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ISBN : 208134792X
Éditeur : Flammarion (20/05/2015)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Carl Belmeyer, arrogant présentateur de JT est faux, manipulateur, un authentique sale type. Ancien reporter de terrain, il vire ses collaborateurs sur un coup de tête, se moque de son audience, et sniffe de la coke.

Soudain, un scandale secoue la chaîne : dans son émission de téléréalité Villa Story, une candidate meurt après avoir été giflée par un concurrent.

Il faut redorer le blason de la chaîne, restructurer... Belmeyer doit chang... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  08 février 2016
Carl Belmeyer dîne presque avec vous, tous les soirs. Et ce depuis 3 décennies. Botoxé, toujours cravaté, il vous gratifie de son plus beau sourire. Il fréquente le gratin, refait le monde, sniffe de la coke. Pédant, détestable, sûr de lui, narcissique, provocateur, hypocrite, se croyant infaillible et invincible... mais aimé du public. Mais voilà que son image et celle de sa chaîne est soudain écorchée. En effet, lors d'une télé-réalité, l'un des candidats en gifle une autre. Une mauvaise chute et la mort est filmée en direct devant des millions de téléspectateurs. Pour laver son image et par là-même redorer le blason de son présentateur fétiche, le boss décide de l'envoyer sur le terrain. Un reportage sur la guerre civile au Libéria devrait y contribuer fortement. 
Premier chapitre sur une musique de Megadeth, le ton est donné. Michaël Mention nous dresse le portrait d'un homme détestable qui se croyait intouchable, bien assis dans son fauteuil de présentateur, balançant des sujets aseptisés. Mais, dès lors que monsieur tâte du terrain, ses certitudes, ses croyances et son égo sont mis à mal. Des situations incongrues et inimaginables pour lui, entre terrorisme et manipulation machiavélique, l'homme perd pied, le lecteur son sang-froid. Tout le monde en prend pour son grade dans ce roman profondément noir: les politiques, les émissions de télé et ceux qui les font et les regardent, les grands patrons... Personne n'est épargné sous la plume acerbe de l'auteur. 
Michaël Mention nous offre un roman surprenant, original et très abouti, tant sur le fond que sur la forme. Un scénario implacable, nerveux, caustique et jubilatoire, aux multiples rebondissements, servi par une écriture ciselée, mordante et franche. 
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Crossroads
  24 février 2016
Un bouquin débutant sur Holy Wars de Megadeth ne peut être mauvais, et de fait...
Enième programme de télé-réalité à la con.
Kévin vient de gifler Barbara qui l'aurait possiblement trompé avec Steve.
Tombée sous les coups, non pas d'un Bescherelle, la science- fiction a ses limites, mais d'un concurrent, la chaîne craint pour son Dieu audimat et accessoirement son image un brin ternie.
Pouffe-pouffe - hommage à Barbara -, ce-se-ra-toi-qui-te-ta-pe-ras-la-guerre-ci-vile-au-Li-bé-ria.
Un bon reportage en plein coeur de l'info, faut savoir se recentrer sur l'essentiel et faire profil bas. Juste laisser le temps faire son oeuvre afin de retrouver nos si précieux temps de cerveaux plus dispos que jamais.
Et maintenant le nom de l'heureux gagnant du voyage j't'enfume bien profond : Carl Belmeyer !
Jubilatoire et pis c'est tout.
Mais qu'il est jouissif ce Carl.
Présentateur vedette botoxé au melon surdimensionné, le type ne présente que trois centres d'intérêt majeurs : moi, ma gueule et mon égo.
Adepte professionnel de la gastro verbale, rien ni personne n'échappe à son jugement définitif.
Son public, des cons.
Ses confrères, des cons.
Les médias, dirigés par des cons pour des...
Bref, excepté son nombril, rien à battre du monde qui l'entoure.
Les pages pré-Libéria sont d'un cynisme ravageur.
Le regard désabusé et caustique de ce gland majuscule fait un bien fou à nos zygomatiques.
A tous ceux qui, comme moi, pensaient que le récit allait très rapidement trouver ses limites en terre Africaine, je dis tut, tut, tut.
Mention aura su développer une seconde partie aussi surprenante que palpitante.
Il aurait, pour le coup, dû son changer son patronyme en Tension tant cette dernière affleure à chaque page pour donner sa pleine mesure dans les tous derniers chapitres.
Ode à l'arroseur arrosé.
A découvrir impérativement car là où il y a de la hyène, il y a finalement du plaisir. Beaucoup de plaisir !
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Ambages
  11 mai 2016
Un polar de bonne facture avec un rythme de lecture soutenu et des rebondissements intéressants. Une plume tonique, bien campée dans l'actualité et les références sont bien trouvées. Une vision des médias que je trouve juste dans le ton.
Voilà ce qu'il fallait retenir dans l'actualité ? Oui, on connait l'expression. Alors, moi je vais m'attarder sur un indice de lecture fourni par Michaël Mention et essayer de trouver Les forcenés d'Abdel Hafed Benotman, puisque l'auteur nous écrit que "c'est puissant. Et le mec est extra. Je l'avais rencontré dans un salon litt.." Rroh comment je suis influençable par les médias ^^
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Stoufnie
  06 septembre 2015
je n'ai jamais lu un livre pareil ! Très proche de nous par l'actualité et surtout très proche de ma vision de la télévision et de nos gouvernements ...C'est pour cela que je ne regarde plus la télé depuis bien longtemps ! Et pour tout vous avouer, je dois être l'une des rares à n'avoir jamais regardé l'émission qui se passait dans un loft. Quand aux autres, n'en parlons pas. Ma télé ne me sert qu'à regarder les reportages sur France 5, après ce n'est qu'un écran pour regarder des DVD (voila pour la séquence intime !).
Ce bouquin commence sur une musique de Megadeth, pour ceux qui ne connaissent pas c'est un groupe de thrash métal américain, elle donne un rythme de folie à une course poursuite et fusillade en Amérique.
De l'autre côté de la planète, Carl Belmeyer présente le JT sur une grande chaîne nationale. Carl Belmeyer est un personnage faussement gentil, tout en paraître. En vérité, il est nombriliste, vénale, arriviste, arrogant, la liste est longue.
Et puis, l'émission de télé-réalité de cette même chaîne rencontre un énorme problème. L'une des participantes meurt en direct.
La population crie au scandale, les larves du petit écran d'hier deviennent les charançons de la télé d'aujourd'hui.
Afin de redorer le blason, remonter à la bourse, retrouver les publicitaires et surtout les actionnaires, il ne reste qu'une solution : Envoyer le journaliste numéro 1 au Liberia. Carl Belmeyer accepte monnayant argent, hôtel et surtout espérant en faire le moins possible.
Bien entendu rien ne se passe comme prévu; arrivé sur place, Carl est kidnappé !
"Je sirote mon verre en observant mes compatriotes. Entre deux banderoles, j'aperçois des "artistes engagés". Ici, Cali. Là-bas, Jamel et les inévitables Bacri-Jaoui. Des bouffons de gauche, pour une fois unis à Zemmour et autres bouffons de droite. Puis, il y a nos chers politiciens. Depuis la mort de Barbara, ils se disputent son cadavre dans l'espoir de se refaire une vertu. On vire du Rom, on taxe du retraité et on casse du chômeur mais on condamne la "télé-poubelle" au nom de la dignité."
Sous son air de fiction, le carnaval des hyènes est très documenté. Nous avons d'ailleurs un historique de la télévision année après année, que j'ai adoré. Nous avons aussi un auteur sans langue de bois et j'avoue que cela fait un bien fou ! Alors Merci Michaël Mention !!
Si l'on doit décrire ce roman en quelques mots alors ce serait pour moi : Phrases simples mais parfois incisives.
Alors quoi vous dire pour que vous lisiez ce roman ???
-Des menaces !!! Si vous ne lisez pas "Le carnaval des Hyènes" je me fais sauter le bouchon !!! (un petit rosé fera l'affaire )
- Des prédictions !!! Si vous ne lisez pas "Le carnaval des Hyènes" une pluie de malheurs s'abattra sur tous vos multimédias .......
- Des promesses !!! Si vous lisez "Le carnaval des Hyènes", je vous promets que la Duchesse Bidule va tromper son mari avec le Lord Untel... du coup, on ne sait qui est le père du futur Prince Trucmuche .
Je vous passe la numérologie, astrologie ...car comme le dit si bien Carl
"Plus une étoile est grosse, plus la fin de son existence sera cataclysmique.
Je suis une star. Une putain de grande star."
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gruz
  11 juillet 2015
Depuis son magnifique roman Adieu demain, Michaël Mention est un auteur décomplexé. Il a toujours possédé de très nombreuses flèches à son arc, mais celles qu'il décoche depuis quelques temps font mal (et ça fait du bien au lecteur que je suis).
Après l'étonnant Jeudi noir, il nous revient avec un Carnaval des hyènes tout aussi surprenant. Car ce bouquin ne ressemble à rien de ce que vous avez pu lire par le passé, à tel point qu'on pourrait y accoler un petit « M » comme copyright, pour mentionner le talent unique du bonhomme.
Nerveux, dénonciateur, jubilatoire, ludique. Quatre mots pour décrire un flot de sensations.
Et surprenant, donc.
A l'image de son intro digne d'un film d'action hollywoodien,
A l'image de son histoire qui n'est pas ce dont elle a l'air,
A l'image du style unique de l'auteur qui s'affirme de roman en roman.
Culte de l'image à travers l'imaginaire d'un Mention devenu imago littéraire.
Le carnaval des hyènes est un uppercut rock'n'roll, une diatribe qui s'attaque au monde de la télé sans pour autant perdre de vue qu'un roman noir se doit de raconter une vraie histoire. Et de ce coté là, l'auteur nous entraîne vraiment vers des contrées insoupçonnées.
Histoire de manipulations (mais qui manipule qui, au juste ?). Peinture extrême d'un petit écran excessif, à l'image de ce que devient notre société. Roman qui fait rimer militant et divertissant. Michaël Mention ose tout (mais pas n'importe quoi) et s'engage sans se prendre trop au sérieux dans ce roman noir si actuel.
Critique acerbe, documentée, de nos dérives sociétales et de l'industrie télévisuelle. Récit moderne surtout, bourré de trouvailles et plein humour. Des surprises à tous les niveaux aussi, la fusée à étages décollant vite et fort. Elle prend surtout une (des) trajectoire(s) inattendue(s). Oh que j'aime les auteurs qui ne se complaisent pas dans la facilité !
C'est court (un petit peu trop, même), c'est fun, c'est intelligent. Un nouveau Mention comme une ablution et l'affirmation d'un talent en perpétuelle transformation.
Les hyènes peuvent toujours se marrer, le carnaval passe, les écrits de Michaël Mention restent.
Le livre en un mot : funtelligent
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   08 février 2016
Je sirote mon verre en observant mes compatriotes. Entre deux banderoles, j'aperçois des "artistes engagés". Ici, Cali. Là-bas, Jamel et les inévitables Bacri-Jaoui. Des bouffons de gauche, pour une fois unis à Zemmour et autres bouffons de droite. Puis, il y a nos chers politiciens. Depuis la mort de Barbara, ils se disputent son cadavre dans l'espoir de se refaire une vertu. On vire du Rom, on taxe du retraité et on casse du chômeur mais on condamne la "télé-poubelle" au nom de la dignité.
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marina53marina53   08 février 2016
Le mot est lâché, "polémique". Depuis dix ans, on en a une par semaine. Enfin, plutôt de fausses polémiques: Dati et son congé maternité, Copé et ses pains au chocolat, Les Enfoirés et leur chanson... le moindre truc fait débat et des cons. L'info, ça fait un bail que c'est fini. Aujourd'hui, ce que vous voulez, c'est du buzz alors pour votre plus grand plaisir, je fais rimer "sensationnel" avec "poubelle".
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marina53marina53   08 février 2016
Bronzé, cravaté et rasé de près, j'ai lancé mon 7 326° JT. Moi, Carl Belmeyer – 61 ans, Monsieur Loyal de l'info bleu-blanc-rouge. Ma demi-heure de gloire quotidienne sous vos yeux captivés. Gicquel avait sa voix, Mourousi son franc-parler. Delahousse sa mèche. À chacun son atout et le mien, c'est moi. Tout simplement.
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StoufnieStoufnie   05 septembre 2015
Je sirote mon verre en observant mes compatriotes. Entre deux banderoles, j'aperçois des "artistes engagés". Ici, Cali. Là-bas, Jamel et les inévitables Bacri-Jaoui. Des bouffons de gauche, pour une fois unis à Zemmour et autres bouffons de droite. Puis, il y a nos chers politiciens. Depuis la mort de Barbara, ils se disputent son cadavre dans l'espoir de se refaire une vertu. On vire du Rom, on taxe du retraité et on casse du chômeur mais on condamne la "télé-poubelle" au nom de la dignité.
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AmbagesAmbages   08 mai 2016
Il change de station, se privant du "nouveau Jacques Brel". Ça aussi, c'est de moi, comme "Zaz, la nouvelle Édith Piaf". Mon époque est si aride en avenir qu'elle macère dans le passé.
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Videos de Michaël Mention (20) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michaël Mention
https://www.facebook.com/LeFestivalSansNom/ http://www.festival-sans-nom.fr/
Retour sur le Festival Sans Nom 2018, le polar à Mulhouse, qui s'est déroulé les 20 et 21 octobre 2018 dans les salons de la SIM (Société Industrielle de Mulhouse). Pour Frank Thilliez, le parrain de la 6e édition, le Festival Sans Nom est The Place to be. Michael Mention s'est vu décerner le Grand Prix du Festival Sans Nom pour son roman Power.
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