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ISBN : 2848659238
Éditeur : Sarbacane (05/10/2016)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 81 notes)
Résumé :
Turbulents, pas vraiment délinquants, ils cumulent les bêtises plus ou moins graves, les rires et les bleus. Vasco est en CFA BTP, Djib passe en première S. Leur dernière rixe est pourtant celle de trop…
Afin de leur mettre du plomb dans la tête, leurs parents décident d’employer les grands moyens : ils envoient les deux ados dans la Nièvre, le temps d’un été chez un ami du père de Vasco, entrepreneur local qui propose ses services comme famille d’accueil po... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (51) Voir plus Ajouter une critique
orbe
  13 octobre 2016
Vasco et Djib quittent leur cité après après une altercation qui a provoqué un dépôt de plainte. Ils vont être hébergés pour l'été dans une famille d'accueil à la campagne, loin de tout, avec pour mission de retaper une grange.
A l'arrivée, ils découvrent un couple soudé qui recueille des enfants cabossés par la vie. Ils vont devoir cohabiter avec le jeune Dylan qui tient des propos raciste et se révèle violent, des jumeaux marqués jusque sur leur visage, un trio de petits et deux adolescentes très différentes.
C'est la personnalité et le savoir faire de Tonton et Tata qui permettent à tous de retrouver une certaine normalité avec notamment une relation proche avec la nature et des activités communes simples et nombreuses.
Mais Vasco repère très vite le corps de Jessica, Dylan s'échauffe et les embrouilles ne sont jamais très loin…
Un beau roman sur les liens qui se tissent entre des gens très différents qui en vivant côte à côte vont nouer entre eux des sentiments forts et marquer leur histoire.
Au kaléidoscope de leur personnalité l'auteur superpose l'obligation de rester souder, de s'épauler. Il dessine une nouvelle famille, celle que l'on peut créer soi-même avec un peu de temps, de tolérance et de don de soi.
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LeaTouchBook
  14 octobre 2016
Benoît Minville est à mes yeux un des plus grands auteurs français de notre temps. Capable de jongler de la littérature jeunesse au country noir. Il est enfin de retour avec Les belles vies !
C'est l'histoire de la vie, de certaines vies, de belles vies. Remplies de casseroles, de joies et de peines, mais surtout riches de sentiments et d'aventures, d'espoirs et d'opiniâtreté. Ici pas question d'enjoliver l'existence, de donner une perception erronée du monde qui nous entoure; nous sommes dans le vrai. le lecteur rencontre des enfants et adolescents au passé difficile, au présent rédempteur et au futur incertain. C'est dans cette joyeuse troupe que débarquent deux jeunes de la banlieue : Vasco et Djib vont passer un été inoubliable.
J'ai lu ce livre alors que j'étais dans une petite période de doute et je dois avouer qu'il m'a fait le plus grand bien, m'a mis du baume au coeur. J'ai adoré suivre les péripéties de cette bande de bras cassés où les adolescents vivent leurs premiers émois et où les enfants veulent rester encore dans cette insouciance si essentielle et dont ils ont été parfois privés trop rapidement. Aux côtés de nos deux héros, il y a Dylan, presque un jeune homme, perturbé, en colère mais tellement humain; Chloé une jeune fille courageuse, passionnée de théâtre et dont le passé restera mystérieux jusqu'à la révélation finale; Jessica la belle adolescente sexy et qui joue de ses charmes mais qui en réalité cache un profond manque de confiance en soi. Tous ensemble pour un été, un été qui changera leur vie. Un été où chaque moment est gravé dans leur marbre, le marbre qui forge ce que l'on deviendra.
Même si le lecteur peut facilement deviner la suite des évènements, en réalité peu lui importe car le plus important dans cette histoire ce sont les destins et les personnages. le plus important repose dans leurs choix. le choix d'avancer, de croire, d'espérer, d'aimer. Ils choisissent de refuser d'abandonner, et même si les larmes coulent à certains moments, il faut surtout retenir qu'ils se relèvent à chaque fois. Ils font le choix d'une belle vie.
Benoît Minville nous livre ainsi un livre d'une tendresse folle, on sent les souvenirs, on sent la sincérité. C'est le genre de récit que j'aimerais mettre entre les mains de tous les adolescents, de tous ceux qui perdent courage, c'est un roman qui fait du bien et qui résonne dans le coeur du lecteur.
En définitive, si vous ne connaissez pas déjà la plume de Benoît Minville il faut lire ce livre et si vous la connaissez déjà je sais que vous l'avez déjà entre vos mains ;)
Lien : http://leatouchbook.blogspot..
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Victor10
  21 avril 2017
Je tiens tout d'abord à remercier les éditions Sarbacane pour cet envoi ainsi que Mathilde du blog Books & Boom. Vous pouvez retrouver sa chronique ici.
Je n'ai encore jamais lu de Benoît Minville (honte à moi) même si les Géants me tente énormément. Après plus deux ans sans nouvelle parution chez Sarbacane, et un passage dans la collection Série Noire de Gallimard avec Rural Noir, l'auteur revient avec un double actualité Pépix-Exprim' au mois d'octobre. Il nous offre avec Les Belles Vies un grand roman, l'un des meilleurs de cette année, sans aucun doute.
L'histoire nous mène donc à la rencontre de Djib et Vasco. Amis depuis le berceau, inséparables même dans les pires situations, les deux adolescents ne savent pas encore qu'ils vont vivre le plus bel été de leur vie suite à leur dernier écart de conduite.. Ce sont deux personnages qui m'ont énormément touché. Je ne m'attendais pas à me sentir si proche de ses deux jeunes un peu paumés dans la campagne nivernaise. J'ai adoré suivre leurs péripéties, je me suis vraiment identifié à eux tout au long de l'histoire. A travers ses deux personnages principaux, Benoît Minville dresse un portrait juste et fidèle de la jeunesse des cités. On voit ces deux banlieusards, habitués à passer leur week-ends à glander sur un banc, totalement perdus face à la campagne qui s'offre à eux le temps d'un été. Là-bas, auprès de Tata et Tonton, ils découvriront la vie, d'une certaine façon. Ils grandiront aussi, aussi bien physiquement que mentalement.
Dans la Nièvre, on découvre les enfants élevés par Tata. Et là encore, c'est une merveilleuse palette de personnages que nous offre l'auteur. Une bande de jeunes hauts en couleur, forts en caractère, avec des vies très différentes les unes des autres. J'ai adoré ce petit groupe, auquel le lecteur fait parti intégrante durant sa lecture, le temps d'un été. On s'attache à chacun d'entre eux, on les accepte comme ils sont. Ils deviennent nos amis, on est triste quand ils sont tristes, on rit quand ils rient... On passe par toute sorte d'émotions, et ce durant un été de 272 pages.
Le romancier nous emporte donc dans la Nièvre, la campagne, la France profonde dont on parle peu en littérature. Un petit coins de paradis, où il fait bon vivre, avec ses petits villages chaleureux, sa rivière où on passe chacune de nos après-midis, ses prés couleur soleil... Benoît Minville nous fait vivre le quotidien de Vasco, de Djib et des autres enfants. Un quotidien rythmé par les balades, les baignades, les parties de foot... le lecteur est littéralement transporté dans cette campagne qui prend des allures d'oasis paradisiaque. Cette lecture est une véritable bouffée d'air. Les Belles Vies est un livre qui fait du bien, que j'avais énormément envie de retrouver chaque soir pour en dévorer quelques chapitres. On prend le temps de savourer cette belle aventure, cet été ensoleillé, qui nous fait sourire, parfois même rire aux éclats. Ce dépaysement total touche aussi bien le lecteur que Djib et Vasco. On aimerait rester là-bas, avec Tonton, Tata, et les autres. On est triste de quitter cet univers, on relit les dernières pages plusieurs, dans l'espoir de retourner dans cette campagne qui apaise. Après notre lecture, on a juste une envie : passer des vacances dans la Nièvre. Essayer de trouver cette famille d'accueil, ce petit hameau de village. Les Belles Vies... Un titre juste pour un roman merveilleux.
L'auteur écrit parfois finement, parfois d'une écriture plus fracassante. Il aborde des thèmes parfois très durs, comme le racisme, les relations familiales... On retient de belles citations, on voit à ses descriptions que le romancier est déjà venu dans la Nièvre. C'est si juste, si réel.
Merci monsieur Minville, pour ce superbe moment de lecture. Les Belles Vies est un livre qui apaise, à mettre dans les mains de n'importe qui recherchant une histoire drôle, parfois plus émouvante, qui donne du baume au coeur. Splendide coup de coeur pour ma part, et je suis sûr que c'est le cas de beaucoup d'autres lecteurs.
Lien : http://larbrealire.blogspot...
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Khalya
  15 mars 2017
Au début du livre, je n'ai pas aimé Vasco. C'est le type même de gars des cités qui joue des poings pour imposer sa vision de la vie. Et qui ne réfléchit pas une seconde non plus aux ennuis qu'il peut s'attirer, ou pire attirer aux autres. Quand lui et Djib sont chez les parents de Vasco après que leurs familles aient dû aller les récupérer au commissariat, il prend à la légère ce qu'il vient de faire, il balaie les inquiétudes de Djib, qui n'avait rien demandé, d'un revers de la main.
Mais au fil des pages, il laisse un peu tomber son masque de caïd et révèle une grande sensibilité.
Djib est plus posé, plus mature. Les ennuis que les garçons se sont attirés, il ne les a pas cherchés, même si c'est pour le défendre que Vasco s'est emporté et que c'est pour ne pas laisser tomber son pote que Djib est entré dans la mêlée. Il a un certain effet apaisant sur son copain.
La mère de Vasco a l'idée de les envoyer chez une connaissance d'un ami, une personne qui s'occupe d'enfants de la DDASS dans un petit village perdu au fond de la Nièvre.
Là-bas, Vasco et Djib vont vivre comme dans une colonie de vacances entre pêche, soirée DVD, baignade au lac et bon petits plats, mais ils vont surtout voir la chance qu'ils ont d'avoir des parents qui les aiment, qui se préoccupent d'eux, même si la vie n'est pas idéale et qu'ils ne roulent pas dur l'or.
Benoit Minville n'enjolive pas. Dans son histoire, on n'est pas dans le « et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants ». A travers ses personnages, il dénoncent un peu le système qui broient les gosses à force de ne voir en eux que des numéros de dossier, comme Gwen et Gaétan, maltraités par leurs parents mais qui pourraient leur être rendus à tout instant, la mère de Dylan et Jessica, immature et volage qui pourrait également récupérer ses enfants dès lors qu'elle remplirait les conditions fixées par le juge, et peu importe si Dylan est en apprentissage, peu importe si toutes ses chances de s'en sortir sont détruites par cette décision de justice qui serait prise sans qu'il soit consulté.
Les amitiés se créent, mais avec toujours le pincement au coeur quand on se rappelle que cela ne durera que le temps d'un été.
Il n'y a pas de grande leçon de morale, on ne fait pas des sermons à n'en plus finir à Vasco et Djib, on les laisse grandir, s'épanouir au contact de Tata, Tonton et les enfants qu'ils accueillent. Tout n'est pas rose, loin de là, ils sont confrontés à la suspicion des villageois, à l'animosité de certains jeunes du village, aux rivalités et à l'angoisse concernant l'avenir, mais ils avancent, à leur rythme, prennent des décisions. Tonton et Tata guident, sans imposer, sans culpabiliser. Peut-être parce qu'ils ont plus de distance que les parents de Vasco et Djib, ils leur mettent moins la pression.
On referme le livre sans certitudes : Vasco et Djib vont-ils vraiment conserver l'attitude qu'ils ont adoptée ou vont-ils retomber dans leurs travers avec la routine ? Et les enfants que Tata et Tonton ont en garde : Dylan, Jessica, Chloé, Gwen et Gaëtan, Farah, Sirine et Kamel ? On ne sait rien de ce qui va finalement se passer pour eux. Et personnellement, je n'espère même pas une suite pour le découvrir.
Ils vont vivre leur vie, tout simplement, et on peut imaginer chaque décision qui peut mener à tant de destin différent pour chacun d'eux.
A-t-on vraiment besoin de certitudes ?
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Gaoulette
  08 novembre 2017
Jean de la Fontaine disait : Autrefois le Rat des villes invita le Rat des champs.
Benoit Minville a décidé dans les belles vies que les Rats des Champs invitent les Rats des Villes…. Deux adolescents banlieusards gentils mais qui se coltinent des petites bêtises à répétition. Pour leur éviter de basculer dans la « petite délinquance », leurs parents les envoient au grand air.
Et là le choc des cultures….
En tout cas c'est ce que je pensais. Benoit Minville nous offre un roman plein de tendresse, drôle et touchant. Il y a choc, oui mais pour le lecteur et un choc d'émotion. Il aborde des moments difficiles pour les enfants, et pas concernant ceux que l'on pense.
Benoit Minville nous confronte à nos préjugés. Et oui, à la campagne tout va bien. Si tout déraille dans notre société, c'est à cause des enfants de banlieues. Un roman touchant qui parle avant tout des enfants perdus. Ils s'accrochent au moindre espoir, et la main tendue est loin d'être une évidence pour tout le monde.
En commençant ce roman, j'étais déconcertée par la narration. Ce n'était pas gagné et puis un retournement de situation. Je ne m'attendais pas à cette claque. J'étais partie dans mes convictions comme une idiote. Je suis agréablement surprise par Les belles vies !
L'auteur avec sa plume nous donne un fort message sur l'amitié, la tolérance, la confiance, les préjugés et l'espoir.
Vasco et Djib ont grandi en un été, ont appris la vie grâce aux Rats des champs.
Merci Benoit Minville pour ce moment de partage.
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critiques presse (2)
Liberation   09 mars 2017
Ce roman convient très bien aux adolescents à partir de 13 ans. Lumineux et intense, il constitue une ode à l’espoir, à la vie.
Lire la critique sur le site : Liberation
Ricochet   22 décembre 2016
Un roman très fort qui est aussi une belle quête de soi pour deux héros à l’aube de leurs vies d’adultes.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
CDIMarcChagallCDIMarcChagall   13 septembre 2017
Soudain, la voix de Vasco l'arrache à ses doutes.
- Matez-moi cette vache de killeur !!! Truc de malade, tu lui mets des ailes et elle a un premier rôle dans le Seigneur des Anneaux !
Le bestiau les regarde à quelques mètres, séparé d'eux par l'endroit où la rivière est au plus bas.
Dylan se redresse, crispé :
- Merde... C'est pas une vache, mec. Tu connais peut-être pas ce qu'il a entre les jambes, mais c'est pas une vache...
Chloé se rapproche lentement de Djib ; les jambes faibles, il pose les mains sur ses épaules, sans quitter du regard l'encolure, le front massif et les cornes de la gentille vache qui vient de se transformer sous leurs yeux en bête féroce. Vasco chuchote :
- Oh putain, il vient de gratter par terre.
+ Lire la suite
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GaouletteGaoulette   30 octobre 2017
Le soleil décline, ils ont pris une douche, puis Vasco est vaguement parti en exploration dans les tiroirs des filles, sans savoir ce qu'il cherchait vraiment. A part des produits pour l'acné, des tampons et des serviettes hygiéniques, du maquillage, des crèmes de jour et de nuit, il n'a rien trouvé de très exotique... en tout cas, ni les secrets du corps féminin ni des tiroirs gorgés d'érotisme.
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StellabloggeuseStellabloggeuse   18 octobre 2016
Pendant qu’il console sa sœur, blottie contre lui, Dylan s’échappe dans la vision de son reflet en espérant y trouver un remède – et pourquoi pas, de l’aide. Voir s’il peut y lire la confiance que les autres mettent en lui.
Mais non, il ne reçoit que cette lueur qui lui rappelle deux phares peinant à éclairer une route plongée dans l’obscurité, à l’infini.
Alors il ferme les yeux.
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beamag87beamag87   12 octobre 2016
Le 14 juillet est sans doute le seul jour de l'année où se garer dans Châtillon est presque impossible. Tonton a pris la B.X. et Tata, la Twingo... Ils tournent depuis une heure au moins, l'un derrière l'autre. À l'arrière, les petits sont déchaînés, on leur a promis une crêpe ou une glace et ils espèrent bien obtenir les deux.
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Victor10Victor10   20 octobre 2016
- Ce n'est pas une leçon de morale, ce n'est pas une leçon de vie. ce que je peux humblement vous conseiller, quand le torrent des émotions est trop difficile à endiguer, c'est de peser ce que vous avez comme bonheur et comme malheur, et d'essayer de les faire cohabiter. Il vous faut préserver des petits moments de joie dans le tragique de la vie, ils sont à vous.
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Videos de Benoît Minville (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Benoît Minville
Les adolescents sont aussi à l?honneur dans cette émission, grâce à Benoît Minville, écrivain et libraire. Il publie « Héros », aux éditions Sarbacane, roman dans lequel une bande d?ados fans de bandes dessinées se retrouvent plongés dans l?univers des comics et de la culture des années 1980.
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