AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2812607068
Éditeur : Editions du Rouergue (08/10/2014)

Note moyenne : 4.26/5 (sur 78 notes)
Résumé :
En rupture de ban avec son passé, l'inspecteur Fin McLeod, meurtri par la disparition tragique de son fils unique, est de retour sur son île natale où, chaque année, une douzaine d'hommes partent en expédition à plusieurs heures de navigation pour tuer des oiseaux nicheurs.
Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May nous plonge au cœur d'une enquête déchirante, qui va obliger McLeod à affronter sa propre histoire.
Dans L'Homme ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Macha_Loubrun
  07 mars 2016
Couvrez-vous bien, le vent fouette le visage et il pleut souvent sur l'île de Lewis, au large de l'Ecosse. Mais que c'est beau ! Le séjour ne sera pas de tout repos mais les trois romans de cette trilogie bien ficelée se lisent d'une traite, avec un plaisir infini. Le lecteur découvre les traditions, le poids de la religion, des pans d'histoire méconnus et douloureux de l'île de Lewis, des vies rudes aux lourds secrets. L'odeur de la tourbe pour chauffer les maisons vient vous chatouiller le nez...
Contraint par sa hiérarchie, l'inspecteur Fin McLeodest revient sur son île natale pour les besoins d'une enquête alors qu'il vient de perdre son petit garçon de manière tragique. C'est un homme particulièrement attachant, cabossé par la vie et chaque enquête permet de lever le voile sur son propre passé, assez sombre. On suit de nombreux personnages dans l'entourage de l'inspecteur, sans caricatures, l'écriture de Peter May est fluide, elle tient le lecteur en haleine jusqu'au bout.
Il n'y a pas de suite, c'est vraiment dommage !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          442
nath45
  29 janvier 2015
Je viens de passer 10 jours sur l'île de Lewis en compagnie de Fin McLeod. C'est son île natale et j'y ai découvert des paysages, un climat, des gens formidables. Avec cette trilogie j'ai appris à connaître Fin au travers de son enfance, de ses amis.
Dans le premier tome, Fin vient de perdre son fils dans un accident tragique, il est envoyé sur l'île après dix-huit ans d'absence, il est inspecteur et doit enquêter sur le meurtre ayant des similitudes avec celui d'Édimbourg. C'est aussi le point de départ pour qu'il nous raconte son enfance, sa vie à Lewis, son premier amour Marsaili, son ami d'enfance Artair, sans oublier Donald devenu révérend, les coutumes de l'île, et surtout une découverte, révélation qui changera le cours de sa vie, laquelle ? Pour la découvrir il vous faut lire ce livre.
Second tome, Fin a quitté la police. Il revient vivre sur l'île afin de pouvoir retrouver un sens à sa vie. Dès son retour on découvre le cadavre d'un jeune homme conservé dans la tourbière, d'après les tests d'ADN le cadavre à un lien de parenté avec Tormod le père de Marsaili. Dans ce tome nous découvrons l'enfance de Tormod, l'orphelinat, le placement des enfants dans les fermes pour y travailler et l'enquête que mène Fin avant l'arrivée de la police d'Édimbourg. C'est toujours aussi captivant, intelligent, émouvant.
Dernier tome, dernière enquête de Fin, il est devenu garde forestier, il doit éliminer les braconniers. Il retrouve un ami d'enfance Whistler, tous deux vont découvrir un homme assassiné dans son avion au fond d'un loch. C'est l'occasion de fait un petit retour dans l'adolescence de Fin et Whistler lors de la formation d'un groupe de musique celtique. Peter May sait tenir son lecteur en haleine jusqu'à la dernière page, toujours avec beaucoup d'humanité.
Un très bon moment de lecture, une belle trilogie à découvrir !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
nathavh
  26 juillet 2015
J'attendais mes vacances pour lire ce gros pavé de 1024 pages. Quelle bonne idée, j'étais en Irlande et même si ce n'est pas l'Ecosse, l'endroit était rêvé et apportait une autre dimension à cette lecture magnifique. Beaucoup de similitudes ; les tourbières et la fumée de tourbe, les anciens habitats et traditions ancestrales, le gaélique. J'ai d'ailleurs ramené un petit souvenir littéraire "L'homme des îles" de Tomas O'Croan.
Mais je vous emmène sans tarder au Nord de l'Ecosse, dans les Hébrides extérieures, sur la petite île de Lewis. Une trilogie magnifique dont chaque volet fut d'ailleurs primé. le fil conducteur en est Fin Mc Leod.
L'île des chasseurs d'oiseaux
Fin Mc Leod est à un tournant de sa vie. Il vient de perdre son fils Robbie et de se séparer de son épouse Mona. Il est flic. On lui demande de reprendre le boulot et de se rendre dans l'île de son enfance où Ange Macristie - frère d'un copain d'enfance - a été retrouvé assassiné. le modus operandi est le même que dans une autre affaire dont il avait la charge.
Il arrive à Crobbost, son village natal, pour mener l'enquête, dix-huit années après l'avoir quitté. Petit à petit il retrouvera les traces de son enfance et des souvenirs enfouis et ses amis Artair, Donald mais aussi Marsaili son premier amour.
Petit à petit au fil de l'enquête, sa mémoire reviendra. Dépaysement garanti, magnifiques descriptions de l'île. On découvrira également les traditions ancestrales et le voyage annuel sur le rocher d'Ang Seir. Chaque année les hommes s'y rendent quinze jours pour chasser le guja recherché pour sa chair tendre et jeune.
Mais que s'est-il passé sur cette île ? Quel est donc le rapport avec avec la mort cruelle d'Ange Macristie ?
Un récit passionnant nous décrivant la vie et les traditions des habitants, les paysages à vous couper le souffle mais aussi un récit rempli d'humanité, décrivant la psychologie de l'être humain. Un coup de maître, précis et bien documenté.

L'homme de Lewis
Second volet, sans conteste mon préféré. Fin a démissionné de la police et a décidé de revenir s'installer sur l'île de Lewis en restaurant la maison de son enfance.
Un corps momifié est découvert enterré dans les tourbières. Il s'agit d'un meurtre remontant à plus de cinquante ans. Il y a un lien avec Tormod, le père de Marsaili, c'est une certitude, l'ADN ne ment jamais.
Tormod Mc Leod parle à la première personne pour évoquer ses souvenirs, il se souvient de sa jeunesse, des parents, de l'orphelinat... mais tout devient flou, Alzeihmer s'empare peu à peu de son esprit.
Voyage au tréfonds de la mémoire, mais qui est donc Tormod ? Très vite on verra qu'il n'est pas celui que l'on croit.
Une fois encore, Peter May nous envoûte par ce superbe roman. Son écriture est magnifique et précise. Ses personnages sont attachants, émouvants. Un récit passionnant mais comment Fin démêlera-t-il ce sac de noeuds et aidera-t-il Tormod à remonter le temps et la mémoire ?
Une fois encore, un pan de l'histoire bien documenté comme trame de fonds : le rôle de l'église, les orphelinats, l'existence des "homers" .... je n'en dis pas plus pour ne pas déflorer le sujet
Le braconnier du lac perdu
Dans ce dernier volet, Fin est engagé pour lutter contre le braconnage devenu trop important dans l'île et menaçant son équilibre. Il retrouve un ancien camarade de classe Whistler.
Suite à une poussée de tourbière, un loch disparaît laissant place à un hélicoptère, celui de Roddy Mackenzie disparu dix-sept ans plus tôt. A son bord un corps en mauvais état, il s'agit bien d'un meurtre..
Replongeons dans l'adolescence de Fin à l'époque où un groupe d'amis a formé un groupe de rock folk celtique devenu célèbre : Solas. Roddy et Whistler en faisaient partie, Fin les a accompagnés à l'époque.
Comme toujours chez Peter May, un point de départ historique bien documenté, cette fois le naufrage de l'Iolaire et de ses survivants.
Conclusion
Trois récits magnifiques qui vous emmènent dans les Hébrides extérieures. Des paysages superbes, des personnages attachants liés aux traditions ancestrales dépeintes avec brio et une plume splendide. Trois polars atypiques car les ingrédients du polar sont bien présents, mais aussi et avant tout trois romans magnifiques formant un ensemble bien agréable à lire. Merci aux éditions Rouergue d'avoir publié en français d'abord cette trilogie avant qu'elle n'ait ce succès mondial.

Un joli coup de coeur de l'été.
Lien : http://nathavh49.blogspot.be..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Pchabannes
  14 février 2015
Coup de coeur, audace ou instinct, le Rouergue Noir a eu le nez fin en éditant ce polar refusé par ses confrères britanniques. Et c'est à cet éditeur français que nous devons ces 1 000 pages de promenade écossaise, sur l'Île Lewis, la plus septentrionale des îles Hébrides, dernier bastion de la langue gaëlique, tout là-bas à l'ouest de l'ouest, à un pas de vague des Amériques.
L'Île des chasseurs d'oiseaux, L'homme de Lewis et le braconnier du lac perdu, trois mystères très britanniques, trois romans qui se lisent d'une traite portés qu'ils sont par des personnages attachants, sur cette terre si proche et si différente.
Le Peter May écrivain qui nous a conquis avec son cycle de polars chinois, avait dans les années 90 passé cinq années de tournage d'une série en gaëlique sur ces terres de tempêtes et de solitude. Il en tirera l'inspiration pour le premier volet, L'Île des chasseurs d'oiseaux. Sur l'impulsion de son éditeur il développa les personnages au long des trois ouvrages qui collectionnèrent prix et louanges et fut vendu à 1 million d'exemplaires outre-manche.
A l'occasion d'un enquête, L'inspecteur Finlay retourne sur la terre de son enfance, cette terre de tourbières, aux jours de soleil inattendus, aux orages soudains, aux églises moyenâgeuses, fragmentées et dominatrices, à la domination anglaise et à la mère sauvage battant les plus vieux rochers du monde.

De belles soirées de lecture pour les amateurs de policier et de promenades immobiles.
Si vous aimez les polars qui claquent, de ces tourne-page au rythme endiablé comme Grangé ou Lemaitre, passez votre chemin. 
Chez Peter May, l'on prend son temps. L'intrigue est prétexte au voyage.

Le Rouergue noir, 2014. Les romans parus séparément en 2009, 11 et 12 sous les titres originaux The blackhouse, The lewis man, The chessmen. 1 000 pages, 27€ seulement ! La somme ne paiera pas le taxi jusqu'à Roissy CDG !

Lien : http://quidhodieagisti.over-..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          82
Ogrimoire
  13 août 2017
Peter May était surtout connu pour une série de romans policiers se déroulant en Chine. Cette série chinoise, je ne l'ai pas lue, mais j'ai dévoré tous ses autres livres, toujours avec bonheur.
Dans la Trilogie de Lewis, il s'agit d'une enquête, certes, ou, plus exactement, de trois enquêtes. Mais il s'agit d'abord et avant tout d'une quête, la quête existentielle d'un être humain qui, pour survivre au drame qu'il traverse, n'a pas d'autre choix que de faire face aux fantômes de son passé. Magnifiquement écrit, on ressent jusque dans sa chair l'ambiance de cette île de l'archipel des Hébrides extérieures.
Il y a de la dureté, mais aussi beaucoup d'humanité. Il y a toute la violence de l'enfance, que nous n'avons pas toujours su gérer, et qui revient nous tirer par les pieds. Il y a la déception des histoires (amour, amitié) que l'on n'a pas su mener à bien. Il y a tout ce que l'on a essayé d'enterrer sous le tapis mais qui resurgit.
C'est exactement le type de livres qui compte, pour moi. Et qui ferait partie du voyage si je devais partir sur une île déserte… et pas uniquement si celle-ci se situait au large de l'Ecosse !
Lien : https://ogrimoire.wordpress...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
nathavhnathavh   26 juillet 2015
Quand on entre dans cette maison de retraite, on voit un tas de vieux, simplement assis là. Le regard dans le vide, le sourire triste. On les met de côté parce qu'on les considère comme... eh bien, des vieux. Usés, comme si cela ne valait plus la peine de s'en préoccuper. Et pourtant, derrière chacun de ses regards, il y a une vie, une histoire qu'ils pourraient nous raconter. De douleur, d'amour, d'espoir et de détresse. Toutes ces choses que nous ressentons, nous aussi. Devenir vieux ne fait pas de toi quelqu'un qui vaut moins que les autres, quelqu'un de moins réel. Et un jour ce sera notre tour. Assis là à regarder les jeunes nous mettre de côté parce que nous sommes vieux. Et à ton avis, tu crois que nous allons le vivre comment ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
nathavhnathavh   26 juillet 2015
Mais je l'ai toujours considéré comme l'un de mes meilleurs et de mes plus anciens amis. Il était comme un gros chien irascible, Fin. Il pouvait te mordre de temps à autre, mais il ne cessait jamais de t'aimer.
Commenter  J’apprécie          30
nath45nath45   01 janvier 2015
- le monde, Marsaili, c'est comme le temps. On ne le change pas. Et on ne le façonne pas. C'est lui qui nous façonne. (Page 162)
Commenter  J’apprécie          50
nathavhnathavh   26 juillet 2015
La plupart des gens passent leur vie sans jamais savoir ce qui se cache sous les pierres sur lesquelles ils marchent. Les flics passent la leur à soulever ces pierres et à affronter ce qu'ils y trouvent.
Commenter  J’apprécie          20
PchabannesPchabannes   14 février 2015
La plupart des gens passent leur vie sans jamais savoir ce qui se cache sous les pierres sur lesquels ils marchent. Les flics passent la leur à soulever ces pierres et à affronter ce qu’ils y trouvent
Commenter  J’apprécie          20
Videos de Peter May (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Peter May
Peter May - Je te protégerais
autres livres classés : ecosseVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1363 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre
. .