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ISBN : 2012356052
Éditeur : Hachette Littératures (15/10/2002)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 21 notes)
Résumé :

Le 1er février 1918, un soldat amnésique est interné à l'asile psychiatrique du Rhône. Tous les moyens sont employés pour l'identifier et le rendre à sa famille. Son portrait s'étale à la une des journaux et est affiché sur les portes de toutes les mairies. Plusieurs centaines de familles reconnaissent en lui un père, un fils ou un frère disparu à la guerre. Comment départager ces famil... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
IreneAdler
  29 février 2012
Nous les connaissons morts. Nous avons oublié qu'il y en eu de vivants...
Un soldat blessé est monté dans un convoi sanitaire. Arrivé à l'hôpital, pas de papiers. Amnésie. Quasi aphasie. Il est baladé d'un hôpital à l'autre jusqu'à Rodez. Là un médecin va tout mettre en oeuvre pour retrouver sa famille. Avec l'autorisation du préfet, il convoque les journaux pour diffuser photo et description. Cela Fonctionne. Au-delà de ses espérances.
Une quête qui se prolonge sur tout l'entre-deux-guerres. Un défilé de familles brisées qui contre logique gardent espoir, accusant parfois les médecins de malveillance.
Une facette assez méconnue de la der des der : le désarroi, la souffrance des familles à qui les hommes ont été enlevés, l'incapacité pour eux (et c'est normal) de concevoir les horreurs et les incertitudes de la guerre moderne (gaz, obus, armement...). le personnel soignant lui-même n'est pas à l'abri de ce désarroi devant les blessures infligées par ces nouvelles armes.
Une scène très parlante, mais côté civil : scène de liesse à Rodez pour célébrer la signature de l'armistice, les civils veulent remercier les soldats ; ils entrent dans l'hospice et voient les gueules cassées. Ils viennent de comprendre que la guerre n'est pas propre, ni sans conséquences, même du côté des vainqueurs, que ce n'est pas un jeu.
Une BD en N&B, sombre, un graphisme assez recherché. Tout cela sert le thème de cette histoire de quête d'identité, d'humanisme, d'humanité dans un pays qui n'est pas près à assumer toutes les horreurs de la Grande Guerre, que les sauveurs de la France ne sont pas revenus la fleurs au fusils et que Berlin n'a jamais été prise. Comme le fera remarquer l'officier SS venu prendre possession de l'hôpital.
D'une guerre l'autre, un mort est un mort.
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soazickcl
  21 mars 2019

24 ans, il aura fallu 24 ans, entre 1918 et 1942 pour que Anthelme Mangin/ Octave Monjoir retrouve sa famille..
En fait il ne l'a jamais retrouvée, car il est décédé avant la fin du dernier procès en appel, toute sa proche famille son père et son jeune frère  ayant même disparu avant lui !
24 ans depuis le jour où il a été recueilli errant dans la gare de Lyon, amnésique, sans papier pour l'identifier, et même aphasique ou presque puisqu'il n'arrive à articuler que quelques syllabes qui sont traduites par Mangin par les premières personnes qu'il croise.
Quelle tristesse, quelle douleur a du être la sienne, toutes ces années, incompris, baladé d'asiles en asiles aux quatre coins de la France d'après guerre, interrogé, testé, piqué, retesté, touché par des familles qui pensaient, voulaient le reconnaître, embrassé puis rejeté. Qu'a t'il ressenti, l'auteur n'en dit rien bien sur, il ne le sait pas et d'ailleurs ne s'appesantit pas sur cette partie obscure de ces années si ce n'est en montrant certaines des réactions d'énervement de cet homme au demeurant très doux.
Par contre, il dit beaucoup et de façon très personnelle sur les recherches entreprises par le responsable de l'asile de Rodez, ses refus réitérés envers certaines familles, son parti pris, rare mais efficace pour d'autres, son inlassable quête de l'identité et la précision avec laquelle il a rejeté quelques épouses ou mères éplorées !
Il nous explique avec un art consommé toutes les attentes des familles, des femmes en particuliers, l'importance de reconnaître « son » soldat, la misère des familles.
J'ai beaucoup aimé ce livre, juste pour fêter les 100 ans de la fin de la guerre, aussi parce que j'habite en face du neveu d'Auguste Thin, celui qui a «  choisi » le soldat inconnu.
Un bien bel hommage à cet homme abîmé à jamais par la guerre et à toutes les gueules cassées que nous voyions dans notre enfance parcourir les allées des squares. Je me souviens !
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yvantilleuil
  22 juillet 2012
“Le soldat inconnu vivant” est basée sur l'histoire vraie d'Anthelme Mangin, un soldat retrouvé errant à la gare de Lyon-Brotteaux en février 1918. C'est le docteur Fenayrou, responsable de l'asile départemental de Rodez, qui va remuer ciel et terre pendant plus de vingt ans pour découvrir l'identité de ce soldat français revenu amnésique de la Première Guerre mondiale.
Jean-Yves le Naour s'est tout d'abord emparé de ce fait divers pour en faire un roman, avant de décider de l'adapter en bande dessinée. Cette histoire très sensible et humaine permet surtout d'évoquer les effets dévastateurs de la Première Guerre Mondiale et de replonger dans le contexte de l'époque. À la fin des hostilités, la France pleure en effet près de 1,5 millions de morts, mais compte également environ 250.000 disparus. Pour beaucoup de familles qui n'ont pas encore su faire le deuil d'un père, d'un fils ou d'un frère, ce soldat amnésique représente un ultime espoir auquel ils se raccrochent avec frénésie, laissant volontiers souffrance et doutes l'emporter sur la raison.
Le dessin noir et blanc de l'argentin Mauro Lirussi contribue également à faire ressortir l'ambiance de l'époque à travers un graphisme qui donne l'impression d'avoir affaire à des photos d'antan. Ce style sombre et atypique parvient aussi à restituer les sentiments et les émotions des différents protagonistes.
Une excellente découverte !
Lien : http://brusselsboy.wordpress..
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Aroumbo
  11 novembre 2015
Une autre pépite, l'histoire vraie du soldat inconnu vivant, rescapé de la Première Guerre Mondiale, mais amnésique histoire qui a inspiré une de mes pièces de théâtre préférée : le voyageur sans bagage de Jean Anouilh (il apparaît d'ailleurs dans l'histoire).
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Nikoz
  26 mai 2019
Une enquête humaine au coeur d'une préoccupation de historien, l'homme dans l'histoire.
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critiques presse (2)
BDGest   27 mars 2012
C’est avec une vraie finesse narrative que les auteurs parviennent à faire ressortir le caractère dramatique des situations, tout en offrant assez de recul au lecteur pour lui permettre d’en saisir l’aspect souvent effroyablement dérisoire.
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   27 février 2012
C'est un récit tragique où les dialogues sonnent justes, où les caractères sont criants de vérité et où parfois, dans le désarroi perce une petite pointe d'humour.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
NikozNikoz   26 mai 2019
Dans la mémoire nationale, en effet, il ne peut y avoir de place que pour un unique soldat inconnu.
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Videos de Jean-Yves Le Naour (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Yves Le Naour
Fusillé sur son brancard - L'affaire Chapelant et les fantômes de la Grande Guerre
Le 11 octobre 1914, au Bois-des-Loges, le sous-lieutenant Julien Chapelant est fusillé pour reddition à l?ennemi. Blessé, la jambe fracturée, il est ligoté à son brancard pour pouvoir être maintenu debout face au peloton d?exécution. Cette affaire, qui a révolté l?opinion, a suscité une grande campagne en faveur de sa réhabilitation, soutenue par les associations d?anciens combattants et la Ligue des droits de l?Homme. Mais comment faire un récit honnête et impartial de cette affaire ? En effet, il est des témoins qui accusent Chapelant et d?autres qui le disculpent intégralement. Où se situe la vérité ? Plutôt que de bâtir une narration unique qui enfermerait le lecteur dans la vision de l?auteur, Jean-Yves le Naour a fait le choix de présenter deux versions différentes, délibérément partiales : la thèse de la culpabilité du sous-lieutenant et celle de son innocence. Ainsi, derrière l?histoire de ce fusillé, c?est aussi une réflexion sur la subjectivité de l?histoire et la relativité du témoignage à laquelle nous invite ce livre à la forme inédite.
Pour la première fois, l?historien s?efface derrière le lecteur. À lui de se faire juge.
Jean-Yves le Naour

--- Découvrez le livre : https://www.armand-colin.com/fusille-sur-son-brancard-laffaire-chapelant-et-les-fantomes-de-la-grande-guerre-9782200625139
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