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EAN : 9782013218559
91 pages
Éditeur : Hachette Jeunesse (22/08/2001)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 140 notes)
Résumé :
Dans un pays soumis à la dictature, Melina pleure Paloma, sa fille "portée disparue", enlevée avec son mari et sa petite fille. Au bout de quatre ans, l'espoir de la revoir vivante disparaît peu à peu... Elle décide alors de lui écrire pour exprimer sa douleur et son amour, pour recréer un lien avec cette fille tant aimée. Puis un jour, de cette longue nuit, la vie resurgit: Nina, la fille de Paloma serait vivante...
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Critiques, Analyses et Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
Ptitgateau
  03 mars 2012
Dans un pays d'Amérique latine, non désigné dans le roman puisque l'auteur se place en témoin de toutes les disparitions survenues dans nombre de pays de ce continent, Mélina hurle sa souffrance en écrivant à sa fille enlevée avec son mari et sa petite fille. le roman se construit peu à peu avec ces lettres dans lesquelles Mélina livre des informations sur la détention de Paloma, imagine les conditions de sa détention, exprime l'espoir de retrouver sa fille. Dans ce magnifique écrit plein de poésie, alternent mélancolie, désespoir puis espérance. Lorsque j'écris ces lignes, je frissonne encore en me rappelant ces lignes dans lesquelles les sentiments sont si bien transmis.
Je n'en dis pas plus au risque de dévoiler l'histoire. Il s'agit d'un roman pour adolescents, (mon fils l'a étudié en 5ème), mais je me suis quand même demandé ce que pouvais ressentir un ado à la lecture de cette oeuvre qui suppose un accompagnement attentif de l'adulte.
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Ziliz
  25 mars 2013
Période indéterminée dans une dictature d'Amérique du Sud. Melina écrit à sa fille adulte, des lettres qu'elle ne pourra pas envoyer : Paloma a "disparu" (sic) depuis six ans, en même temps que son mari et sa fille. La milice est venue les chercher en pleine nuit, avant de les emprisonner, les torturer et les tuer, probablement... Une "disparition", ce n'est pas un décès, il est impossible pour cette mère de faire son deuil : abattement, sentiment de révolte et espoir se succèdent... Melina retrouve une raison de se battre lorsqu'elle apprend que certains jeunes enfants ont survécu, adoptés par des familles de militaires. Quid de Nina, sa petite-fille ? La rechercher constitue désormais le seul combat possible.
Ce court roman est avant tout destiné aux collégiens. Le récit est intense, sans complaisance : l'auteur évoque les viols et tortures, sans s'y appesantir cependant. Une introduction auprès des jeunes lecteurs s'impose sur les dictatures - sud-américaines en particulier -, un fait géopolitique non enseigné à l'école. Précisons que Véronique Massenot a eu l'envie d'écrire cette histoire suite à des reportages radiophoniques sur l'Argentine qui l'ont bouleversée.
Un témoignage important, simple à lire bien qu'intense et direct. Une leçon d'Histoire, un bel exemple d'amour parental, une réflexion intéressante sur la difficulté pour un enfant de changer de famille.
A découvrir dès 12 ans.
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PaulineRead
  23 avril 2012
J'ai beaucoup aimé ce livre. Son principe, basé uniquement sur des envois de lettres m'a beaucoup séduit. L'amour de la mère envers sa fille disparue est très touchant. J'ai beaucoup apprécié le fait qu'elle fasse tout pour arriver à ses fins. Je le conseille vraiment, de plus pour les lecteurs qui n'aiment pas lire de gros livres il est très petit. C'est aussi le défaut que je lui trouve... A la fin du livre on reste un peu sur notre faim, on à l'impression de ne pas tout savoir. Mais en même temps ce livre étant uniquement basé sur des envois de lettres, l'auteur ne peut pas tout expliquer.
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AMR
  10 février 2020
Dans les bibliothèques des anciennes chambres de mes enfants, il reste encore beaucoup de livres qu'il m'arrive parfois de relire. Ainsi, j'ai retrouvé ce très court roman épistolaire de Véronique Massenot, publié pour la première fois en 1998, Lettres à une disparue.
Dans un pays d'Amérique Latine qui n'est pas expressément nommé, sous un régime dictatorial, Melina pleure la disparition de sa fille, Paloma, de son gendre et de sa petite-fille, arrêtés ensemble par la police, littéralement enlevés, et dont elle n'a plus de nouvelles.
Les années passent et la douleur prend le pas sur l'espoir… Melina entame alors une correspondance à sens unique avec sa fille disparue, pour garder le lien, rester vivante. Elle mêle des détails de sa vie quotidienne actuelle et des souvenirs du passé heureux ou tragiques, se remémorant l'enfance de sa fille et les moments de bonheur en famille mais aussi ses états d'esprit lors de l'arrestation de Paloma, donnant des précisions sur la situation politique et sociale de son pays, racontant sans filtres les parcours de celles et ceux qui ont aussi été arrêtés(e), torturé(e)s et qui sont revenu(e)s. Il est aussi question des vols d'enfants de prisonniers, adoptés par des familles de militaires ou de miliciens et des procès à l'issue desquels certains enfants ont pu retrouver leur vraie famille.
« Disparaître n'est pas mourir »… Il est impossible de faire un travail de deuil ou de résignation et le yo-yo de l'espoir et de l'attente, du combat quotidien et de l'abandon est épuisant et mortifère. Écrire à la disparue devient une façon de continuer à exister, à tenir un rôle de mère et de grand-mère envers et contre tout, à puiser du courage. Peu à peu, les lettres tiennent lieu de journal d'enquête.
Le dénouement aussi sera épistolaire ; je ne veux rien divulgacher ici, sinon dire que l'émotion est au rendez-vous, que le lien rétabli avec la fille disparue va perdurer au-delà de la mort, dans une mémoire trans-générationnelle qui passe par les femmes qui vont se transmettre les lettres.
L'écriture allie la banalité de la vie et la transcendance de l'amour maternel. le style est sobre et naturel, sans pathos excessif ; l'auteure pose des faits et montre comment ces faits bouleversent la vie des individus sans porter de jugement. Mais, sous des dehors de lecture facile, ce court roman d'à peine quatre-vingt-dix pages est très dense, notamment autour de tout ce qui touche à la résilience, au désir ou non désir de vengeance, à la nécessité de se reconstruire et de grandir avec un vécu que l'on ne pourra jamais effacer.
L'enquête menée par Melina et son mari pour savoir ce qui est réellement arrivé à leur fille et à leur petite-fille devient peu à peu le moteur essentiel de la correspondance : la mère rend compte à sa fille disparue de ses avancées et cela donne de l'énergie et du rythme à l'ensemble du récit
Les lettres de Melina, non datées, sont intemporelles et universelles. Elles ont valeur de témoignage, de mise en lumière d'évènements historiques lointains par la distance mais pas si éloignés que cela dans le temps ; pour le Chili, par exemple, les méfaits de la dictature remontent aux années 1970-73 ; pour l'Argentine, c'est juste après vers 1976-83… Je ne sais pas si les collégiens de 2020 savent ce qui s'est passé dans ces deux pays : c'est peut-être l'occasion de faire des recherches si le rapprochement ne se fait pas d'emblée pour eux.
Un excellent roman, ciblé pour la jeunesse, mais à lire et relire en famille, propice aux discussions…
https://www.facebook.com/piratedespal/
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rabanne
  02 mars 2016
Magnifique récit, sous forme épistolaire, d'une mère à sa fille disparue.
Quatre ans, six ans, huit ans que Paloma, son mari et sa petite Nina ont été enlevés et ont "disparu".
Interrogés, torturés, puis tués ?
Cette mère, Mélina, ne peut oublier, ne peut se résoudre à cette disparition. Elle fait vivre sa fille à travers l'écriture de lettres qui s'adressent à elle...
Un texte court, simple et limpide, d'une grande portée universelle, et d'une puissante force émotionnelle.
Lecture souvent conseillée au collège, mais qui s'adresse forcément à tous.
(dès la 4e)
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
Margot23Margot23   06 mai 2012
Le jour pénètre dans ma chambre par la fenêtre du jardin, dessinant sur le sol, au travers des persiennes, de longues rayures irrégulières. A plat ventre par terre, de nouveau j'ai relu les lettres. Maintenant, c'est mon tour. J'écris sous ton regard, celui du grand portrait penché au-dessus de mon lit - notre portrait - que Melina m'avait offert pour mon dixième anniversaire. Elle a osé défier la mort de la pointe de son pinceau. Avec des couleurs vives et le talent d'aimer. Se souvenir, donner. Un tableau, un cahier. Et un sens à ma vie. Ma main, déjà, court et s'envole sur le papier. Les mots jaillissent, l'un après l'autre, du fond de ma mémoire, et notre histoire, si douloureuse, sort de ma chair, pour apparaître enfin, dans la lumière.
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PtitgateauPtitgateau   03 mars 2012
"Disparaître" n'est pas mourir.
Ni deuil à porter, ni tombe à fleurir.
Juste une absence.
Des souvenirs.
Et cette attente insupportable...
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ZilizZiliz   24 mars 2013
[sous une dictature sud américaine]
Désormais nous savons. Plusieurs militaires en mal de paternité ont enlevé des enfants et les ont élevés. Ceux de leurs propres victimes.
Toute la journée, ils torturaient, violaient, des pères, des mères. Le soir, rentraient chez eux, tranquilles, un petit dans les bras.
Et leurs femmes étaient très heureuses. Peut-être même pleuraient-elles de joie ? Enfin mamans ! Quel bonheur ! Elles en rêvaient depuis tellement longtemps !
Des femmes ? Des mères ? Ces monstres ! Des poitrines vides. Pas de coeur pour donner l'amour. Des êtres sans conscience. Une messe à la place. Et la bénédiction de Dieu.
(p. 30-31)
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PtitgateauPtitgateau   03 mars 2012
Les heures, les jours, les mois se sont succédé sans nouvelles.
Rien.
Alors, peu à peu, doucement, sur la pointe des pieds, l'espoir s'en est allé.
Plus de mots qui apaisent, puis plus de mots du tout.
le désespoir est muet.
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rabannerabanne   02 mars 2016
J'ai relu mes deux premières lettres.
Je voudrais mieux écrire, pouvoir te crier mon amour. Te dire que tu vis dans nos coeurs, avec ta fille et ton mari.
Mais les mots restent tout petits.
Je t'embrasse fort.
MAMAN.
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Videos de Véronique Massenot (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Véronique Massenot
Véronique Soulé chronique "Il était une fois... La Traversée" de Véronique Massenot et Clémence Pollet, dans son émission "Écoute, il y a un éléphant dans le jardin", sur Aligre FM, le 14 juin 2017.
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