Le récit de son enfance, marquée par la présence d’un père communiste, buveur et volage, est conté avec amour, humour et simplicité.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Lexpress   19 janvier 2015
Pauvre Marc, écartelé entre la tristesse de sa mère et la vitalité de son père, et dont le récit, empreint de sincérité et d'humanité, rivalise avec les souvenirs des écrivains les plus patentés.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (89) Voir plus Ajouter une citation
AmbagesAmbages   17 juillet 2018
Des coups, nous en avions pris chaque fois qu'ils s'en étaient donné eux, nos parents chéris ; on en sentait les douleurs. Leurs bleus auraient du mal à disparaître, nos souvenirs seraient bleus pendant combien de temps encore ?
Commenter  J’apprécie          360
GudulleGudulle   18 juillet 2015
Nous dînions tous les quatre autour de la table, comme d'habitude. Depuis que j'avais vu Le Fanfaron - Vittorio Gassman, qui ressemblait un peu à Lulu, y entraînait malgré lui Jean-Louis Trintignant, auquel je m'étais identifié, dans sa voiture et ses aventures -, je caressais l'idée d'être acteur de cinéma. Mais après avoir vu Philippe Caubère dans le Molière d'Ariane Mnouchkine, une envie a poussé en moi de façon incontrôlable. Le théâtre, voilà ce que je voulais faire, du théâtre.
Lulu et Michou aimaient beaucoup ça. Jean Vilar, Gérard Philippe, c'était leur lien, leur rêve, et c'est bien ça qui me faisait peur. Alors, comme Molière lançant à table à ses parents : "Je veux être acteur", j'ai répété cette phrase avant de faire face à mon public, qui serait, ce soir-là, composé de mon frère et de mes parents. J'ai compris ce qu'était le trac. Des coulisses de ma timidité, j'ai pris mon courage à deux mains, j'ai entendu les trois coups, le rideau s'est ouvert et j'ai déclaré : "Papa, maman, je veux être acteur."
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domisylzendomisylzen   20 janvier 2016
Tu parlais de fesses joyeusement, tu défendais ton point de vue, citant chansons et poèmes. Gauguin était invité dans la conversation, " les filles, je les aime bien grasses et bien vicieuses". Tu utilisais n'importe quel prétexte pour justifier ton appétit charnel envers tout ce qui bouge sur terre et qui porte une jupe. Sauf les écossais, avec tout le respect qui leur est dû.
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dominicadominica   18 février 2015
Elle était en deuil pour de vrai, elle était libre et profondément elle-même, nue de toute rancune;
toute sa vie était là, présente;
Car même après le divorce, après t"avoir aimé autant que détesté, tu étais resté le seul homme de sa vie, sa seule histoire d'amour, et j'ai la faiblesse de croire qu'il en était de même pour toi.
Commenter  J’apprécie          120
FRANGAFRANGA   17 septembre 2018
Nous avons donc vécu là, dans cette couronne de banlieue, la grande, près des champs de pommes de terre et des avions qui décollent. Encore la campagne et déjà la ville et ses grues synonymes de grands ensembles qui avaient pris la mesure des choses, cette ville grandissante et moderne aux portes de ce petit village agricole vacillant qui va mourir avec le progrès. Oh ma banlieue, mon pays, mes racines, tu avais encore un visage d'enfant venu d'un temps dont la langue ne se parle presque plus, ici, près des pistes d'Orly.
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