AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2330014414
Éditeur : Actes Sud (02/01/2013)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 600 notes)
Résumé :
En rupture de ban avec son passé, Fin Macleod retourne sur son île natale de Lewis. La mort tragique de son jeune fils a pulvérisé son mariage. Impuissant et résigné, il a quitté la police. La lande balayée par les vents, la fureur de l'océan qui s'abat sur le rivage, les voix gaéliques des ancêtres qui s'élèvent en un chant tribal : il pense pouvoir retrouver ici un sens à sa vie. Mais, Fin à peine arrivé, on découvre le cadavre d'un jeune homme, miraculeusement pr... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (105) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  07 novembre 2016
Sur cette île battue par les tempêtes, un cadavre a été retrouvé dans la tourbe. le corps se trouve ainsi conservé, telle une momie, ses organes internes étant quasiment intacts. Aussitôt, le médecin légiste peut ainsi infirmer que l'homme, tatoué d'un portrait d'Elvis Presley, a été roué de plusieurs coups de couteau et qu'on lui a tranché la gorge. Des analyses plus précises indiquent que le jeune homme, d'à peine 20 ans, a été tué il y a une cinquantaine d'années et qu'il semble avoir un lien avec Tormod Macdonald, le papa de Marsaili. Malheureusement, ce dernier, atteint d'Alzheimer, n'est pas en mesure d'éclairer un tant soit peu la police.
Fin Macleod, lui, a décidé de quitter Édimbourg et la police et de s'installer pour un temps sur l'île de Lewis. À peine arrivé, il est tenu au courant de l'affaire par George Gunn, le policier en charge de l'enquête et avec qui Fin avait travaillé. Encore une fois, il sera confronté au passé...
Dans ce huis-clos, Peter May remet en scène Fin Macleod, cette fois-ci libéré de toute contrainte familiale et professionnelle. de retour sur son île natale, l'homme va devoir venir en aide à Gunn, le policier avec qui il avait travaillé quelques mois plus tôt. Une enquête qui le concerne puisque le père de son amie d'enfance, Marsaili, est mis en cause dans ce meurtre. L'auteur met en avant cette sombre partie de l'histoire écossaise pendant laquelle les orphelins ou les enfants abandonnés, les homers, étaient envoyés par l'église dans des familles écossaises ou australiennes afin de les aider, voire en devenir esclave. Alternant l'enquête et le passé de Tormod Macdonald, narrant le destin tragique de deux homers, un certain Johnny et son petit frère Peter, ce roman noir, chargé d'histoire et d'une incroyable densité, captive tant sur le fond que sur la forme. Ici encore, les paysages écossais si sauvages sont magnifiquement décrits et les personnages, torturés parfois ou fragiles, sont bouleversants et attachants. Un roman riche et saisissant porté par une écriture étoffée.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          790
lyoko
  24 janvier 2017
Fin revient sur l'île de Lewis, mais après avoir démissionné de la police. Il y retrouve son fils et sas anciens amis d'enfance. Mais un cadavre est découvert et celui-ci est intimement lié au père de la mère de son fils.
Un roman très dense et très riche. Il décrit déjà à la perfection les paysages écossais, qui peuvent à eux seuls plonger le lecteur directement dans l'histoire. J'ai été également très touchée par la façon d'aborder la sénélité d'un vieil homme par l'auteur. Cela est fait avec justesse, parfois avec de la violence , mais surtout avec beaucoup de respect. Cette façon de voir les choses arrive d'ailleurs a démontrer que seul le véritable amour est capable de faire face a cette maladie dégénérative. Beaucoup sont aujourd'hui touchés par Alzheimer et quand on connait peu ou prou cette maladie on s'y retrouve complètement.
J'emettrais quand même un petit bémol sur l'enquête en elle-même : tout simplement parce qu'on devine un peu trop facilement là ou l'auteur veut nous amener (je pense ici essentiellement à Ceit). Néanmoins on reste quand même pris par l'histoire qui est portée par des personnages attachants.

J'ai beaucoup aimé ce roman et j'espère que le troisième volet sera aussi prenant
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          500
Kittiwake
  18 février 2016
L'angoisse ténue que l'on peut avoir en abordant un deuxième tome d'une trilogie (la suite sera-t-elle à la hauteur? Evitera-t-on la lourdeur de redites?) s'évanouit rapidement avec la lecture des premières pages de l'Homme de lewis. Fin MacLeod est là, bien présent, mais tourne la page : il quitte son travail, son épouse, et rejoint la terre austère de son passé. On n'a guère le temps (et lui non plus) de gloser sur ses projets d'avenir, puisqu'à peine arrivé, il se trouve mêlé à une histoire de meurtre. Pas en temps que suspect, mais sollicité par Gunn, l'inspecteur de Stornoway, qui avait apprécié son talent de flic dans L ‘île des chasseurs d'oiseaux.
L'enquête s'annonce d'emblée ardue : le cadavre découvert dans la tourbe est momifié, la mort remonte aux années 50 (pas besoin de carbone 14 quand un tatouage d'Elvis Presley orne le bras de la victime!).L'ADN parle rapidement : le père de Marsaili, l'ex-amoureuse de Fin , est apparenté et donc suspect du meurtre (le prélèvement d'ADN qui avait été exigé dans la première enquête n'a pas été vain…). Jusque là, c'est plutôt banal. Oui, mais voilà : le suspect est atteint d'une maladie d'Alzeimher, à un stade ou des bribes du passé ressurgissent au hasard, mêlées à des délires d'interprétation qui comblent les lacunes. La barre est haute pour Fin, qui doit de plus faire vite, avant qu'un collègue d'Edimbourg vienne prêter main forte à l'équipe locale.

C'est parfait. Parallèlement aux déductions avisées de fin, l'auteur nous livre le récit à la première personne du père de Marsaili, dont on sait que l'identité sous laquelle le connaissent les proches est fausse. le lecteur avance donc un peu plus vite que Fin, mais découvre avec délice les méandres du raisonnement de l'ex-flic. Pas une seconde, pas une ligne d'ennui.
Les paysages sont toujours aussi subitement dépeints, dans leur splendide austérité.
Bien sûr, Fin n'en a pas terminé avec ses drames personnels (la photocopie du dossier de l'accident de son fils le suit partout), mais les tensions s'apaisent avec sa famille à construire (il faut un peu de temps pour assimiler simultanément le fait d'être père et grand-père).
Une deuxième partie qui tient largement ses promesses et incite à poursuivre sans arrière pensée la suite le braconnier du lac perdu.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          490
nameless
  29 avril 2016
Fin Mcleod revient pour la seconde fois sur son île natale, après avoir coupé les ponts avec sa vie antérieure à Edimbourg. La mort accidentelle de son fils Rob a sonné le glas de sa vie conjugale : « L'union de Fin et de Mona, elle aussi, s'était faite par commodité. Une amitié sans amour, avec un peu de sexe de temps à autre, qui n'avait tenu que grâce à l'amour commun pour leur fils. Et maintenant que Robbie n'était plus là, leur histoire s'arrêtait à la Court of Session » (p.20), par une requête de divorce. Il a démissionné de la police, et pour l'heure, campe à proximité de la maison en ruines de ses parents, qu'il envisage de restaurer. Va-t-il, à la croisée des chemins de sa vie d'homme, opter pour un retour aux sources et s'installer définitivement à Lewis ?
« Etait-ce vraiment son « chez lui » maintenant ? Ce coin de terre ravagé par le vent où diverses factions ennemies, nées de cette religion protestante impitoyable, dominaient la vie de tous. Où hommes et femmes passaient leur vie à lutter pour réussir à vivre de cette terre, ou de la mer, exploités pendant des périodes de crise par les entreprises qui s'installaient puis repartaient quand les subventions étaient épuisées, laissant derrière elles les témoignages délabrés et rouillés de leur échec. Mais si ce n'était pas chez lui, où était son foyer ? Où donc, dans ce monde façonné par Dieu, éprouvait-il un tel lien avec la terre, les éléments, les gens ? » (p. 161)
A peine a-t-il débarqué qu'un cadavre est découvert dans la tourbe, matériau qui permet une conservation parfaite des corps durant des siècles. Rapidement, une analyse adn relie le jeune homme mort dans les années 50, et Tormod McDonald, le père de Marsaili. L'histoire récente de l'île colle décidément aux semelles de Fin, le voilà une fois encore confronté aux fantômes du passé.
Marsaili, récente veuve d'Artair tente de reprendre des études afin d'assurer son indépendance tandis que son père perd le contact avec la réalité, victime d'Alzheimer. Celle qui a aimé Fin au premier regard, dès l'âge de 8 ans, ne lui a jamais pardonné de lui avoir brisé le coeur. Fin de son côté, regrette au bout du compte, d'avoir perdu la seule femme qu'il a aimée, la femme qu'il a chassée de sa vie par inconséquence et cruauté. Une perte qu'il s'est lui-même infligée. (p. 220). Vont-ils réussir à renouer un dialogue rompu depuis près de deux décennies ?
Mais l'urgence pour Fin et son ami Gunn, policier local, est de retrouver un assassin qui a tué 50 ans plus tôt. Tormod détient probablement la clef du mystère mais sa mémoire s'effiloche et se troue de plus en plus. Même si Fin, en accoucheur de souvenirs, réussit à ranimer quelques éphémères lueurs dans l'esprit de Tormod, l'émergence de la vérité est capricieuse et douloureuse, plongeant ses racines dans une page peu glorieuse de l'Histoire. Peter May livre un travail historique sur le sort réservé après la seconde guerre mondiale à de nombreux enfants catholiques pauvres, orphelins ou abandonnés, désignés sous le vocable de homers, victimes de la haine et de la cruauté de l'Eglise, qui étaient déportés sur des îles lointaines pour servir de main-d'oeuvre gratuite, d'esclaves : « Apparemment, nous n'avions aucun droit, humain ou autre. Nous étions des biens, des meubles. Rien que des enfants sans parents ni foyer. » (p. 181). Des enfants « arrachés au milieu qui leur était familier et abandonnés là, sur la jetée, pour affronter leur destinée » (p. 287) au nom d'une religion ou de choix politiques.
C'est au cours de résurgences de sa mémoire que Tormod raconte, à la première personne du singulier, les douloureuses trajectoires de deux homers, Johnny et son petit frère vulnérable, Peter, qui partageaient leur triste sort avec une jeune compagne d'infortune, Ceit. « Ca s'épelle bizarrement, C-E-I-T. Mais ça se prononce Kate. C'est gaélique. » (p. 197). Qui sont ces 3 enfants, pourquoi, Tormod, au cours de fulgurances résiduelles, semble-t-il si bien les connaître ?
Peter May invite le lecteur à visiter avec lui les arbres généalogiques torturés, aux branches ramifiées, de familles gaéliques ou d'enfants déportés sous couvert de charité chrétienne, contexte dans lequel l'usurpation d'identité était quelquefois, après avoir déjà subi l'anglicisation forcée de leur nom gaélique, le seul moyen d'échapper à leur sort. Il éclaire cette page révoltante de l'Histoire, effectue un travail de mémoire et donne la parole à ces oubliés des Dieux et des hommes.
Roman insulaire, sociologique, historique, ethnologique à la beauté tourmentée et mélancolique, L'homme de Lewis est étiqueté roman-policier. Comme quoi !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          370
isabelleisapure
  14 septembre 2015
Après « L'Île des chasseurs d'oiseaux », j'ai retrouvé avec bonheur l'Écosse mystérieuse, majestueuse et sauvage où Peter May nous entraîne pour une nouvelle enquête, doublée d'une formidable plongée dans sa culture.
Le corps d'un homme portant un tatouage d'Elvis Presley est découvert dans une tourbière et le principal suspect est un vieil homme perdu dans le labyrinthe de la maladie d'Alzheimer.
Ce dernier n'est autre que le père du premier amour de l'inspecteur Fin McCleod, c'est pourquoi, revenu pour une durée indéterminée sur l'île de Lewis, il tient à découvrir la vérité.
Ce roman dont l'intrigue est presque un prétexte est envoûtant. Au travers des souvenirs de Tormod Macdonald, qui est déconnecté de la réalité, mais qui se trouve happé par son passé c'est toute une vie qui se déroule.
Commenter  J’apprécie          420
Citations & extraits (71) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   07 novembre 2016
Quand on entre dans une maison de retraite, on voit un tas de vieux, simplement assis là. Le regard dans le vide, le sourire triste... Et pourtant, derrière chacun de ces regards, il y a une vie, une histoire qu'ils pourraient nous raconter. De douleur, d'amour, d'espoir et de détresse. Toutes ces choses que nous ressentons, nous aussi. Devenir vieux ne fait pas de toi quelqu'un qui vaut moins que les autres, quelqu'un de moins réel. 
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          381
Cath36Cath36   07 avril 2013
Quand on entre dans une maison de retraite, on voit un tas de vieux, simplement assis là. Le regard dans le vide, le sourire triste... Et pourtant, derrière chacun de ces regards, il y a une vie, une histoire qu'ils pourraient nous raconter. De douleur, d'amour, d'espoir et de détresse. Toutes ces choses que nous ressentons, nous aussi.Devenir vieux ne fait pas de toi quelqu'un qui vaut moins que les autres, quelqu'un de moins réel. Et un jour ce sera notre tour. Assis là à regarder les jeunes nous mettre de côté parce que nous sommes vieux. Et à ton avis, tu crois que nous allons le vivre comment ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
namelessnameless   26 avril 2016
J'ai appris ce que furent les expulsions et comment, aux XVIIIe et XIXe siècles, des propriétaires qui ne vivaient pas sur leurs terres, encouragés par le gouvernement de Londres, expulsèrent les gens qui y vivaient pour laisser le champ libre aux moutons. Des dizaines de milliers de fermiers, chassés de leurs maisons, furent contraints d'embarquer sur des bateaux qui les emmenèrent vers le Nouveau Monde où nombre d'entre eux avaient été vendus par avance comme esclaves.

Page 189 - Babel noir
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
canelcanel   20 mai 2015
La plupart des gens passent leur vie sans jamais savoir ce qui se cache sous les pierres sur lesquelles ils marchent. Les flics passent la leur à soulever ces pierres et à affronter ce qu'ils y trouvent. [...] J'en avais marre de vivre au milieu des ombres, Fionnlagh. Quand tu ne côtoies plus que le pire côté de la nature humaine, tu commences à découvrir ta part d'ombre. Et ça fout la trouille. (p. 203)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          190
SylviegeoSylviegeo   28 septembre 2017
Chez lui ? Était-ce vraiment son "chez lui " maintenant, s'interroge-t-il. Ce coin de terre ravagée par le vent où diverses factions ennemies, nées de cette religion protestante impitoyable, dominaient la vie de tous. Où hommes et femmes passaient leurs vies à lutter pour réussir à vivre de cette terre, ou de la mer, exploités pendant les périodes de crise par les entreprises qui s'installaient puis repartaient quand les subventions étaient épuisées, laissant derrière elles les témoignages délabrés et rouillés de leur échec.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
Videos de Peter May (27) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Peter May
Littérature en Corrèze : Peter May
autres livres classés : ecosseVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1182 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre
. .