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ISBN : 2330014414
Éditeur : Actes Sud (02/01/2013)

Note moyenne : 4.23/5 (sur 667 notes)
Résumé :
En rupture de ban avec son passé, Fin Macleod retourne sur son île natale de Lewis. La mort tragique de son jeune fils a pulvérisé son mariage. Impuissant et résigné, il a quitté la police. La lande balayée par les vents, la fureur de l'océan qui s'abat sur le rivage, les voix gaéliques des ancêtres qui s'élèvent en un chant tribal : il pense pouvoir retrouver ici un sens à sa vie. Mais, Fin à peine arrivé, on découvre le cadavre d'un jeune homme, miraculeusement pr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (114) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  07 novembre 2016
Sur cette île battue par les tempêtes, un cadavre a été retrouvé dans la tourbe. le corps se trouve ainsi conservé, telle une momie, ses organes internes étant quasiment intacts. Aussitôt, le médecin légiste peut ainsi infirmer que l'homme, tatoué d'un portrait d'Elvis Presley, a été roué de plusieurs coups de couteau et qu'on lui a tranché la gorge. Des analyses plus précises indiquent que le jeune homme, d'à peine 20 ans, a été tué il y a une cinquantaine d'années et qu'il semble avoir un lien avec Tormod Macdonald, le papa de Marsaili. Malheureusement, ce dernier, atteint d'Alzheimer, n'est pas en mesure d'éclairer un tant soit peu la police.
Fin Macleod, lui, a décidé de quitter Édimbourg et la police et de s'installer pour un temps sur l'île de Lewis. À peine arrivé, il est tenu au courant de l'affaire par George Gunn, le policier en charge de l'enquête et avec qui Fin avait travaillé. Encore une fois, il sera confronté au passé...
Dans ce huis-clos, Peter May remet en scène Fin Macleod, cette fois-ci libéré de toute contrainte familiale et professionnelle. de retour sur son île natale, l'homme va devoir venir en aide à Gunn, le policier avec qui il avait travaillé quelques mois plus tôt. Une enquête qui le concerne puisque le père de son amie d'enfance, Marsaili, est mis en cause dans ce meurtre. L'auteur met en avant cette sombre partie de l'histoire écossaise pendant laquelle les orphelins ou les enfants abandonnés, les homers, étaient envoyés par l'église dans des familles écossaises ou australiennes afin de les aider, voire en devenir esclave. Alternant l'enquête et le passé de Tormod Macdonald, narrant le destin tragique de deux homers, un certain Johnny et son petit frère Peter, ce roman noir, chargé d'histoire et d'une incroyable densité, captive tant sur le fond que sur la forme. Ici encore, les paysages écossais si sauvages sont magnifiquement décrits et les personnages, torturés parfois ou fragiles, sont bouleversants et attachants. Un roman riche et saisissant porté par une écriture étoffée.
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lyoko
  24 janvier 2017
Fin revient sur l'île de Lewis, mais après avoir démissionné de la police. Il y retrouve son fils et sas anciens amis d'enfance. Mais un cadavre est découvert et celui-ci est intimement lié au père de la mère de son fils.
Un roman très dense et très riche. Il décrit déjà à la perfection les paysages écossais, qui peuvent à eux seuls plonger le lecteur directement dans l'histoire. J'ai été également très touchée par la façon d'aborder la sénélité d'un vieil homme par l'auteur. Cela est fait avec justesse, parfois avec de la violence , mais surtout avec beaucoup de respect. Cette façon de voir les choses arrive d'ailleurs a démontrer que seul le véritable amour est capable de faire face a cette maladie dégénérative. Beaucoup sont aujourd'hui touchés par Alzheimer et quand on connait peu ou prou cette maladie on s'y retrouve complètement.
J'emettrais quand même un petit bémol sur l'enquête en elle-même : tout simplement parce qu'on devine un peu trop facilement là ou l'auteur veut nous amener (je pense ici essentiellement à Ceit). Néanmoins on reste quand même pris par l'histoire qui est portée par des personnages attachants.

J'ai beaucoup aimé ce roman et j'espère que le troisième volet sera aussi prenant
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Kittiwake
  18 février 2016
L'angoisse ténue que l'on peut avoir en abordant un deuxième tome d'une trilogie (la suite sera-t-elle à la hauteur? Evitera-t-on la lourdeur de redites?) s'évanouit rapidement avec la lecture des premières pages de l'Homme de lewis. Fin MacLeod est là, bien présent, mais tourne la page : il quitte son travail, son épouse, et rejoint la terre austère de son passé. On n'a guère le temps (et lui non plus) de gloser sur ses projets d'avenir, puisqu'à peine arrivé, il se trouve mêlé à une histoire de meurtre. Pas en temps que suspect, mais sollicité par Gunn, l'inspecteur de Stornoway, qui avait apprécié son talent de flic dans L ‘île des chasseurs d'oiseaux.
L'enquête s'annonce d'emblée ardue : le cadavre découvert dans la tourbe est momifié, la mort remonte aux années 50 (pas besoin de carbone 14 quand un tatouage d'Elvis Presley orne le bras de la victime!).L'ADN parle rapidement : le père de Marsaili, l'ex-amoureuse de Fin , est apparenté et donc suspect du meurtre (le prélèvement d'ADN qui avait été exigé dans la première enquête n'a pas été vain…). Jusque là, c'est plutôt banal. Oui, mais voilà : le suspect est atteint d'une maladie d'Alzeimher, à un stade ou des bribes du passé ressurgissent au hasard, mêlées à des délires d'interprétation qui comblent les lacunes. La barre est haute pour Fin, qui doit de plus faire vite, avant qu'un collègue d'Edimbourg vienne prêter main forte à l'équipe locale.

C'est parfait. Parallèlement aux déductions avisées de fin, l'auteur nous livre le récit à la première personne du père de Marsaili, dont on sait que l'identité sous laquelle le connaissent les proches est fausse. le lecteur avance donc un peu plus vite que Fin, mais découvre avec délice les méandres du raisonnement de l'ex-flic. Pas une seconde, pas une ligne d'ennui.
Les paysages sont toujours aussi subitement dépeints, dans leur splendide austérité.
Bien sûr, Fin n'en a pas terminé avec ses drames personnels (la photocopie du dossier de l'accident de son fils le suit partout), mais les tensions s'apaisent avec sa famille à construire (il faut un peu de temps pour assimiler simultanément le fait d'être père et grand-père).
Une deuxième partie qui tient largement ses promesses et incite à poursuivre sans arrière pensée la suite le braconnier du lac perdu.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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nameless
  29 avril 2016
Fin Mcleod revient pour la seconde fois sur son île natale, après avoir coupé les ponts avec sa vie antérieure à Edimbourg. La mort accidentelle de son fils Rob a sonné le glas de sa vie conjugale : « L'union de Fin et de Mona, elle aussi, s'était faite par commodité. Une amitié sans amour, avec un peu de sexe de temps à autre, qui n'avait tenu que grâce à l'amour commun pour leur fils. Et maintenant que Robbie n'était plus là, leur histoire s'arrêtait à la Court of Session » (p.20), par une requête de divorce. Il a démissionné de la police, et pour l'heure, campe à proximité de la maison en ruines de ses parents, qu'il envisage de restaurer. Va-t-il, à la croisée des chemins de sa vie d'homme, opter pour un retour aux sources et s'installer définitivement à Lewis ?
« Etait-ce vraiment son « chez lui » maintenant ? Ce coin de terre ravagé par le vent où diverses factions ennemies, nées de cette religion protestante impitoyable, dominaient la vie de tous. Où hommes et femmes passaient leur vie à lutter pour réussir à vivre de cette terre, ou de la mer, exploités pendant des périodes de crise par les entreprises qui s'installaient puis repartaient quand les subventions étaient épuisées, laissant derrière elles les témoignages délabrés et rouillés de leur échec. Mais si ce n'était pas chez lui, où était son foyer ? Où donc, dans ce monde façonné par Dieu, éprouvait-il un tel lien avec la terre, les éléments, les gens ? » (p. 161)
A peine a-t-il débarqué qu'un cadavre est découvert dans la tourbe, matériau qui permet une conservation parfaite des corps durant des siècles. Rapidement, une analyse adn relie le jeune homme mort dans les années 50, et Tormod McDonald, le père de Marsaili. L'histoire récente de l'île colle décidément aux semelles de Fin, le voilà une fois encore confronté aux fantômes du passé.
Marsaili, récente veuve d'Artair tente de reprendre des études afin d'assurer son indépendance tandis que son père perd le contact avec la réalité, victime d'Alzheimer. Celle qui a aimé Fin au premier regard, dès l'âge de 8 ans, ne lui a jamais pardonné de lui avoir brisé le coeur. Fin de son côté, regrette au bout du compte, d'avoir perdu la seule femme qu'il a aimée, la femme qu'il a chassée de sa vie par inconséquence et cruauté. Une perte qu'il s'est lui-même infligée. (p. 220). Vont-ils réussir à renouer un dialogue rompu depuis près de deux décennies ?
Mais l'urgence pour Fin et son ami Gunn, policier local, est de retrouver un assassin qui a tué 50 ans plus tôt. Tormod détient probablement la clef du mystère mais sa mémoire s'effiloche et se troue de plus en plus. Même si Fin, en accoucheur de souvenirs, réussit à ranimer quelques éphémères lueurs dans l'esprit de Tormod, l'émergence de la vérité est capricieuse et douloureuse, plongeant ses racines dans une page peu glorieuse de l'Histoire. Peter May livre un travail historique sur le sort réservé après la seconde guerre mondiale à de nombreux enfants catholiques pauvres, orphelins ou abandonnés, désignés sous le vocable de homers, victimes de la haine et de la cruauté de l'Eglise, qui étaient déportés sur des îles lointaines pour servir de main-d'oeuvre gratuite, d'esclaves : « Apparemment, nous n'avions aucun droit, humain ou autre. Nous étions des biens, des meubles. Rien que des enfants sans parents ni foyer. » (p. 181). Des enfants « arrachés au milieu qui leur était familier et abandonnés là, sur la jetée, pour affronter leur destinée » (p. 287) au nom d'une religion ou de choix politiques.
C'est au cours de résurgences de sa mémoire que Tormod raconte, à la première personne du singulier, les douloureuses trajectoires de deux homers, Johnny et son petit frère vulnérable, Peter, qui partageaient leur triste sort avec une jeune compagne d'infortune, Ceit. « Ca s'épelle bizarrement, C-E-I-T. Mais ça se prononce Kate. C'est gaélique. » (p. 197). Qui sont ces 3 enfants, pourquoi, Tormod, au cours de fulgurances résiduelles, semble-t-il si bien les connaître ?
Peter May invite le lecteur à visiter avec lui les arbres généalogiques torturés, aux branches ramifiées, de familles gaéliques ou d'enfants déportés sous couvert de charité chrétienne, contexte dans lequel l'usurpation d'identité était quelquefois, après avoir déjà subi l'anglicisation forcée de leur nom gaélique, le seul moyen d'échapper à leur sort. Il éclaire cette page révoltante de l'Histoire, effectue un travail de mémoire et donne la parole à ces oubliés des Dieux et des hommes.
Roman insulaire, sociologique, historique, ethnologique à la beauté tourmentée et mélancolique, L'homme de Lewis est étiqueté roman-policier. Comme quoi !
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sandrine57
  08 novembre 2017
Divorcé et démissionnaire de la police, Fin Macleod revient sur l'île de Lewis pour se vider la tête en retapant la maison de ses parents. Prendre un nouveau départ, refaire sa vie, se rapprocher de son fils Fionnlagh et de Marsaili...il n'y pense pas vraiment, occupé à faire le deuil de son fils, de son mariage, de son ancienne vie. S'il en a finit avec la police, il reste un enquêteur. Aussi, quand le corps d'un jeune est retrouvé momifié dans la tourbe et que les analyses ADN l'identifient comme un parents du père de Marsaili, Fin se remet au travail. Soupçonné, le vieux Tormod Macdonald ne peut plus s'expliquer, la mémoire minée par la sénilité. Fin dispose de moins d'une semaine pour mettre un nom sur le cadavre et découvrir les circonstances de son meurtre, avant qu'un inspecteur du continent n'arrive sur l'île et prenne l'enquête en main.
De retour sur son île natale, Fin se glisse dans les pas du père de son premier amour, Tormod Macdonald, un homme sans histoires, originaire de Harris. Pourtant, la réalité semble être toute autre et au fur et à mesure de son enquête, Fin découvre un passé mouvementé et secret, lié à l'histoire des ''homers'', ces jeunes orphelins catholiques que l'Eglise envoyait dans les îles des Hébrides pour y travailler dans les fermes. Triste destin pour ces enfants seuls au monde qui quittaient la ville et l'orphelinat pour des territoires hostiles et des familles peu aimantes. Tormod sombre dans la maladie d'Alzheimer, ne s'exprime plus, mais dans sa tête, les souvenirs défilent et grâce à eux on reconstitue ce pan méconnu de l'Histoire écossaise.
Comme le premier, ce deuxième tome tient toutes ses promesses. Des paysages grandioses, une histoire émouvante, des îles envoûtantes et un Fin Macleod qui s'essaie à être père et doit assimiler le fait qu'il est déjà grand-père. Plus qu'un roman policier, L'homme de Lewis est un magnifique témoignage en mémoire des homers, enfants victimes des hommes et de l'Eglise. Un livre bouleversant.
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Citations et extraits (83) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   07 novembre 2016
Quand on entre dans une maison de retraite, on voit un tas de vieux, simplement assis là. Le regard dans le vide, le sourire triste... Et pourtant, derrière chacun de ces regards, il y a une vie, une histoire qu'ils pourraient nous raconter. De douleur, d'amour, d'espoir et de détresse. Toutes ces choses que nous ressentons, nous aussi. Devenir vieux ne fait pas de toi quelqu'un qui vaut moins que les autres, quelqu'un de moins réel. 
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Cath36Cath36   07 avril 2013
Quand on entre dans une maison de retraite, on voit un tas de vieux, simplement assis là. Le regard dans le vide, le sourire triste... Et pourtant, derrière chacun de ces regards, il y a une vie, une histoire qu'ils pourraient nous raconter. De douleur, d'amour, d'espoir et de détresse. Toutes ces choses que nous ressentons, nous aussi.Devenir vieux ne fait pas de toi quelqu'un qui vaut moins que les autres, quelqu'un de moins réel. Et un jour ce sera notre tour. Assis là à regarder les jeunes nous mettre de côté parce que nous sommes vieux. Et à ton avis, tu crois que nous allons le vivre comment ?
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MimekoMimeko   29 novembre 2017
Nous sommes restés collés à la fenêtre pendant tout le trajet, regardant la ville céder la place à la campagne verte et vallonnée. Nous fîmes halte dans des gares plus petites, avec des noms exotiques comme Linlithgow et Falkirk, avant qu'une autre ville ne se mette à sortir de terre. Un tout autre genre de ville. Noire de pollution industrielle. Des cheminées d'usine dégueulaient leur bile dans un ciel de soufre. Un tunnel long et sombre, puis le rugissement de la locomotive à vapeur dans l'espace confiné de la gare tandis que le train s'arrêtait le long du quai à Queen street, Glasgow, et le crissement du métal qui résonnait dans nos oreilles.
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MimekoMimeko   01 décembre 2017
Fin fronça les sourcils. "Une homer, qu'est-ce que c'est ?
- un garçon ou une fille venant d'un foyer, a ghraidh. Ils étaient des centaines, sortis des orphelinats et des foyers par les conseils municipaux et l’Église catholique. On les envoyait ici, dans les îles. Ils étaient placés chez de parfaits inconnus. Il n'y avait pas de contrôles à cette époque. Les enfants étaient débarqués du ferry à Lochboisdale et ils restaient debout sur la jetée avec les noms des familles accrochés autour du cou, en attendant qu'on vienne le chercher. L'école élémentaire, là-haut sur la colline, en était pleine. Il y en a eu jusqu'à une centaine en même temps".
Fin était choqué. Je ne le savais pas.
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namelessnameless   26 avril 2016
J'ai appris ce que furent les expulsions et comment, aux XVIIIe et XIXe siècles, des propriétaires qui ne vivaient pas sur leurs terres, encouragés par le gouvernement de Londres, expulsèrent les gens qui y vivaient pour laisser le champ libre aux moutons. Des dizaines de milliers de fermiers, chassés de leurs maisons, furent contraints d'embarquer sur des bateaux qui les emmenèrent vers le Nouveau Monde où nombre d'entre eux avaient été vendus par avance comme esclaves.

Page 189 - Babel noir
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