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Pierre Michel (Éditeur scientifique)
EAN : 9782070426775
120 pages
Gallimard (15/01/2003)
3.6/5   15 notes
Résumé :
Écrivain singulier, inclassable, humaniste et étonnamment moderne, Montaigne prône la tolérance, Mêlant expérience personnelle, commentaires moraux et réflexion, il offre une vision de l'homme toujours en mouvement, sans préjugés. à la fois fort et fragile. D'une grande liberté d'écriture, Montaigne nous offre quelques pages pleines de malice et de sagesse pour nous aider à conduire notre vie.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
denis76
  13 mai 2018
Ô rage ! ô désespoir !
Que les philosophes écrivent mal !
Pourtant "Les essais" sont une oeuvre plusieurs fois remaniée, de 1580 à 1592."De la vanité" fait partie du livre III. de quoi est-il sujet ? de beaucoup de choses,mais peu de vanité. Montaigne parle d'oisiveté, de conscience, de "dette " , de cette misérable guerre civile ( catholiques / huguenots ), d'avidité "sous l'ombre des lois" ( j'adore l'expression très justifiée et toujours très actuelle ), de la France, de Socrate, des voyages, de la place des femmes, des sages, de l'amitié, d'une mort qu'il voudrait en paix, de la politique pour laquelle il faut quitter le droit chemin, de Rome universelle, de la fortune ( Dieu ou le hasard, on ne sait pas )...
.
Ce livre a été compliqué à déchiffrer, car même si l'on comprend tous les termes, certains étant marrants ( échanguette, commourants, impollu, les branles du ciel, m'embesogne ), la plupart des tournures des phrases reste peu compréhensible. D'autre part,il y a beaucoup de bla-bla, et enfin beaucoup trop de citations, qui décalent le lecteur par rapport à la pensée de l'auteur. Cette pensée est beaucoup trop vagabonde. Les philosophes ne savent pas écrire, et soit ils écrivent à vau l'eau comme Montaigne, soit ils ordonnent leurs pensées d'une façon incompréhensible comme Spinoza ou Nietzsche. Pour les deux façons, j'ai un manque de contexte évident. Nous avons heureusement de très bons philosophes-écrivains.
.
Cependant, des passages sont bien agréables, Montaigne me fait l'effet d'un Jean d'Ormesson de la Renaissance, publiant une espèce de bulletin du XVIè, d'états d'âmes, d'introspection. J'ai beaucoup aimé son passage sur la presse ( la politique). Il sait de quoi il parle, ayant été maire de Bordeaux.
.
Enfin, pour ce qui est de la vanité, il paraît hors sujet tout au long du livre, mais il se rattrape à la fin, je ne vous dis pas comment !
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SZRAMOWO
  06 janvier 2015
On avait un super prof de français cette année là. Il m'avait emballé avec Montaigne.
J'avais aimé ce type du XVIème siècle, déjà très cool pour son époque. M P... avait poussé très loin. Il voulait nous faire comprendre que Montaigne exagérait un peu, avec sa façon de voyager pour rencontrer de vrais Persans ou pas de Gascons en Sicile.
Il nous a raconté un de ses voyages en Allemagne de l'Est.
Dans ce pays, il avait rencontré un M Durand de Vierzon dans l'ascenseur d'un hôtel à Berlin.
Eh bien, nous disait-il, même si je suis d'accord avec Montaigne, je n'ai pas pu m'empêcher de parler avec ce M Durand, auquel je n'aurais jamais parlé si on n'avait pas été tous les deux en Allemagne de l'Est, simplement parce qu'il était français comme moi.
Cette année-là, grâce à Mr P..., j'ai appris la nuance, la modération, la tolérance, l'acceptation des idées des autres.

Lien : http://desecrits.blog.lemond..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
denis76denis76   08 mai 2018
La corruption du siècle se fait par la contribution particulière de chacun de nous : les uns y confèrent la trahison, les autres l'injustice, l'irréligion, la tyrannie, l'avarice, la cruauté, selon qu'ils sont plus puissants ; les plus faibles y apportent la sottise, la vanité, l'oisiveté, desquels je suis.

NDL : Très sensible à toutes ces "nuisances mentales" non punies par la loi, ou très peu, j'ai beaucoup à dire là dessus. D'abord, ce n'est pas la corruption du siècle, elle cohabite avec l'homme de tous temps, et la "guérison" est loin d'être abordée. Ensuite, un classement plus judicieux s'impose, par "ordre de nuisance", la paresse dont se targue notre ami n'étant pas pour moi, une "corruption". Enfin, l'orgueil ( à distinguer de la tyrannie ) et l'avidité ( à distinguer de l'avarice ) ne sont pas abordés. Et je pourrais vous en tartiner des pages... bien que, tout comme l'auteur, je ne sois pas parfait.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   06 janvier 2015
J'ai la complexion du corps libre, et le goût commun autant qu'homme du monde. La diversité des façons d'une nation à autre ne me touche que par le plaisir de la variété. Chaque usage a sa raison. Soient des assiettes d'étain, de bois, de terre: bouilli ou rôti: beurre ou huile de noix ou d'olive: chaud ou froid, tout m'est un: et si un, que vieillissant, j'accuse cette généreuse faculté et aurais besoin que la délicatesse et le choix arrêtât l'indiscrétion de mon appétit et parfois soulageât mon estomac. Quand j'ai été ailleurs qu'en France, et que, pour me faire courtoisie, on m'a demandé si je voulais être servi à la française, je m'en suis moqué et me suis toujours jeté aux tables les plus épaisses d'étrangers. J'ai honte de voir nos hommes enivrés de cette sotte humeur de s'effaroucher des formes contraires aux leurs: il leur semble être hors de leur élément quand ils sont hors de leur village. Où qu'ils aillent, ils se tiennent à leurs façons et abominent les étrangères. Retrouvent-ils un compatriote en Hongrie, ils festoient cette aventure: les voilà à se rallier et à se recoudre ensemble, à condamner tant de mœurs barbares qu'ils voient. Pourquoi non barbares, puisqu'elles ne sont françaises? Encore sont-ce les plus habiles qui les ont reconnues, pour en médire. La plupart ne prennent l'aller que pour le venir. Ils voyagent couverts et resserrés d'une prudence taciturne et incommunicable, se défendant de la contagion d'un air inconnu.
Ce que je dis de ceux-là me ramentoit, en chose semblable, ce que j'ai parfois aperçu en aucuns de nos jeunes courtisans. Ils ne tiennent qu'aux hommes de leur sorte, nous regardant comme gens de l'autre monde, avec dédain ou pitié. Otez-leur les entretiens des mystères de la cour, ils sont hors de leur gibier, aussi neufs pour nous et malhabiles comme nous sommes à eux. On dit bien vrai qu'un honnête homme c'est un homme mêlé.
Au rebours, je pérégrine très saoul de nos façons, non pour chercher des Gascons en Sicile (j'en ai assez laissé au logis): je cherche des Grecs plutôt, et des Persans: j'accointe ceux-là, je les considère: c'est là où je me prête et où je m'emploie. Et qui plus est, il me semble que je n'ai rencontré guère de manières qui ne vaillent les nôtres. Je couche de peu, car à peine ai-je perdu mes girouettes de vue.
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denis76denis76   11 mai 2018
J'aime tant à me décharger et désobliger que j'ai parfois compté à profit les ingratitudes, offenses et indignités que j'avais reçues de ceux à qui, ou par nature ou par accident, j'avais quelque devoir d'amitié, prenant cette occasion de leur faute à autant d'acquit et décharge de ma dette.

NDL : souvent une "traduction " serait nécessaire, mais je crois qu'il confie là qu'il n'est pas orgueilleux.
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denis76denis76   13 mai 2018
Celui qui va en la presse ( foule, politique ), il faut qu'il gauchisse, qu'il serre ses coudes, qu'il recule ou qu'il avance, voire qu'il quitte le droit chemin, selon ce qu'il rencontre ; qu'il vive non tant selon soi que selon autrui, non selon ce qu'il se propose, mais selon ce qu'on lui propose, selon le temps, selon les hommes, selon les affaires.
.... Du peu que je me suis essayé en cette vacation, je m'en suis d'autant dégoûté.
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denis76denis76   10 mai 2018
Le monde est inepte à se guérir.


NDL : Montaigne est comme un médecin penché sur le lit du patient "Monde".
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Vidéo de Michel de Montaigne
Anne-Marie Cocula vous présente son ouvrage "Montaigne 1588 : l'aube d'une révolution" aux éditions Fanlac. Entretien avec Violaine Giacomotto.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2559111/anne-marie-cocula-montaigne-1588-l-aube-d-une-revolution
Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube.
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