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ISBN : 2013218559
Éditeur : Hachette Jeunesse (22/08/2001)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 129 notes)
Résumé :
Dans un pays soumis à la dictature, Melina pleure Paloma, sa fille "portée disparue", enlevée avec son mari et sa petite fille. Au bout de quatre ans, l'espoir de la revoir vivante disparaît peu à peu... Elle décide alors de lui écrire pour exprimer sa douleur et son amour, pour recréer un lien avec cette fille tant aimée. Puis un jour, de cette longue nuit, la vie resurgit: Nina, la fille de Paloma serait vivante...
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
Ptitgateau
  03 mars 2012
Dans un pays d'Amérique latine, non désigné dans le roman puisque l'auteur se place en témoin de toutes les disparitions survenues dans nombre de pays de ce continent, Mélina hurle sa souffrance en écrivant à sa fille enlevée avec son mari et sa petite fille. le roman se construit peu à peu avec ces lettres dans lesquelles Mélina livre des informations sur la détention de Paloma, imagine les conditions de sa détention, exprime l'espoir de retrouver sa fille. Dans ce magnifique écrit plein de poésie, alternent mélancolie, désespoir puis espérance. Lorsque j'écris ces lignes, je frissonne encore en me rappelant ces lignes dans lesquelles les sentiments sont si bien transmis.
Je n'en dis pas plus au risque de dévoiler l'histoire. Il s'agit d'un roman pour adolescents, (mon fils l'a étudié en 5ème), mais je me suis quand même demandé ce que pouvais ressentir un ado à la lecture de cette oeuvre qui suppose un accompagnement attentif de l'adulte.
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Ziliz
  25 mars 2013
Période indéterminée dans une dictature d'Amérique du Sud. Melina écrit à sa fille adulte, des lettres qu'elle ne pourra pas envoyer : Paloma a "disparu" (sic) depuis six ans, en même temps que son mari et sa fille. La milice est venue les chercher en pleine nuit, avant de les emprisonner, les torturer et les tuer, probablement... Une "disparition", ce n'est pas un décès, il est impossible pour cette mère de faire son deuil : abattement, sentiment de révolte et espoir se succèdent... Melina retrouve une raison de se battre lorsqu'elle apprend que certains jeunes enfants ont survécu, adoptés par des familles de militaires. Quid de Nina, sa petite-fille ? La rechercher constitue désormais le seul combat possible.
Ce court roman est avant tout destiné aux collégiens. Le récit est intense, sans complaisance : l'auteur évoque les viols et tortures, sans s'y appesantir cependant. Une introduction auprès des jeunes lecteurs s'impose sur les dictatures - sud-américaines en particulier -, un fait géopolitique non enseigné à l'école. Précisons que Véronique Massenot a eu l'envie d'écrire cette histoire suite à des reportages radiophoniques sur l'Argentine qui l'ont bouleversée.
Un témoignage important, simple à lire bien qu'intense et direct. Une leçon d'Histoire, un bel exemple d'amour parental, une réflexion intéressante sur la difficulté pour un enfant de changer de famille.
A découvrir dès 12 ans.
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PaulineRead
  23 avril 2012
J'ai beaucoup aimé ce livre. Son principe, basé uniquement sur des envois de lettres m'a beaucoup séduit. L'amour de la mère envers sa fille disparue est très touchant. J'ai beaucoup apprécié le fait qu'elle fasse tout pour arriver à ses fins. Je le conseille vraiment, de plus pour les lecteurs qui n'aiment pas lire de gros livres il est très petit. C'est aussi le défaut que je lui trouve... A la fin du livre on reste un peu sur notre faim, on à l'impression de ne pas tout savoir. Mais en même temps ce livre étant uniquement basé sur des envois de lettres, l'auteur ne peut pas tout expliquer.
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rabanne
  02 mars 2016
Magnifique récit, sous forme épistolaire, d'une mère à sa fille disparue.
Quatre ans, six ans, huit ans que Paloma, son mari et sa petite Nina ont été enlevés et ont "disparu". Interrogés, torturés, puis tués ? Cette mère, Mélina, ne peut oublier, ne peut se résoudre à cette disparition. Elle fait vivre sa fille à travers l'écriture de lettres qui s'adressent à elle...
Un texte court, simple et limpide, d'une grande portée universelle, et d'une puissante force émotionnelle. Lecture souvent conseillée au collège, mais qui s'adresse forcément à tous.
(dès la 4e)
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ramettes
  23 mai 2013
Dans la première lettre nous avons les grandes lignes de ce qui c'est passé. Plus de 3 ans ont passé depuis la disparition de Paloma et Melina sa mère reprend pied. Elle se révolte contre ce coup du sort car elle prend conscience qu'elle s'est perdue. Ce perdre c'est capituler et croire que ça fille est décédée et ça elle ne le veut pas.
Six mois sont passés entre la première et la deuxième lettre. Des changements politiques ont redonné espoir aux familles de retrouver leurs disparus. Mais Melina ne revoit pas venir Paloma, son mari et sa fille. L'amitié est une chose irremplaçable pour retrouver le sourire.
On aborde le sujet de « la réconciliation nationale » et « des enfants adoptés de force ». Melina place son espoir dans sa petite fille peut-être adoptée.
La troisième lettre, il s'agit de l'enquête menée pour trouver la petite. Mais cela fait revivre à Melina lorsque plus jeune elle était une mère heureuse. C'est dur à accepter. Heureusement, Melina est entourée de gens bienveillants qui l'accompagnent. Mais c'est elle qui doit faire son chemin intérieur. On a plusieurs voix, plusieurs facettes dont celle d'une soeur qui a perdu un frère et dont la mère à choisi l'exil et l'oubli, puis la parole est donnée à un enfant « adopté ». Avant de passer à l'action.
La quatrième lettre « le verdict » positif Nina va revenir chez ses grands-parents après 6 ans d'absence. Melina s'interroge, comment Nina va prendre sa nouvelle vie.
La cinquième lettre : Nina reconstruit « le puzzle de sa vie ». Mais Melina n'a pas commencé son travail de deuil alors les choses plus compliquées. Melina est toujours soutenue dans cette épreuve.
Sixième lettre : ouverture vers l'avenir on a tout qui se met en place autour de ce cercle d'amis solidaires.
La septième lettre est une conclusion et une surprise.
Le temps passe entre chaque lettres.
J'ai trouvé ce bref roman destiné aux adolescents très pudique et sensible. Ce n'est un sujet facile a traité, elle n'hésite pas à utiliser les mots tels que torture, viol, assassinat et vol d'enfant.
Très belle lecture malgré la dureté du sujet. Emouvant mais sans pathos, c'est peut-être dû au fait qu'il s'agisse de lettres.
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
Margot23Margot23   06 mai 2012
Le jour pénètre dans ma chambre par la fenêtre du jardin, dessinant sur le sol, au travers des persiennes, de longues rayures irrégulières. A plat ventre par terre, de nouveau j'ai relu les lettres. Maintenant, c'est mon tour. J'écris sous ton regard, celui du grand portrait penché au-dessus de mon lit - notre portrait - que Melina m'avait offert pour mon dixième anniversaire. Elle a osé défier la mort de la pointe de son pinceau. Avec des couleurs vives et le talent d'aimer. Se souvenir, donner. Un tableau, un cahier. Et un sens à ma vie. Ma main, déjà, court et s'envole sur le papier. Les mots jaillissent, l'un après l'autre, du fond de ma mémoire, et notre histoire, si douloureuse, sort de ma chair, pour apparaître enfin, dans la lumière.
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PtitgateauPtitgateau   03 mars 2012
"Disparaître" n'est pas mourir.
Ni deuil à porter, ni tombe à fleurir.
Juste une absence.
Des souvenirs.
Et cette attente insupportable...
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ZilizZiliz   24 mars 2013
[sous une dictature sud américaine]
Désormais nous savons. Plusieurs militaires en mal de paternité ont enlevé des enfants et les ont élevés. Ceux de leurs propres victimes.
Toute la journée, ils torturaient, violaient, des pères, des mères. Le soir, rentraient chez eux, tranquilles, un petit dans les bras.
Et leurs femmes étaient très heureuses. Peut-être même pleuraient-elles de joie ? Enfin mamans ! Quel bonheur ! Elles en rêvaient depuis tellement longtemps !
Des femmes ? Des mères ? Ces monstres ! Des poitrines vides. Pas de coeur pour donner l'amour. Des êtres sans conscience. Une messe à la place. Et la bénédiction de Dieu.
(p. 30-31)
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PtitgateauPtitgateau   03 mars 2012
Les heures, les jours, les mois se sont succédé sans nouvelles.
Rien.
Alors, peu à peu, doucement, sur la pointe des pieds, l'espoir s'en est allé.
Plus de mots qui apaisent, puis plus de mots du tout.
le désespoir est muet.
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rabannerabanne   02 mars 2016
J'ai relu mes deux premières lettres.
Je voudrais mieux écrire, pouvoir te crier mon amour. Te dire que tu vis dans nos coeurs, avec ta fille et ton mari.
Mais les mots restent tout petits.
Je t'embrasse fort.
MAMAN.
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