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EAN : 9782377290239
48 pages
Éditeur : Libertalia (18/01/2018)

Note moyenne : 4.18/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Quand il avait 6 ans , il tenait lieu de père et de mère à Will et aux autres enfants en bas âge de la maisonnée .
A l'âge de 7 ans , il entrait à l'usine pour y enrouler des bobines . A 8 ans , il était embauché dans une autre usine . Son nouvel emploi était d'une simplicité merveilleuse : assis sur une chaise , il n'avait qu'à guider , à l'aide d'un petit bâton , le flot d'étoffe que déversaient les métiers à tisser . L'étoffe passait ensuite sur un roule... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Hardiviller
  06 août 2018

Jack London est connu du grand public principalement pour ses livres d'aventures classés au rayon jeunesse , mais c'était surtout un auteur engagé dans des combats pour plus de justice sociale au sein du capitalisme industriel de son époque .
Ce texte court déjà paru en français sous le titre mal choisi de " le renégat " nous donne à voir dans quelles conditions travaillaient encore les enfants pauvres dans les années 1900 .
" le réveil sonne , première humiliation de la journée " : écrit en exergue de la présente édition entre dans le vif du sujet , à savoir , l'enfer que vivent les opprimés du capitalisme sans scrupule . Six jours par semaine et douze heures par jour était le rythme de travail imposé aux enfants . dés que leur santé ne leur permettait plus un rendement suffisant on les renvoyait , les condamnant ainsi à s'éteindre rapidement de malnutrition .
" L'Apostat " est un plaidoyer contre le travail des enfants , contre la religion du travail tel que dit dans la préface de Philippe Mortimer .

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ErnestLONDON
  24 février 2018
Johnny est né dans l'atelier de tissage, « parmi le métal hurlant des machines qui tournaient à plein régime ». le contremaître avait prêté son concours à l'accouchement. Il était entré à l'usine à l'âge sept ans. « Il ne se plaignait jamais et faisait preuve d'une résignation aussi effroyable que l'école où elle lui avait été inculquée. » Puis, « de travailleur modèle, il s'était mué en mécanisme ».
Magnifique !
Article complet en suivant le lien.
Lien : http://bibliothequefahrenhei..
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ValentinBfr
  16 juillet 2020
Si Jack London est un écrivain bien connu du grand public pour ses romans d'aventure (Croc-Blanc, L'Appel de la forêt), il est également un auteur engagé dont le militantisme social rayonne dans la majeure partie de son oeuvre. C'est dans la droite ligne de cet engagement contre la précarité et la violence que London rédige L'Apostat en 1906. Cette brève nouvelle fut d'abord publiée dans le Woman's Home Companion ; journal féminin qui s'était donnée pour ligne éditoriale de dénoncer les conditions de travail des enfants aux Etats-Unis au début du XXème siècle.
L'Apostat raconte l'histoire de Johnny, un jeune californien de 12 ans, travaillant dans l'usine de tissage de son village pour épauler sa mère et subvenir aux besoins de ses jeunes frères et soeurs. En dépeignant la vie miséreuse de Johnny, Jack London livre un cinglant réquisitoire contre le travail des enfants et, plus généralement, une violente critique du paradigme capitaliste paternaliste qui prévalait à l'époque.
Né dans l'usine de tissage qu'il rejoindra plus tars lorsqu'il aura atteint l'âge de six ans, Johnny est un nourrisson dont l'avenir semble tout tracé dès les premières secondes de son existence. le choix de ce tableau quasi-zolien pour la naissance du protagoniste principal est un choix délibéré de London pour souligner, en creux, la puissance du déterminisme social dans le milieu ouvrier de la fin du XIXè/début du XXè. Johnny n'échappera pas à son destin sacrificiel et se retrouvera contraint de travailler à l'usine dès son plus jeune âge pour apporter à sa famille les quelques dollars supplémentaires qui permettront de financer l'éducation de ses frères et soeurs (notamment Will et Jennie). Présenté comme un ouvrier modèle, Johnny est toutefois condamné à subir une routine ouvrière moribonde qui l'extraira rapidement de la candeur de l'enfance. le portrait psychologique dressé par London est sans appel, du haut de ses douze ans Johnny est décrit comme un vieillard neurasthénique détruit par les cadences infernales de l'usine. L'incapacité chronique de Johnny à ressentir et à s'émouvoir illustre en réalité la déshumanisation des enfants travaillant à l'usine. Pour parachever la déshumanisation de son personnage, London entretient une confusion de plus en plus importante entre le personnage et sa machine. A cette fin, London accentue, au fil des lignes, le contraste entre, d'une part, les capacités productives exceptionnelles de Johnny et, d'autre part, l'abrutissement quasi-total de son esprit et la destruction de son âme. On retrouvera cette intuition quelques années plus tard dans l'ouvrage de Georges Bernanos, La France contre les Robots, qui alertera sur l'aliénation de l'homme par la technique en y voyant "une conspiration contre la vie intérieure".
Néanmoins, après une ellipse narrative de quelques années, Johnny tombe malade, pris d'une forte grippe et se retrouve dans l'incapacité de travailler. Au fil des jours de son incapacité, Johnny semble reprendre goût à la vie. A la fin de sa convalescence, il refusera de retourner à son poste de travail malgré les craintes et les injonctions de sa mère. En effet, ses quelques journées de repos lui ont permis de prendre conscience de sa condition misérable. Cherchant à s'extirper du monde productiviste où s'est imposée la gouvernance par les nombres, Johnny décide de quitter le domicile familiale. L'épilogue ne présente aucune surprise et s'inscrit dans la plus pure tradition londonienne : Johnny s'évade et embarque clandestinement dans un train de marchandises. Vagabondage et onirisme pour s'arracher à une réalité trop abrupte sont deux issues récurrentes des textes de l'auteur américain. L'auteur usera des mêmes procédés dans son plaidoyer contre la violence en milieu carcéral, le Vagabond des Etoiles qu'il fera publier quelques années après L'Apostat, en 1915.
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Warrenbismuth
  30 août 2018
Réédition de 2018 ainsi que nouvelle traduction d'une poignante nouvelle de 1906 plus souvent croisée sous le nom « le renégat » (cependant le titre original en est bien « The apostate »). Elle était notamment présente dans l'excellent recueil de nouvelles « Les temps maudits ». Il ne s'agit donc pas d'un texte inédit. Mais quel bel objet cependant ! Un livre ne se vendant pas uniquement pour son aspect visuel (du moins je l'espère), voyons-en le contenu.
Une nouvelle en partie autobiographique (LONDON avait lui-même travaillé dans une usine de jute dans laquelle il avait souffert dans sa jeunesse) où un jeune homme n'a connu que les murs de la fabrique de jute dans laquelle il est salarié, d'une part il y trime depuis sa prime jeunesse, mais est né dans l'enceinte même de l'usine, sa propre mère qui travaillait au même endroit ayant accouché au travail.
Le quotidien de Johnny peut effrayer : peu de sommeil, vie réglée tel un métronome sur son monde du travail. Il doit gagner sa croûte pour nourrir sa famille (il vit avec sa mère et le reste des enfants), pauvre et désoeuvrée. Quelques épisodes effrayants de la misérable vie à l'usine sont contés par LONDON, faisant de « L'apostat » un écrit riche car dense et fourni en détails. de ce quotidien morne, Johnny n'en veut plus, il rejette en bloc le système salarial plus proche de l'esclavage que de l'épanouissement personnel.
On retrouve dans cette nouvelle le LONDON combattant, dénonciateur, proche des milieux syndicalistes, des socialistes radicaux, un LONDON à fleur de peau qui sait de quoi il parle. En quelques pages il restitue l'atmosphère oppressante du travail en usine du début du XXe siècle, s'attaque au patronat, à la toute puissance, se range du côté des petites gens, les laissant s'exprimer sur leurs ressentis. Ici il se dresse frontalement contre le travail salarié des enfants. LONDON est un très grand de la littérature.
Le format « nouvelle » est toujours téméraire pour un auteur, certains s'y embourbent, mais LONDON s'en sort à merveille en nous faisant vibrer aux côtés de son (anti) héros, son double en quelque sorte. En matière de littérature prolétarienne, sociale, revendicatrice, il peut être vu comme un pionnier, du moins aux Etats-Unis. Disparu à 40 ans seulement en 1916, il laisse néanmoins une bibliographie assez impressionnante, comme s'il était resté une vie entière accroché à son stylo. Beaucoup de ses fictions sont en partie autobiographiques, LONDON ayant vécu plusieurs vies tumultueuses en une seule, un personnage hors du commun, une force de la nature y compris dans l'écriture. Il fait partie de ces écrivains rares, sans concession, sans fioritures, toujours à la limite de la rupture, un écorché vif qui vit ses écrits, les commente avec agressivité. Il a inspiré tellement d'auteurs qu'il serait impossible de voir en cet écrivain une part négligeable de la littérature.
Cette nouvelle est en partie irrespirable par une sorte de huis clos sans fenêtre, sans air. LONDON a le chic pour vous coller une ambiance sinistre et malsaine, bien poisseuse à souhait. À la fin de cette présente nouvelle, doit-on envier Johnny pour sa décision qui le libère de ses chaînes du salariat ou le blâmer pour le fait qu'il abandonne sa famille à son triste sort ? Johnny est de ceux qui sont usés par le travail, qui n'ont rien connu d'autre, qui n'ont pas pris le temps de vivre et réalisent qu'il sera bientôt trop tard. Anéantissement ou espoir ? LONDON reste souvent sur la tangente.
https://deslivresrances.blogspot.fr/
Lien : https://deslivresrances.blog..
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veryclint
  13 juillet 2020
Tres bien et la vie à cet époque, tout à fait véridique.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
ErnestLONDONErnestLONDON   24 février 2018
Quand il ne dormait pas, il travaillait, et sa conscience était devenue aussi aride que celle d’une machine. Son esprit s’était entièrement vidé de toute pensée. Il n’avait plus le moindre idéal et ne nourrissait plus qu’une seule illusion : il croyait toujours boire de l’excellent café. C’était un bourreau de travail. 
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ErnestLONDONErnestLONDON   24 février 2018
Il ne se plaignait jamais et faisait preuve d’une résignation aussi effroyable que l’école où elle lui avait été inculquée.
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Videos de Jack London (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jack London
Jack London : Faire un feu (France Culture / Samedi noir). Émission “Samedi noir” diffusée sur France Culture le 12 novembre 2016. Production : Blandine Masson. Image : dessin de Patrick Chabouté pour son adaptation en bande dessinée de la nouvelle “Constuire un feu” de Jack London. Un homme qui voyage seul dans le Yukon confronté au plus destructeur de ses ennemis : le froid. Traduit par Marc Chénetier. Réalisation : Christophe Hocké. En direct du studio 110, de la Maison de la radio. Lecture Carlo Brandt. Musique composée par John Greaves. À l’occasion de la parution dans La Pléiade des “Romans, récits et nouvelles” de Jack London en octobre 2016, édition publiée sous la direction de Philippe Jaworski. “Faire un feu” (paru en août 1908 sous le titre “To build a fire” dans le Century Magazine) est “le compte rendu” terrible et tragique " (pour reprendre le titre de l'essai de London sur les thèmes et les ressorts de la grande littérature), minutieusement agencé, d'une inexorable descente dans l'enfer du froid, la plus brutale description, et littérairement la plus parfaite, de la rencontre meurtrière du chétif corps humain, minuscule atome de vie perdu dans un infini de la blancheur, avec le plus immatériel et le plus destructeur de ses ennemis. Le récit n'est nulle part ailleurs chez London aussi dépouillé et concentré que dans ces pages. Comme dans bien d'autres nouvelles, ce n'est pas une intrigue qu'il déploie ou qu'il développe, mais une situation d'affrontement, un état de tension, qu'il mène, degré par degré, jusqu'au point de rupture. […] Dans un silence jamais rompu par aucune parole directement prononcée se déroule, rythmée par le passage des heures, la tragédie de la lente détérioration du corps, en même temps que s'amenuise l'espoir de survie. […] Marc Chénetier. Note publiée dans La Pléiade, extraits. Musiciens : John Greaves, Piano, chant Laurent Valero, Alto, violon, flûte, bandonéon Scott Taylor, Accordéon, kalimba, percus, cuivres Assistant à la réalisation : Pablo Valero Source : France Culture
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