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ISBN : 2021183424
Éditeur : Seuil (11/09/2014)

Note moyenne : 2.8/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Ce que la science sait est une chose, ce que la science est en est une autre.
Un physicien, amateur d’histoire et de philosophie des sciences, discute avec sa petite-fille: À quoi sert la science ? Quel rôle joue-t-elle dans la société ? Pourquoi y a-t-il des sciences différentes ? Que font vraiment les chercheurs dans leurs laboratoires ? La science pourra-t-elle tout expliquer ?
L’activité scientifique, on ne le dit pas assez aux collégiens et lycéen... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Eric75
  25 février 2015
Ils s'appellent Simon, Louis, Léo, Anatole, Clara, Emma, Isidore, Noé, Luce, Suzanne, Joseph et Paul. Et ils ont beaucoup de chance. Enfin, un petit peu moins de chance que les petits-enfants d'Hubert Reeves (que j'évoquais dans ma précédente chronique d'un titre grand-paternel presque équivalent). Car le grand-père, de ces douze là, s'appelle Jean-Marc... Lévy-Leblond ! (Qui est, osons l'avouer, moins connu et moins médiatique qu'Hubert Reeves. Mais bon.)
La forme du présent essai est quasiment identique à celle du livre de Reeves : plusieurs chapitres structurant un dialogue entre un grand-père scientifique et l'une de ses petites-filles, curieuse et lucide, dont les questions fraîches (« Des lavaboratoires ? ») et pertinentes (« Mais l'énergie nucléaire ne sert pas qu'à fabriquer des bombes ? »), alternent avec des remarques parfois naïves (« Je n'ai pas du tout aimé quand on a fait des expériences en cours sur un lapin, ça me rappelait trop mon petit Pompon. ») et parfois téléphonées (« Alors, tu penses aussi qu'il ne peut y avoir de vraies sciences humaines et sociales parce qu'elles ne peuvent pas être objectives ? »). Heu…
Les sujets abordés sont divers, mais n'ont a priori pas vocation à « expliquer » les phénomènes physiques ou les découvertes scientifiques. Il ne s'agit donc pas ici à proprement parler de vulgarisation scientifique mais plutôt d'une réflexion sur l'utilité de la science, son rôle, son avenir, sa place dans la culture, et plus généralement sur la façon dont elle est perçue dans notre société actuelle. Ces sujets peuvent-ils intéresser nos chères têtes blondes ? Sans doute moins que l'auteur lui-même, né en 1940 – donc accusant 74 ans au compteur au moment d'écrire ce livre –, qui à mon avis cherche surtout à faire part au lecteur de ses doutes et de ses interrogations personnelles, plutôt qu'à transmettre le flambeau de la vocation à sa descendance.
Afin de rendre son propos plus digeste et audible pour sa juvénile interlocutrice, Jean-Marc Lévy-Leblond puise les illustrations appropriées dans la modernité de la culture djeuns : Harry Potter, H2G2… et n'hésite pas à balancer quelques vannes (pas toujours désopilantes*). le plus souvent cependant, ce sont Galilée, Spinoza, Bertolt Brecht ou Diderot qui se portent à son secours.
Au final, cet essai aborde des réflexions qui valent le détour pour un lecteur intéressé ou concerné par la philosophie et l'avenir des sciences dans l'éducation, mais le procédé retenu pour rendre plus séduisant le contenu des matières scientifiques – maths, physique et SVT essentiellement, à ses yeux en perte de vitesse (« la recherche scientifique pourrait s'étioler » ; « j'espère que ta génération pourra éviter cette décadence ») – à savoir une conversation intergénérationnelle avec un public acquis d'avance, laisse un peu perplexe. L'auteur enjoint la prochaine génération à relever tout un tas de défis (« Comment donner à la connaissance scientifique les moyens de se développer sans qu'elle soit soumise aux impératifs de rentabilité économique ? », etc.), sans laisser entrevoir la moindre piste qui permettrait à celle-ci d'y parvenir. Mais les problèmes, au moins, sont posés, c'est la première étape pour leur trouver une solution.
* Par exemple celle-ci : « x et x2 sont en bateau, x tombe à l'eau, qu'est-ce qui reste ? » Réponse : « Eh bien c'est 2x, parce que le bateau a dérivé… ».
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Tom_Otium
  31 janvier 2016
Ca reste une discussion relativement agréable à suivre mais je n'ai pas appris grand chose. J'ai été moins emballé par cet ouvrage que par les autres livres de la collection que j'ai lu. Je n'ai sans doute pas vraiment accroché avec l'auteur. J'ai trouvé la lecture assez austère malgré les blagues scientifiques (= pas drôle) à la fin. le personnage de la fille de l'auteur a l'air complètement inventé du coup on a l'impression que JMLL est dans un monologue un peu triste et désabusé par ailleurs. le texte manque de vie et donc d'envie. En effet donner envie aux jeunes de faire des sciences semble être un des objectifs du livre. C'est aussi ça qui m'a dérangé, on dirait que le scientifique ramène les choses à lui, prêche pour sa paroisse etc... Ces débats sont toutefois intéressants mais ce que j'attends de ces livres c'est surtout des points de repères. Il y en a quelque uns notamment historiques mais ça n'est pas très clair. Il faut dire que l'auteur est un physicien alors que je préfère les sciences de la vie, et que c'est un théoricien alors que je préfère le terrain. Reste que à ce que je sache il n'est pas un vulgarisateur connu (pas connu du tout d'ailleurs). J'aurais préféré quelqu'un comme Pascal Picq qui sait bein communiquer sa passion et son enthousiasme.
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Anis0206
  24 mars 2016
un livre exposant la valeur de la science et son historique qui s'écrit encore!!
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Eric75Eric75   11 décembre 2014
- Je ne crois évidemment pas qu'un Dieu a créé le monde tel qu'il est en une seconde ou en sept jours. Et sur des questions comme la théorie de l'évolution, c'est la connaissance scientifique qui l'emporte, ne serait-ce que, justement, parce qu'elle est capable de se corriger elle-même. Donc, toute forme de religion qui prétend imposer des réponses irréfutables à n'importe quelle question me paraît haïssable, car exigeant l'abandon de l'esprit critique et aboutissant à de véritables dictatures intellectuelles - et souvent politiques du même coup.
- Tu dis « toute forme de religion », mais y en a-t-il d'autres ?
- Oui, certes. On peut très bien croire en un Dieu, ou plusieurs, en espérant que la religion donne des règles de conduite morale. On peut aussi y trouver une consolation face aux difficultés de la vie et à la crainte de la mort. On peut encore lui reconnaître la capacité à sublimer l'esprit humain et à produire de grandes œuvres artistiques et même philosophiques. Toutes ces dimensions n'exigent nullement que la religion interfère avec les connaissances scientifiques. Même si je ne partage aucune de ces inclinations religieuses, je les respecte - mais je demande réciproquement aux croyants de respecter mon incroyance !
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Tom_OtiumTom_Otium   31 janvier 2016
Un très grand physicien, Rutherford, celui qui a découvert le noyau atomique, déclarait dans les années 1930 que jamais l’humanité ne pourrait maîtriser cette énergie. Il se trompait complètement puisque, à peine quinze ans plus tard, les bombes atomiques éclataient sur Hiroshima et Nagasaki.
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Anis0206Anis0206   05 mars 2016
-C’est quoi ces signes bizarres que tu gribouilles sur le papier ?
– C’est mon travail : de la physique.
– Mais je croyais que la physique s’occupait des atomes, des molécules ou alors des quasars, des trous noirs… et qu’il lui fallait des appareils très compliqués pour observer ces choses ?
– Tu as tout à fait raison ! Et cette feuille de papier et ce crayon, c’est justement l’un de ces appareils très compliqués.
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Tom_OtiumTom_Otium   31 janvier 2016
ce que [Galilée] a apporté d’essentiel, c’est l’idée que le monde céleste et le monde terrestre ne font qu’un et que les lois physiques y sont les mêmes, à l’encontre de la tradition aristotélicienne qui séparait le monde terrestre, le nôtre, monde de l’imperfection et du changement, du monde céleste, monde de la perfection et de l’immuabilité.
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Tom_OtiumTom_Otium   31 janvier 2016
dans l’ordre de nos besoins et des objets de nos passions, le plaisir tient une des premières places, et la curiosité est un besoin pour qui sait penser, surtout lorsque ce désir inquiet est animé par une sorte de dépit de ne pouvoir entièrement se satisfaire.
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