AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2072793653
Éditeur : Gallimard (04/10/2018)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 80 notes)
Résumé :
« Netka, il y a du slave dans ce nom qui sonne clair. Elle a cinquante pour cent de sang polonais dans ses veines. Il me faudra beaucoup de temps pour identifier la Pologne, chercher la trace du père inconnu, éclaircir les mystères, imaginer l'enfant-valise, la petite fille abandonnée. Elle est, elle était ma mère. »
Philippe Labro.
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
domisylzen
  27 novembre 2017
Philippe Labro part dans ce livre à la découverte de sa mère, Henriette, qui porte le doux surnom de Netka.
Non pas qu'il ne l'ait pas connu mais celle-ci préférait s'occuper des autres plutôt que de sa petite personne. Née de père inconnu, sa mère l'abandonne avec son frère Henri chez une nourrice. Ado elle écrit des poèmes, attendant le grand amour. Celui-ci viendra avec Jean, de vingt ans son aîné, qui jouera le rôle de mari, d'amant et de père. Habitants de près de Montauban ils aideront, durant la deuxième guerre mondiale des personnes fuyant le régime en vigueur de cette époque.
Un livre un peu pêle-mêle, tout en retenue pour rendre hommage à sa mère bien-aimée. Une femme que l'on rêverait de côtoyer tellement celle-ci est emplie d'amour et de bienveillance.
Philippe Labro lui doit tout, à chaque au carrefour de son existence elle est là pour le conseiller, lui faire prendre le bon chemin.
Commenter  J’apprécie          601
ValerieLacaille
  03 avril 2017
J'ai été à la fois touchée et captivée par cette enquête que mène Philippe Labro sur les origines de sa mère. Celle-ci, surnommée Netka, refuse en effet de livrer ses souvenirs d'enfance à ses enfants; alors que ceux-ci, Philippe surtout, aimeraient en savoir plus sur leurs origines.
Henriette, de son vrai prénom, est ainsi la fille adultérine d'un riche propriétaire terrien polonais (prénommé Henri) et d'une institutrice française, elle-même fille de ferme et de père inconnu. Après avoir été "déposée" avec son frère aîné Henri, chez une première nourrice, elle sera ensuite retirée puis abandonnée auprès d'une autre. Comment a- t-elle fait pour se construire malgré tout dans un rôle de femme et de mère aimante? Comment a- t- elle pu survivre à ces multiples abandons? Pourquoi sa propre mère n'a- t- elle pas voulu s'occuper de ses enfants?
Philippe Labro cherche à comprendre en menant sa propre enquête car sa mère, toujours et jusqu'à son souffle, refusera de répondre à ses questions. Il permet au lecteur d'avancer au fur et à mesure de ses découvertes. Les chapitres sont courts, vivants, parfois un peu redondants; mais c'est le seul bémol que je mettrais. Cette lecture m'a vraiment emportée dans une enquête sur une identité; sur la recherche de nos origines, sujet qui nous préoccupe tous un jour ou l'autre...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          313
TCHITAT92
  31 janvier 2019
J'ai beau différer le moment fatidique, il me faut bien rédiger mon traditionnel billet sur cette lecture. A la différence de la majorité des critiques élogieuses, je dois reconnaître que pour ma part, je l'ai lu sans grande émotion. Je suis allée jusqu'au bout, sans peine, mais sans hâte non plus.
Sur la forme, il m'a semblé que les répétitions étaient fréquentes, redondantes, et le style sans personnalité particulière (je préfère les écritures atypiques, quelles qu'elles soient). Mais ce n'est que mon ressenti.
Sur le fond, je veux bien comprendre qu'un fils aime sa mère, et d'autant plus que celle-ci apparaît comme une femme hors du commun, mais les éloges m'ont semblé peut-être un peu surévaluées. Sa mère nous est présentée comme LA femme parfaite, belle mais différente des autres beautés, avec l'exotisme d'un passé étranger, non ordinaire, et puis de noble famille, pour ne rien gâcher. A la fois brillante intellectuellement, artiste, drôle, aimée de tous (qui peut l'être??), généreuse. Femme et mère rêvée, épouse modèle.
Je veux bien, mais bon ... Sachant qu'elle s'est toujours tu sur son passé, comment son fils tant aimé (aimant) peut-il affirmer catégoriquement qu'elle n'a jamais eu de regret ? que son existence de femme au foyer l'a épanouie à 200% ? Que sa relation avec son mari était à ce point idyllique ?
Dans l'homme qui raconte sa mère, je vois surtout un petit garçon qui, la voyant sur le déclin, veut continuer à croire jusqu'au bout au mythe de la Mère-idéale, sans vouloir la confronter à une réalité sans doute moins parfaite, mais plus humaine et plus touchante.
Je ne comprends pas pourquoi les écrivains écrivant sur leur mère, soit la canonise, soit diabolise... Ne peut-on dire sa mère avec amour, en la racontant telle qu'elle était, avec ses forces et ses faiblesse, juste une femme, mère, compagne ? Ce n'est pas la trahir que de la montrer dans son humanité ?! Pourquoi serait-il nécessaire de l'idéaliser pour que les gens l'admirent, la respectent ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          245
Achillevi
  14 août 2017
Un livre que je n'avais pas envie de lire. Je n'avais jamais rien lu de Labro et je me méfie de ces personnes à qui tout réussi et dont on fait tant de publicité : journaliste français à Dallas en 63, directeur de RTL, parolier pour Johnny...Les yeux bleus perçants, la crinière blanche, de l'allure, photogénique, parlant avec aisance...tout pour me rendre réticent, très réticent. Et pourtant je l'ai lu me laissant convaincre par quelques commentaires flatteurs. Et...j'ai beaucoup aimé. J'ai aimé la manière dont il retrace le destin de sa mère Netka, fille "naturelle" non reconnue par son père, aristocrate polonais qui mourra enterré vivant par les Bolcheviks et abandonnée par sa propre mère à qui elle en voudra toute sa vie. Labro parle d'elle avec une grande simplicité dans un style dépouillé. Il ne cherche pas à transformer le portrait de ce personnage complexe en une hagiographie filiale auquel un tel exercice aurait pu bien naturellement mener. Non, rien de tout ça. Il déroule petit à petit tous les éléments qui permettent par petites touches de mieux comprendre celle qui ne racontera jamais vraiment son passé ni ses origines à ses enfants. Une femme belle, brillante, douée, ne se conformant pas aux usages et qui a choisit de donner tout l'amour dont elle était capable à ses enfants, son mari, ses proches, pour combler celui dont elle fut privée dans son enfance. Un très beau livre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          217
alainmartinez
  30 juin 2017
Philippe Labro s'est souvent inspiré de sa vie dans son oeuvre. Avec « Ma mère, cette inconnue » l'auteur, comme beaucoup d'autres écrivains avant lui, rend hommage à la femme la plus importante, sa mère, Henriette Carisey dite Netka.
Dans ce très court roman, l'auteur tente de découvrir la femme qu'était sa mère, une femme aimante et attentive aux autres.
Un livre un peu brouillon, avec de nombreuses répétitions. Mais cela reste un beau signe d'amour, parler de sa mère est un exercice tellement difficile ! « je me suis interrogé : ai-je assez aimé ma mère, l'ai-je assez aimée ? Aimons-nous assez ceux que nous aimons ? ».
Commenter  J’apprécie          220

critiques presse (3)
Actualitte   10 juillet 2017
Ma mère, cette inconnue représente une magnifique déclaration d’un fils à sa mère. Une déclaration touchante, parfois maladroite, mais tellement vraie.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Lexpress   22 mai 2017
Un récit sobre et émouvant, un portrait impressionniste qui rend hommage à cette femme qui refusa, toute sa vie, de s'apitoyer sur son passé.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro   14 avril 2017
Philippe Labro, romancier et journaliste, enquête sur l'enfance de sa mère. Une belle histoire.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
alainmartinezalainmartinez   18 juin 2017
« La puissance maternelle », quelle étrange expression. On peut la retourner dans tous les sens. On peut écrire que ce n’est pas de la puissance, mais une forme de possession, le pouvoir d’avoir, entre ses bras, une créature de faiblesse et de fragilité, dont l’évolution, jour après jour, heure après heure, va passionner la mère, va la transformer elle-même. La puissance d’une mère se traduit par ces simples mots : « Mon enfant, mon bébé » — puisque c’est elle, la mère, qui a reçu le droit de vie, le droit d’enfanter, le droit de créer, le droit d’avoir peut-être souffert, le droit d’aimer charnellement. La puissance maternelle, c’est le devoir d’éduquer et d’élever — puisque toute puissance exerce ses droits mais se soumet à des devoirs.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
AchilleviAchillevi   11 août 2017
Il y a eu cette première soirée de bridge quand, au milieu des propos des autres, recouverts de convention et d'ennui, une rencontre s'est faite, en quelques regards, ces instantanées et inopinées étincelles de goût commun (la poésie, la littérature, le respect de la nature) et s'il est trivial ou banal d'utiliser le terme "coup de foudre" qui ne veut rien dire, qui n'est qu'une métaphore, une image facile pour définir ce qui est beaucoup plus complexe : la conjonction immédiate de deux sensibilités, la découverte réciproque d'une connivence, une alliance, un désir partagé, une harmonie, il a eu lieu.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
rbreizhrbreizh   27 novembre 2017
Lorsque j’étais encore très jeune, ignorant et arrogant, je débutais dans le journalisme, mon père me tint à peu près ce langage :
- Garde-toi de juger d’abord. Il faut surtout comprendre. Ne rejoins jamais la catégorie des juges. Essaye de comprendre et si tu y parviens, alors, tu peux te permettre de juger – et encore ! Il faut, avant tout, tenter de comprendre.
Qui peut juger Marie-Hélise, qui « nous avait fait trop de mal » ? Netka, sans doute, et elle seule. Mais qui sommes-nous pour la juger, nous qui ne savions rien de la fille d’une fille de ferme d’Emagny ? Que doit-ont comprendre ?
Déjà, elle aussi n’a jamais su qui était son père. Peut-être a-t-elle souffert, au même âge, des mêmes humiliations que subirait Netka, plus tard. Dans ce début du XXe siècle, pour accéder au métier d’institutrice en arrivant de nulle part, il lui a certainement fallu beaucoup de volonté et d’intelligence. La femme, à l’époque, est considérée d’une manière quasi universelle en France, et ailleurs, comme vouée au foyer, à la famille, aux labeurs de base, de moyen niveau, ou alors à la « vie légère », cliché classique d’une misogyne. Marie-Hélise vient d’Emagny, c’est-à-dire du fin fond de la province, sans autres armes que sa personnalité, son caractère et sa beauté. Comme nous ne possédons aucun portrait d’elle, seule notre imagination nous incite à croire qu’elle est belle.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
rkhettaouirkhettaoui   27 mai 2017
Dans ce « tourner la page », on peut deviner l’autre facette du caractère entier de Netka. À aucun moment de sa vie, avec nous, avec son mari, elle ne s’est longtemps arrêtée sur une page qui aurait pu lui sembler sombre. Sa nature même, forgée, selon moi, par les abandons successifs, ne l’a pas empêchée de déployer une volonté d’avancer puisqu’elle obtint avec facilité diplômes et résultats, succès au lycée. Cette ténacité l’emporte sur la tentation de l’épanchement solitaire et morose. La complaisance de l’ennui quotidien, la routine d’un ministère ? C’est assez, tournons la page !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
rkhettaouirkhettaoui   27 mai 2017
Ma mère est un bloc d’orgueil et de ténacité, un bloc du refus de se plaindre et d’apitoyer les autres. Comme autrefois, elle décide de vivre dans le temps présent. Malgré des problèmes de santé et d’âge, elle descend tous les jours à la piscine du parc, nos enfants sont là, ils l’attendent, elle va pouvoir jouer avec eux, ils espèrent qu’elle continuera de leur apprendre à plonger, elle va passer des heures à leur enseigner la natation, puis à tous les enfants des autres familles. Quand ceux-ci la voient apparaître, ils se dirigent tout naturellement vers elle, sa gentillesse, sa générosité, elle irradie dans la conquête de chacune de ces jeunes vies.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Videos de Philippe Labro (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Labro
17.05.18 - INTEGRALE - É. Louis, P. Kramer, G. Brisac, P. Labro, V. Huisman et M. Dorsan.
autres livres classés : relation mère-filsVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Des cornichons au chocolat

Comment s'appelle le chat de Stéphanie

Garfield
Garffy
Garfunkel

6 questions
42 lecteurs ont répondu
Thème : Des cornichons au chocolat de Philippe LabroCréer un quiz sur ce livre
.. ..