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Fanchita Gonzalez-Batlle (Traducteur)
EAN : 9782867465031
272 pages
Éditeur : Liana Lévi (05/02/2009)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.54/5 (sur 130 notes)
Résumé :
Comment passer d'un petit boulot... à un gros magot? L'équation semble insoluble pour les trois jeunes héros de cette histoire qui végètent entre gagne-pain abrutissants et petits deals de cannabis. Le chômage, qui frappe cette ville minière des environs de Pittsburgh, n'arrange rien. A force d'humiliations, la graine du crime germe dans l'esprit des trois lascars inexpérimentés. Qu'il s'agisse de voler une télé ou une Ferrari, ils montent leurs coups en amateurs. M... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
paroles
  07 mai 2020
Vous aimez les Pieds Nickelés ? Moi oui, surtout ces trois-là, pathétiques et attendrissants à la fois. Des truands à la petite semaine qui rêvent de faire un gros coup pour se sortir de la petite misère dans laquelle ils traînent depuis toujours. Des petits boulots, des petits salaires qui ne risquent pas de les aider à aller de l'avant devant l'avalanche de factures, de contredanses et d'amendes à payer... En plus, pour garder les idées claires, tous fumeurs d'herbe ! Et comme décor une petite ville des Etats-Unis à bout de souffle où les dernières usines ont fermé depuis longtemps.
Un trio de bras cassés qui rivalisent d'imagination pour toujours trouver la meilleure affaire à faire, mais font toujours les mauvais choix. C'est drôle, caustique et émouvant à la fois. On finirait par accepter que les petites magouilles de ces paumés se passent bien, pour qu'ils puissent voir enfin le bout du tunnel. La société américaine est bien égratignée, les standards du bonheur vendu dans les supermarchés ou par les politiciens bien analysés.
Parce qu'ils ont réussi à voler une télé, Kevin, Mitch et Doug décident de passer au stade supérieur. Quand on sort de prison, quand on se fait virer de son boulot ou mis au chômage technique d'office, il faut bien trouver des combines pour payer les factures. L'accès au rêve n'est pas seulement réservé aux grosses fortunes, eux aussi y ont droit. le tout est de bien s'organiser...
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SMadJ
  03 octobre 2014
Une fois de plus, Iain Levison séduit avec ses histoires pleines d'américains moyens qui luttent pour survivre au jour le jour sans savoir de quoi demain sera fait.
Ça pourrait être larmoyant ou compassé mais avec Levison, ça reste toujours drôle, cynique et mordant.
Ce garçon a un talent pour nous amuser des déboires de ses personnages, sans jamais s'en moquer ou les juger.
C'est donc aux trois pieds nickelés de l'embrouille et de la débrouille que nous allons être confrontés ici. 3 personnages attachants, corniauds et pas très débrouillards.
Le style est fluide, claque comme un élastique entre vos doigts, stimule le sang, réveille les neurones fait battre le palpitant et dessine des sourires en éveillant vos zygomatiques.
C'est avec amusement et intérêt que l'on suit cette intrigue qui avance d'un pas nonchalant, embrumée par l'herbe consommée à tire-larigot par les personnages.
Ça n'est pas du niveau d'un "Tribulations d'un précaire" mais ça reste méchamment bon, jouissif et succulent.
Comme à chaque roman, l'auteur en profite pour dépeindre l'état social d'une Amérique exsangue qui ne profite qu'aux riches et qui ne sait plus quoi faire de sa classe de travailleurs. Surtout les moins qualifiés et les plus pauvres qui s'enlisent dans un système économique à deux vitesses et se sentent prêts à tout pour s'en sortir. Même à verser dans l'illégalité pour rêver d'un futur meilleur.
Il faut bien manger et pouvoir se payer sa dose quotidienne d'herbe.
3,5/5
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Cricri124
  15 août 2016
L'action de déroule dans une ville minière aux alentours de Pittsburgh, une ville sinistrée par le chômage et la crise. « (…) personne ne voulait mettre de l'argent dans une ville minière à moitié défunte dont les jours de gloire étaient finis depuis longtemps et dont les contribuables bénéficiaient en majorité de l'aide sociale. Néanmoins les citoyens tombaient dans le panneau à tous les coups. Nier leur situation désespérée était tout ce qui unissait encore ces gens en une communauté soudée. »
Dans cette ville, 3 copains d'une trentaine d'années, unis principalement par leur gout immodéré pour la fumette, vivent de petits boulots qui suffisent à peine à payer les factures. Kevin, qui sort de prison pour production et possession marijuana, promène des chiens pour s'en sortir. C'est le seul parmi les 3, à être marié et avoir un enfant, même s'il ne se conduit pas vraiment en père. Doug, et Mitch sont célibataires. Ils viennent de perdre leur boulot. Un petit boulot sans intérêt certes, mais qui payait le loyer. Désabusés, pas très motivés non plus, les 3 compères végètent et survivent entre deux joints de débrouilles et d'embrouilles. Les petits larcins du début s'orientent au gré des occasions qui se présentent vers des larcins de plus grande envergure. Il faut bien payer les factures. Mais un jour «petit poisson deviendra grand» (pas de chance, pas de poisson dans le titre !). Un jour, dans cette Amérique ou chacun peut parait-il avoir sa chance, nos 3 apprentis voleurs, pas très doués au demeurant, entrevoient une opportunité… un gros coup qui pourrait redistribuer un peu les cartes.
En toile de fond se dessine une Amérique désenchantée, celle de la précarité, des laissés-pour-compte, des marginaux; ceux qui ne voient pas le bout du tunnel, et qui s'y enfoncent, ceux pour qui le rêve américain est inaccessible. Pourtant malgré la noirceur du thème, c'est aussi un livre déjanté et plein d'humour. L'écriture est fluide, souvent mordante et cynique, mais pleine d'humanité. Malgré une fin un peu en queue de poisson (Et encore le poisson! décidément, le grand absent cette histoire!).
On surfe plutôt sur le registre de l'antihéros qui se retrouve dans des situations ubuesques. Impossible de ne pas s'attacher à ces 3 bras cassés. Ils ne sont pas bien méchants, juste désespérés. Ils n'ont pas de gros besoins, Ils voudraient juste se trouver une petite place dans la vie. Et ne pas seulement survivre.
Bref, une lecture plaisante autant que déjantée.
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torpedo
  07 août 2018
Doug, Mitch et Kevin. Trois copains accro à la fumette dans une petite ville en crise de la région de Pittsburgh échaffaudent des plans plus foireux les uns que les autres pour essayer de s'en sortir. Avec un humour déjanté, Iain Levison nous raconte les petites combines des laissés pour compte au pays du rêve. Son style fait mouche.
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michemuche
  13 janvier 2016
Mitch, Doug et Kevin sont amis. Ils vivent à Walston ou plutôt survivent à
Walston.
Mitch travaille dans une grande surface, Doug dans un restaurant et Kevin promène des chiens. Ils n'ont pas trente ans et ont un point commun, un goût immodéré pour le cannabis.
Quand Mitch et Doug perdent leur emploi tout se complique, comment trouver l'argent pour les factures et la fumette ?
Les trois amis vont se lancer dans le vol, sauf que n'est pas voleur qui veut, notre équipe de bras cassés va l'apprendre à leurs dépens.
Mon premier roman de l'écrivain Écossais Iain Levison, une histoire iconoclaste écrit sur le ton de l'humour sur un sujet grave la précarité.
L'auteur de " tribulations d'un précaire " connaît bien le sujet ayant lui aussi connu les galères des petits boulots.
Un bon moment de détente pour les amateurs du genre.
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critiques presse (1)
LeFigaro   18 juin 2011
Une fable allègre sur l'amitié, avec la morale existentielle de rigueur.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
LybertaireLybertaire   09 janvier 2012
Mais les informations gâchèrent sa belle humeur. Elles présentaient les discours de campagne de divers candidats et Mitch s’amusa à compter le nombre de fois où il entendait prononcer le mot "liberté". Quel que soit celui pour qui ils roulaient. C’était une sorte de mot magique qui exaltait instantanément n’importe quelle foule de braves crédules.

La liberté, se répète Mitch. Qui donc essaierait de nous réduire en esclavage ? Nous sommes une forteresse militaire à des milliers de kilomètres de quiconque. La plupart des pays du monde se tiennent tranquilles et espèrent que nous ne les remarquions pas, en priant le ciel que les États-Unis ne découvrent jamais sur leur sol un minerai nécessaire au bien-être de l’Américain. Liberté, mon cul. Les seules menaces réelles pour la liberté sont les types qui font ces discours.
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torpedotorpedo   07 août 2018
Quand il promenait les chiens, il consacrait une partie considérable de son temps à rêver aux bons moments qui l'attendaient, aux bières que Doug et lui boiraient sur la plage d'une île des Caraïbes, l'île qu'on voyait toujours dans les films, exclusivement peuplée de jeunes femmes presque nues et aimant flirter. Puis, à son retour, l'installation à Pittsburgh où il trouverait un joli appartement dans le centre, il le meublerait avec élégance, télé à écran plat haute définition et canapé de cuir noir, et il finirait ses études. Il serait peut-être accepté à Carnegie Mellon ou à Pitt et obtiendrait un diplôme en quelque chose comme science informatique, puis il monterait sa propre affaire, en rapport avec cette spécialité. Il aurait à la fois de l'argent, un bel appartement et tout le temps de réfléchir.
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parolesparoles   20 mai 2020
Le lendemain, Mitch alla au centre commercial et chercha à la librairie des livres sur le rôle du chef. Il y en avait des milliers, pour la plupart pleins de conseils pour des directeurs de niveau moyen. Bien s’habiller paraissait d’une importance primordiale. La cravate rouge était recommandée. Ainsi que la consommation d’eau, beaucoup beaucoup d’eau, et une attitude positive. En remettant le dernier livre en rayon, Mitch se dit que les grands dirigeants devaient beaucoup sourire et beaucoup pisser.
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michemuchemichemuche   11 janvier 2016
" Kurt Cobain était un toxico, rétorqua Mitch, tous ceux qui se sont tués quand ils sont devenus riches étaient des toxicos. Janis Joplin, Jimmy Hendrix, Jim Morrison. L'argent ne fait pas le bonheur pour les toxicos parce qu'ils peuvent acheter tout à coup tellement de drogue qu'ils en crèvent."
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blandine5674blandine5674   13 novembre 2016
- Pourquoi il a été arrêté ?
- Parce qu’Ellie a apporté des feuilles de marijuana à l’école pour les montrer.
Linda se mit à rire.
- Elle les trouvait jolies. Elle est descendue dans la plantation de Kevin, elle a pris quelques feuilles, et elle a raconté à toute sa classe que son papa les faisait pousser dans le sous-sol de chez elle.
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Rencontre avec Iain Levison au festival America 2016
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